Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּימֵי רַבִּי חֲלַפְתָּא וְרַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן תְּרַדְיוֹן שֶׁעָבַר אֶחָד לִפְנֵי הַתֵּיבָה וְגָמַר אֶת הַבְּרָכָה כּוּלָּהּ, וְלֹא עָנוּ אַחֲרָיו אָמֵן. תִּקְעוּ הַכֹּהֲנִים תִּקְעוּ! מִי שֶׁעָנָה אֶת אַבְרָהָם אָבִינוּ בְּהַר הַמּוֹרִיָּה, הוּא יַעֲנֶה אֶתְכֶם וְיִשְׁמַע בְּקוֹל צַעֲקַתְכֶם הַיּוֹם הַזֶּה. הָרִיעוּ בְּנֵי אַהֲרֹן הָרִיעוּ! מִי שֶׁעָנָה אֶת אֲבוֹתֵינוּ עַל יַם סוּף, הוּא יַעֲנֶה אֶתְכֶם וְיִשְׁמַע בְּקוֹל צַעֲקַתְכֶם הַיּוֹם הַזֶּה.aux jours de Rabbi 'Halafta et de Rabbi 'Hananya ben Teradyon, que quelqu'un passa devant l'arche comme officiant et acheva la bénédiction en entier, mais ils ne répondirent pas Amen après lui. Le bedeau proclama alors : « Sonnez, Cohanim (prêtres), sonnez ! » L'officiant reprit : « Celui qui a répondu à Avraham notre père sur le mont Moria, Lui vous répondra et écoutera la voix de votre cri en ce jour. » Le bedeau proclama : « Faites retentir la terouá, fils d'Aharon, faites-la retentir ! » L'officiant reprit : « Celui qui a répondu à nos pères à la mer des Joncs, Lui vous répondra et écoutera la voix de votre cri en ce jour. »
- וּכְשֶׁבָּא דָּבָר אֵצֶל חֲכָמִים, אָמְרוּ: לֹא הָיִינוּ נוֹהֲגִין כֵּן, אֶלָּא בְּשַׁעַר מִזְרָח וּבְהַר הַבַּיִת.Et lorsque l'affaire parvint aux Sages, ils dirent : Nous n'agissions ainsi qu'à la porte orientale et sur le mont du Temple.
- שָׁלֹשׁ תַּעֲנִיּוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת — אַנְשֵׁי מִשְׁמָר מִתְעַנִּין וְלֹא מַשְׁלִימִין, וְאַנְשֵׁי בֵּית אָב לֹא הָיוּ מִתְעַנִּין כְּלָל. שָׁלֹשׁ שְׁנִיּוֹת — אַנְשֵׁי מִשְׁמָר מִתְעַנִּין וּמַשְׁלִימִין, וְאַנְשֵׁי בֵּית אָב מִתְעַנִּין וְלֹא מַשְׁלִימִין. שֶׁבַע אַחֲרוֹנוֹת — אֵלּוּ וָאֵלּוּ מִתְעַנִּין וּמַשְׁלִימִין, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Aux trois premiers jeûnes, les hommes du michmar (la garde sacerdotale de service cette semaine-là) jeûnent mais ne terminent pas le jeûne, et les hommes du beit av (la famille sacerdotale de service ce jour-là) ne jeûnaient pas du tout. Aux trois suivants, les hommes du michmar jeûnent et terminent, et les hommes du beit av jeûnent mais ne terminent pas. Aux sept derniers, les uns et les autres jeûnent et terminent. Telles sont les paroles de Rabbi Yehochoua.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: שָׁלֹשׁ תַּעֲנִיּוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת — אֵלּוּ וָאֵלּוּ לֹא הָיוּ מִתְעַנִּין כְּלָל. שָׁלֹשׁ שְׁנִיּוֹת — אַנְשֵׁי מִשְׁמָר מִתְעַנִּין וְלֹא מַשְׁלִימִין, וְאַנְשֵׁי בֵּית אָב לֹא הָיוּ מִתְעַנִּין כְּלָל, שֶׁבַע אַחֲרוֹנוֹת — אַנְשֵׁי מִשְׁמָר מִתְעַנִּין וּמַשְׁלִימִין, וְאַנְשֵׁי בֵּית אָב מִתְעַנִּין וְלֹא מַשְׁלִימִין.Et les Sages disent : Aux trois premiers jeûnes, les uns et les autres ne jeûnaient pas du tout. Aux trois suivants, les hommes du michmar jeûnent mais ne terminent pas, et les hommes du beit av ne jeûnaient pas du tout. Aux sept derniers, les hommes du michmar jeûnent et terminent, et les hommes du beit av jeûnent mais ne terminent pas.
