Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיפוֹךְ אֲנָא! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״וְאֵלַי יֵאָסְפוּ כֹּל חָרֵד בְּדִבְרֵי אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל עַל מַעַל הַגּוֹלָה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וּבְמִנְחַת הָעֶרֶב קַמְתִּי מִתַּעֲנִיתִי וָאֶפְרְשָׂה כַפַּי אֶל ה׳״.Je peux inverser ! Prions d'abord et examinons ensuite les affaires de la ville. Cela ne te vient pas à l'esprit, car il est écrit : « Et vers moi se rassemblèrent tous ceux qui tremblaient aux paroles du D.ieu d'Israël, à cause de l'infidélité des exilés, etc. » (Ezra 9, 4), et il est écrit : « Et à l'offrande du soir, je me relevai de mon jeûne, et j'étendis mes mains vers Hachem » (Ezra 9, 5). On traite donc d'abord les affaires de la communauté, et ensuite on prie.
- אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: כׇּל שֶׁהוּא מִשּׁוּם אֵבֶל, כְּגוֹן תִּשְׁעָה בְּאָב וְאָבֵל — אָסוּר בֵּין בְּחַמִּין בֵּין בְּצוֹנֵן, כׇּל שֶׁהוּא מִשּׁוּם תַּעֲנוּג, כְּגוֹן תַּעֲנִית צִבּוּר — בְּחַמִּין אָסוּר, בְּצוֹנֵן מוּתָּר.Rafram bar Pappa a dit que Rav 'Hisda a dit : tout ce qui est interdit à cause du deuil, comme Ticha BeAv (le neuf du mois d'Av) et l'endeuillé, est interdit tant à l'eau chaude qu'à l'eau froide ; tout ce qui est interdit à cause du plaisir, comme un jeûne public, est interdit à l'eau chaude et permis à l'eau froide.
- אָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: וְנוֹעֲלִין אֶת הַמֶּרְחֲצָאוֹת. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְאִי בְּצוֹנֵן אָסוּר, סוֹכְרִין אֶת הַנְּהָרוֹת מִבְּעֵי לֵיהּ לְמִיתְנֵי?!Rav Idi bar Avin a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : « et on ferme les bains », ce qui ne vise que l'eau chaude. Abayé lui dit : et si c'était interdit à l'eau froide, aurait-il fallu enseigner : « on barre les fleuves » ?! C'est impossible ; il n'y a donc là aucune preuve.
- אָמַר רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: אַבָּא הָכִי קַשְׁיָא לֵיהּ, מִכְּדִי תְּנַן: אָסוּר בִּרְחִיצָה — נוֹעֲלִין אֶת הַמֶּרְחֲצָאוֹת לְמָה לִי? אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: בְּחַמִּין אָסוּר, בְּצוֹנֵן מוּתָּר.Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : voici ce qui posait difficulté à mon père : puisque nous avons appris dans la Michna qu'on est interdit de se laver, pourquoi ai-je besoin de « on ferme les bains » ? N'est-ce pas plutôt que l'on doit en déduire : à l'eau chaude c'est interdit, à l'eau froide c'est permis ?
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: כׇּל חַיָּיבֵי טְבִילוֹת טוֹבְלִין כְּדַרְכָּן, בֵּין בְּתִשְׁעָה בְּאָב בֵּין בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים. בְּמַאי? אִילֵימָא בְּחַמִּין, טְבִילָה בְּחַמִּין מִי אִיכָּא? שְׁאוּבִין נִינְהוּ.Disons que ceci vient l'appuyer : tous ceux qui sont tenus à une immersion s'immergent à leur manière habituelle, tant à Ticha BeAv qu'à Yom Kippour. Dans quoi ? Si l'on dit dans de l'eau chaude, y a-t-il une immersion dans de l'eau chaude ? C'est de l'eau puisée !, invalide pour l'immersion.
- אֶלָּא לָאו, בְּצוֹנֵן. וְחַיָּיבֵי טְבִילוֹת — אִין, אִינִישׁ אַחֲרִינָא — לָא. אָמַר רַב חָנָא בַּר קַטִּינָא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְחַמֵּי טְבֶרְיָא.N'est-ce pas plutôt dans de l'eau froide ? Et ceux qui sont tenus à une immersion, oui, ils y ont droit, mais une autre personne, non, même à l'eau froide ! Rav 'Hana bar Ketina a dit : cet enseignement n'était nécessaire que pour les eaux chaudes de Tibériade, chaudes naturellement et non puisées.
- אִי הָכִי אֵימָא סֵיפָא: אָמַר רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים: כְּדַי הוּא בֵּית אֱלֹהֵינוּ לְאַבֵּד עָלָיו טְבִילָה פַּעַם אַחַת בַּשָּׁנָה. וְאִי אָמְרַתְּ בְּצוֹנֵן מוּתָּר — יִרְחַץ בְּצוֹנֵן! אָמַר רַב פָּפָּא: בְּאַתְרָא דְּלָא שְׁכִיחַ צוֹנֵן.Si c'est ainsi, dis la fin de cet enseignement : Rabbi 'Hanina, l'adjoint des Cohanim (prêtres), a dit : la Maison de notre D.ieu mérite que l'on perde pour elle une immersion une fois par an. Or si tu dis qu'à l'eau froide c'est permis, qu'il se lave à l'eau froide ! Il n'y aurait alors rien de perdu. Rav Pappa a dit : il s'agit d'un endroit où l'eau froide n'est pas disponible.
