Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּבַר תּוֹרָה, רוּבּוֹ וּמַקְפִּיד עָלָיו — חוֹצֵץ, וְשֶׁאֵינוֹ מַקְפִּיד עָלָיו — אֵינוֹ חוֹצֵץ. וְגָזְרוּ עַל רוּבּוֹ שֶׁאֵינוֹ מַקְפִּיד מִשּׁוּם רוּבּוֹ הַמַּקְפִּיד, וְעַל מִיעוּטוֹ הַמַּקְפִּיד מִשּׁוּם רוּבּוֹ הַמַּקְפִּיד.Selon la Torah – c'est-à-dire par une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï –, si une substance sur le corps de celui qui s'immerge dans un mikvé (bain rituel) en couvre la majeure partie, et qu'il s'en soucie au point de vouloir l'enlever, elle fait interposition et invalide l'immersion ; mais s'il ne s'en soucie pas, elle ne fait pas interposition. Et les Sages ont décrété l'interposition pour la majeure partie dont il ne se soucie pas, à cause de la majeure partie dont il se soucie, et pour la petite partie dont il se soucie, à cause de la majeure partie dont il se soucie.
- וְלִיגְזַר נָמֵי עַל מִיעוּטוֹ שֶׁאֵינוֹ מַקְפִּיד מִשּׁוּם מִיעוּטוֹ הַמַּקְפִּיד, אִי נָמֵי מִשּׁוּם רוּבּוֹ שֶׁאֵינוֹ מַקְפִּיד!La Guemara demande : Qu'on décrète aussi pour la petite partie dont il ne se soucie pas, à cause de la petite partie dont il se soucie, ou bien à cause de la majeure partie dont il ne se soucie pas !
- הִיא גּוּפָא גְּזֵירָה, וַאֲנַן נֵיקוּם וְנִגְזֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה?!La Guemara répond : Ces deux cas sont eux-mêmes un décret ; et nous, nous nous lèverions pour décréter un décret pour protéger un décret ?! Quoi qu'il en soit, ces détails de l'interposition ne figurent pas dans la Torah : ils relèvent d'une halakha transmise à Moché au Sinaï.
- מְחִיצִין — הָא דַּאֲמַרַן. הָנִיחָא לְרַבִּי יְהוּדָה, אֶלָּא לְרַבִּי מֵאִיר — מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Quant aux parois, dont il a été dit plus haut qu'elles relèvent d'une halakha transmise à Moché au Sinaï, c'est ce que nous avons dit : la hauteur de dix tefa'him (palmes). La Guemara demande : Cela va bien pour Rabbi Yehouda, qui ne déduit cette mesure d'aucun verset ; mais pour Rabbi Méïr, qui la déduit des versets, que peut-on dire ? Quelle est alors la halakha concernant les parois ?
- כִּי אֲתַאי הִלְכְתָא — לְגוּד, וְלָבוּד, וְדוֹפֶן עֲקוּמָּה.Lorsque la halakha est venue, c'est pour gode (le prolongement fictif d'une paroi vers le haut ou vers le bas), et lavoud (la jonction fictive de deux surfaces séparées de moins de trois tefa'him), et la paroi courbée (un skhakh invalide, jusqu'à quatre coudées, attenant à la paroi est considéré comme le prolongement recourbé de celle-ci).
- וְשֶׁאֵין לָהּ שָׁלֹשׁ דְּפָנוֹת.§ La Michna enseigne parmi les cas de soukka (cabane de la fête) invalide : Et celle qui n'a pas trois parois.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁתַּיִם כְּהִלְכָתָן, וּשְׁלִישִׁית אֲפִילּוּ טֶפַח. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ כְּהִלְכָתָן, וּרְבִיעִית אֲפִילּוּ טֶפַח.Nos Maîtres ont enseigné : Il faut deux parois réglementaires, et la troisième même d'un tefa'h. Rabbi Chimon dit : Trois réglementaires, et la quatrième même d'un tefa'h.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ אֵם לַמָּסוֹרֶת, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא.Sur quoi divergent-ils ? Les Rabbanan pensent : La tradition écrite fait autorité (yèch em lamassorèt), c'est-à-dire qu'on déduit la halakha de l'orthographe des mots ; et Rabbi Chimon pense : La lecture fait autorité (yèch em lamikra), c'est-à-dire qu'on la déduit de la prononciation des mots, même si elle s'écarte de l'orthographe.
- רַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ אֵם לַמָּסוֹרֶת, ״בְּסֻכַּת״ ״בְּסֻכַּת״ ״בַּסֻּכּוֹת״ — הֲרֵי כָּאן אַרְבַּע.Les Rabbanan pensent : La tradition écrite fait autorité ; or le mot est écrit deux fois sans vav, comme un singulier, et une fois avec vav, comme un pluriel : « bassoukat » (dans la soukka), « bassoukat », « bassoukkot » (dans les soukkot) (Lévitique 23, 42-43) : cela fait ici quatre mentions.
