Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נָפְקָא מִינַּהּ? לְגִיטֵּי נָשִׁים.Quelle est la conséquence pratique de ce changement de nom entre Babylone et Boursif ? Elle concerne les actes de divorce des femmes : pour un get (acte de divorce), on veille à ne pas se tromper sur le lieu de rédaction ; il importe donc de savoir que ces noms ont changé dans les générations ultérieures.
- מַתְנִי׳ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה הֲדַסִּים וּשְׁתֵּי עֲרָבוֹת, לוּלָב אֶחָד, וְאֶתְרוֹג אֶחָד. אֲפִילּוּ שְׁנַיִם קְטוּמִים, וְאֶחָד אֵינוֹ קָטוּם. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ שְׁלָשְׁתָּן קְטוּמִים. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁלּוּלָב אֶחָד וְאֶתְרוֹג אֶחָד — כָּךְ הֲדַס אֶחָד וַעֲרָבָה אַחַת.MICHNA : Rabbi Ichmaël dit : la mitsva (commandement) des quatre espèces consiste à prendre trois hadassim (branches de myrte), deux aravot (branches de saule), un loulav (branche de palmier) et un etrog (cédrat). Pour les branches de myrte, même si deux sont étêtées et qu'une seule n'est pas étêtée, c'est valable. Rabbi Tarfon dit : même si toutes les trois sont étêtées, c'est valable. Rabbi Akiva dit : quant au nombre, de même qu'il y a un seul loulav et un seul etrog, de même il y a un seul hadas et une seule arava.
- גְּמָ׳ תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״פְּרִי עֵץ הָדָר״ — אֶחָד. ״כַּפֹּת תְּמָרִים״ — אֶחָד. ״עֲנַף עֵץ עָבוֹת״ — שְׁלֹשָׁה. ״עַרְבֵי נַחַל״ — שְׁתַּיִם. וַאֲפִילּוּ שְׁנַיִם קְטוּמִים, וְאֶחָד שֶׁאֵינוֹ קָטוּם. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה, וַאֲפִילּוּ שְׁלָשְׁתָּן קְטוּמִים. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁלּוּלָב אֶחָד וְאֶתְרוֹג אֶחָד, כָּךְ הֲדַס אֶחָד וַעֲרָבָה אַחַת.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Ichmaël dit : « le fruit de l'arbre splendide » (Lévitique 23, 40), c'est un seul etrog. « Les branches de palmier », c'est un seul loulav, car selon la tradition le mot kapot s'écrit sans vav, comme un singulier. « Le rameau de l'arbre touffu », ce sont trois branches, car trois mots le désignent. « Les saules du torrent », ce sont deux branches, car le mot est au pluriel. Et même si deux branches de myrte sont étêtées et qu'une n'est pas étêtée, c'est valable. Rabbi Tarfon dit : il faut trois branches, et même si toutes les trois sont étêtées, c'est valable. Rabbi Akiva dit : de même qu'il y a un seul loulav et un seul etrog, de même il y a un seul hadas et une seule arava.
- אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: יָכוֹל יְהֵא אֶתְרוֹג עִמָּהֶן בַּאֲגוּדָּה אַחַת? אָמַרְתָּ, וְכִי נֶאֱמַר ״פְּרִי עֵץ הָדָר וְכַפֹּת תְּמָרִים״? וַהֲלֹא לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״כַּפֹּת״! וּמִנַּיִן שֶׁמְּעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּלְקַחְתֶּם״ — שֶׁתְּהֵא לְקִיחָה תַּמָּה.Rabbi Eliézer lui a dit : les espèces ne sont pourtant pas toutes comparables. On pourrait penser que l'etrog doit être lié avec elles en une seule botte. Tu dirais alors en réponse : est-il donc dit « le fruit de l'arbre splendide et les branches de palmier », avec une conjonction ? N'est-il pas dit seulement « les branches », sans conjonction ? Cela montre que l'etrog est pris à part, tandis que les trois autres espèces sont reliées par des conjonctions et prises ensemble. Et d'où savons-nous qu'elles sont indispensables l'une à l'autre, si bien que l'absence de l'une empêche d'accomplir la mitsva avec les autres ? Le verset enseigne : « et vous prendrez » (oulka'htem) : ce mot indique que ce doit être une prise complète (teha lekih'a tama), comprenant toutes les espèces.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, מָה נַפְשָׁךְ? אִי שְׁלֵימִין בָּעֵי — לִיבְעֵי נָמֵי כּוּלְּהוּ, אִי לָא בָּעֵי שְׁלֵימִין — אֲפִילּוּ חַד נָמֵי לָא! אָמַר בִּירָאָה אָמַר רַבִּי אַמֵּי: חָזַר בּוֹ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Et Rabbi Ichmaël, qui valide deux branches de myrte étêtées sur trois, quoi qu'il en soit, sa position fait difficulté : s'il exige des branches entières, qu'il exige aussi qu'elles le soient toutes ; s'il n'exige pas des branches entières, qu'il n'en exige pas même une seule ! Bira'a a dit au nom de ce qu'a dit Rabbi Ami : Rabbi Ichmaël s'est rétracté : il admet qu'il suffit d'une seule branche, mais qu'elle doit être entière.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי טַרְפוֹן. וְאַזְדָּא שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דַּאֲמַר לְהוּ שְׁמוּאֵל לְהָנְהוּ דִּמְזַבְּנֵי אַסָּא: אַשְׁווֹ וְזַבִּינוּ, וְאִי לָא — דָּרֵישְׁנָא לְכוּ כְּרַבִּי טַרְפוֹן.Rav Yehouda a dit au nom de ce qu'a dit Chmouel : la halakha (loi) est conforme à Rabbi Tarfon. Et Chmouel suit ainsi son propre raisonnement, car Chmouel a dit à ces gens qui vendaient du myrte : alignez vos prix sur la valeur réelle et vendez ; sinon, j'enseignerai publiquement la loi pour vous selon Rabbi Tarfon, qui valide les branches étêtées, et vous ne vendrez plus vos branches entières si cher.
- מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּמֵיקֵל — וְלִידְרוֹשׁ לְהוּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּמֵיקֵל טְפֵי! תְּלָתָא קְטִימִי שְׁכִיחִי, חַד וְלָא קְטִים לָא שְׁכִיחַ.Quelle en est la raison ? Si l'on dit que c'est parce que Rabbi Tarfon est indulgent, qu'il enseigne donc pour eux selon Rabbi Akiva, qui est plus indulgent encore, puisqu'il n'exige qu'une seule branche ! La Guemara répond : au contraire, trois branches étêtées se trouvent couramment, alors qu'une seule qui n'est pas étêtée ne se trouve pas couramment ; concrètement, l'avis de Rabbi Tarfon est donc le plus indulgent.
- מַתְנִי׳ אֶתְרוֹג הַגָּזוּל וְהַיָּבֵשׁ — פָּסוּל. שֶׁל אֲשֵׁרָה וְשֶׁל עִיר הַנִּדַּחַת — פָּסוּל. שֶׁל עׇרְלָה — פָּסוּל. שֶׁל תְּרוּמָה טְמֵאָה — פָּסוּל. שֶׁל תְּרוּמָה טְהוֹרָה לֹא יִטּוֹל, וְאִם נָטַל — כָּשֵׁר. שֶׁל דְּמַאי — בֵּית שַׁמַּאי פּוֹסְלִין, וּבֵית הִלֵּל מַכְשִׁירִין. שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּירוּשָׁלַיִם — לֹא יִטּוֹל, וְאִם נָטַל — כָּשֵׁר.MICHNA : Un etrog volé ou desséché est invalide. Celui d'une achéra (arbre idolâtre) ou d'une ville égarée (dont les habitants ont été entraînés à l'idolâtrie) est invalide. Celui de orla (fruits des trois premières années d'un arbre, interdits) est invalide. Celui de terouma (prélèvement donné au Cohen) impure est invalide. Celui de terouma pure, on ne le prendra pas a priori, mais si on l'a pris, il est valable. Celui de demaï (produit acheté à un homme du peuple, dont on doute qu'il ait été prélevé) : Beit Chamaï l'invalident et Beit Hillel le valident. Celui de ma'asser chéni (deuxième dîme) à Jérusalem, on ne le prendra pas a priori, mais si on l'a pris, il est valable.
- עָלְתָה חֲזָזִית עַל רוּבּוֹ, נִטְּלָה פִּטְמָתוֹ, נִקְלַף, נִסְדַּק, נִיקַּב וְחָסַר כׇּל שֶׁהוּא — פָּסוּל. עָלְתָה חֲזָזִית עַל מִיעוּטוֹ, נִטַּל עוּקְצוֹ, נִיקַּב וְלֹא חָסַר כׇּל שֶׁהוּא — כָּשֵׁר. אֶתְרוֹג הַכּוּשִׁי — פָּסוּל, וְהַיָּרוֹק כְּכַרָּתֵי — רַבִּי מֵאִיר מַכְשִׁיר וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹסֵל. שִׁיעוּר אֶתְרוֹג הַקָּטָן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כֶּאֱגוֹז, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר כְּבֵיצָה. וּבַגָּדוֹל — כְּדֵי שֶׁיֹּאחַז שְׁנַיִם בְּיָדוֹ. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אֶחָד בִּשְׁתֵּי יָדָיו.Si une 'hazazit (éruption semblable à de petites pustules) est apparue sur la plus grande partie de l'etrog ; si son pitma (la pointe à son extrémité) a été enlevé ; s'il a été pelé, fendu, ou percé avec perte de matière, si peu que ce soit : il est invalide. Si une 'hazazit est apparue sur sa moindre partie, si sa queue, qui le rattache à l'arbre, a été enlevée, ou s'il a été percé sans perte de matière, si peu que ce soit : il est valable. Un etrog kouchite, noir comme un Kouchite, est invalide. Et celui qui est vert comme le poireau : Rabbi Méïr le valide et Rabbi Yehouda l'invalide. La mesure minimale de l'etrog : Rabbi Méïr dit : il ne doit pas être plus petit qu'une noix ; Rabbi Yehouda dit : qu'un œuf. Et pour le plus grand, la limite est qu'on puisse en tenir deux dans une main ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Yossé dit : il est valable même si l'on ne peut en tenir qu'un dans les deux mains.
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