Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב יוֹסֵף: דּוֹפִי שֶׁל סְמִיכָה קָתָנֵי.Rav Yossef a dit : la baraïta ne parle pas d'un défaut dû à une faute, mais c'est du défaut (dofi) de la semikha (l'imposition des mains sur la tête de l'offrande) qu'elle parle : la première controverse des Sages, portant sur l'imposition des mains sur l'offrande de paix de la fête (voir 'Haguiga 16a).
- וְהָא יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר גּוּפֵיהּ מִיפְלָיג פְּלִיג בִּסְמִיכָה! כִּי אִיפְּלִיג בַּהּ בְּסוֹף שְׁנֵיהּ, דִּבְצַר לִיבָּא.La Guemara objecte : mais voici que Yossef ben Yoézer lui-même était en désaccord sur la semikha ! La Guemara répond : quand il fut en désaccord à son sujet, ce fut à la fin de ses années, lorsque le cœur (la compréhension) s'était amoindri à cause de la vieillesse ; c'est donc comme si la controverse était survenue après lui.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים הֲלָכוֹת נִשְׁתַּכְּחוּ בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה. אָמְרוּ לוֹ לִיהוֹשֻׁעַ: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״לֹא בַשָּׁמַיִם הִיא״.Revenons au sujet même : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : trois mille halakhot (lois) furent oubliées pendant les jours de deuil de Moché. Le peuple dit à Yehochoua : « Demande au Ciel de te les révéler ! » Il leur dit : « Elle n'est pas dans le ciel » (Deutéronome 30, 12) : une fois la Torah donnée, c'est aux Sages de chaque génération de trancher la halakha, et non à la prophétie.
- אָמְרוּ לוֹ לִשְׁמוּאֵל: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״אֵלֶּה הַמִּצְוֹת״ — שֶׁאֵין הַנָּבִיא רַשַּׁאי לְחַדֵּשׁ דָּבָר מֵעַתָּה. אָמַר רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: אַף חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ נִשְׁתַּכְּחָה בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה.Bien plus tard, ils dirent à Chmouel le prophète : « Demande ! » Il leur dit : il est écrit « Voici les commandements » (Lévitique 27, 34), ce qui enseigne que le prophète n'a pas le droit d'innover une chose désormais. En lien avec notre chapitre, Rabbi Yits'hak Nappa'ha (le forgeron) a dit : même la règle de la 'hatat (offrande expiatoire) dont le propriétaire est mort fut oubliée pendant les jours de deuil de Moché.
- אָמְרוּ לְפִנְחָס: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״לֹא בַשָּׁמַיִם הִיא״. אָמְרוּ לוֹ לְאֶלְעָזָר: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״אֵלֶּה הַמִּצְוֹת״, שֶׁאֵין נָבִיא רַשַּׁאי לְחַדֵּשׁ דָּבָר מֵעַתָּה.Au moment de la mort de Moché, ils dirent à Pin'has : « Demande ! » Il leur dit : « Elle n'est pas dans le ciel. » Ils dirent à Élazar : « Demande ! » Il leur dit : « Voici les commandements », car un prophète n'a pas le droit d'innover une chose désormais.
- אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: בְּשָׁעָה שֶׁנִּפְטַר מֹשֶׁה רַבֵּינוּ לְגַן עֵדֶן, אָמַר לוֹ לִיהוֹשֻׁעַ: שְׁאַל מִמֶּנִּי כָּל סְפֵיקוֹת שֶׁיֵּשׁ לָךְ. אָמַר לוֹ: רַבִּי, כְּלוּם הִנַּחְתִּיךָ שָׁעָה אַחַת וְהָלַכְתִּי לְמָקוֹם אַחֵר? לֹא כָּךְ כָּתַבְתָּ בִּי ״וּמְשָׁרְתוֹ יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן נַעַר לֹא יָמִישׁ מִתּוֹךְ הָאֹהֶל״? מִיָּד תָּשַׁשׁ כֹּחוֹ שֶׁל יְהוֹשֻׁעַ, וְנִשְׁתַּכְּחוּ מִמֶּנּוּ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת הֲלָכוֹת, וְנוֹלְדוּ לוֹ שְׁבַע מֵאוֹת סְפֵיקוֹת, וְעָמְדוּ כׇּל יִשְׂרָאֵל לְהׇרְגוֹ.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : au moment où Moché notre maître allait quitter ce monde et s'en aller au Gan Éden, il dit à Yehochoua : « Demande-moi tous les doutes que tu as. » Il lui dit : « Mon maître, t'ai-je jamais laissé une seule heure pour aller dans un autre endroit ? N'as-tu pas écrit ainsi à mon sujet : “Et son serviteur Yehochoua fils de Noun, un jeune homme, ne quittait pas l'intérieur de la tente” (Exode 33, 11) ? » Si j'avais eu un doute, je te l'aurais déjà demandé. Aussitôt, la force de Yehochoua faiblit : trois cents halakhot furent oubliées par lui, sept cents doutes lui naquirent, et tout Israël se leva pour le tuer, car il ne pouvait plus leur enseigner les halakhot oubliées.
- אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לוֹמַר לָךְ אִי אֶפְשָׁר, לֵךְ וְטוֹרְדֵן בְּמִלְחָמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי אַחֲרֵי מוֹת מֹשֶׁה עֶבֶד ה׳ וַיֹּאמֶר ה׳ וְגוֹ׳״.Le Saint, béni soit-Il, lui dit : te les dire est impossible, car la Torah n'est pas dans le ciel ; mais pour te sauver d'eux, va et occupe-les par la guerre, comme il est dit : « Et ce fut après la mort de Moché, serviteur de Hachem, que Hachem dit, etc. » (Josué 1, 1-2) à Yehochoua : « Lève-toi, traverse ce Jourdain » ; aussitôt après la mort de Moché, D.ieu lui ordonna de mener le peuple au combat.
- בְּמַתְנִיתִין תָּנָא: אֶלֶף וּשְׁבַע מֵאוֹת קַלִּין וַחֲמוּרִין, וּגְזֵירוֹת שָׁווֹת, וְדִקְִדּוּקֵי סוֹפְרִים נִשְׁתַּכְּחוּ בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : mille sept cents kal va'homer (raisonnements a fortiori), guezérot chavot (analogies textuelles) et précisions des scribes furent oubliés pendant les jours de deuil de Moché.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אַף עַל פִּי כֵן הֶחְזִירָן עׇתְנִיאֵל בֶּן קְנַז מִתּוֹךְ פִּלְפּוּלוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּלְכְּדָהּ עׇתְנִיאֵל בֶּן קְנַז אֲחִי כָלֵב וַיִּתֶּן לוֹ אֶת עַכְסָה בִתּוֹ לְאִשָּׁה״. וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״עַכְסָה״? שֶׁכׇּל הָרוֹאֶה אוֹתָהּ כּוֹעֵס עַל אִשְׁתּוֹ.Rabbi Abahou a dit : malgré cela, Otniel fils de Kenaz les restitua par son raisonnement aigu (pilpoul), comme il est dit : « Kalev dit : À celui qui frappera Kiryat Séfer et la prendra, je donnerai Akhsa ma fille pour femme. Et Otniel fils de Kenaz, frère de Kalev, la prit, et il lui donna Akhsa sa fille pour femme » (Josué 15, 16-17). Kiryat Séfer, « la ville du livre », fait allusion aux parties oubliées de la Torah, et « la prit » à la sagacité d'Otniel. Et pourquoi s'appelait-elle « Akhsa » ? Parce que quiconque la voyait se mettait en colère (koès) contre sa propre femme, moins belle qu'elle.
