Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל עוֹנָשִׁין שֶׁבַּתּוֹרָה. אָמַר אַבָּיֵי: לְעוֹלָם סוּכָּה הִלְכְתָא, וְאִיצְטְרִיךְ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא ״תֵּשְׁבוּ״ — כְּעֵין תָּדוּרוּ, מָה דִּירָה — אִישׁ וְאִשְׁתּוֹ, אַף סוּכָּה — אִישׁ וְאִשְׁתּוֹ, קָא מַשְׁמַע לַן.Le verset a assimilé la femme à l'homme pour toutes les sanctions et tous les interdits de la Torah. Le jeûne de Yom Kippour étant lié à un interdit et à la sanction du karèt (retranchement), pourquoi un mot supplémentaire serait-il nécessaire ? Abayé a dit : En réalité, l'exemption des femmes de la soukka (cabane de la fête de Soukkot) est une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï, et elle était nécessaire, bien que ce soit un commandement lié au temps. Car il te serait venu à l'esprit de dire : le mot « vous résiderez » (Lévitique 23, 42) signifie à la manière dont vous habitez votre maison ; de même que l'habitation concerne l'homme et sa femme, de même la soukka concernerait l'homme et sa femme. C'est pourquoi la halakha nous enseigne que les femmes sont exemptes.
- רָבָא אָמַר: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא יָלֵיף ״חֲמִשָּׁה עָשָׂר״ ״חֲמִשָּׁה עָשָׂר״ מֵחַג הַמַּצּוֹת. מָה לְהַלָּן — נָשִׁים חַיָּיבוֹת, אַף כָּאן — נָשִׁים חַיָּיבוֹת. קָא מַשְׁמַע לַן.Rava a dit : la halakha était nécessaire, car il te serait venu à l'esprit de dire qu'on déduit par analogie le mot « quinzième » de Soukkot (Lévitique 23, 34) du mot « quinzième » (Lévitique 23, 6) de la fête des matsot (pains azymes). De même que là-bas, les femmes sont obligées de manger de la matsa bien que cette mitsva (commandement) soit liée au temps, de même ici, les femmes seraient obligées de résider dans la soukka. C'est pourquoi la halakha nous enseigne qu'elles sont exemptes.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ סוּכָּה הִלְכְתָא, קָרָא לְמָה לִי? לְרַבּוֹת אֶת הַגֵּרִים. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״הָאֶזְרָח בְּיִשְׂרָאֵל״ אָמַר רַחֲמָנָא — וְלֹא אֶת הַגֵּרִים, קָא מַשְׁמַע לַן.Et maintenant que tu as dit que l'exemption des femmes de la soukka est une halakha transmise à Moché au Sinaï, pourquoi ai-je besoin du verset disant « l'autochtone » avec l'article ? Il vient pour inclure les convertis. Car il te serait venu à l'esprit de dire que le Miséricordieux a dit : « l'autochtone en Israël » (Lévitique 23, 42), et non les convertis. C'est pourquoi le verset nous enseigne qu'ils sont obligés.
- יוֹם הַכִּפּוּרִים מִדְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב נָפְקָא. לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְתוֹסֶפֶת עִינּוּי. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִיעֵט רַחֲמָנָא לְתוֹסֶפֶת עִינּוּי מֵעוֹנֶשׁ וּמֵאַזְהָרָה, לֹא נִתְחַיְּיבוּ נָשִׁים כְּלָל, קָא מַשְׁמַע לַן.Quant à l'obligation des femmes pour Yom Kippour, elle se déduit de la règle de Rav Yehouda qui a dit au nom de Rav. Pourquoi alors ai-je besoin de l'article dans « l'autochtone » ? Il n'était nécessaire que pour le supplément d'affliction du jeûne, commencé avant l'entrée du jour. Car il te serait venu à l'esprit de dire : puisque le Miséricordieux a exclu le supplément d'affliction de la sanction du karèt et de l'interdiction formelle, les femmes ne seraient pas du tout obligées de l'observer, puisqu'elles ne sont assimilées à l'homme que pour les sanctions et les interdits. C'est pourquoi le verset nous enseigne qu'elles y sont tenues.
- אָמַר מָר: ״כׇּל״ לְרַבּוֹת אֶת הַקְּטַנִּים. וְהָתְנַן: נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה! לָא קַשְׁיָא כָּאן — בְּקָטָן שֶׁהִגִּיעַ לְחִינּוּךְ, כָּאן — בְּקָטָן שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לְחִינּוּךְ. קָטָן שֶׁהִגִּיעַ לְחִינּוּךְ מִדְּרַבָּנַן הוּא! מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא — אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא הוּא.Le Maître a dit dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Tout autochtone » vient pour inclure les enfants mineurs. Mais nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : Les femmes, les esclaves et les mineurs sont exempts de la soukka ! Ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, il s'agit d'un mineur qui a atteint l'âge de l'éducation aux mitsvot ; là, dans la Michna, il s'agit d'un mineur qui n'a pas atteint l'âge de l'éducation. Mais le mineur qui a atteint l'âge de l'éducation n'est obligé que par ordonnance rabbinique ! Comment pourrait-on le déduire d'un verset ? Il est bien obligé par ordonnance rabbinique, et le verset n'est qu'un simple appui (asmakhta).
