Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַנּוֹדֵר עַד הַגְּשָׁמִים — מִשֶּׁיֵּרְדוּ גְּשָׁמִים עַד שֶׁתֵּרֵד רְבִיעָה שְׁנִיָּה.Celui qui fait un vœu de s'interdire une chose « jusqu'aux pluies » : son vœu vaut depuis que les pluies sont tombées jusqu'à ce que tombe la deuxième revi'a (pluie fécondante de la saison), car c'est alors qu'on parle couramment de « pluies ».
- רַב זְבִיד אָמַר: לְזֵיתִים. דִּתְנַן: מֵאֵימָתַי כׇּל אָדָם מוּתָּרִין בְּלֶקֶט בְּשִׁכְחָה וּבְפֵאָה — מִשֶּׁיֵּלְכוּ הַנָּמוֹשׁוֹת. בְּפֶרֶט וּבְעוֹלֵלוֹת — מִשֶּׁיֵּלְכוּ עֲנִיִּים בַּכֶּרֶם וְיָבוֹאוּ. בְּזֵיתִים — מִשֶּׁתֵּרֵד רְבִיעָה שְׁנִיָּה.Rav Zevid a dit : la deuxième revi'a compte aussi pour les olives, comme nous avons appris dans une Michna : à partir de quand tout homme, même riche, a-t-il le droit de prendre le glanage, la gerbe oubliée et le coin du champ (péa), réservés aux pauvres ? Dès que sont passés les namochot, les derniers pauvres à parcourir le champ. Et les grains tombés et les grappillons de la vigne ? Dès que les pauvres sont allés dans la vigne et sont revenus une seconde fois. Et les olives ? Dès que tombe la deuxième revi'a.
- מַאי ״נָמוֹשׁוֹת״? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: סָבֵי דְּאָזְלִי אַתִּיגְרָא. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לָקוֹטֵי בָּתַר לָקוֹטֵי.Que signifie namochot ? Rabbi Yo'hanan a dit : ce sont des vieillards qui marchent avec un bâton ; allant lentement, ils voient tout ce qui reste. Rech Lakich a dit : ce sont des glaneurs qui viennent après les glaneurs, après lesquels les autres pauvres cessent de glaner.
- רַב פָּפָּא אָמַר: כְּדֵי לְהַלֵּךְ בִּשְׁבִילֵי הָרְשׁוּת. דְּאָמַר מָר: מְהַלְּכִין כׇּל אָדָם בִּשְׁבִילֵי הָרְשׁוּת — עַד שֶׁתֵּרֵד רְבִיעָה שְׁנִיָּה.Rav Pappa a dit : la deuxième revi'a compte aussi pour marcher sur les sentiers autorisés à travers les champs. Car le Maître a dit : tout homme peut marcher sur les sentiers autorisés jusqu'à ce que tombe la deuxième revi'a ; passé ce moment, on abîmerait les cultures.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: לְבַעֵר פֵּירוֹת שְׁבִיעִית. דִּתְנַן: עַד מָתַי נֶהֱנִין וְשׂוֹרְפִין בְּתֶבֶן וּבְקַשׁ שֶׁל שְׁבִיעִית — עַד שֶׁתֵּרֵד רְבִיעָה שְׁנִיָּה.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : elle compte aussi pour savoir quand éliminer les produits de la septième année (chemita), comme nous avons appris dans une Michna : jusqu'à quand peut-on profiter de la paille et du chaume de la septième année et les brûler ? Jusqu'à ce que tombe la deuxième revi'a.
- מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״וְלִבְהֶמְתְּךָ וְלַחַיָּה אֲשֶׁר בְּאַרְצֶךָ״, כׇּל זְמַן שֶׁחַיָּה אוֹכֶלֶת בַּשָּׂדֶה — הַאֲכֵל לִבְהֶמְתֶּךָ בַּבַּיִת. כָּלָה לַחַיָּה מִן הַשָּׂדֶה — כַּלֵּה לִבְהֶמְתְּךָ מִן הַבַּיִת.Quelle en est la raison ? Car il est écrit : « Et pour ton bétail et pour la bête sauvage qui sont dans ton pays » (Lévitique 25, 7). Tant que la bête sauvage mange d'un produit dans le champ, donne-en à manger à ton bétail à la maison ; quand il est épuisé pour la bête sauvage dans le champ, épuise-le pour ton bétail à la maison. Or après la deuxième revi'a, il ne reste plus ni paille ni chaume dans les champs.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מַאי לְשׁוֹן ״רְבִיעָה״ — דָּבָר שֶׁרוֹבֵעַ אֶת הַקַּרְקַע. כִּדְרַב יְהוּדָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: מִיטְרָא בַּעְלַהּ דְּאַרְעָא הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי כַּאֲשֶׁר יֵרֵד הַגֶּשֶׁם וְהַשֶּׁלֶג מִן הַשָּׁמַיִם וְשָׁמָּה לֹא יָשׁוּב כִּי אִם הִרְוָה אֶת הָאָרֶץ וְהוֹלִידָהּ וְהִצְמִיחָהּ״.Rabbi Abahou a dit : que signifie le terme revi'a ? C'est une chose qui féconde la terre, conformément à l'enseignement de Rav Yehouda, car Rav Yehouda a dit : la pluie est l'époux de la terre, comme il est dit : « Car, de même que descendent la pluie et la neige du ciel, et qu'elles n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, l'avoir fait enfanter et germer » (Isaïe 55, 10).
- וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: רְבִיעָה רִאשׁוֹנָה — כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד בַּקַּרְקַע טֶפַח. שְׁנִיָּה — כְּדֵי לָגוּף בָּהּ פִּי חָבִית. אָמַר רַב חִסְדָּא: גְּשָׁמִים שֶׁיָּרְדוּ כְּדֵי לָגוּף בָּהֶן פִּי חָבִית אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם ״וְעָצַר״.Et Rabbi Abahou a dit : pour être appelée première revi'a, la pluie doit être suffisante pour descendre dans le sol d'un téfa'h (une largeur de main). La deuxième : suffisante pour rendre la terre assez boueuse afin d'en sceller l'ouverture d'un tonneau. Rav 'Hisda a dit : des pluies tombées en quantité suffisante pour en sceller l'ouverture d'un tonneau ne relèvent pas de « Il fermera » le ciel (Deutéronome 11, 17) : cette malédiction ne s'est pas réalisée.
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא: גְּשָׁמִים שֶׁיָּרְדוּ קוֹדֶם ״וְעָצַר״, אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם ״וְעָצַר״.Et Rav 'Hisda a dit : des pluies tombées avant « Il fermera », c'est-à-dire avant l'heure de la lecture du Chema (la lecture du Chema Israël) qui contient ces mots, ne relèvent pas de « Il fermera », même si elles sont peu abondantes.
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא אֲמַרַן אֶלָּא קוֹדֶם ״וְעָצַר״ דְּאוּרְתָּא, אֲבָל קוֹדֶם ״וְעָצַר״ דְּצַפְרָא — יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם ״וְעָצַר״. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה בַּר יִצְחָק: הָנֵי עֲנָנֵי דְּצַפְרָא לֵית בְּהוּ מְשָׁשָׁא, דִּכְתִיב: ״מָה אֶעֱשֶׂה לְּךָ אֶפְרַיִם מָה אֶעֱשֶׂה לְּךָ יְהוּדָה וְחַסְדְּכֶם כַּעֲנַן בֹּקֶר וְגוֹ׳״.Abayé a dit : nous n'avons dit cela que pour des pluies tombées avant le « Il fermera » du soir, mais avant le « Il fermera » du matin, elles relèvent de « Il fermera ». Car Rav Yehouda bar Yits'hak a dit : ces nuages du matin n'ont pas de substance, comme il est écrit : « Que te ferai-je, Éphraïm ? Que te ferai-je, Yehouda ? Votre bonté est comme une nuée du matin, etc. » (Osée 6, 4).
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, וְהָא אָמְרִי אִינָשֵׁי: בְּמִפְתַּח בָּבֵי מִיטְרָא — בַּר חַמָּרָא מוּךְ שַׂקָּךְ וּגְנִי! לָא קַשְׁיָא: הָא דִּקְטִיר בְּעֵיבָא, הָא דִּקְטִיר בַּעֲנָנֵי.Rav Pappa a dit à Abayé : mais voici que les gens disent : « Quand on ouvre les portes au matin et qu'il pleut, ânier, plie ton sac et dors ! » La pluie du matin annonce donc une année bénie, où le marchand de grain n'aura rien à gagner. Ce n'est pas difficile : ceci, le dicton, vaut quand le ciel est noué de nuages épais ; cela, l'enseignement d'Abayé, quand il est noué de nuages légers.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: טָבָא לְשַׁתָּא דְּטֵבֵת אַרְמַלְתָּא. אִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא בַּיְירִי תַּרְבִּיצֵי, וְאִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא שְׁקִיל שׁוּדְפָנָא. אִינִי? וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: טָבָא לְשַׁתָּא דְּטֵבֵת מְנַוַּולְתָּא! לָא קַשְׁיָא: הָא דַּאֲתָא מִיטְרָא מֵעִיקָּרָא, הָא דְּלָא אֲתָא מִיטְרָא מֵעִיקָּרָא.Rav Yehouda a dit : heureuse l'année où Tévèt est veuf, sans pluie pour féconder la terre. Certains disent : c'est parce que les jardins ne restent pas en friche ; et certains disent : c'est parce que la rouille n'attaque pas les céréales. Est-ce vrai ? Mais Rav 'Hisda a dit : heureuse l'année où Tévèt est souillé par la boue des pluies ! Ce n'est pas difficile : ceci, quand la pluie est venue dès le début de la saison, et Tévèt n'en a plus besoin ; cela, quand la pluie n'est pas venue dès le début.
