Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַכֹּל מוֹדִים שֶׁאִם מָשַׁךְ אַחַת וְהִקְרִיבָהּ שֶׁהַשְּׁנִיָּה מֵתָה, מַשְׁכַּחַתְּ לָהּ כְּגוֹן שֶׁמָּשַׁךְ אַחַת מֵהֶן וְהִקְרִיב, וְדִבְרֵי הַכֹּל.Tous admettent, même les Rabbanan (les Sages), que si le propriétaire, sans consulter le tribunal, en a tiré une et l'a offerte, la seconde meurt, car il a montré qu'il ne se souciait pas d'elle. Tu trouves donc la dernière clause de la Michna expliquée dans le cas où il a tiré l'une d'elles (l'une des sommes) et l'a offerte, et c'est alors l'avis de tous que l'autre somme va à la mer Morte.
- אֶלָּא לְרַבִּי אַבָּא אָמַר רַב, דְּאָמַר: הַכֹּל מוֹדִים בְּמִתְכַּפֵּר בְּשֶׁאֵינָהּ אֲבוּדָה — שֶׁאֲבוּדָה מֵתָה. עַל מָה נֶחְלְקוּ? בְּמִתְכַּפֵּר בַּאֲבוּדָה, דְּרַבִּי סָבַר: מַפְרִישׁ לְאִיבּוּד כְּאִיבּוּד דָּמֵי, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָאו כְּאִיבּוּד דָּמֵי.Mais selon Rabbi Abba, qui a dit au nom de Rav, on ne peut expliquer ainsi ; car il a dit : tous admettent que si l'on obtient l'expiation avec celle qui n'était pas perdue, la perdue meurt. Sur quoi divergent-ils ? Sur celui qui obtient l'expiation avec la perdue : Rabbi pense que celle qu'on prélève à la place d'une perdue est considérée comme la perdue – et meurt donc comme elle ; et les Rabbanan pensent qu'elle n'est pas considérée comme la perdue – et paît, puisqu'elle n'a jamais été perdue.
- רֵישָׁא סְתַם לַן כְּרַבָּנַן, סֵיפָא סְתַם לַן כְּרַבִּי.Il faut donc dire que, selon cette explication, la première partie nous a été enseignée anonymement selon les Rabbanan, et la dernière partie anonymement selon Rabbi.
- וּמַאי קָמַשְׁמַע לַן, דִּפְלִיגִי רַבִּי וְרַבָּנַן? בְּהֶדְיָא קָתָנֵי לַהּ מַחְלוֹקֶת רַבִּי וְרַבָּנַן בְּסֵיפָא: הַמַּפְרִישׁ חַטָּאת וְאָבְדָה, וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, וְאַחַר כָּךְ נִמְצֵאת הָרִאשׁוֹנָה, וַהֲרֵי שְׁתֵּיהֶן עוֹמְדוֹת — אַחַת מֵהֶן תִּקְרַב, וּשְׁנִיָּה תָּמוּת, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין חַטָּאת מֵתָה אֶלָּא שֶׁנִּמְצֵאת מֵאַחַר שֶׁכִּיפְּרוּ בְּעָלִים, וְאֵין מָעוֹת הוֹלְכוֹת לְיָם הַמֶּלַח אֶלָּא שֶׁנִּמְצְאוּ מֵאַחַר שֶׁכִּיפְּרוּ בְּעָלִים!Et que nous apprend le Tanna en procédant ainsi ? Que Rabbi et les Rabbanan divergent ? Il enseigne pourtant explicitement la machlokèt (divergence) de Rabbi et des Rabbanan dans la dernière partie : « Celui qui prélève une 'hatat (offrande expiatoire) et elle a été perdue, et il en a prélevé une autre à sa place, et ensuite la première a été retrouvée, et voici que toutes deux se tiennent aptes : l'une d'elles sera offerte et la seconde mourra – paroles de Rabbi. Et les Sages disent : une 'hatat ne meurt que si elle a été retrouvée après que les propriétaires ont obtenu l'expiation, et l'argent ne va à la mer Morte que s'il a été retrouvé après que les propriétaires ont obtenu l'expiation » !
- הָא קָמַשְׁמַע לַן, דָּבָר זֶה מַחְלוֹקֶת רַבִּי וְרַבָּנַן.Voici ce qu'il nous apprend par la dernière clause : cette chose, présentée de manière contradictoire entre la première et la dernière partie, est une machlokèt entre Rabbi et les Rabbanan.
- גּוּפָא, אָמַר רַב הוּנָא, אָמַר רַב: הַכֹּל מוֹדִים שֶׁאִם מָשַׁךְ אַחַת וְהִקְרִיבָהּ — שֶׁהַשְּׁנִיָּה מֵתָה. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּבָא לִימָּלֵךְ, דְּרַבִּי סָבַר: לֹא עָשׂוּ תַּקָּנָה בְּקָדָשִׁים, וְאָמְרִינַן לָךְ הִתְכַּפֵּר בְּשֶׁאֵינָהּ אֲבוּדָה, וַאֲבוּדָה מֵתָה. וְרַבָּנַן סָבְרִי: עָשׂוּ תַּקָּנָה בַּקֳּדָשִׁים, וְאָמְרִינַן לָךְ הִתְכַּפֵּר בַּאֲבוּדָה, וְשֶׁאֵינָהּ אֲבוּדָה תִּרְעֶה.Revenons à la chose même : Rav Houna a dit au nom de Rav : tous admettent que si le propriétaire en a tiré une et l'a offerte sans consulter, la seconde meurt. Ils ne divergent que lorsqu'il vient consulter le tribunal. Rabbi pense : on n'a pas institué de disposition protectrice pour les choses consacrées, et nous te disons : obtiens l'expiation avec celle qui n'était pas perdue, et la perdue mourra. Et les Rabbanan pensent : on a institué une disposition protectrice pour les choses consacrées, et nous te disons : obtiens l'expiation avec la perdue, et celle qui n'était pas perdue paîtra.
