Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״וְהָיָה בַּאֲכׇלְכֶם מִלֶּחֶם הָאָרֶץ״. מָה לְהַלָּן — מִשֶּׁלָּכֶם וְלֹא מִשֶּׁל מַעֲשֵׂר, אַף כָּאן — מִשֶּׁלָּכֶם וְלֹא מִשֶּׁל מַעֲשֵׂר.« Et lorsque vous mangerez du pain de la terre » (Nombres 15, 19). De même que là-bas, pour la 'halla (prélèvement de pâte donné au Cohen), l'obligation ne porte que sur ce qui vient de ce qui est à vous et non du ma'asser (deuxième dîme), de même ici, pour la matsa, on ne s'acquitte qu'avec ce qui vient de ce qui est à vous et non du ma'asser.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: עִיסָּה שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי פְּטוּרָה מִן הַחַלָּה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: חַיֶּיבֶת בַּחַלָּה. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ? הִיא הִיא!Disons que cela le soutient, c'est-à-dire que cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) appuie Rabbi Asi : une pâte de ma'asser chéni est exempte de la 'halla, telles sont les paroles de Rabbi Méïr ; et les Sages disent : elle est soumise à la 'halla. Mais pourquoi dire « disons que cela le soutient » ? C'est exactement la même chose !
- אֶלָּא: מִדִּבְהָא פְּלִיגִי — בְּהָא נָמֵי פְּלִיגִי, אוֹ דִלְמָא: שָׁאנֵי עִיסָּה, דְּאָמַר קְרָא ״עֲרִיסוֹתֵיכֶם״ ״עֲרִיסוֹתֵיכֶם״ תְּרֵי זִימְנֵי.Plutôt, voici la question : puisqu'ils sont en désaccord sur ce cas de la pâte, sont-ils aussi en désaccord sur cet autre cas de l'etrog (cédrat) et de la matsa ? Ou peut-être la pâte est-elle différente, car le verset dit « vos pâtes », « vos pâtes » (Nombres 15, 20-21), deux fois, ce qui ne se retrouve pas pour la matsa ?
- שֶׁל תְּרוּמָה טְמֵאָה פְּסוּלָה. דְּלֵית בָּהּ הֶיתֵּר אֲכִילָה.Celui de terouma (prélèvement donné au Cohen) impure est invalide, car il n'y a pas pour lui de permission de le manger.
- וְשֶׁל תְּרוּמָה טְהוֹרָה לֹא יִטּוֹל. פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי, חַד אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁירָהּ, וְחַד אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁמַּפְסִידָהּ.Et celui de terouma pure, on ne le prendra pas a priori. Rabbi Ami et Rabbi Asi sont en désaccord à ce sujet. L'un dit : parce qu'on le rend apte à contracter l'impureté, car les mains humides de l'eau où trempe le bouquet le mouillent, et il est interdit d'exposer la terouma à l'impureté. Et l'autre dit : parce qu'on l'abîme, car à force d'être manipulée, l'écorce devient repoussante, et il est interdit d'abîmer la terouma.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? כְּגוֹן שֶׁקָּרָא עָלֶיהָ שֵׁם חוּץ מִקְּלִיפָּתָהּ חִיצוֹנָה. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁירָהּ — אִיכָּא. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּפְסִידָהּ — לֵיכָּא.Quelle est la différence entre eux ? Le cas où l'on a prononcé sur lui le nom de terouma à l'exception de son écorce extérieure. Selon celui qui dit : parce qu'on le rend apte, il y a un interdit, car le fruit reste susceptible de devenir impur. Selon celui qui dit : parce qu'on l'abîme, il n'y en a pas, car l'écorce qui risque d'être abîmée n'a jamais été terouma.
- וְאִם נָטַל כְּשֵׁרָה. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהּ הֶיתֵּר אֲכִילָה — הֲרֵי יֵשׁ בָּהּ הֶיתֵּר אֲכִילָה, לְמַאן דְּאָמַר לְפִי שֶׁאֵין בָּהּ דִּין מָמוֹן — הֲרֵי יֵשׁ בָּהּ דִּין מָמוֹן.Et si on l'a pris, il est valable. Selon celui qui dit : parce qu'il n'y a pas pour lui de permission de le manger, il y a ici permission de le manger ; selon celui qui dit : parce qu'il n'a pas de statut de bien monétaire, il a ici un statut de bien monétaire.
- וְשֶׁל דְּמַאי. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית הִלֵּל — כֵּיוָן דְּאִי בָּעֵי מַפְקַר לְהוּ לְנִכְסֵיהּ וְהָוֵי עָנִי וַחֲזֵי לֵיהּ, הַשְׁתָּא נָמֵי ״לָכֶם״ קָרֵינָא בֵּיהּ. דִּתְנַן: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת אַכְסַנְיָא דְּמַאי.Et celui de demaï (produit acheté à un homme du peuple, dont on doute qu'il ait été prélevé). Quelle est la raison de Beit Hillel, puisqu'il est interdit de manger du demaï ? Puisque, s'il le voulait, il pourrait déclarer ses biens abandonnés, serait pauvre et ce serait propre pour lui, maintenant aussi nous y appliquons « pour vous ». Car nous avons appris dans une Michna : on donne à manger aux pauvres du demaï, et à l'akhsanya (troupes du roi, dont l'entretien incombe aux habitants) du demaï.