- וַיְהִי בְּבוֹאָה וַתְּסִיתֵהוּ לִשְׁאֹל מֵאֵת אָבִיהָ שָׂדֶה וַתִּצְנַח מֵעַל הַחֲמוֹר, מַאי ״וַתִּצְנַח״? אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָמְרָה לוֹ, מָה חֲמוֹר זֶה, כֵּיוָן שֶׁאֵין לוֹ מַאֲכָל בַּאֲבוּסוֹ — מִיָּד צוֹעֵק, כָּךְ אִשָּׁה, כֵּיוָן שֶׁאֵין לָהּ תְּבוּאָה בְּתוֹךְ בֵּיתָהּ — מִיָּד צוֹעֶקֶת.Le verset poursuit : « Et quand elle vint, elle l'incita à demander à son père un champ, et elle descendit (vatitsna'h) de dessus l'âne » (Josué 15, 18). Que signifie « vatitsna'h » ? Le mot peut aussi évoquer un cri. Rava a dit au nom de Rabbi Yits'hak : elle lui dit (à son père) : de même que cet âne, quand il n'a pas de nourriture dans sa mangeoire, crie aussitôt, ainsi une femme, quand elle n'a pas de récolte dans sa maison, crie aussitôt.
- וַתֹּאמֶר תְּנָה לִּי בְרָכָה כִּי אֶרֶץ הַנֶּגֶב נְתַתָּנִי, בַּיִת שֶׁמְּנוּגָּב מִכׇּל טוֹבָה, ״וְנָתַתָּה לִי גּוּלּוֹת מָיִם״ — אָדָם שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא תּוֹרָה בִּלְבַד. ״וַיִּתֶּן לָהּ כָּלֵב אֵת גּוּלּוֹת עִלִּיּוֹת וְאֵת גּוּלּוֹת תַּחְתִּיּוֹת״ — אָמַר לָהּ: מִי שֶׁדָּר עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים יְבַקֵּשׁ מִמֶּנּוּ מְזוֹנוֹת?!« Et elle dit : Donne-moi une bénédiction, car tu m'as donné la terre du Néguev » (Josué 15, 19) : c'est-à-dire une maison asséchée (menougav) de tout bien ; « et donne-moi des sources d'eau » : il s'agit d'un homme qui n'a en lui que la Torah seule, sans moyens de subsistance. « Et Kalev lui donna les sources supérieures et les sources inférieures » : il lui dit : celui qui demeure dans les mondes supérieurs et inférieurs par sa Torah, faut-il demander pour lui sa subsistance ?! D.ieu y pourvoira certainement par le mérite de sa Torah.
- וְכָלֵב בֶּן קְנַז הוּא? וַהֲלֹא ״כָּלֵב בֶּן יְפוּנֶּה״ הוּא! מַאי ״יְפוּנֶּה״? שֶׁפָּנָה מֵעֲצַת מְרַגְּלִים.La Guemara demande : et Kalev, est-il fils de Kenaz ? N'est-il pas « Kalev fils de Yefouné » (Josué 15, 13) ? Yefouné n'est pas le nom de son père mais un qualificatif : que signifie « Yefouné » ? Qu'il se détourna (pana) du conseil des explorateurs.
- וְאַכַּתִּי בֶּן קְנַז הוּא? בֶּן חֶצְרוֹן הוּא, דִּכְתִיב: ״וְכָלֵב בֶּן חֶצְרוֹן הוֹלִיד אֶת עֲזוּבָה״. אָמַר רָבָא: חוֹרְגֵיהּ דִּקְנַז הוּא.Et encore : est-il fils de Kenaz ? Il est fils de 'Hetsron, comme il est écrit : « Et Kalev fils de 'Hetsron engendra Azouva » (I Chroniques 2, 18) ! Rava a dit : il était le beau-fils de Kenaz : après la mort de 'Hetsron, sa mère épousa Kenaz, et Otniel fils de Kenaz était donc son demi-frère par la mère.
