Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַצְמוֹ — לֹא! הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁיָּלְדָה נְקֵבָה, וְעַד סוֹף הָעוֹלָם לֹא אוֹלִיד חַד זָכָר?! אֲמַר לֵיהּ: מְשַׁנֵּינָא [לָךְ] שִׁינּוּיֵי דְּחִיקִי בַּבְלָאֵי, כְּגוֹן שֶׁיָּלְדָה נְקֵבוֹת עַד סוֹף הָעוֹלָם.mais le petit lui-même, non ! Rabbi Avin bar Kahana répondit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où elle a mis bas une femelle, qui ne peut être offerte. Rabbi Avin bar 'Hiya objecta : la Michna parle des petits de leurs petits jusqu'à la fin des temps ; et jusqu'à la fin du monde, elle n'aurait pas engendré un seul mâle ?! Il lui a dit : Je te réponds par des réponses forcées, à la manière des Babyloniens : dans le cas où elle a mis bas des femelles jusqu'à la fin du monde.
- מַתְנִי׳ תְּמוּרַת הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר, וְלָדָן וְלַד וְלָדָן עַד סוֹף הָעוֹלָם — הֲרֵי אֵלּוּ כִּבְכוֹר וּכְמַעֲשֵׂר, וְיֵאָכְלוּ בְּמוּמָן לַבְּעָלִים.MICHNA : La temoura (le substitut) du premier-né (bekhor) et de la dîme du bétail (ma'asser), leurs petits et les petits de leurs petits jusqu'à la fin du monde, ceux-là sont comme le premier-né et comme la dîme : ils paissent jusqu'à contracter un défaut, et ils seront mangés avec leur défaut par les propriétaires (les Cohanim pour le premier-né, le propriétaire pour la dîme) ; ils ne sont pas offerts sur l'autel.
- מָה בֵּין בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר לְבֵין כׇּל הַקֳּדָשִׁים? שֶׁכׇּל הַקֳּדָשִׁים נִמְכָּרִים בָּאִיטְלֵז, וְנִשְׁחָטִין בָּאִיטְלֵז, וְנִשְׁקָלִין בְּלִיטְרָא, חוּץ מִן הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר.Quelle est la différence entre le premier-né et la dîme, et tous les autres sacrifices ? C'est que tous les sacrifices devenus défectueux et rachetés sont vendus à la boucherie (itliz), abattus à la boucherie et pesés à la litra (à la livre), comme la viande profane, sauf le premier-né et la dîme.
- וְיֵשׁ לָהֶן פִּדְיוֹן, וְלִתְמוּרוֹתֵיהֶן פִּדְיוֹן, חוּץ מִן הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר. וּבָאִין מֵחוּצָה לָאָרֶץ, חוּץ מִן הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר, שֶׁאִם בָּאוּ תְּמִימִים — יִקְרְבוּ, וְאִם בַּעֲלֵי מוּמִין — יֵאָכְלוּ בְּמוּמָן לַבְּעָלִים.Et ils ont un rachat, et leurs temourot ont un rachat, sauf le premier-né et la dîme. Et ils viennent pour être offerts de l'extérieur de la Terre d'Israël, sauf le premier-né et la dîme (qu'on n'apporte pas a priori) ; mais s'ils sont venus sans défaut, ils seront offerts, et s'ils sont défectueux, ils seront mangés avec leur défaut par les propriétaires.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה טַעַם שֶׁהַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר יֵשׁ לָהֶן פַּרְנָסָה מִמְּקוֹמָן, וּשְׁאָר כׇּל הַקֳּדָשִׁים, אַף עַל פִּי שֶׁנּוֹלַד בָּהֶם מוּם — הֲרֵי אֵלּוּ בִּקְדוּשָּׁתָן.Rabbi Chimon a dit : Quelle est la raison ? C'est que le premier-né et la dîme ont une solution en leur lieu (ils paissent jusqu'à un défaut et sont mangés sur place), alors que tous les autres sacrifices, même si un défaut leur est survenu, restent dans leur sainteté : il faut les racheter et apporter une offrande avec leur prix ; on les apporte donc eux-mêmes en Terre d'Israël.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא בַּר רַב עַזָּא: בָּעַן בְּמַעְרְבָא — הַמֵּטִיל מוּם בִּתְמוּרַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּלָא קְרִיבָן — לָא מִיחַיַּיב, אוֹ דִילְמָא: כֵּיוָן דְּקָדְשׁוּ — מִיחַיַּיב?GUEMARA : Rava bar Rav Aza a dit : On a demandé en Occident (en Terre d'Israël) : celui qui inflige un défaut à la temoura d'un premier-né ou d'une dîme, qu'en est-il ? Dit-on : puisqu'ils ne sont pas offerts, il n'est pas passible (de flagellation) ; ou peut-être : puisqu'ils sont sanctifiés, il est passible ?