- דַּל חַד לְגוּפֵיהּ, פָּשׁוּ לְהוּ תְּלָתָא. שְׁתַּיִם כְּהִלְכָתָן, וַאֲתַאי הִלְכְתָא וּגְרַעְתַּהּ לִשְׁלִישִׁית וְאוֹקֵמְתַּהּ אַטֶּפַח.Retire-en une pour enseigner la mitsva de la soukka elle-même : il leur en reste trois, d'où l'exigence de trois parois : deux réglementaires, et la halakha transmise à Moché est venue réduire la troisième et l'a ramenée à un tefa'h.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא, ״בַּסֻּכּוֹת״ ״בַּסֻּכּוֹת״ ״בַּסֻּכּוֹת״ — הֲרֵי כָּאן שֵׁשׁ, דַּל חַד קְרָא לְגוּפֵיהּ, פָּשׁוּ לְהוּ אַרְבַּע. שָׁלֹשׁ כְּהִלְכָתָן, אֲתַאי הִלְכְתָא וּגְרַעְתַּהּ לִרְבִיעִית וְאוֹקֵמְתַּהּ אַטֶּפַח.Rabbi Chimon pense : La lecture fait autorité ; or les trois mentions se prononcent au pluriel : « bassoukkot », « bassoukkot », « bassoukkot » : cela fait ici six. Retire un verset pour enseigner la mitsva elle-même : il leur en reste quatre. Trois réglementaires, et la halakha est venue réduire la quatrième et l'a ramenée à un tefa'h.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא, וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר: סְכָכָה בָּעֲיָא קְרָא, וּמָר סָבַר: סְכָכָה לָא בָּעֲיָא קְרָא.Et si tu veux, dis : Tout le monde s'accorde pour dire que la lecture fait autorité, et ici, c'est sur ceci qu'ils divergent : l'un (les Rabbanan) pense que le skhakh (la toiture végétale de la soukka) requiert un verset : il ne reste donc que trois mentions pour les parois ; et l'autre (Rabbi Chimon) pense que le skhakh ne requiert pas de verset, car il est l'essence même de la soukka : il reste donc quatre mentions pour les parois.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא יֵשׁ אֵם לַמָּסוֹרֶת, וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר: כִּי אֲתַאי הִלְכְתָא — לְגָרֵעַ. וּמָר סָבַר: כִּי אֲתַאי הִלְכְתָא — לְהוֹסִיף.Et si tu veux, dis : Tout le monde s'accorde pour dire que la tradition écrite fait autorité, et ici, c'est sur ceci qu'ils divergent : l'un (les Rabbanan) pense que lorsque la halakha est venue, c'est pour retrancher de l'une des trois parois déduites des versets ; et l'autre (Rabbi Chimon) pense que lorsque la halakha est venue, c'est pour ajouter une quatrième paroi d'un tefa'h aux trois déduites des versets.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא, כִּי אֲתַאי הִלְכְתָא — לְגָרֵעַ, וְיֵשׁ אֵם לַמָּסוֹרֶת. וְהָכָא בְּדוֹרְשִׁין תְּחִילּוֹת קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר: דּוֹרְשִׁין תְּחִילּוֹת, וּמַר סָבַר: אֵין דּוֹרְשִׁין תְּחִילּוֹת.Et si tu veux, dis : Tout le monde s'accorde pour dire que lorsque la halakha est venue, c'est pour retrancher, et que la tradition écrite fait autorité. Et ici, c'est sur l'interprétation des premières mentions qu'ils divergent : l'un (Rabbi Chimon) pense qu'on interprète les premières mentions, si bien que les quatre mentions comptent pour les parois ; et l'autre (les Rabbanan) pense qu'on n'interprète pas les premières mentions, si bien que la première sert à énoncer la mitsva et qu'il n'en reste que trois.
- רַב מַתְנָה אָמַר: טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מֵהָכָא: ״וְסוּכָּה תִּהְיֶה לְצֵל יוֹמָם מֵחוֹרֶב וּלְמַחְסֶה וּלְמִסְתּוֹר מִזֶּרֶם וּמִמָּטָר״.Rav Mattana a dit : La raison de Rabbi Chimon vient d'ici : « Et une soukka sera un ombrage le jour contre la chaleur, un abri et un refuge contre l'orage et la pluie » (Isaïe 4, 6) ; or une soukka sans trois parois complètes n'abrite pas de l'orage.
- וְאוֹתוֹ טֶפַח הֵיכָן מַעֲמִידוֹ? אָמַר רַב: מַעֲמִידוֹ כְּנֶגֶד הַיּוֹצֵא.§ Et ce tefa'h de la troisième paroi, où le place-t-on ? Rav a dit : On le place face à l'extrémité de la paroi qui se termine (hayotsé), c'est-à-dire au bout de l'une des deux parois réglementaires.
- אָמְרִי לֵיהּ רַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי לְרַב:Rav Kahana et Rav Assi ont dit à Rav :
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