Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר: רַב יְהוּדָה וְרַב עֵינָא, חַד תָּנֵי: שׁוֹאֵבָה, וְחַד תָּנֵי: חֲשׁוּבָה. אָמַר מָר זוּטְרָא: מַאן דְּתָנֵי שׁוֹאֵבָה לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, וּמַאן דְּתָנֵי חֲשׁוּבָה לָא מִשְׁתַּבַּשׁ. מַאן דְּתָנֵי שׁוֹאֵבָה לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּכְתִיב: ״וּשְׁאַבְתֶּם מַיִם בְּשָׂשׂוֹן״. וּמַאן דְּתָנֵי חֲשׁוּבָה לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: מִצְוָה חֲשׁוּבָה הִיא, וּבָאָה מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית.GUEMARA : Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) que Rav Yehouda et Rav Eina divergeaient : l'un enseigne que cette réjouissance s'appelait celle de la choéva (le puisage), et l'autre enseigne qu'elle s'appelait la réjouissance 'hachouva (importante). Mar Zoutra a dit : Celui qui enseigne choéva ne se trompe pas, et celui qui enseigne 'hachouva ne se trompe pas. Celui qui enseigne choéva ne se trompe pas, comme il est écrit : « Et vous puiserez de l'eau dans la joie » (Isaïe 12, 3), et ce nom rappelle qu'il s'agit de la réjouissance de la libation de l'eau. Et celui qui enseigne 'hachouva ne se trompe pas, comme l'a dit Rav Na'hman : C'est une mitsva (commandement) importante, et elle vient des six jours de la Création.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הֶחָלִיל דּוֹחֶה אֶת הַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף יוֹם טוֹב אֵינוֹ דּוֹחֶה. אָמַר רַב יוֹסֵף: מַחְלוֹקֶת בְּשִׁיר שֶׁל קׇרְבָּן, דְּרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בִּכְלִי, וַעֲבוֹדָה הִיא, וְדוֹחָה אֶת הַשַּׁבָּת. וְרַבָּנַן סָבְרִי: עִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה, וְלָאו עֲבוֹדָה הִיא, וְאֵינָהּ דּוֹחָה אֶת הַשַּׁבָּת. אֲבָל שִׁיר שֶׁל שׁוֹאֵבָה, דִּבְרֵי הַכֹּל שִׂמְחָה הִיא, וְאֵינָהּ דּוֹחָה אֶת הַשַּׁבָּת.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : La flûte repousse le Chabbat ; telles sont les paroles de Rabbi Yossé bar Yehouda. Et les Sages disent : Elle ne repousse même pas le Yom Tov (jour de fête). Rav Yossef a dit : La divergence porte sur le chant du sacrifice, que les Léviim (lévites) entonnaient lors de l'offrande. Car Rabbi Yossé bar Yehouda pense : L'essentiel du chant est par l'instrument, et c'est donc un service du Temple, et il repousse le Chabbat. Et les Sages pensent : L'essentiel du chant est par la bouche, et l'instrument n'est pas un service, et il ne repousse pas le Chabbat. Mais pour le chant de la choéva (le puisage de l'eau), de l'avis de tous, c'est une réjouissance, et elle ne repousse pas le Chabbat.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מְנָא אָמֵינָא דִּבְהָא פְּלִיגִי, דְּתַנְיָא: כְּלֵי שָׁרֵת שֶׁעֲשָׂאָן שֶׁל עֵץ, רַבִּי פּוֹסֵל וְרַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה מַכְשִׁיר. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, מַאן דְּמַכְשַׁיר סָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בִּכְלִי, וְיָלְפִינַן מֵאַבּוּבָא דְמֹשֶׁה. וּמַאן דְּפָסֵיל סָבַר: עִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה, וְלָא יָלְפִינַן מֵאַבּוּבָא דְמֹשֶׁה.Rav Yossef a dit : D'où est-ce que je dis que c'est sur ce point qu'ils divergent ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Des ustensiles du service du Temple qu'on a faits en bois, Rabbi (Yehouda HaNassi) les déclare inaptes, et Rabbi Yossé bar Yehouda les déclare aptes. N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent ? Celui qui les déclare aptes pense : L'essentiel du chant est par l'instrument, et nous apprenons que les ustensiles du service peuvent être en bois de la flûte de Moché, qui était en bois et qui, selon cette opinion, était un ustensile du service. Et celui qui les déclare inaptes pense : L'essentiel du chant est par la bouche, et nous n'apprenons pas de loi de la flûte de Moché, puisque selon cette opinion elle n'était pas un ustensile du service.