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְתִיבְּעֵי לָךְ הַמֵּטִיל מוּם בִּתְשִׁיעִי שֶׁל מַעֲשֵׂר!Abayé lui a dit : Et que la question te soit posée pour celui qui inflige un défaut au neuvième de la dîme (l'animal appelé par erreur « dixième », qui est saint mais n'est pas offert) !
- אֶלָּא מַאי שְׁנָא תְּשִׁיעִי, דְּלָא קָמִיבַּעְיָא לָךְ? דְּרַחֲמָנָא מַעֲטֵיהּ, ״עֲשִׂירִי״ — לְהוֹצִיא הַתְּשִׁיעִי.Mais quelle différence y a-t-il pour le neuvième, que tu ne poses pas la question à son sujet ? C'est que le Miséricordieux l'a exclu : « le dixième » (Lévitique 27, 32) – pour exclure le neuvième de l'autel.
- הָכִי נָמֵי, רַחֲמָנָא מַעֲטִינְהוּ, ״לֹא תִפְדֶּה קֹדֶשׁ הֵם״ — הֵם קְרֵיבִין, וְאֵין תְּמוּרָתָן קְרֵיבָה.Ici aussi, le Miséricordieux les a exclus : « Tu ne rachèteras pas, ils sont saints » (Nombres 18, 17) : eux sont offerts, mais leur temoura n'est pas offerte ; on est donc exempt pour un défaut qu'on lui inflige.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מַתְנֵי לַהּ הָכִי: אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב עַזָּא, בָּעַן בְּמַעְרְבָא: הַמֵּטִיל מוּם בִּתְשִׁיעִי שֶׁל מַעֲשֵׂר מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: וְתִיבְּעֵי לָךְ הַמֵּטִיל מוּם בִּתְמוּרַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר!Rav Na'hman bar Its'hak l'enseigne ainsi : Rav A'ha fils de Rav Aza a dit : On a demandé en Occident : celui qui inflige un défaut au neuvième de la dîme, qu'en est-il ? Abayé lui a dit : Et que la question te soit posée pour celui qui inflige un défaut à la temoura d'un premier-né ou d'une dîme !
- אֶלָּא מַאי שְׁנָא תְּמוּרַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר דְּלָא מִיבַּעְיָא לָךְ? דְּרַחֲמָנָא מַעֲטִינְהוּ, ״קֹדֶשׁ הֵם״ — הֵן קְרֵיבִין וְאֵין תְּמוּרָתָן קְרֵיבָה. תְּשִׁיעִי שֶׁל מַעֲשֵׂר נָמֵי רַחֲמָנָא מַעֲטֵיהּ, ״הָעֲשִׂירִי״ — לְהוֹצִיא אֶת הַתְּשִׁיעִי.Mais quelle différence y a-t-il pour la temoura du premier-né et de la dîme, que tu ne poses pas la question ? C'est que le Miséricordieux les a exclus : « ils sont saints » – eux sont offerts, mais leur temoura n'est pas offerte. Le neuvième de la dîme aussi, le Miséricordieux l'a exclu : « le dixième » – pour exclure le neuvième.
- וְאִם בָּאוּ תְּמִימִין כּוּ׳. וּרְמִינְהוּ: בֶּן אַנְטִיגְנוֹס הֶעֱלָה בְּכוֹרוֹת מִבָּבֶל וְלֹא קִבְּלוּ מִמֶּנּוּ! אָמַר רַב חִסְדָּא: לָא קַשְׁיָא, הָא — רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הָא — רַבִּי עֲקִיבָא.La Michna a enseigné : « Mais s'ils sont venus sans défaut, ils seront offerts, etc. » Et on oppose : Ben Antigonos fit monter des premiers-nés de Babylonie, et on ne les accepta pas de lui ! Rav 'Hisda a dit : Ce n'est pas difficile : ceci (la Michna) est selon Rabbi Ichmaël, cela (Ben Antigonos) selon Rabbi Akiva.
- דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים מִשּׁוּם שְׁלֹשָׁה זְקֵנִים, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יָכוֹל יַעֲלֶה אָדָם מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּזְמַן הַזֶּה וְיֹאכְלֶנּוּ בִּירוּשָׁלַיִם?Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yossé dit trois choses au nom de trois Anciens (Rabbi Ichmaël, Rabbi Akiva et Ben Azaï). Rabbi Ichmaël dit : On pourrait penser qu'un homme fasse monter la seconde dîme (ma'asser chéni) à notre époque et la mange à Jérusalem ?