- תַּנָּא: הוּא עׇתְנִיאֵל, הוּא יַעְבֵּץ, וּמָה שְׁמוֹ? יְהוּדָה אָחִי שִׁמְעוֹן שְׁמוֹ. ״עׇתְנִיאֵל״ — שֶׁעֲנָאוֹ אֵל, ״יַעְבֵּץ״ — שֶׁיָּעַץ וְרִיבֵּץ תּוֹרָה בְּיִשְׂרָאֵל.Un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné : c'est lui Otniel, c'est lui Yaabets. Et quel est son vrai nom ? Yehouda, frère de Chimon, est son nom. Il fut appelé « Otniel » car D.ieu lui répondit (anaou El), et « Yaabets » car il conseilla et répandit (yaats veribets) la Torah en Israël.
- וּמְנָלַן שֶׁעֲנָאוֹ אֵל? דִּכְתִיב: ״וַיִּקְרָא יַעְבֵּץ לֵאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר אִם בָּרֵךְ תְּבָרְכֵנִי וְהִרְבִּיתָ אֶת גְּבוּלִי וְהָיְתָה יָדְךָ עִמָּדִי וַעֲשֵׂה מֵרָעָתִי לְבִלְתִּי עׇצְבִּי וַיָּבֵא אֱלֹהִים אֵת אֲשֶׁר שָׁאָל״.Et d'où savons-nous que D.ieu lui répondit ? Comme il est écrit : « Et Yaabets invoqua le D.ieu d'Israël en disant : Si Tu me bénis vraiment, que Tu élargisses mon territoire, que Ta main soit avec moi, et que Tu agisses pour me préserver de mon mal, afin qu'il ne me peine pas ! Et D.ieu lui accorda ce qu'il avait demandé » (I Chroniques 4, 10).
- אִם בֵּרַךְ תְּבָרְכֵנִי — בַּתּוֹרָה, ״וְהִרְבִּיתָ אֶת גְּבוּלִי״ — בְּתַלְמִידִים, ״וְהָיְתָה יָדְךָ עִמָּדִי״ — שֶׁלֹּא יִשְׁתַּכֵּחַ תַּלְמוּדִי מִלִּבִּי, ״וַעֲשֵׂה מֵרָעָתִי״ — שֶׁיִּזְדַּמְּנוּ לִי רֵיעִים כְּמוֹתִי, ״לְבִלְתִּי עׇצְבִּי״ — שֶׁלֹּא יְשַׂגְּבֵנִי יֵצֶר הָרָע מִלִּשְׁנוֹת. אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן — מוּטָב, וְאִם לָאו — הֲרֵינִי הוֹלֵךְ (לִנְסִיסִי) [בִּנְסִיסִי] לַשְּׁאוֹל. מִיָּד, ״וַיָּבֵא אֱלֹהִים אֵת אֲשֶׁר שָׁאָל״.La Guemara interprète ce verset : « Si Tu me bénis vraiment » : par la Torah ; « que Tu élargisses mon territoire » : par des élèves ; « que Ta main soit avec moi » : que mon étude ne s'oublie pas de mon cœur ; « et que Tu agisses de mon mal (meraati) » : que se présentent à moi des compagnons (réim) semblables à moi ; « afin qu'il ne me peine pas » : que le mauvais penchant ne prenne pas le dessus sur moi pour m'empêcher d'étudier. Si Tu fais ainsi, tant mieux ; sinon, voici que je m'en vais dans ma tristesse au Chéol (le séjour des morts). Aussitôt, « D.ieu lui accorda ce qu'il avait demandé ».
- כְּיוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״רָשׁ וְאִישׁ תְּכָכִים נִפְגָּשׁוּ מֵאִיר עֵינֵי שְׁנֵיהֶם ה׳״. בְּשָׁעָה שֶׁהַתַּלְמִיד הוֹלֵךְ אֵצֶל רַבּוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: ״לַמְּדֵנִי תּוֹרָה״, אִם מְלַמְּדוֹ — ״מֵאִיר עֵינֵי שְׁנֵיהֶם ה׳״, וְאִם לָאו — ״עָשִׁיר וָרָשׁ נִפְגָּשׁוּ עוֹשֵׂה כֻלָּם ה׳״. מִי שֶׁעֲשָׂאוֹ חָכָם לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ טִיפֵּשׁ, טִיפֵּשׁ לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ חָכָם. זוֹ מִשְׁנַת רַבִּי נָתָן.De façon semblable, tu dis à propos du verset : « Le pauvre et l'homme moyen (ich tekhakhim) se rencontrent ; Hachem éclaire les yeux de tous deux » (Proverbes 29, 13) : lorsque l'élève, pauvre en savoir, va chez son maître, un homme de niveau moyen, et lui dit : « Enseigne-moi la Torah », s'il lui enseigne : « Hachem éclaire les yeux de tous deux », et tous deux grandissent ; sinon : « Le riche et le pauvre se rencontrent ; c'est Hachem qui les a tous faits » (Proverbes 22, 2) : Celui qui a fait celui-ci sage le rend sot, et celui qui était sot, Il le rend sage. C'est l'enseignement de Rabbi Natan.
- רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: ״אִם בָּרֵךְ תְּבָרְכֵנִי״ — בִּפְרִיָּה וּרְבִיָּה, ״וְהִרְבִּיתָ אֶת גְּבוּלִי״ — בְּבָנִים וּבְבָנוֹת, ״וְהָיְתָה יָדְךָ עִמָּדִי״ — בְּמַשָּׂא וּבְמַתָּן, ״וְעָשִׂיתָ מֵרָעָתִי״ — שֶׁלֹּא יְהֵא בִּי מֵיחוֹשׁ רֹאשׁ וּמֵיחוֹשׁ אׇזְנַיִם וּמֵיחוֹשׁ עֵינַיִם, ״לְבִלְתִּי עׇצְבִּי״ — שֶׁלֹּא יְשַׂגְּבֵנִי יֵצֶר הָרָע מִלִּשְׁנוֹת. אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן — מוּטָב, וְאִם לָאו — הֲרֵינִי הוֹלֵךְ בִּנְסִיסִי לַשְּׁאוֹל, ״וַיָּבֵא לוֹ אֱלֹהִים אֵת אֲשֶׁר שָׁאָל״.Rabbi Yehouda HaNassi dit une autre interprétation de la prière de Yaabets : « Si Tu me bénis vraiment » : par la procréation ; « que Tu élargisses mon territoire » : par des fils et des filles ; « que Ta main soit avec moi » : dans le commerce ; « et que Tu agisses de mon mal » : que je n'aie ni mal de tête, ni mal d'oreilles, ni mal d'yeux ; « afin qu'il ne me peine pas » : que le mauvais penchant ne prenne pas le dessus sur moi pour m'empêcher d'étudier. Si Tu fais ainsi, tant mieux ; sinon, voici que je m'en vais dans ma tristesse au Chéol. « Et D.ieu lui accorda ce qu'il avait demandé. »
- כְּיוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״רָשׁ וְאִישׁ תְּכָכִים נִפְגָּשׁוּ מֵאִיר עֵינֵי שְׁנֵיהֶם ה׳״, בְּשָׁעָה שֶׁעָנִי הוֹלֵךְ אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת וְאָמַר: פַּרְנְסֵנִי, אִם מְפַרְנְסוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — ״עָשִׁיר וָרָשׁ נִפְגָּשׁוּ עוֹשֵׂה כֻלָּם ה׳״, מִי שֶׁעֲשָׂאוֹ עָשִׁיר לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ עָנִי, עָנִי לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ עָשִׁיר.De façon semblable, tu dis : « Le pauvre et l'homme moyen se rencontrent ; Hachem éclaire les yeux de tous deux » : lorsque le pauvre va chez le maître de maison et dit : « Nourris-moi », s'il le nourrit, tant mieux ; sinon : « Le riche et le pauvre se rencontrent ; c'est Hachem qui les a tous faits » : Celui qui a fait celui-ci riche le rend pauvre, et celui qui était pauvre, Il le rend riche.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה מָצִינוּ כּוּ׳.Rabbi Chimon dit : de même que nous avons trouvé, etc. La Michna enseignait : de même que pour le petit d'une 'hatat, la substitution d'une 'hatat et la 'hatat dont le propriétaire est mort, ces règles concernent l'offrande d'un particulier et non celle de la communauté, de même pour la 'hatat dont le propriétaire a obtenu l'expiation par une autre et celle dont l'année est passée.
