Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי שְׁנָא הַלֵּל דְּדָחֵי דִּידֵיהּ, וּמַאי שְׁנָא מוּסָף דְּלָא דָּחֵי דִּידֵיהּ?En quoi le Hallel (louanges récitées les jours de fête) est-il différent, pour qu'il repousse le sien – le ma'amad (assemblée de non-Cohanim qui accompagnait les sacrifices par la prière et la lecture de la Torah) de son propre office, celui du matin – et en quoi le moussaf (sacrifice supplémentaire) est-il différent, pour qu'il ne repousse pas le sien, mais seulement celui de l'après-midi ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי: הַשְׁתָּא דְּלָאו דִּידֵיהּ דָּחֵי — דִּידֵיהּ לָא כׇּל שֶׁכֵּן? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי קָאָמֵינָא לָךְ: לָא לִידְחֵי אֶלָּא דִּידֵיהּ!Rav Achi lui a dit : Maintenant que le moussaf repousse un ma'amad qui n'est pas le sien, celui de Min'ha (office de l'après-midi), le sien ne le repousserait-il pas à plus forte raison ? Rav 'Hisda lui a dit : Voici ce que je te dis : au contraire, qu'il ne repousse que le sien !
- אֲמַר לֵיהּ: אִיכָּא רַבִּי יוֹסֵי דְּקָאֵי כְּווֹתָךְ. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל יוֹם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מוּסָף יֵשׁ בּוֹ מַעֲמָד. מַעֲמָד דְּמַאי? אִילֵימָא מַעֲמָד דְּשַׁחֲרִית, הָא תַּנָּא קַמָּא נָמֵי הָכִי קָאָמַר! אֶלָּא מַעֲמָד דְּמוּסָף — דִּידֵיהּ נָמֵי לָא דָּחֵי?!Rav Achi lui a dit : Il y a Rabbi Yossé qui se tient selon toi, c'est-à-dire qui partage ton avis, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé dit : Tout jour où il y a un moussaf, il y a un ma'amad. La Guemara précise : Le ma'amad de quoi ? Si l'on dit qu'il s'agit du ma'amad du matin, voici que le premier Tanna a dit cela lui aussi ! Mais s'il s'agit du ma'amad du moussaf, le moussaf ne repousserait-il pas non plus le sien ?!
- אֶלָּא דְּמִנְחָה — קׇרְבַּן עֵצִים דָּחֵי! אֶלָּא לָאו, דִּנְעִילָה. שְׁמַע מִינַּהּ: דִּידֵיהּ דָּחֵי, דְּלָאו דִּידֵיהּ — לָא דָּחֵי. שְׁמַע מִינַּהּ.Mais s'il s'agit de celui de Min'ha, voici que même le sacrifice du bois le repousse ! À plus forte raison le moussaf le repousse-t-il. N'est-ce donc pas qu'il s'agit de celui de Ne'ila (office de clôture) ? Déduis-en que le moussaf repousse le sien, mais que celui qui n'est pas le sien, il ne le repousse pas. Déduis-en effectivement.
- וְלִיתְנֵי נָמֵי: בְּאֶחָד בְּנִיסָן לֹא הָיָה בּוֹ מַעֲמָד מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בּוֹ הַלֵּל וְקׇרְבַּן מוּסַף וְקׇרְבַּן עֵצִים! אָמַר רָבָא: זֹאת אוֹמֶרֶת הַלֵּילָא דִּבְרֵישׁ יַרְחָא לָאו דְּאוֹרָיְיתָא.La Guemara demande : Et que la Michna enseigne aussi : Le premier Nissan, il n'y avait pas de ma'amad, parce qu'il y a ce jour-là le Hallel, le sacrifice de moussaf et le sacrifice du bois ! Pourquoi ce cas n'est-il pas mentionné ? Rava a dit : Cela revient à dire que le Hallel du début du mois n'est pas de la Torah, mais une simple coutume ; il ne repousse donc pas le ma'amad.
- דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: שְׁמוֹנָה עָשָׂר יוֹם בַּשָּׁנָה יָחִיד גּוֹמֵר בָּהֶן אֶת הַהַלֵּל, וְאֵלּוּ הֵן: שְׁמוֹנַת יְמֵי הֶחָג, וּשְׁמוֹנַת יְמֵי חֲנוּכָּה, וְיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח, וְיוֹם טוֹב שֶׁל עֲצֶרֶת. וּבַגּוֹלָה, עֶשְׂרִים וְאֶחָד יוֹם, וְאֵלּוּ הֵן: תִּשְׁעַת יְמֵי הַחַג, וּשְׁמוֹנַת יְמֵי חֲנוּכָּה, וּשְׁנֵי יָמִים הָרִאשׁוֹנִים שֶׁל פֶּסַח, וּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל עֲצֶרֶת.Car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yehotsadak : Dix-huit jours par an, l'individu achève la récitation complète du Hallel, et les voici : les huit jours de la fête de Souccot, Chemini Atséret compris, les huit jours de 'Hanouka, le premier jour de fête de Pessa'h et le jour de fête d'Atséret (Chavouot). Et en exil, où l'on ajoute un jour à chaque fête à cause du doute sur la date, ils sont vingt et un jours, et les voici : les neuf jours de la fête de Souccot, les huit jours de 'Hanouka, les deux premiers jours de Pessa'h et les deux jours de fête d'Atséret.
- רַב אִיקְּלַע לְבָבֶל, חֲזָנְהוּ דְּקָא קָרוּ הַלֵּילָא בְּרֵישׁ יַרְחָא, סְבַר לְאַפְסוֹקִינְהוּ. כֵּיוָן דַּחֲזָא דְּקָא מְדַלְּגִי דַּלּוֹגֵי, אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ מִנְהַג אֲבוֹתֵיהֶם בִּידֵיהֶם. תָּנָא: יָחִיד לֹא יַתְחִיל, וְאִם הִתְחִיל גּוֹמֵר.Rav arriva à Bavel. Il les vit réciter le Hallel au début du mois, et, ignorant cet usage, il pensa les interrompre. Lorsqu'il vit qu'ils en sautaient des passages, il dit : Déduis-en que c'est une coutume de leurs pères qu'ils ont en main, et qu'ils savent qu'il ne s'agit pas d'une obligation. Il a été enseigné : L'individu ne doit pas commencer le Hallel du début du mois, mais s'il a commencé, il achève.
- חֲמִשָּׁה דְּבָרִים אֵירְעוּ אֶת אֲבוֹתֵינוּ בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בְּתַמּוּז וְכוּ׳. נִשְׁתַּבְּרוּ הַלּוּחוֹת, מְנָלַן? דְּתַנְיָא: בְּשִׁשָּׁה לַחֹדֶשׁ נִיתְּנוּ עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת לְיִשְׂרָאֵל, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּשִׁבְעָה בּוֹ. מַאן דְּאָמַר בְּשִׁשָּׁה נִיתְּנוּ — בְּשִׁשָּׁה נִיתְּנוּ, וּבְשִׁבְעָה עָלָה מֹשֶׁה.La Michna enseigne : Cinq choses sont arrivées à nos pères le dix-sept Tammouz, etc. La première : les Tables se brisèrent. D'où le savons-nous ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Le six du mois de Sivan, les Dix Paroles furent données à Israël. Rabbi Yossé dit : Le sept de ce mois. La Guemara explique : Celui qui a dit qu'elles furent données le six soutient qu'elles furent données le six, et que le sept Moché monta sur le mont Sinaï.
- מַאן דְּאָמַר בְּשִׁבְעָה — בְּשִׁבְעָה נִיתְּנוּ, וּבְשִׁבְעָה עָלָה מֹשֶׁה, דִּכְתִיב: ״וַיִּקְרָא אֶל מֹשֶׁה בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי״, וּכְתִיב: ״וַיָּבֹא מֹשֶׁה בְּתוֹךְ הֶעָנָן וַיַּעַל אֶל הָהָר וַיְהִי מֹשֶׁה בָּהָר אַרְבָּעִים יוֹם וְאַרְבָּעִים לָיְלָה״. עֶשְׂרִים וְאַרְבְּעָה דְּסִיוָן, וְשִׁיתְּסַר דְּתַמּוּז, מְלוֹ לְהוּ אַרְבְּעִין.Celui qui a dit qu'elles furent données le sept soutient qu'elles furent données le sept, et que le sept Moché monta, comme il est écrit : « Il appela Moché le septième jour » (Exode 24, 16), et il est écrit : « Moché entra au milieu de la nuée et monta sur la montagne, et Moché fut sur la montagne quarante jours et quarante nuits » (Exode 24, 18). Voici le calcul : vingt-quatre jours de Sivan et seize de Tammouz, cela leur fait quarante au complet.