- וְדִין הוּא: בְּכוֹר טָעוּן הֲבָאַת מָקוֹם, וּמַעֲשֵׂר טָעוּן הֲבָאַת מָקוֹם. מָה בְּכוֹר אֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, אַף מַעֲשֵׂר אֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת. לֹא, אִם אָמַרְתָּ בִּבְכוֹר — שֶׁכֵּן טָעוּן מַתַּן דָּמִים וְאֵימוּרִים לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, תֹּאמַר בְּמַעֲשֵׂר דְּלָא?!Or c'est logique : le premier-né exige d'être apporté au lieu (Jérusalem), et la dîme exige d'être apportée au lieu ; de même que le premier-né n'est mangé qu'en présence du Temple, de même la dîme n'est mangée qu'en présence du Temple. On réfute : Non ! Si tu l'as dit du premier-né, qui exige l'aspersion du sang et l'offrande des parties à brûler sur l'autel, le diras-tu de la dîme, qui ne l'exige pas ?!
- אָמַרְתָּ: בִּיכּוּרִים טְעוּנִין הֲבָאַת מָקוֹם, וּמַעֲשֵׂר טָעוּן הֲבָאַת מָקוֹם. מָה בִּיכּוּרִים אֵין נֶאֱכָלִין אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, אַף מַעֲשֵׂר אֵין נֶאֱכָל אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת.Tu diras alors : les prémices (bikourim) exigent d'être apportées au lieu, et la dîme exige d'être apportée au lieu ; de même que les prémices ne sont mangées qu'en présence du Temple, de même la dîme n'est mangée qu'en présence du Temple.
- מָה לְבִיכּוּרִים, שֶׁכֵּן טְעוּנִין הַנָּחָה, תֹּאמַר בְּמַעֲשֵׂר דְּלָא?!On réfute : Qu'en est-il des prémices ? Elles exigent d'être déposées devant l'autel ; le diras-tu de la dîme, qui ne l'exige pas ?!
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאָכַלְתָּ לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ... מַעְשַׂר דְּגָנְךָ וְתִירוֹשְׁךָ וְיִצְהָרֶךָ וּבְכוֹרוֹת בְּקָרְךָ וְצֹאנֶךָ״, הִקִּישׁ מַעֲשֵׂר לִבְכוֹר: מָה בְּכוֹר אֵינוֹ נֶאֱכָל אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, אַף מַעֲשֵׂר אֵין נֶאֱכָל אֶלָּא בִּפְנֵי הַבַּיִת.Le verset dit : « Tu mangeras devant Hachem ton D.ieu… la dîme de ton blé, de ton vin et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail » (Deutéronome 14, 23). Il a rapproché (hékech) la dîme du premier-né : de même que le premier-né n'est mangé qu'en présence du Temple, de même la dîme n'est mangée qu'en présence du Temple.
- וְלֶיהְדַּר דִּינָא, וְלֵיתֵי בְּ״מָה הַצַּד״!La Guemara demande : Que le raisonnement revienne, et qu'on le déduise par « le point commun » (ma hatsad) du premier-né et des prémices !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר, מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶן צַד מִזְבֵּחַ.Rav Achi a dit : On ne le peut pas, parce qu'on peut dire : Qu'en est-il du point commun entre eux ? C'est qu'ils ont un aspect lié à l'autel (le sang du premier-né, le dépôt des prémices), ce qui n'est pas le cas de la dîme.
- וּמַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, לָא שְׁנָא בְּכוֹר וְלָא שְׁנָא מַעֲשֵׂר בְּנֵי הֲבָאָה נִינְהוּ. וְאִי קָסָבַר קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, אֲפִילּוּ בְּכוֹר נָמֵי תִּיבְּעֵי לָךְ!Selon Rabbi Ichmaël, le premier-né n'est pas mangé à notre époque, alors qu'il hésite pour la dîme. Et que pense-t-il ? S'il pense que la sainteté initiale de Jérusalem l'a sanctifiée pour son temps et pour l'avenir, il n'y a pas de différence entre le premier-né et la dîme : tous deux peuvent être apportés ! Et s'il pense que la sainteté initiale l'a sanctifiée pour son temps mais non pour l'avenir, même pour le premier-né, la question devrait se poser !
- לְעוֹלָם קָסָבַר, קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁנִּזְרַק דָּמוֹ שֶׁל בְּכוֹר בִּפְנֵי הַבַּיִת, וְחָרַב הַבַּיִת, וַעֲדַיִין בְּשָׂרוֹ קַיָּים.La Guemara répond : En réalité, il pense que la sainteté initiale l'a sanctifiée pour son temps mais non pour l'avenir ; et de quoi s'agit-il ici ? Du cas où le sang du premier-né a été aspergé en présence du Temple, puis le Temple a été détruit, alors que sa chair existe encore.
- כֵּיוָן דְּאִי אִיתֵיהּ לְדָם (לא) [לָאו] בַּר זְרִיקָה הוּא, אָתֵי בָּשָׂר יָלֵיף מִדָּם,Puisque, si le sang était encore là, il ne serait pas apte à l'aspersion, le Temple étant détruit, la chair vient l'apprendre du sang (en vertu du rapprochement entre le sang et la chair, Nombres 18, 17-18) : elle non plus ne peut être mangée ; alors que pour la dîme, il n'y a pas un tel rapprochement.
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