Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּזְכָרִים, אֲבָל בִּנְקֵבוֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל: עַל שְׁחוּטִין — מִתְחַלְּלִין, עַל חַיִּין — אֵין מִתְחַלְּלִין, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יְגַדֵּל מֵהֶן עֲדָרִים.porte sur les mâles, qui n'ont pas de petits. Mais pour les femelles, de l'avis de tous : sur des animaux abattus, ils sont rachetés ; sur des animaux vivants, ils ne sont pas rachetés, par décret, de peur qu'on n'en élève des troupeaux. Puisque la baraïta emploie le terme « rachetés », la sainteté de la Chevi'it (produits de la septième année) passerait donc aussi par voie de rachat.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַחֲלוֹקֶת בִּפְרִי רִאשׁוֹן, אֲבָל בִּפְרִי שֵׁנִי — דִּבְרֵי הַכֹּל: בֵּין דֶּרֶךְ מִקָּח בֵּין דֶּרֶךְ חִילּוּל. וְהָא דְּקָתָנֵי ״לָקַח״ ״לָקַח״, אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״לָקַח״, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא ״לָקַח״.Rav Achi a dit : La divergence entre Rabbi Elazar et Rabbi Yo'hanan porte sur le premier fruit, le produit même de la Chevi'it. Mais pour le second fruit, acquis en échange du premier, de l'avis de tous, sa sainteté passe aussi bien par voie d'achat que par voie de rachat. Et si la baraïta enseigne « il a acheté », « il a acheté », même pour le second fruit, ce n'est pas une preuve : comme le Tanna a enseigné dans la première partie « il a acheté », il a enseigné aussi dans la dernière partie « il a acheté ».
- אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ סֶלַע שֶׁל שְׁבִיעִית וּבִיקֵּשׁ לִיקַּח בּוֹ חָלוּק, כֵּיצַד יַעֲשֶׂה? יֵלֵךְ אֵצֶל חֶנְווֹנִי הָרָגִיל אֶצְלוֹ, וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי בְּסֶלַע פֵּירוֹת, וְנוֹתֵן לוֹ, וְחוֹזֵר וְאוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי פֵּירוֹת הַלָּלוּ נְתוּנִים לְךָ בְּמַתָּנָה. וְהוּא אוֹמֵר לוֹ: הֵא לְךָ סֶלַע זוֹ בְּמַתָּנָה, וְהַלָּה לוֹקֵחַ בָּהֶן מַה שֶּׁיִּרְצֶה. וְהָא הָכָא, דִּפְרִי שֵׁנִי הוּא, וְקָתָנֵי: דֶּרֶךְ מִקָּח — אִין, דֶּרֶךְ חִילּוּל — לָא!Ravina a objecté à Rav Achi : Celui qui a un sela (pièce d'argent) de la Chevi'it et souhaite acheter avec lui une tunique, comment doit-il faire ? Il ira chez le boutiquier auprès duquel il a ses habitudes, et lui dira : Donne-moi des fruits pour un sela ; et le boutiquier les lui donne. Puis il lui dit : Voici, ces fruits te sont donnés en cadeau. Et le boutiquier lui dit : Voici pour toi ce sela en cadeau ; et celui-là achète avec lui ce qu'il veut. Or ici, c'est un second fruit, puisque le sela a été reçu en échange des produits de la Chevi'it, et il est enseigné : par voie d'achat, oui ; par voie de rachat, non !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מַחֲלוֹקֶת בִּפְרִי שֵׁנִי, אֲבָל בִּפְרִי רִאשׁוֹן, דִּבְרֵי הַכֹּל: דֶּרֶךְ מִקָּח — אִין, דֶּרֶךְ חִילּוּל — לָא. וְהָא דְּקָתָנֵי: אֶחָד שְׁבִיעִית וְאֶחָד מַעֲשֵׂר שֵׁנִי — מַאי שְׁבִיעִית? דְּמֵי שְׁבִיעִית.Mais alors, Rav Achi a dit : La divergence porte sur le second fruit ; mais pour le premier fruit, de l'avis de tous : par voie d'achat, oui ; par voie de rachat, non. Et ce qui est enseigné : « Aussi bien la Chevi'it que le maasser chéni (deuxième dîme) » sont rachetés sur du bétail, que signifie « Chevi'it » ? L'argent de la Chevi'it, et non le produit lui-même.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, ״מַעֲשֵׂר״ — מַעֲשֵׂר מַמָּשׁ? וְהָא כְּתִיב: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״. אֶלָּא דְּמֵי מַעֲשֵׂר — הָכָא נָמֵי דְּמֵי שְׁבִיעִית.Car si tu ne dis pas ainsi, « maasser » serait-il le maasser même ? Or il est écrit : « Tu serreras l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25) ; le maasser ne se rachète donc que sur de l'argent. Mais alors, il s'agit de l'argent du maasser ; ici aussi, il s'agit de l'argent de la Chevi'it.
