Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹ דִילְמָא: כׇּל אוֹתָהּ קְדוּשָּׁה אֵינוֹ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ?Ou peut-être que pour tout animal portant la même sainteté, on n'ajoute pas de cinquième ?
- וְאִם תִּימָּצֵא לוֹמַר הָדֵין גּוּף (אֶחָד) [אַחֵר], כֵּיוָן דִּבְאוֹתָהּ קְדוּשָּׁה קָאֵים [אֵינוֹ] מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, אֶלָּא נִתְכַּפֵּר בְּאַחֵר, וְנִיתַּק זֶה לְעוֹלָה — מַהוּ? כִּי [אֵינוֹ] מוֹסִיף חוֹמֶשׁ בְּאוֹתוֹ הַגּוּף בְּאוֹתָהּ קְדוּשָּׁה, אֲבָל בִּקְדוּשָּׁה אַחֶרֶת — לָא? אוֹ דִילְמָא, כֵּיוָן דְּאוֹתוֹ הַגּוּף הוּא — [אֵינוֹ] מוֹסִיף חוֹמֶשׁ? תֵּיקוּ.Et si tu en viens à dire que pour cet autre corps, puisqu'il se trouve dans la même sainteté que le premier animal, on n'ajoute pas de cinquième en le rachetant, qu'en est-il plutôt si le premier s'est perdu, que le propriétaire a obtenu l'expiation par un autre, et que celui-ci, retrouvé, a été réaffecté en ola (holocauste) : qu'en est-il ? Dit-on que lorsqu'on n'ajoute pas de cinquième, c'est pour le même corps avec la même sainteté, mais avec une autre sainteté, non (l'exemption ne s'applique pas) ? Ou peut-être, puisque c'est le même corps, on n'ajoute pas de cinquième ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: מַקְדִּישׁ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, אוֹ (מכפר) [מִתְכַּפֵּר] מוֹסִיף חוֹמֶשׁ? אָמַר רָבָא: אָמַר קְרָא ״וְאִם הַמַּקְדִּישׁ יִגְאַל אֶת בֵּיתוֹ״ — מַקְדִּישׁ, וְלֹא מִתְכַּפֵּר.Rami bar 'Hama a demandé : si quelqu'un consacre son animal pour qu'il serve de sacrifice à un autre, est-ce celui qui consacre qui ajoute le cinquième en le rachetant, ou est-ce celui qui obtient l'expiation par ce sacrifice qui ajoute le cinquième ? Rava a dit : Le verset dit : « Et si celui qui a consacré rachète sa maison » (Lévitique 27, 15) : celui qui consacre ajoute le cinquième, et non celui qui obtient l'expiation.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: מַקְדִּישׁ עוֹשֶׂה תְּמוּרָה, אוֹ מִתְכַּפֵּר עוֹשֶׂה תְּמוּרָה? אָמַר רָבָא: אִם כֵּן, מָצִינוּ צִיבּוּר וְשׁוּתָּפִין עוֹשִׂין תְּמוּרָה, כְּגוֹן דְּשַׁוּוֹ שָׁלִיחַ לְאַקְדּוֹשֵׁי.Rami bar 'Hama a demandé : si quelqu'un consacre un animal pour qu'il serve de sacrifice à un autre, est-ce celui qui consacre qui fait une substitution (temoura) sur lui, ou est-ce celui qui obtient l'expiation qui fait une substitution ? Rava a dit : S'il en était ainsi (que celui qui consacre peut substituer), nous trouverions un cas où la communauté et des associés font une substitution sur leur animal consacré : par exemple lorsqu'ils ont désigné un émissaire pour consacrer l'animal pour eux. Or la Michna (13a) enseigne que la communauté et les associés ne font pas de substitution.
- וְעוֹד, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַב הוּנָא: תָּנָא ״קׇרְבָּנוֹ לַה׳ עַל נִזְרוֹ מִלְּבַד אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ״, וְכִי נָזִיר נִידּוֹן בְּהֶשֵּׂג יָד? הָא כֵּיצַד? ״קׇרְבָּנוֹ לַה׳ עַל נִזְרוֹ״ — שֶׁהִפְרִישׁ מִשֶּׁלּוֹ, ״מִלְּבַד אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ״ — שֶׁהִפְרִישׁוּ לוֹ אֲחֵרִים.Et de plus, Rav Na'hman a dit au nom de Rav Houna : il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Telle est la loi du nazir qui fait vœu, son offrande à Hachem pour son naziréat, outre ce que sa main pourra atteindre » (Nombres 6, 21). Mais un nazir est-il jugé selon ce que sa main peut atteindre (selon ses moyens) ? Ses sacrifices sont fixés par la Torah ! Comment comprendre cela ? « Son offrande à Hachem pour son naziréat » : qu'il a mise à part de ses propres biens ; « outre ce que sa main pourra atteindre » : que d'autres ont mise à part pour lui.
- לְמַאי הִילְכְתָא? אִילֵּימָא לְעִנְיַן כַּפָּרָה — פְּשִׁיטָא דְּמִכַּפַּר לֵיהּ! אֶלָּא לְעִנְיַן תְּמוּרָה, וְהָכִי קָאָמַר: אַף כְּשֶׁהִפְרִישׁוּ לוֹ אֲחֵרִים — עוֹשֶׂה תְּמוּרָה. שְׁמַע מִינַּהּ: בָּתַר מִתְכַּפֵּר אָזְלִינַן!Pour quelle halakha (règle) cela est-il enseigné ? Si l'on dit que c'est pour la question de l'expiation, c'est évident qu'il obtient par ce sacrifice l'expiation, puisqu'il est à lui ! Plutôt, c'est pour la question de la substitution, et voici ce qu'il veut dire : même lorsque d'autres l'ont mis à part pour lui, c'est lui qui fait la substitution. Déduis-en : nous suivons celui qui obtient l'expiation !