- קָטָן שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְאִמּוֹ כּוּ׳. הֵיכִי דָּמֵי קָטָן שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְאִמּוֹ? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: כֹּל שֶׁנִּפְנֶה וְאֵין אִמּוֹ מְקַנַּחְתּוֹ. רַבִּי (שִׁמְעוֹן) אוֹמֵר: כׇּל שֶׁנֵּעוֹר מִשְּׁנָתוֹ וְאֵינוֹ קוֹרֵא ״אִמָּא, [אִמָּא]!״ גְּדוֹלִים נָמֵי קָרוּ? אֶלָּא: (אֵימָא) כָּל שֶׁנֵּעוֹר וְאֵינוֹ קוֹרֵא: ״אִמָּא, אִמָּא!״.La Michna a dit : Un mineur qui n'a pas besoin de sa mère, etc. Quel est le cas d'un mineur qui n'a pas besoin de sa mère ? Ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : Tout enfant qui va à la selle sans que sa mère ait à l'essuyer. Rabbi (Chimon) dit : Tout enfant qui se réveille de son sommeil et n'appelle pas : « Maman, [Maman] ! » Mais les grands aussi appellent leur mère à leur réveil ! Plutôt, (dis) : Tout enfant qui se réveille et n'appelle pas avec insistance, jusqu'à ce qu'elle vienne : « Maman, Maman ! »
- מַעֲשֶׂה וְיָלְדָה כַּלָּתוֹ כּוּ׳. מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר? חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: וְשַׁמַּאי מַחְמִיר, וּמַעֲשֶׂה נָמֵי וְיָלְדָה כַּלָּתוֹ שֶׁל שַׁמַּאי הַזָּקֵן, וּפִחֵת אֶת הַמַּעֲזִיבָה וְסִיכֵּךְ עַל הַמִּטָּה בִּשְׁבִיל הַקָּטָן.La Michna a dit : Il arriva que la bru de Chammaï accoucha, etc. Un fait est-il cité pour contredire la règle qui précède, selon laquelle les mineurs dépendants sont exempts ? Il manque des mots dans la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : Et Chammaï est rigoureux même pour les tout-petits, et il arriva aussi que la bru de Chammaï l'Ancien accoucha, et il retira l'enduit de plâtre du toit et fit une couverture de soukka avec les poutres au-dessus du lit pour le nourrisson.
- מַתְנִי׳ כׇּל שִׁבְעַת הַיָּמִים אָדָם עוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ קֶבַע, וּבֵיתוֹ עֲרַאי. יָרְדוּ גְּשָׁמִים, מֵאֵימָתַי מוּתָּר לְפַנּוֹת — מִשֶּׁתִּסְרַח הַמִּקְפָּה. מָשְׁלוּ מָשָׁל לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁבָּא לִמְזוֹג כּוֹס לְרַבּוֹ, וְשָׁפַךְ לוֹ קִיתוֹן עַל פָּנָיו.MICHNA : Pendant les sept jours de la fête, l'homme fait de sa soukka sa demeure fixe et de sa maison une demeure provisoire. S'il est tombé des pluies, à partir de quand est-il permis de quitter la soukka ? À partir du moment où la mikpa (plat épais) se gâterait. Ils ont proposé une parabole : À quoi cela ressemble-t-il ? À un esclave venu verser une coupe à son maître, et qui s'est fait verser une cruche d'eau au visage.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל שִׁבְעַת הַיָּמִים אָדָם עוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ קֶבַע וּבֵיתוֹ עֲרַאי, כֵּיצַד? הָיוּ לוֹ כֵּלִים נָאִים מַעֲלָן לַסּוּכָּה, מַצָּעוֹת נָאוֹת — מַעֲלָן לַסּוּכָּה, אוֹכֵל וְשׁוֹתֶה וּמְטַיֵּיל בַּסּוּכָּה. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״תֵּשְׁבוּ״ — כְּעֵין תָּדוּרוּ, מִכָּאן אָמְרוּ: כׇּל שִׁבְעַת הַיָּמִים עוֹשֶׂה אָדָם סוּכָּתוֹ קֶבַע וּבֵיתוֹ עֲרַאי. כֵּיצַד? הָיוּ לוֹ כֵּלִים נָאִים — מַעֲלָן לַסּוּכָּה, מַצָּעוֹת נָאוֹת — מַעֲלָן לַסּוּכָּה, אוֹכֵל וְשׁוֹתֶה וּמְטַיֵּיל בַּסּוּכָּה וּמְשַׁנֵּן בַּסּוּכָּה.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Pendant les sept jours de la fête, l'homme fait de sa soukka sa demeure fixe et de sa maison une demeure provisoire. Comment cela ? S'il a de beaux ustensiles, il les monte à la soukka ; s'il a de belles literies, il les monte à la soukka ; il mange, boit et se détend dans la soukka. D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné : « Vous résiderez » dans des soukkot signifie à la manière dont vous habitez. De là, ils ont dit : Pendant les sept jours de la fête, l'homme fait de sa soukka sa demeure fixe et de sa maison une demeure provisoire. Comment cela ? S'il a de beaux ustensiles, il les monte à la soukka ; s'il a de belles literies, il les monte à la soukka ; il mange, boit et se détend dans la soukka, et il étudie à fond dans la soukka.
- אִינִי?! וְהָאָמַר רָבָא: מִקְרָא וּמִתְנֵא בִּמְטַלַּלְתָּא, וְתַנּוֹיֵי בַּר מִמְּטַלַּלְתָּא! לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּמִגְרַס, הָא — בְּעַיּוֹנֵי.Est-ce vrai ? Mais Rava n'a-t-il pas dit : La lecture de la Bible et l'étude de la Michna se font dans la soukka, et l'analyse de la Michna se fait hors de la soukka ! Ce n'est pas difficile : ceci (la baraïta) concerne l'étude cursive, et cela (la parole de Rava) concerne l'étude approfondie, qui exige de la concentration.
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