Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין הַבּוֹגֶרֶת רַשָּׁאָה לְנַוֵּול אֶת עַצְמָהּ בִּימֵי אֵבֶל אָבִיהָ. הָא נַעֲרָה — רַשָּׁאָה.La bogérèt (jeune femme pleinement adulte, en âge de se marier) n'a pas le droit de se négliger pendant les jours de deuil de son père, afin que l'on recherche sa main. Mais la naara (jeune fille de douze à douze ans et demi) en a le droit.
- מַאי לָאו בִּרְחִיצָה, וּבְמַאי? אִילֵימָא בְּחַמִּין, אֵין הַבּוֹגֶרֶת רַשָּׁאָה?! וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: אָבֵל אָסוּר לְהוֹשִׁיט אֶצְבָּעוֹ בְּחַמִּין! אֶלָּא לָאו, בְּצוֹנֵן. לָא, אַכִּיחוּל וּפִירְכּוּס.N'est-ce pas qu'il s'agit du lavage ? Et avec quoi ? Si l'on dit à l'eau chaude, la bogérèt n'en aurait pas le droit, c'est-à-dire qu'elle devrait se laver à l'eau chaude ? Mais Rav 'Hisda n'a-t-il pas dit : l'endeuillé a interdiction de plonger son doigt dans l'eau chaude ! N'est-ce pas plutôt à l'eau froide ? On verrait ainsi que la naara s'abstient même de l'eau froide, et que l'eau froide est interdite à l'endeuillé. Non, il s'agit du fard et de la coiffure (pirkous).
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא הַכֹּהֵן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַכֹּהֵן: מַעֲשֶׂה וּמֵתוּ בָּנָיו שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא, וְרָחַץ בְּצוֹנֵן כׇּל שִׁבְעָה!Disons que ceci vient l'appuyer, car Rabbi Abba le Cohen a dit au nom de Rabbi Yossé le Cohen : il arriva que les fils de Rabbi Yossé bar 'Hanina moururent, et il se lava à l'eau froide durant tous les sept jours de deuil !
- אָמְרִי: הָתָם בְּשֶׁתְּכָפוּהוּ אֲבָלָיו זֶה אַחַר זֶה. דְּתַנְיָא: תְּכָפוּהוּ אֲבָלָיו זֶה אַחַר זֶה, הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — מֵיקֵל בְּתַעַר, וּמְכַבֵּס כְּסוּתוֹ בְּמַיִם. אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּתַעַר — אֲבָל לֹא בְּמִסְפָּרַיִם, בְּמַיִם — וְלֹא בְּנֶתֶר וְלֹא בְּחוֹל וְלֹא בְּאָהָל.On répond : là-bas, c'est parce que ses deuils s'étaient enchaînés l'un après l'autre. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : si ses deuils se sont enchaînés l'un après l'autre et que sa chevelure est devenue lourde, il l'allège au rasoir, et il lave son vêtement dans l'eau. Rav 'Hisda a dit : au rasoir, mais pas aux ciseaux ; dans l'eau, mais ni au natron, ni au sable, ni à l'ahal (plante servant à laver).