- מַתְנִי׳ בָּרִאשׁוֹנָה הָיָה לוּלָב נִיטָּל בַּמִּקְדָּשׁ שִׁבְעָה, וּבַמְּדִינָה יוֹם אֶחָד. מִשֶּׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, הִתְקִין רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁיְּהֵא לוּלָב נִיטָּל בַּמְּדִינָה שִׁבְעָה, זֵכֶר לַמִּקְדָּשׁ.MICHNA : Au début, le loulav (la branche de palmier, avec les autres espèces de la fête de Soukkot) était pris au Temple durant sept jours, et dans le reste du pays un seul jour. Depuis que le Temple a été détruit, Rabban Yo'hanan ben Zakaï a institué que le loulav soit pris dans le reste du pays durant sept jours, en souvenir du Temple.
- וְשֶׁיְּהֵא יוֹם הֶנֶף כּוּלּוֹ אָסוּר.Et que le jour du balancement de l'omer (l'offrande d'orge du 16 Nissan, qui permet de consommer la nouvelle récolte) soit tout entier interdit pour la consommation de la nouvelle récolte, le 'hadach.
- גְּמָ׳ מְנָא לַן דְּעָבְדִינַן זֵכֶר לַמִּקְדָּשׁ? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר קְרָא: ״כִּי אַעֲלֶה אֲרוּכָה לָךְ וּמִמַּכּוֹתַיִךְ אֶרְפָּאֵךְ נְאֻם ה׳ כִּי נִדָּחָה קָרְאוּ לָךְ צִיּוֹן הִיא דּוֹרֵשׁ אֵין לָהּ״. ״דּוֹרֵשׁ אֵין לָהּ״, מִכְּלַל דְּבָעֲיָא דְּרִישָׁה.GUEMARA : D'où savons-nous que nous agissons en souvenir du Temple ? Rabbi Yo'hanan a dit : Car le verset dit : « Car Je ferai monter pour toi la guérison et de tes plaies Je te guérirai, parole de Hachem ; car on t'a appelée la rejetée : c'est Sion, personne ne la recherche » (Jérémie 30, 17). « Personne ne la recherche » : on en déduit qu'elle a besoin d'être recherchée ; il faut donc penser à elle et s'en souvenir.
- וְשֶׁיְּהֵא יוֹם הֶנֶף. מַאי טַעְמָא? מְהֵרָה יִבָּנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, וְיֹאמְרוּ: אֶשְׁתָּקַד מִי לֹא אָכַלְנוּ בְּהֵאִיר מִזְרָח? הַשְׁתָּא נָמֵי נֵיכוֹל. וְאִינְהוּ לָא יָדְעִי דְּאֶשְׁתָּקַד דְּלָא הֲוָה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ — הֵאִיר מִזְרָח, הִתִּיר. הַשְׁתָּא דְּאִיכָּא בֵּית הַמִּקְדָּשׁ — עוֹמֶר מַתִּיר.« Et que le jour du balancement » soit tout entier interdit : quelle en est la raison ? Bientôt le Temple sera reconstruit, et les gens diront : L'an dernier, n'avons-nous pas mangé de la nouvelle récolte dès que l'Orient s'est éclairé, à l'aube du 16 Nissan ? Maintenant aussi, mangeons. Or ils ne savent pas que l'an dernier, quand il n'y avait pas de Temple, c'est l'Orient éclairé qui permettait ; maintenant qu'il y a un Temple, c'est l'omer qui permet.
- דְּאִיבְּנִי אֵימַת? אִילֵּימָא דְּאִיבְּנִי בְּשִׁיתְּסַר, הֲרֵי הִתִּיר הֵאִיר מִזְרָח! אֶלָּא דְּאִיבְּנִי בַּחֲמֵיסַר, מֵחֲצוֹת הַיּוֹם וּלְהַלָּן תִּשְׁתְּרֵי, דְּהָא תְּנַן: הָרְחוֹקִים, מוּתָּרִין מֵחֲצוֹת הַיּוֹם וּלְהַלָּן, לְפִי שֶׁאֵין בֵּית דִּין מִתְעַצְּלִים בּוֹ!La Guemara demande : Quand sera-t-il reconstruit dans ce cas ? Si l'on dit qu'il sera reconstruit le seize Nissan, l'Orient éclairé a déjà permis, puisqu'à l'aube il n'y avait pas encore de Temple ! Mais alors, qu'il sera reconstruit le quinze : à partir de la mi-journée, que ce soit permis ! Car nous avons appris dans la Michna : Ceux qui sont loin de Jérusalem ont la permission à partir de la mi-journée, car le tribunal ne tarde pas à apporter l'omer !
- לָא צְרִיכָא, דְּאִיבְּנִי בְּלֵילְיָא, אִי נָמֵי סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה. (אָמַר) רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי בְּשִׁיטַת רַבִּי יְהוּדָה אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: מִן הַתּוֹרָה הוּא אָסוּר, דִּכְתִיב:La Guemara répond : Non, c'est nécessaire pour le cas où il sera reconstruit de nuit, la nuit du seize, ou bien juste avant le coucher du soleil le quinze, de sorte qu'on n'aura pas le temps d'apporter l'omer avant midi. Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Rabban Yo'hanan ben Zakaï l'a dit selon l'opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit : C'est interdit par la Torah tout ce jour, comme il est écrit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.