- וּבֵית שַׁמַּאי, עָנִי לָא אָכֵיל דְּמַאי, דִּתְנַן: (אֵין) מַאֲכִילִין הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת הָאַכְסְנָאִים דְּמַאי, וְאָמַר רַב הוּנָא: תָּנָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים וְאֶת הָאַכְסְנָאִים דְּמַאי, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת הָאַכְסְנָאִים דְּמַאי.Et Beit Chamaï, pourquoi l'invalident-ils ? Parce qu'un pauvre ne mange pas de demaï, car nous avons appris : on (ne) donne (pas) à manger aux pauvres du demaï ni aux troupes du demaï. Et Rav Houna a dit : il a été enseigné : Beit Chamaï disent : on ne donne pas à manger aux pauvres et aux troupes du demaï ; et Beit Hillel disent : on donne à manger aux pauvres du demaï et aux troupes du demaï.
- שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּכְשִׁירָהּ — הֲרֵי מַכְשִׁירָהּ, לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמַּפְסִידָהּ — הֲרֵי מַפְסִידָה.Celui de ma'asser chéni à Jérusalem, on ne le prendra pas a priori. Selon celui qui dit : parce qu'on le rend apte, ici on le rend apte ; selon celui qui dit : parce qu'on l'abîme, ici on l'abîme.
- וְאִם נָטַל — כְּשֵׁרָה. לְמַאן דְּאָמַר מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהּ הֶיתֵּר אֲכִילָה — דִּבְרֵי הַכֹּל. לְמַאן דְּאָמַר לְפִי שֶׁאֵין בָּהּ דִּין מָמוֹן — הָא מַנִּי רַבָּנַן הִיא.Et si on l'a pris, il est valable. Selon celui qui dit : parce qu'il n'y a pas pour lui de permission de le manger, cette Michna est l'avis de tous, Rabbi Méïr comme les Sages. Selon celui qui dit : parce qu'il n'a pas de statut de bien monétaire, de qui est cet enseignement ? C'est celui des Sages, et non de Rabbi Méïr.
- עָלְתָה חֲזָזִית. אָמַר רַב חִסְדָּא: דָּבָר זֶה רַבֵּינוּ הַגָּדוֹל אֲמָרוֹ, הַמָּקוֹם יִהְיֶה בְּעֶזְרוֹ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּמָקוֹם אֶחָד, אֲבָל בִּשְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת — כָּשֵׁר. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אַדְּרַבָּה, בִּשְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת הָוֵה לֵיהּ כִּמְנוּמָּר, וּפָסוּל.Si une 'hazazit (éruption semblable à de petites pustules) est apparue. Rav 'Hisda a dit : cette chose, notre grand maître (Rav) l'a dite, que l'Omniprésent lui vienne en aide : on ne l'a enseigné que si elle se trouve en un seul endroit ; mais si elle est en deux ou trois endroits, il est valable. Rava lui a dit : au contraire, en deux ou trois endroits, il est comme tacheté, et il est invalide !
- אֶלָּא: אִי אִתְּמַר אַסֵּיפָא אִתְּמַר. עַל מִיעוּטוֹ — כָּשֵׁר. אָמַר רַב חִסְדָּא: דָּבָר זֶה רַבֵּינוּ הַגָּדוֹל אֲמָרוֹ, וְהַמָּקוֹם יִהְיֶה בְּעֶזְרוֹ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּמָקוֹם אֶחָד, אֲבָל בִּשְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת — הָוֵה לֵיהּ כִּמְנוּמָּר, וּפָסוּל. אָמַר רָבָא: וְעַל חוֹטְמוֹ — וַאֲפִילּוּ בְּמַשֶּׁהוּ נָמֵי פָּסוּל.Plutôt : si cela a été dit, cela a été dit sur la fin de la Michna : sur sa moindre partie, il est valable. Rav 'Hisda a dit : cette chose, notre grand maître l'a dite, que l'Omniprésent lui vienne en aide : on ne l'a enseigné que si elle se trouve en un seul endroit ; mais si elle est en deux ou trois endroits, il est comme tacheté, et il est invalide. Rava a dit : et sur son 'hotem (le « nez », la partie haute et bien visible de l'etrog), même pour la moindre tache, il est aussi invalide.
- נִטְּלָה פִּטְמָתוֹ. תָּנָא רַבִּי יִצְחָק בֶּן אֶלְעָזָר: נִטְּלָה בּוּכְנָתוֹ.Son pitma a été enlevé. Rabbi Its'hak ben Elazar a enseigné : si son boukhna (son « pilon ») a été enlevé.
- נִקְלַף. אָמַר רָבָא: הַאי אֶתְרוֹגָא דְּאַגְלֵיד כַּאֲהִינָא סוּמָּקָא — כְּשֵׁרָה. וְהָא אֲנַן תְּנַן: נִקְלַף — פָּסוּל! לָא קַשְׁיָא,Il a été pelé. Rava a dit : cet etrog qui a été pelé comme une datte rouge, de sorte que seule la fine pellicule extérieure a été ôtée, est valable. Mais nous avons pourtant appris : pelé, il est invalide ! Ce n'est pas difficile :
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