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: אָבֵל אָסוּר בְּצוֹנֵן כׇּל שִׁבְעָה. מַאי שְׁנָא מִבָּשָׂר וְיַיִן? הָתָם לְפַכּוֹחֵי פַּחְדֵּיהּ הוּא דְּעָבֵיד.Certains disent une autre version : Rava a dit : l'endeuillé est interdit d'eau froide durant tous les sept jours. En quoi est-ce différent de la viande et du vin, qui lui sont permis ? Là-bas, c'est pour dissiper son angoisse qu'il le fait.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: אֵין הַבּוֹגֶרֶת רַשָּׁאָה לְנַוֵּול עַצְמָהּ. הָא נַעֲרָה — רַשָּׁאָה! בְּמַאי, אִילֵימָא בְּחַמִּין: אֵין הַבּוֹגֶרֶת רַשָּׁאָה?! וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: אָבֵל אָסוּר לְהוֹשִׁיט אֶצְבָּעוֹ בְּחַמִּין! אֶלָּא לָאו, בְּצוֹנֵן. לָא, אַכִּיחוּל וּפִירְכּוּס.Disons que ceci vient l'appuyer : la bogérèt n'a pas le droit de se négliger. Mais la naara en a le droit ! Avec quoi ? Si l'on dit à l'eau chaude, la bogérèt n'en aurait pas le droit ?! Mais Rav 'Hisda n'a-t-il pas dit : l'endeuillé a interdiction de plonger son doigt dans l'eau chaude ! N'est-ce pas plutôt à l'eau froide ? Non, il s'agit du fard et de la coiffure.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: זֹאת אוֹמֶרֶת, אָבֵל אָסוּר בְּתִכְבּוֹסֶת כׇּל שִׁבְעָה. וְהִלְכְתָא: אָבֵל אָסוּר לִרְחוֹץ כׇּל גּוּפוֹ בֵּין בְּחַמִּין וּבֵין בְּצוֹנֵן כׇּל שִׁבְעָה. אֲבָל פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו, בְּחַמִּין — אָסוּר, בְּצוֹנֵן — מוּתָּר. אֲבָל לָסוּךְ, אֲפִילּוּ כָּל שֶׁהוּא אָסוּר. וְאִם לְעַבֵּר אֶת הַזּוּהֲמָא — מוּתָּר.Rav 'Hisda a dit : cela nous enseigne que l'endeuillé est interdit de laver son linge durant tous les sept jours. Et la halakha (règle pratique) est : l'endeuillé a interdiction de se laver tout le corps, tant à l'eau chaude qu'à l'eau froide, durant tous les sept jours. Mais son visage, ses mains et ses pieds : à l'eau chaude, c'est interdit ; à l'eau froide, c'est permis. Mais s'enduire, même très peu, est interdit. Et si c'est pour enlever la saleté, c'est permis.
- צְלוֹתָא דְתַעֲנִיתָא הֵיכִי מַדְכְּרִינַן? אַדְבְּרֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַב יִצְחָק בְּרֵיהּ, וּדְרַשׁ: יָחִיד שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו תַּעֲנִית — מִתְפַּלֵּל שֶׁל תַּעֲנִית, וְהֵיכָן אוֹמְרָהּ — בֵּין ״גּוֹאֵל״ לְ״רוֹפֵא״.La prière du jeûne, comment la mentionne-t-on ? Rav Yehouda guida Rav Yits'hak son fils, et celui-ci enseigna : un particulier qui a pris sur lui un jeûne prie celle du jeûne. Et où la dit-il ? Entre « Celui qui rachète » et « Celui qui guérit », bénédictions de la Amida (la prière des dix-huit bénédictions).
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יִצְחָק: וְכִי יָחִיד קוֹבֵעַ בְּרָכָה לְעַצְמוֹ? אֶלָּא אָמַר רַב יִצְחָק: בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״. וְכֵן אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״.Rav Yits'hak s'y oppose : un particulier fixe-t-il donc une bénédiction pour lui-même ? Rav Yits'hak a plutôt dit : dans « Celui qui entend la prière ». Et de même Rav Chéchèt a dit : dans « Celui qui entend la prière ».
- מֵיתִיבִי: אֵין בֵּין יָחִיד לְצִבּוּר, אֶלָּא שֶׁזֶּה מִתְפַּלֵּל שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה, וְזֶה מִתְפַּלֵּל תְּשַׁע עֶשְׂרֵה. מַאי ״יָחִיד״ וּמַאי ״צִבּוּר״? אִילֵּימָא יָחִיד — מַמָּשׁ, וְצִבּוּר — שְׁלִיחַ צִבּוּר, הָנֵי תְּשַׁע עֶשְׂרֵה? עֶשְׂרִין וְאַרְבַּע הָווּ!On a objecté : il n'y a de différence entre un particulier et la communauté que celle-ci : celui-ci prie dix-huit bénédictions, et celle-là prie dix-neuf. Qu'est-ce que le « particulier » et qu'est-ce que la « communauté » ? Si l'on dit qu'un particulier est vraiment un particulier, et que la communauté est le chalia'h tsibour (officiant de la communauté), sont-ce là dix-neuf ? Ce sont vingt-quatre !