- בְּשִׁיבְסַר בְּתַמּוּז נְחֵית, אֲתָא וְתַבְרִינְהוּ לְלוּחוֹת, וּכְתִיב: ״וַיְהִי כַּאֲשֶׁר קָרַב אֶל הַמַּחֲנֶה וַיַּרְא אֶת הָעֵגֶל וַיַּשְׁלֵךְ מִיָּדָיו אֶת הַלֻּחוֹת וַיְשַׁבֵּר אֹתָם תַּחַת הָהָר״.Le dix-sept Tammouz, il descendit, vint et les brisa, les Tables, et il est écrit : « Il arriva, lorsqu'il s'approcha du camp, il vit le veau et les danses, et la colère de Moché s'enflamma, il jeta de ses mains les Tables et les brisa au pied de la montagne » (Exode 32, 19). Elles furent donc brisées dès sa descente, le dix-sept Tammouz.
- בָּטַל הַתָּמִיד — גְּמָרָא.La Michna enseigne que ce même jour le Tamid (sacrifice perpétuel quotidien) fut supprimé. La Guemara explique : c'est une tradition reçue.
- הוּבְקְעָה הָעִיר. בְּשִׁבְעָה עָשָׂר? וְהָכְתִיב: ״בַּחֹדֶשׁ הָרְבִיעִי בְּתִשְׁעָה לַחֹדֶשׁ וַיֶּחֱזַק הָרָעָב בָּעִיר״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״וַתִּבָּקַע הָעִיר וְגוֹ׳״!La Michna enseigne encore : La ville fut percée. La Guemara demande : Le dix-sept Tammouz ? Mais voici qu'il est écrit : « Au quatrième mois, le neuf du mois, la famine s'aggrava dans la ville » (Jérémie 52, 6), et il est écrit après cela : « Et la ville fut percée, etc. » (Jérémie 52, 7) ! La brèche date donc du neuf.
- אָמַר רָבָא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בָּרִאשׁוֹנָה, כָּאן — בַּשְּׁנִיָּה. דְּתַנְיָא: בָּרִאשׁוֹנָה הוּבְקְעָה הָעִיר בְּתִשְׁעָה בְּתַמּוּז, בַּשְּׁנִיָּה בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בּוֹ.Rava a dit : Ce n'est pas difficile : ici, dans le verset, il s'agit de la première destruction ; là, dans la Michna, de la seconde, comme il a été enseigné dans une baraïta : À la première destruction, la ville fut percée le neuf Tammouz ; à la seconde, le dix-sept de ce mois.
- שָׂרַף אַפּוֹסְטְמוֹס אֶת הַתּוֹרָה — גְּמָרָא.La Michna enseigne encore : Apostomos brûla la Torah. La Guemara explique : c'est une tradition reçue.
- הֶעֱמִיד צֶלֶם בַּהֵיכׇל, מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וּמֵעֵת הוּסַר הַתָּמִיד וְלָתֵת שִׁקּוּץ שֹׁמֵם״.Il plaça une idole dans le Sanctuaire. D'où le savons-nous ? Car il est écrit : « Et depuis le moment où le Tamid aura été ôté et où l'on aura placé l'abomination dévastatrice » (Daniel 12, 11). L'idole fut donc placée le jour même où le Tamid cessa.
- וְחַד הֲוָה? וְהָכְתִיב: ״וְעַל כְּנַף שִׁקּוּצִים מְשֹׁמֵם״! אָמַר רָבָא: תְּרֵי הֲווֹ, וּנְפַל חַד עַל חַבְרֵיהּ וְתַבְרֵיהּ (לֵיהּ) לִידֵיהּ, וְאִשְׁתְּכַח דַּהֲוָה כְּתִיב:La Guemara demande : Et n'y en avait-il qu'une ? Mais voici qu'il est écrit : « Et sur l'aile des abominations, le dévastateur » (Daniel 9, 27), au pluriel ! Rava a dit : Il y en avait deux, mais l'une tomba sur l'autre et lui brisa la main ; aussi la Michna ne compte-t-elle que celle qui resta entière. Et il se trouva qu'il était écrit sur celle-ci :
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