- מוֹתֵיב רַב מְשַׁרְשְׁיָא: וְלֹא עָשׂוּ תַּקָּנָה בַּקֳּדָשִׁים? וְהָתַנְיָא: ״יֹאכְלוּ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? מְלַמֵּד שֶׁאִם הָיְתָה אֲכִילָה מוּעֶטֶת, אוֹכְלִין עִמָּהּ חוּלִּין וּתְרוּמָה, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא נֶאֱכֶלֶת עַל הַשָּׂבָע.Rav Macharchiya objecte : et on n'aurait pas institué de disposition protectrice pour les choses consacrées ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta, au sujet du reste de l'offrande végétale : « Et ce qui en restera, Aharon et ses fils le mangeront ; il sera mangé en azymes, en un lieu saint ; dans le parvis de la Tente d'assignation ils le mangeront » (Lévitique 6, 9) : « ils mangeront » – pourquoi le verset le dit-il ? Pour enseigner que si la quantité à manger est petite, on mange avec elle du profane et de la terouma (prélèvement donné au Cohen), afin qu'elle soit mangée à satiété.
- ״יֹאכְלוּהָ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? שֶׁאִם הָיְתָה אֲכִילָה מְרוּבָּה, אֵין אוֹכְלִין עִמָּהּ חוּלִּין וּתְרוּמָה, כְּדֵי שֶׁלֹּא תְּהֵא נֶאֱכֶלֶת עַל הַגַּסָּה.« Ils la mangeront » – pourquoi le verset le dit-il ? Pour enseigner que si la quantité à manger est grande, on ne mange pas avec elle de profane ni de terouma, afin qu'elle ne soit pas mangée avec excès – sinon on risquerait de ne pas tout finir, et le reste deviendrait notar (reliquat interdit).
- מַאי לַָאו אֲפִילּוּ רַבִּי? לָא, רַבָּנַן.Il y a donc bien une disposition protectrice pour les choses consacrées. N'est-ce pas que cela vaut même selon Rabbi ? Non, c'est selon les Rabbanan.
- וְרַבִּי אַבָּא אָמַר רַב: הַכֹּל מוֹדִים בְּמִתְכַּפֵּר בְּשֶׁאֵינָהּ אֲבוּדָה, שֶׁאֲבוּדָה מֵתָה. עַל מָה נֶחְלְקוּ? דְּמִתְכַּפֵּר בַּאֲבוּדָה, דְּרַבִּי סָבַר: מַפְרִישׁ לְאִיבּוּד כְּאִיבּוּד דָּמֵי, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָאו כְּאִיבּוּד דָּמֵי.Et Rabbi Abba a dit au nom de Rav : tous admettent que si l'on obtient l'expiation avec celle qui n'était pas perdue, la perdue meurt. Sur quoi divergent-ils ? Sur celui qui obtient l'expiation avec la perdue : Rabbi pense que celle qu'on prélève à la place d'une perdue est considérée comme la perdue, et les Rabbanan pensent qu'elle n'est pas considérée comme la perdue.
- תְּנַן: הַשֵּׁנִי יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב, וְיִמָּכֵר, וְיִפְּלוּ דָּמָיו לִנְדָבָה, שֶׁאֵין חַטַּאת צִיבּוּר מֵתָה. הָא דְּיָחִיד — מֵתָה.Objection à Rabbi Abba : nous avons appris dans une Michna (Yoma 62a), au sujet des boucs de Yom Kippour, lorsque le bouc d'Azazel est mort et qu'on a tiré au sort une nouvelle paire : le second bouc désigné pour Hachem paîtra jusqu'à ce qu'il contracte un défaut, sera vendu, et son argent ira aux offrandes volontaires, car une 'hatat de la communauté ne meurt pas. On en déduit : mais celle d'un particulier meurt.
- וְאָמַר רַב: בַּעֲלֵי חַיִּים אֵינָן נִידְחִין, כְּשֶׁהוּא מִתְכַּפֵּר בְּשֵׁנִי שֶׁבְּזוּג רִאשׁוֹן מִתְכַּפֵּר, וְאִידַּךְ בָּתְרָא הֲוָה לֵיהּ כְּמַפְרִישׁ לְאִיבּוּד, וְטַעְמָא דְּצִיבּוּר, הָא דְּיָחִיד מֵתָה.Et Rav a dit à ce sujet : les animaux vivants ne sont pas rejetés ; lorsqu'il obtient l'expiation, il l'obtient même avec le second bouc de la première paire, et l'autre, le dernier, de la seconde paire, est comme une bête prélevée à la place d'une perdue. Et la raison pour laquelle il ne meurt pas, c'est qu'il s'agit d'une offrande de la communauté ; mais celle d'un particulier meurt.
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