- לָא לְעִנְיַן תְּמוּרָה, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ מַתָּנָה דְּקָא יָהֲבִין לֵיהּ — אִי לָאו דְּרַבִּי רַחֲמָנָא ״מִלְּבַד אֲשֶׁר תַּשִּׂיג יָדוֹ״, הֲוָה אָמֵינָא גְּזֵירַת הַכָּתוּב הוּא ״קׇרְבָּנוֹ״ מִדִּידֵיהּ הוּא דְּמִכַּפַּר, מִדַּאֲחֵרִים לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Non, ce n'est pas pour la question de la substitution, mais de l'expiation. Et ce qui te pose difficulté – que c'est évident, puisque c'est un cadeau qu'on lui fait – ce ne l'est pas : si le Miséricordieux n'avait pas inclus ce cas par les mots « outre ce que sa main pourra atteindre », j'aurais dit que c'est un décret du verset (guezérat hakatouv) exprimé par « son offrande » : c'est seulement avec un sacrifice de ses propres biens qu'il obtient l'expiation, et non avec un sacrifice venant d'autres ; il nous enseigne donc qu'il obtient l'expiation même ainsi.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַקְדִּישׁ מוֹסִיף חוֹמֶשׁ, וּמִתְכַּפֵּר עוֹשֶׂה תְּמוּרָה.Qu'en est-il en conclusion ? Viens et entends une preuve : Rabbi Abbahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui consacre un animal pour l'expiation d'un autre, s'il le rachète, ajoute le cinquième ; et c'est celui qui obtient l'expiation qui fait la substitution.
- תּוֹרֵם מִשֶּׁלּוֹ עַל שֶׁל אֲחֵרִים — טוֹבַת הֲנָאָה שֶׁלּוֹ. מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״אֶת כׇּל מַעְשַׂר תְּבוּאָתְךָ... וְנָתַתָּ וְגוֹ׳״.Et Rabbi Yo'hanan poursuit : celui qui prélève la terouma (prélèvement donné au Cohen) de sa propre récolte pour la récolte d'autres – le tovat hanaa (le droit de choisir à quel Cohen la donner) est à lui. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Toute la dîme de ta récolte… et tu donneras, etc. » (Deutéronome 26, 12) : celui qui donne choisit à qui donner.
- מַתְנִי׳ אֵין מְמִירִין, לֹא אֵבָרִין בְּעוּבָּרִין, וְלֹא עוּבָּרִין בְּאֵבָרִים, וְלֹא עוּבָּרִין וְאֵבָרִים בִּשְׁלֵימִים, וְלֹא שְׁלֵימִים בָּהֶן.MICHNA (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : On ne substitue ni des membres d'un animal profane à des fœtus consacrés, ni des fœtus à des membres, ni des fœtus et des membres à des animaux entiers, ni des animaux entiers à ceux-ci.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מְמִירִין אֵבָרִים בִּשְׁלֵימִים, אֲבָל לֹא שְׁלֵימִים בָּהֶן. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: וַהֲלֹא בְּמוּקְדָּשִׁין, הָאוֹמֵר ״רַגְלָהּ שֶׁל זוֹ עוֹלָה״ — כּוּלָּהּ עוֹלָה, אַף כְּשֶׁיֹּאמַר ״רַגְלָהּ שֶׁל זוֹ תַּחַת זוֹ״ תְּהֵא כּוּלָּהּ תְּמוּרָה תַּחְתֶּיהָ.Rabbi Yossé dit : On substitue des membres à des animaux entiers consacrés, mais pas des animaux entiers à ceux-ci (à des membres consacrés). Rabbi Yossé a dit : N'est-il pas vrai que pour les animaux consacrés, celui qui dit : « La patte de celui-ci est une ola », il est tout entier une ola ? De même, lorsqu'il dira : « La patte de celui-ci est à la place de celui-là », qu'il soit tout entier une temoura à sa place !
- גְּמָ׳ אִתְּמַר, בַּר פְּדָא אָמַר: אֵין קְדוּשָּׁה חָלָה עַל עוּבָּרִין, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: קְדוּשָּׁה חָלָה עַל עוּבָּרִין. וְאַזְדָּא רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִקְדִּישׁ חַטָּאת מְעוּבֶּרֶת וְיָלְדָה — רָצָה בָּהּ מִתְכַּפֵּר, רָצָה בִּוְולָדָהּ מִתְכַּפֵּר.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Il a été dit (par les Amoraïm) : Bar Pada a dit : La sainteté ne s'applique pas aux fœtus ; Rabbi Yo'hanan a dit : La sainteté s'applique aux fœtus. Et Rabbi Yo'hanan suit en cela son raisonnement, car Rabbi Yo'hanan a dit : si quelqu'un a consacré comme 'hatat (sacrifice expiatoire) une bête pleine, et qu'elle a mis bas : s'il le veut, il obtient l'expiation par elle, et le petit paîtra jusqu'à ce qu'il ait un défaut ; s'il le veut, il obtient l'expiation par son petit, et la mère paîtra jusqu'à ce qu'elle ait un défaut.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָךְ קַמַּיְיתָא — הָתָם הוּא דְּאַקְדְּשֵׁיהּEt les deux enseignements de Rabbi Yo'hanan sont nécessaires : car s'il nous avait appris seulement ce premier cas (consacrer un fœtus seul), j'aurais dit que c'est là seulement que le fœtus est saint, parce qu'il l'a consacré
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