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא עִיקַּר שִׁירָה בִּכְלִי, וְהָכָא בְּדָנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר קָמִיפַּלְגִי. מַאן דְּמַכְשַׁיר סָבַר: דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר, וּמַאן דְּפָסֵיל סָבַר: לָא דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר.La Guemara réfute cette preuve : Non ! Tous s'accordent à dire que l'essentiel du chant est par l'instrument, et ici, c'est sur « l'on déduit le possible de l'impossible » qu'ils divergent. Peut-on établir une règle générale à partir d'un cas où il n'y avait pas d'autre choix ? Celui qui les déclare aptes pense : On déduit le possible, à savoir les ustensiles du service, qu'il serait possible de faire en métal, de l'impossible, à savoir la flûte de Moché, qu'il était impossible de faire en métal. Et celui qui les déclare inaptes pense : On ne déduit pas le possible de l'impossible.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא דְּעִיקַּר שִׁירָה בַּפֶּה, וְאֵין דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר, וְהָכָא בְּמֵילַף מְנוֹרָה בִּכְלָלֵי וּפְרָטֵי אוֹ בְּרִבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי קָא מִיפַּלְגִי. רַבִּי דָּרֵישׁ כְּלָלֵי וּפְרָטֵי, רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה דָּרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי.Et si tu veux, dis plutôt, pour rejeter la preuve de Rav Yossef : Tous s'accordent à dire que l'essentiel du chant est par la bouche, et l'on ne déduit pas le possible de l'impossible ; et ici, c'est sur la manière de déduire les lois de la Ménora (le candélabre du Temple) par les règles de généralités et détails ou par celles d'amplifications et restrictions qu'ils divergent. Rabbi interprète les versets selon les généralités et détails, et Rabbi Yossé bar Yehouda interprète les versets selon les amplifications et restrictions.
- רַבִּי דָּרֵישׁ כְּלָלֵי וּפְרָטֵי: ״וְעָשִׂיתָ מְנוֹרַת״ — כָּלַל, ״זָהָב טָהוֹר״ — פָּרַט, ״מִקְשָׁה תֵּעָשֶׂה הַמְּנוֹרָה״ — חָזַר וְכָלַל. כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל, אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט. מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ שֶׁל מַתֶּכֶת, אַף כֹּל שֶׁל מַתֶּכֶת.Rabbi interprète selon les généralités et détails le verset « Et tu feras une Ménora d'or pur ; elle sera faite d'une seule pièce » (Exode 25, 31) : « Et tu feras une Ménora », il a énoncé une généralité, car la matière n'est pas précisée ; « d'or pur », il a énoncé un détail ; « elle sera faite d'une seule pièce, la Ménora », il a de nouveau énoncé une généralité. Une généralité, un détail et une généralité : tu ne peux inclure que ce qui est semblable au détail. De même que le détail mentionné explicitement est en métal, de même tout doit être en métal. Or la Ménora sert de modèle pour tous les ustensiles du service.
- רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה, דָּרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי: ״וְעָשִׂיתָ מְנוֹרַת״ — רִיבָּה, ״זָהָב טָהוֹר״ — מִיעֵט, ״מִקְשָׁה תֵּעָשֶׂה הַמְנוֹרָה״ — חָזַר וְרִיבָּה, רִיבָּה וּמִיעֵט וְרִיבָּה — רִיבָּה הַכֹּל. מַאי רַבִּי — רַבִּי כֹּל מִילֵּי, מַאי מַיעֵט — מַיעֵט שֶׁל חֶרֶס.Rabbi Yossé bar Yehouda interprète selon les amplifications et restrictions : « Et tu feras une Ménora », il a amplifié ; « d'or pur », il a restreint ; « elle sera faite d'une seule pièce, la Ménora », il a de nouveau amplifié. Il a amplifié, restreint et amplifié : il a amplifié le tout, sauf ce qui est le plus éloigné de la restriction. Qu'a-t-il amplifié ? Il a amplifié toutes choses, même le bois. Qu'a-t-il restreint ? Il a restreint la Ménora en argile.
- אָמַר רַב פָּפָּא:Rav Pappa a dit : la divergence entre Rabbi Yossé bar Yehouda et les Sages, que Rav Yossef a fondée sur la place du chant dans le service, correspond à celle-ci (la suite à l'amoud suivant).
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