Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַכְּבוּסָה שֶׁשָּׁוָה בְּכׇל אָדָם, וּמוֹצִיא אֶת הַמְּלוּגְמָא שֶׁאֵינָהּ שָׁוָה לְכׇל אָדָם.Rabbi Yossé pourrait répondre : J'inclus le lavage du linge, qui est commun à tout homme, puisque chacun a besoin de vêtements propres, et j'exclus l'emplâtre (melougma, remède appliqué sur une plaie), qui n'est pas commun à tout homme, car il ne concerne que les malades.
- מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״לְאׇכְלָה״ — וְלֹא לִמְלוּגְמָא, ״לְאׇכְלָה״ — וְלֹא לְזִילּוּף, ״לְאׇכְלָה״ — וְלֹא לַעֲשׂוֹת מִמֶּנָּה אַפִּיקְטְוִיזִין? כְּמַאן — כְּרַבִּי יוֹסֵי. דְּאִי רַבָּנַן, הָא אִיכָּא נָמֵי מִשְׁרָה וּכְבוּסָה.La Guemara demande : Qui est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de ce que nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) au sujet des produits de la septième année : « Pour nourriture » – et non pour un emplâtre ; « pour nourriture » – et non pour une aspersion de vin dans la maison afin de la parfumer ; « pour nourriture » – et non pour en faire un vomitif (apiktoizin) ? Selon qui cette baraïta est-elle ? Selon Rabbi Yossé. Car si elle était selon nos Maîtres, il y aurait aussi le trempage et le lavage du linge, qu'elle aurait dû exclure, puisqu'ils sont interdits selon eux.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵין שְׁבִיעִית מִתְחַלֶּלֶת אֶלָּא דֶּרֶךְ מִקָּח. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: בֵּין דֶּרֶךְ מִקָּח בֵּין דֶּרֶךְ חִילּוּל.Rabbi Elazar a dit : La Chevi'it (les produits de la septième année, dite sabbatique) n'est transférée sur une contre-valeur que par voie d'achat ; une simple déclaration de rachat, transférant leur sainteté sur de l'argent ou sur d'autres produits, est sans effet. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Elle est transférée aussi bien par voie d'achat que par voie de rachat.
- מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר? דִּכְתִיב: ״בִּשְׁנַת הַיּוֹבֵל הַזֹּאת וְגוֹ׳״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר״, דֶּרֶךְ מִקָּח וְלֹא דֶּרֶךְ חִילּוּל. וְרַבִּי יוֹחָנָן מַאי טַעְמֵיהּ? דִּכְתִיב: ״כִּי יוֹבֵל הִיא קֹדֶשׁ״. מָה קֹדֶשׁ — בֵּין דֶּרֶךְ מִקָּח בֵּין דֶּרֶךְ חִילּוּל, אַף שְׁבִיעִית — בֵּין דֶּרֶךְ מִקָּח בֵּין דֶּרֶךְ חִילּוּל.Quelle est la raison de Rabbi Elazar ? Car il est écrit : « En cette année de Jubilé, etc. » (Lévitique 25, 13), et juste à côté : « Et si vous vendez une marchandise » (Lévitique 25, 14) ; on en déduit que la sainteté se transfère par voie d'achat et non par voie de rachat. Et Rabbi Yo'hanan, quelle est sa raison ? Car il est écrit : « Car c'est le Jubilé, ce sera sacré » (Lévitique 25, 12). De même que le sacré se rachète aussi bien par voie d'achat que par voie de rachat, de même la Chevi'it se transfère aussi bien par voie d'achat que par voie de rachat.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, הַאי ״כִּי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא. דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: בּוֹא וּרְאֵה כַּמָּה קָשֶׁה אֲבָקָהּ שֶׁל שְׁבִיעִית וְכוּ׳. אָדָם נוֹשֵׂא וְנוֹתֵן בְּפֵירוֹת שְׁבִיעִית, לְסוֹף מוֹכֵר אֶת מִטַּלְטְלָיו וְאֶת כֵּלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּשְׁנַת הַיּוֹבֵל הַזֹּאת תָּשֻׁבוּ אִישׁ אֶל אֲחוּזָּתוֹ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״וְכִי תִמְכְּרוּ מִמְכָּר לַעֲמִיתֶךָ וְגוֹ׳״.Et Rabbi Yo'hanan, que fait-il de ce verset juxtaposé, « Et si vous vendez une marchandise » ? Il en a besoin pour enseigner ce qu'a dit Rabbi Yossé bar 'Hanina. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : Viens et vois combien est grave la « poussière » de l'interdit de la Chevi'it, etc. : Un homme qui fait commerce des produits de la Chevi'it finit par vendre ses biens meubles et ses ustensiles, comme il est dit : « En cette année de Jubilé, vous retournerez chacun à sa propriété » (Lévitique 25, 13), et juste à côté : « Et si vous vendez une marchandise à ton prochain, etc. » (Lévitique 25, 14).