- תָּנוּ רַבָּנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חָמֵשׁ חַטָּאוֹת מֵתוֹת, וְלַד חַטָּאת, וּתְמוּרַת חַטָּאת, וְחַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ, וְחַטָּאת שֶׁכִּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ, וְחַטָּאת שֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתָהּ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : cinq 'hatatot sont laissées à mourir et ne sont pas offertes : le petit d'une 'hatat (né d'une femelle consacrée comme 'hatat) ; la substitution (temoura) d'une 'hatat ; la 'hatat dont le propriétaire est mort ; la 'hatat dont le propriétaire a obtenu l'expiation par une autre offrande ; et la 'hatat dont l'année est passée, car une 'hatat doit être dans sa première année.
- אִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר וְלַד חַטָּאת בְּצִיבּוּר — לְפִי שֶׁאֵין חַטָּאת נְקֵבָה בְּצִיבּוּר, וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר תְּמוּרַת חַטָּאת בְּצִיבּוּר — לְפִי שֶׁאֵין צִיבּוּר עוֹשִׂין תְּמוּרָה, וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ בְּצִיבּוּר — לְפִי שֶׁאֵין הַצִּיבּוּר מֵתִים.Tu ne peux pas dire qu'il existe un petit de 'hatat pour la communauté, car il n'y a pas de 'hatat femelle pour la communauté ; tu ne peux pas dire qu'il existe une substitution de 'hatat pour la communauté, car la communauté ne fait pas de substitution ; et tu ne peux pas dire qu'il existe une 'hatat dont les propriétaires sont morts pour la communauté, car la communauté ne meurt pas.
- שֶׁכִּיפְּרוּ בְּעָלֶיהָ, וְשֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתָהּ — לֹא מָצִינוּ. יָכוֹל יְהוּ נוֹהֲגוֹת בֵּין בְּיָחִיד בֵּין בְּצִיבּוּר?Mais pour celle dont les propriétaires ont obtenu l'expiation et celle dont l'année est passée, nous n'avons pas trouvé d'indication aussi claire. Je pourrais donc penser qu'elles s'appliquent aussi bien au particulier qu'à la communauté ?
- אָמַרְתָּ: יִלְמַד אָדָם סָתוּם מִמְּפוֹרָשׁ, מָה מְפוֹרָשׁ בְּיָחִיד וְלֹא בְּצִבּוּר, אַף בְּשֶׁכִּיפְּרוּ בְּעָלֶיהָ וְשֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתָהּ בְּיָחִיד דְּבָרִים אֲמוּרִים וְלֹא בְּצִיבּוּר.Tu as dit : que l'on apprenne le cas non précisé à partir du cas précisé : de même que le cas précisé (le petit, la substitution, celle dont le propriétaire est mort) ne s'applique qu'au particulier et non à la communauté, de même pour celle dont les propriétaires ont obtenu l'expiation et celle dont l'année est passée, ces choses sont dites pour le particulier et non pour la communauté.
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