- תָּא שְׁמַע: כְּשֶׁאָמְרוּ ״אָסוּר בִּמְלָאכָה״ — לֹא אָמְרוּ אֶלָּא בַּיּוֹם, אֲבָל בַּלַּיְלָה — מוּתָּר. וּכְשֶׁאָמְרוּ ״אָסוּר בִּנְעִילַת הַסַּנְדָּל״ — לֹא אָמְרוּ אֶלָּא בָּעִיר, אֲבָל בַּדֶּרֶךְ — מוּתָּר. הָא כֵּיצַד? יוֹצֵא לַדֶּרֶךְ — נוֹעֵל, נִכְנָס לָעִיר — חוֹלֵץ. וּכְשֶׁאָמְרוּ ״אָסוּר בִּרְחִיצָה״ — לֹא אָמְרוּ אֶלָּא כׇּל גּוּפוֹ, אֲבָל פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו — מוּתָּר, וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא בַּמְנוּדֶּה וּבָאָבֵל.Viens et entends une preuve : quand on a dit « interdit de travail », on ne l'a dit que le jour, mais la nuit c'est permis. Et quand on a dit « interdit de porter des chaussures », on ne l'a dit qu'en ville, mais en chemin c'est permis. Comment cela ? En sortant pour le chemin, il se chausse ; en entrant en ville, il se déchausse. Et quand on a dit « interdit de se laver », on ne l'a dit que pour tout son corps, mais son visage, ses mains et ses pieds, c'est permis. Et de même, tu trouves cela pour celui qui est mis au ban et pour l'endeuillé.
- מַאי לָאו — אַכּוּלְּהוּ, וּבְמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּחַמִּין: פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו מִי שְׁרוּ? וְהָאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אָבֵל אָסוּר לְהוֹשִׁיט אֶצְבָּעוֹ בְּחַמִּין! אֶלָּא לָאו, בְּצוֹנֵן!N'est-ce pas que cela se rapporte à tout ce qui précède, y compris le lavage ? Et de quoi nous occupons-nous ? Si l'on dit de l'eau chaude, son visage, ses mains et ses pieds sont-ils permis ? Mais Rav Chéchèt n'a-t-il pas dit : l'endeuillé a interdiction de plonger son doigt dans l'eau chaude ? N'est-ce pas plutôt de l'eau froide ! Ainsi, se laver tout le corps est interdit même à l'eau froide lors d'un jeûne public.
- לָא, לְעוֹלָם בְּחַמִּין. וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ ״וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא בַּמְנוּדֶּה וּבָאָבֵל״ — אַשְּׁאָרָא קָאֵי.Non, en vérité il s'agit d'eau chaude. Et ce qui te pose difficulté, « et de même, tu trouves cela pour celui qui est mis au ban et pour l'endeuillé », cela porte sur le reste des interdits, non sur le lavage.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי אַבָּא הַכֹּהֵן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַכֹּהֵן: מַעֲשֶׂה וּמֵתוּ בָּנָיו שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי בֶּן רַבִּי חֲנִינָא, וְרָחַץ בְּצוֹנֵן כׇּל שִׁבְעָה! הָתָם כְּשֶׁתְּכָפוּהוּ אֲבָלָיו הֲוָה, דְּתַנְיָא: תְּכָפוּהוּ אֲבָלָיו זֶה אַחַר זֶה, הִכְבִּיד שְׂעָרוֹ — מֵיקֵל בְּתַעַר, וּמְכַבֵּס כְּסוּתוֹ בְּמַיִם.Viens et entends, car Rabbi Abba le Cohen a dit au nom de Rabbi Yossé le Cohen : il arriva que les fils de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, moururent, et il se lava à l'eau froide durant tous les sept jours de deuil ! Là-bas, c'était parce que ses deuils s'étaient enchaînés, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : si ses deuils se sont enchaînés l'un après l'autre et que sa chevelure est devenue lourde, il l'allège au rasoir, et il lave son vêtement dans l'eau.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּתַעַר — אֲבָל לֹא בְּמִסְפָּרַיִם, בְּמַיִם — וְלֹא בְּנֶתֶר וְלֹא בְּחוֹל.Rav 'Hisda a dit : au rasoir, mais pas aux ciseaux ; dans l'eau, mais ni au natron ni au sable.
- אָמַר רָבָא: אָבֵל מוּתָּר לִרְחוֹץ בְּצוֹנֵן כׇּל שִׁבְעָה, מִידֵּי דְּהָוֵה אַבִּשְׂרָא וְחַמְרָא. מֵיתִיבִי:Rava a dit : l'endeuillé a le droit de se laver à l'eau froide durant tous les sept jours, tout comme pour la viande et le vin, qui lui sont permis bien qu'ils procurent du plaisir. On a objecté :
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