- אֶלָּא לָאו, הָכִי קָאָמַר: אֵין בֵּין יָחִיד דְּקִבֵּל עָלָיו תַּעֲנִית יָחִיד לְיָחִיד שֶׁקִּבֵּל עָלָיו תַּעֲנִית צִבּוּר, אֶלָּא שֶׁזֶּה מִתְפַּלֵּל שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה, וְזֶה מִתְפַּלֵּל תְּשַׁע עֶשְׂרֵה. שְׁמַע מִינַּהּ: יָחִיד קוֹבֵעַ בְּרָכָה לְעַצְמוֹ!N'est-ce pas plutôt que voici ce qu'il veut dire : il n'y a de différence entre un particulier qui a pris sur lui un jeûne de particulier et un particulier qui a pris sur lui un jeûne public que celle-ci : celui-ci prie dix-huit bénédictions et celui-là prie dix-neuf. Déduis-en : un particulier fixe une bénédiction pour lui-même !
- לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ שְׁלִיחַ צִבּוּר, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: שְׁלִיחַ צִבּוּר עֶשְׂרִין וְאַרְבַּע מְצַלֵּי — בְּשָׁלֹשׁ תַּעֲנִיּוֹת רִאשׁוֹנוֹת, דְּלֵיכָּא עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע.Non, en vérité je te dis : il s'agit du chalia'h tsibour. Et ce qui te pose difficulté, que le chalia'h tsibour prie vingt-quatre bénédictions, c'est pour les trois premiers jeûnes, où il n'y en a pas vingt-quatre.
- וְלָא? וְהָא ״אֵין בֵּין״ קָתָנֵי: אֵין בֵּין שָׁלֹשׁ רִאשׁוֹנוֹת לְשָׁלֹשׁ אֶמְצָעִיּוֹת, אֶלָּא שֶׁבְּאֵלּוּ מוּתָּרִין בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה, וּבְאֵלּוּ אֲסוּרִין בַּעֲשִׂיַּית מְלָאכָה. הָא לְעֶשְׂרִים וְאַרְבַּע — זֶה וָזֶה שָׁוִין!Et non ? Mais il est enseigné « il n'y a de différence » : il n'y a de différence entre les trois premiers et les trois intermédiaires que ceci : lors de ceux-ci, il est permis de faire un travail, et lors de ceux-là, il est interdit de faire un travail. Mais pour les vingt-quatre bénédictions, les uns et les autres sont égaux !
- תְּנָא וְשַׁיַּיר. מַאי שַׁיַּיר דְּהַאי שַׁיַּיר? וְתוּ: וְהָא ״אֵין בֵּין״ קָתָנֵי! אֶלָּא, תַּנָּא בְּאִיסּוּרֵי קָא מַיְירֵי, בִּתְפִלּוֹת לָא מַיְירֵי. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: בְּאֶמְצָעֲיָיתָא נָמֵי לָא מְצַלֵּי עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע.Il a enseigné et il a omis. Qu'a-t-il omis d'autre, pour qu'il ait omis ceci ? Un Tanna n'omet pas un seul cas. Et de plus : mais il est enseigné « il n'y a de différence » ! Plutôt, le Tanna parle des interdits ; il ne parle pas des prières. Et si tu veux, dis : lors des intermédiaires non plus, on ne prie pas vingt-quatre bénédictions.
- וְלָא?! וְהָתַנְיָא: אֵין בֵּין שָׁלֹשׁ שְׁנִיּוֹת לְשֶׁבַע אַחֲרוֹנוֹת, אֶלָּא שֶׁבְּאִלּוּ מַתְרִיעִין וְנוֹעֲלִין אֶת הַחֲנוּיוֹת. הָא לְכׇל דִּבְרֵיהֶן — זֶה וָזֶה שָׁוִין! וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי תְּנָא וְשַׁיַּיר — וְהָא ״אֵין בֵּין״ קָתָנֵי!Et non ?! Mais il a été enseigné : il n'y a de différence entre les trois deuxièmes et les sept derniers que ceci : lors de ceux-ci, on sonne l'alarme et on ferme les boutiques. Mais pour toutes leurs autres règles, les uns et les autres sont égaux ! Et si tu dis qu'ici aussi, il a enseigné et il a omis, mais il est enseigné « il n'y a de différence » !
- וְתִסְבְּרָא ״אֵין בֵּין״ דַּוְקָא?Et penses-tu que « il n'y a de différence » soit à prendre strictement ?
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