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא: גְּשָׁמִים שֶׁיָּרְדוּ עַל מִקְצָת מְדִינָה וְעַל מִקְצָת מְדִינָה לֹא יָרְדוּ — אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם ״וְעָצַר״. אִינִי? וְהָכְתִיב: ״וְגַם אָנֹכִי מָנַעְתִּי מִכֶּם אֶת הַגֶּשֶׁם בְּעוֹד שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים לַקָּצִיר וְהִמְטַרְתִּי עַל עִיר אֶחָת וְעַל עִיר אַחַת לֹא אַמְטִיר חֶלְקָה אַחַת תִּמָּטֵר וְגוֹ׳״, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שְׁתֵּיהֶן לִקְלָלָה!Et Rav 'Hisda a dit : des pluies tombées sur une partie du pays, alors que sur une autre partie du pays elles ne sont pas tombées, ne relèvent pas de « Il fermera ». Est-ce vrai ? Mais il est écrit : « Moi aussi, Je vous ai refusé la pluie, trois mois encore avant la moisson ; J'ai fait pleuvoir sur une ville, et sur une autre ville Je n'ai pas fait pleuvoir ; une parcelle a été arrosée, etc. » (Amos 4, 7), et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : toutes deux sont pour la malédiction !
- לָא קַשְׁיָא: הָא דַּאֲתָא טוּבָא, הָא דַּאֲתָא כִּדְמִבְּעֵי לֵיהּ. אָמַר רַב אָשֵׁי: דַּיְקָא נָמֵי, דִּכְתִיב: ״תִּמָּטֵר״ — תְּהֵא מְקוֹם מָטָר. שְׁמַע מִינַּהּ.Ce n'est pas difficile : ceci, le verset, quand il en vient trop ; cela, l'enseignement de Rav 'Hisda, quand il en vient autant qu'il faut. Rav Achi a dit : le texte est d'ailleurs précis, car il est écrit « sera arrosée » (timmatèr) : elle sera un lieu de pluie, inondé. Déduis-en que c'est bien cela.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מֵאֵימָתַי מְבָרְכִין עַל הַגְּשָׁמִים — מִשֶּׁיֵּצֵא חָתָן לִקְרַאת כַּלָּה.Rabbi Abahou a dit : à partir de quand récite-t-on une bénédiction sur les pluies ? Dès que le fiancé sort à la rencontre de la fiancée : lorsque la goutte qui tombe fait jaillir à sa rencontre une autre goutte.
- מַאי מְבָרֵךְ? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: ״מוֹדִים אֲנַחְנוּ לָךְ ה׳ אֱלֹהֵינוּ עַל כׇּל טִפָּה וְטִפָּה שֶׁהוֹרַדְתָּ לָנוּ״. וְרַבִּי יוֹחָנָן מְסַיֵּים בַּהּ הָכִי: ״אִילּוּ פִינוּ מָלֵא שִׁירָה כַּיָּם וּלְשׁוֹנֵנוּ רִנָּה כַּהֲמוֹן גַּלָּיו כּוּ׳״, עַד ״אַל יַעְזְבוּנוּ רַחֲמֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ וְלֹא עֲזָבוּנוּ, בָּרוּךְ רוֹב הַהוֹדָאוֹת״.Quelle bénédiction récite-t-on ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : « Nous Te rendons grâce, Hachem notre D.ieu, pour chaque goutte que Tu as fait descendre pour nous. » Et Rabbi Yo'hanan la conclut ainsi : « Si notre bouche était pleine de chant comme la mer et notre langue d'allégresse comme la multitude de ses vagues, etc. », jusqu'à : « Que Ta miséricorde ne nous abandonne pas, Hachem notre D.ieu ; elle ne nous a pas abandonnés. Béni soit Celui de la multitude des actions de grâce. »
- ״רוֹב הַהוֹדָאוֹת״ וְלֹא ״כׇּל הַהוֹדָאוֹת״? אָמַר רָבָא, אֵימָא: ״אֵל הַהוֹדָאוֹת״. אָמַר רַב פָּפָּא: הִלְכָּךְ« La multitude des actions de grâce », et non « toutes les actions de grâce » ? Rava a dit : dis plutôt : « D.ieu des actions de grâce ». Rav Pappa a dit : c'est pourquoi,
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