- אַנְשֵׁי מִשְׁמָר — מוּתָּרִין לִשְׁתּוֹת יַיִן בַּלֵּילוֹת, אֲבָל לֹא בַּיָּמִים, וְאַנְשֵׁי בֵּית אָב — לֹא בַּיּוֹם וְלֹא בַּלַּיְלָה. אַנְשֵׁי מִשְׁמָר וְאַנְשֵׁי מַעֲמָד — אֲסוּרִין מִלְּסַפֵּר וּמִלְּכַבֵּס. וּבַחֲמִישִׁי מוּתָּרִין, מִפְּנֵי כְּבוֹד הַשַּׁבָּת.Les hommes du michmar ont le droit de boire du vin les nuits, mais pas les jours, car ils pourraient être appelés à aider au service. Et les hommes du beit av, ni le jour ni la nuit, car leur service se poursuit la nuit. Les hommes du michmar et les hommes du maamad (délégation qui se tient auprès des sacrifices) n'ont pas le droit de se couper les cheveux ni de laver leurs vêtements durant leur semaine ; mais le jeudi, cela leur est permis, par égard pour le Chabbat.
- כׇּל הַכָּתוּב בִּמְגִלַּת תַּעֲנִית ״דְּלָא לְמִסְפַּד״ — לְפָנָיו אָסוּר, לְאַחֲרָיו — מוּתָּר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו אָסוּר.Tout jour au sujet duquel il est écrit dans la Méguilat Taanit (rouleau des jours de fête) : « de ne pas prononcer d'oraison funèbre », la veille est interdite, le lendemain est permis. Rabbi Yossé dit : la veille et le lendemain sont interdits.
- ״דְּלָא לְהִתְעַנָּאָה״ — לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו מוּתָּר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לְפָנָיו אָסוּר, לְאַחֲרָיו מוּתָּר.Au sujet duquel il est écrit seulement : « de ne pas jeûner », la veille et le lendemain sont permis. Rabbi Yossé dit : la veille est interdite, le lendemain est permis.
- אֵין גּוֹזְרִין תַּעֲנִית עַל הַצִּבּוּר בַּתְּחִילָּה בַּחֲמִישִׁי, שֶׁלֹּא לְהַפְקִיעַ הַשְּׁעָרִים. אֶלָּא שָׁלֹשׁ תַּעֲנִיּוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת: שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי וְשֵׁנִי, וְשָׁלֹשׁ שְׁנִיּוֹת: חֲמִישִׁי שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁאֵין הָרִאשׁוֹנוֹת בַּחֲמִישִׁי, כָּךְ לֹא שְׁנִיּוֹת וְלֹא אַחֲרוֹנוֹת.On ne décrète pas de jeûne sur la communauté en commençant un jeudi, afin de ne pas faire monter les prix : le vendredi, tous achèteraient de quoi manger, et les marchands en profiteraient. Mais les trois premiers jeûnes sont lundi, jeudi et lundi, et les trois suivants, jeudi, lundi et jeudi. Rabbi Yossé dit : De même que les premiers ne commencent pas un jeudi, de même ni les seconds ni les derniers.
- אֵין גּוֹזְרִין תַּעֲנִית עַל הַצִּבּוּר בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים, בַּחֲנוּכָּה, וּבְפוּרִים. וְאִם הִתְחִילוּ — אֵין מַפְסִיקִין, דִּבְרֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל. אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אַף עַל פִּי שֶׁאָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל אֵין מַפְסִיקִין, מוֹדֶה הָיָה שֶׁאֵין מַשְׁלִימִין. וְכֵן תִּשְׁעָה בְּאָב שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּעֶרֶב שַׁבָּת.On ne décrète pas de jeûne sur la communauté aux néoménies, à 'Hanouka et à Pourim. Et si l'on a commencé une série de jeûnes qui tombe sur l'un de ces jours, on n'interrompt pas. Telles sont les paroles de Rabban Gamliel. Rabbi Méïr a dit : Bien que Rabban Gamliel ait dit qu'on n'interrompt pas, il reconnaissait qu'on ne termine pas le jeûne. Et de même pour le 9 Av qui tombe la veille de Chabbat.
- גְּמָ׳ סֵדֶר תַּעֲנִיּוֹת כֵּיצַד? מוֹצִיאִין אֶת הַתֵּיבָה כּוּ׳. וַאֲפִילּוּ בְּקַמַּיְיתָא? וּרְמִינְהוּ: שָׁלֹשׁ תַּעֲנִיּוֹת רִאשׁוֹנוֹת וּשְׁנִיּוֹת נִכְנָסִים לְבֵית הַכְּנֶסֶת, וּמִתְפַּלְּלִין כְּדֶרֶךְ שֶׁמִּתְפַּלְּלִין כׇּל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּGuemara : « Quel est l'ordre des jeûnes ? On sort l'arche, etc. » Et même aux premiers ? Et on a opposé à cela une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : aux trois jeûnes premiers et suivants, on entre à la synagogue et l'on prie de la manière dont on prie toute l'année.