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר, הַאי קְרָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״כִּי יוֹבֵל הִיא קֹדֶשׁ״. מָה קֹדֶשׁ תּוֹפֵס אֶת דָּמָיו — אַף שְׁבִיעִית תּוֹפֶסֶת אֶת דָּמֶיהָ.Et Rabbi Elazar, que fait-il de ce verset de Rabbi Yo'hanan ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Car c'est le Jubilé, ce sera sacré » : de même que le sacré communique sa sainteté à sa contre-valeur, de même la Chevi'it communique sa sainteté à sa contre-valeur.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, וְתַנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁבִיעִית תּוֹפֶסֶת אֶת דָּמֶיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי יוֹבֵל הִיא קֹדֶשׁ תִּהְיֶה לָכֶם״, מָה קֹדֶשׁ תּוֹפֵס אֶת דָּמָיו — וְאָסוּר, אַף שְׁבִיעִית תּוֹפֶסֶת אֶת דָּמֶיהָ — וַאֲסוּרָה.Il a été enseigné une baraïta selon Rabbi Elazar, et il a été enseigné une baraïta selon Rabbi Yo'hanan. Il a été enseigné selon Rabbi Elazar : La Chevi'it communique sa sainteté à sa contre-valeur, comme il est dit : « Car c'est le Jubilé, ce sera sacré pour vous » (Lévitique 25, 12) : de même que le sacré communique sa sainteté à sa contre-valeur, et celle-ci est interdite à un usage profane, de même la Chevi'it communique sa sainteté à sa contre-valeur, et celle-ci est interdite aux usages défendus pour les produits de la septième année.
- אִי, מָה קֹדֶשׁ תּוֹפֵס דָּמָיו — וְיוֹצֵא לְחוּלִּין, אַף שְׁבִיעִית תּוֹפֶסֶת אֶת דָּמֶיהָ — וְיוֹצֵאת לְחוּלִּין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּהְיֶה״, בַּהֲוָיָיתָהּ תְּהֵא.Ou bien : étendons l'analogie : de même que le sacré communique sa sainteté à sa contre-valeur et devient profane, de même la Chevi'it communiquerait sa sainteté à sa contre-valeur et deviendrait profane ? C'est pourquoi le verset enseigne : « ce sera », ce qui signifie : elle restera en son état ; bien que sa sainteté passe sur la contre-valeur, le produit lui-même demeure saint.
- הָא כֵּיצַד? לָקַח בְּפֵירוֹת שְׁבִיעִית בָּשָׂר — אֵלּוּ וָאֵלּוּ מִתְבַּעֲרִין בַּשְּׁבִיעִית. לָקַח בַּבָּשָׂר דָּגִים — יָצָא בָּשָׂר וְנִכְנְסוּ דָּגִים. לָקַח בַּדָּגִים יַיִן — יָצְאוּ דָּגִים וְנִכְנַס יַיִן. לָקַח בַּיַּיִן שֶׁמֶן — יָצָא יַיִן וְנִכְנַס שֶׁמֶן.Comment cela ? Si on a acheté de la viande avec des produits de la Chevi'it, ceux-ci et celle-là doivent être éliminés au moment du biour (obligation de retirer ces produits de sa maison lorsqu'ils ont disparu des champs) de la Chevi'it. Si on a acheté avec la viande des poissons, la viande sort de sa sainteté et les poissons y entrent. Si on a acheté avec les poissons du vin, les poissons sortent et le vin entre. Si on a acheté avec le vin de l'huile, le vin sort et l'huile entre.
- הָא כֵּיצַד: אַחֲרוֹן אַחֲרוֹן נִכְנָס בַּשְּׁבִיעִית, וּפְרִי עַצְמוֹ אָסוּר. מִדְּקָתָנֵי ״לָקַח״ ״לָקַח״, אַלְמָא דֶּרֶךְ מִקָּח — אִין, דֶּרֶךְ חִילּוּל — לָא.Comment cela ? Le tout dernier entre dans la sainteté de la Chevi'it, et le fruit lui-même reste interdit et ne perd jamais sa sainteté. La Guemara en déduit : Puisque la baraïta enseigne « il a acheté », « il a acheté », il en ressort que par voie d'achat, oui, la sainteté passe ; par voie de rachat, non.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אֶחָד שְׁבִיעִית וְאֶחָד מַעֲשֵׂר שֵׁנִי מִתְחַלְּלִין עַל בְּהֵמָה חַיָּה וָעוֹף, בֵּין חַיִּין בֵּין שְׁחוּטִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַל שְׁחוּטִין — מִתְחַלְּלִין, עַל חַיִּין — אֵין מִתְחַלְּלִין, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יְגַדֵּל מֵהֶן עֲדָרִים.Il a été enseigné une baraïta selon Rabbi Yo'hanan : Aussi bien la Chevi'it que le maasser chéni (deuxième dîme, à consommer à Jérusalem) sont rachetés sur du bétail, des animaux sauvages et des volailles, qu'ils soient vivants ou abattus, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Sur des animaux abattus, ils sont rachetés ; sur des animaux vivants, ils ne sont pas rachetés, par décret, de peur qu'on n'en élève des troupeaux.
- אָמַר רָבָא: מַחְלוֹקֶתRava a dit : La divergence entre Rabbi Méïr et les Sages
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