- וּבְשֶׁבַע אַחֲרוֹנוֹת מוֹצִיאִין אֶת הַתֵּיבָה לִרְחוֹבָהּ שֶׁל עִיר, וְנוֹתְנִין אֵפֶר עַל גַּבֵּי הַתֵּיבָה, וּבְרֹאשׁ הַנָּשִׂיא, וּבְרֹאשׁ אַב בֵּית דִּין, וְכׇל אֶחָד וְאֶחָד נוֹטֵל וְנוֹתֵן בְּרֹאשׁוֹ. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אֵפֶר מִקְלֶה הֵן מְבִיאִין! אָמַר רַב פָּפָּא: כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין — אַשֶּׁבַע אַחֲרוֹנוֹת תְּנַן.Et aux sept derniers, on sort l'arche sur la place de la ville, l'on met de la cendre sur l'arche, sur la tête du Nassi et sur la tête de l'Av Beit Din, et chacun en prend et en met sur sa tête. Rabbi Natan dit : C'est de la cendre brûlée qu'ils apportent ! Cette baraïta montre que tout le rituel n'a lieu qu'aux derniers jeûnes. Rav Pappa a dit : Lorsque nous avons appris notre Michna, c'est aussi au sujet des sept derniers que nous l'avons apprise.
- וּבְרֹאשׁ הַנָּשִׂיא, וַהֲדַר תָּנֵי כׇּל אֶחָד וְאֶחָד נוֹתֵן בְּרֹאשׁוֹ. אִינִי?! וְהָתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: בִּגְדוּלָּה מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל, וּבִקְלָלָה מַתְחִילִין מִן הַקָּטָן.La Michna a dit : « sur la tête du Nassi », et ensuite elle enseigne : « chacun en met sur sa tête ». Est-ce vrai ? Il a pourtant été enseigné : Rabbi dit : Pour une marque de grandeur, on commence par le plus grand, et pour une malédiction, on commence par le plus petit.
- בִּגְדוּלָּה מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל אַהֲרֹן וּלְאֶלְעָזָר וּלְאִיתָמָר״. וּבִקְלָלָה מַתְחִילִין מִן הַקָּטָן — שֶׁבַּתְּחִלָּה נִתְקַלֵּל נָחָשׁ, וְאַחַר כָּךְ נִתְקַלְּלָה חַוָּה, וְאַחַר כָּךְ נִתְקַלֵּל אָדָם!Pour une marque de grandeur, on commence par le plus grand, comme il est dit : « Moché dit à Aharon, à Elazar et à Itamar » (Lévitique 10, 6). Et pour une malédiction, on commence par le plus petit : car d'abord le serpent fut maudit, ensuite 'Hava fut maudite, et ensuite Adam fut maudit ! Pourquoi donc commence-t-on ici par les dirigeants ?
- הָא חֲשִׁיבוּתָא לְדִידְהוּ, דְּאָמְרִי לְהוּ: אַתּוּן חֲשִׁיבִיתוּ לְמִיבְעֵי עֲלַן רַחֲמֵי אַכּוּלֵּי עָלְמָא.La Guemara répond : Cela est une marque d'importance pour eux, car on leur dit : Vous êtes dignes d'implorer pour nous la miséricorde en faveur de tout le monde.
- כׇּל אֶחָד וְאֶחָד נוֹתֵן בְּרֹאשׁוֹ. נָשִׂיא וְאַב בֵּית דִּין נָמֵי נִשְׁקְלוּ אִינְהוּ וְנַינְּחוּ בְּרֵאשַׁיְיהוּ, מַאי שְׁנָא דְּשָׁקֵיל אִינִישׁ אַחֲרִינָא וּמַנַּח לְהוּ? אָמַר רַבִּי אַבָּא דְּמִן קֵסָרִי: אֵינוֹ דּוֹמֶה מִתְבַּיֵּישׁ מֵעַצְמוֹLa Michna a dit : « Chacun en met sur sa tête. » Que le Nassi et l'Av Beit Din aussi en prennent eux-mêmes et en mettent sur leur tête ! En quoi diffèrent-ils, pour qu'une autre personne en prenne et leur en mette ? Rabbi Abba de Kessari a dit : On ne peut comparer celui qui s'humilie lui-même
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.