Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא בֵּית סָאתַיִם!que dans un beit saataïm (surface où l'on sème deux séa, mesure de la cour du Sanctuaire) ?
- מִשּׁוּם דְּהָוֵי דִּירָה שֶׁתַּשְׁמִישֶׁיהָ לַאֲוִיר, וְכׇל דִּירָה שֶׁתַּשְׁמִישֶׁיהָ לַאֲוִיר אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא סָאתַיִם.La Guemara répond : Parce que c'est une habitation dont l'usage est pour l'air extérieur : elle sert à garder les champs qui l'entourent. Et toute habitation dont l'usage est pour l'air extérieur, on n'y transporte que si elle ne dépasse pas deux séa de surface.
- תָּא שְׁמַע: שָׁבַת בְּתֵל שֶׁהוּא גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה, וְהוּא מֵאַרְבַּע אַמּוֹת עַד בֵּית סָאתַיִם, וְכֵן בְּנֶקַע שֶׁהוּא עָמוֹק עֲשָׂרָה, וְהוּא מֵאַרְבַּע אַמּוֹת עַד בֵּית סָאתַיִם, וְכֵן קָמָה קְצוּרָה וְשִׁבּוֹלוֹת מַקִּיפוֹת אוֹתָהּ — מְהַלֵּךְ אֶת כּוּלָּהּ וְחוּצָה לָהּ אַלְפַּיִם אַמָּה. אַף עַל גַּב דְּקָאָזֵיל וְאָתֵי! הָתָם נָמֵי, דְּעָבֵיד לֵיהּ בְּהוּצָא וְדַפְנָא.Viens et entends une preuve : Si quelqu'un a commencé le Chabbat sur un monticule haut de dix tefa'him (largeurs de main), et qui mesure de quatre coudées à un beit saataïm ; de même dans une cavité profonde de dix tefa'him, et qui mesure de quatre coudées à un beit saataïm ; et de même dans un champ de blé moissonné entouré d'épis hauts de dix tefa'him, il peut parcourir tout l'espace et, en dehors de lui, deux mille coudées. Les épis comptent donc comme cloison, bien qu'ils aillent et viennent au vent ! Là aussi, c'est qu'il les a arrangés avec des palmes dures et du laurier.
- מַתְנִי׳ שְׁלוּחֵי מִצְוָה — פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה. חוֹלִין וּמְשַׁמְּשֵׁיהֶן — פְּטוּרִין מִן הַסּוּכָּה. אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין עֲרַאי חוּץ לַסּוּכָּה.MICHNA : Ceux qui sont envoyés pour une mitsva (commandement) sont exempts de la soukka. Les malades et ceux qui les servent sont exempts de la soukka. On mange et on boit de façon occasionnelle hors de la soukka.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ״ — פְּרָט לְעוֹסֵק בְּמִצְוָה, ״וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ״ — פְּרָט לְחָתָן. מִכָּאן אָמְרוּ: הַכּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה — פָּטוּר, וְאֶת הָאַלְמָנָה — חַיָּיב.GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) à propos de la lecture du Chema : « Quand tu es assis dans ta maison » (Deutéronome 6, 7) : à l'exclusion de celui qui s'occupe d'une mitsva ; « et quand tu marches en chemin » : à l'exclusion du fiancé la nuit de ses noces. De là, ils ont dit : Celui qui épouse une vierge est exempt de la lecture du Chema, et celui qui épouse une veuve est obligé.
- מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַב הוּנָא: כְּדֶרֶךְ. מָה דֶּרֶךְ רְשׁוּת, אַף כֹּל רְשׁוּת, לְאַפּוֹקֵי הַאי דִּבְמִצְוָה עָסוּק.Comment cela s'entend-il dans le verset ? Rav Houna a dit : « quand tu es assis » doit être compris comme le chemin : de même que le chemin est une activité libre, de même toute situation visée est une activité libre, à l'exclusion de celui-ci, qui s'occupe d'une mitsva.
- מִי לָא עָסְקִינַן דְּקָאָזֵיל לִדְבַר מִצְוָה, וְקָא אָמַר רַחֲמָנָא לִיקְרֵי! אִם כֵּן לֵימָא קְרָא ״בְּשֶׁבֶת וּבְלֶכֶת״, מַאי ״בְּשִׁבְתְּךָ״ ״וּבְלֶכְתְּךָ״ — בְּלֶכֶת דִּידָךְ הוּא דְּמִיחַיְּיבַתְּ, הָא בְּלֶכֶת דְּמִצְוָה — פְּטִירַתְּ.Ne s'agit-il pas aussi de celui qui marche pour une mitsva, et le Miséricordieux a pourtant dit qu'il doit lire le Chema ? S'il en était ainsi, que le verset dise : « béchévèt » et « bélékhèt » (en étant assis, en marchant) ! Que signifie « quand tu es assis, toi » et « quand tu marches, toi » ? C'est dans ta propre marche que tu es obligé ; mais dans une marche de mitsva, tu es exempt.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ כּוֹנֵס אֶת הָאַלְמָנָה נָמֵי? כּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה טְרִיד, כּוֹנֵס אַלְמָנָה לָא טְרִיד.S'il en est ainsi, même celui qui épouse une veuve devrait être exempt lui aussi ! Celui qui épouse une vierge est préoccupé par la pensée de l'union ; celui qui épouse une veuve n'est pas préoccupé.
- וְכׇל הֵיכָא דִּטְרִיד, הָכִי נָמֵי דְּפָטוּר?! אֶלָּא מֵעַתָּה, טָבְעָה סְפִינָתוֹ בַּיָּם — דִּטְרִיד, הָכִי נָמֵי דְּפָטוּר?! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: אָבֵל חַיָּיב בְּכׇל הַמִּצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה חוּץ מִן הַתְּפִילִּין, שֶׁהֲרֵי נֶאֱמַר בָּהֶן ״פְּאֵר״!Et partout où l'on est préoccupé, est-on réellement exempt ? Mais alors, celui dont le bateau a coulé en mer, qui est préoccupé, serait-il vraiment exempt ? Et si tu dis qu'il l'est vraiment, Rabbi Abba bar Zavda n'a-t-il pas dit au nom de Rav : L'endeuillé est obligé de toutes les mitsvot énoncées dans la Torah, sauf des tefilin, car à leur sujet il est dit « parure » ?
- הָכָא טְרִיד טִירְדָּא דְמִצְוָה, הָתָם טְרִיד טִירְדָּא דִרְשׁוּת.Ici (le fiancé), il est préoccupé par une préoccupation de mitsva ; là-bas (le naufragé), il est préoccupé par une préoccupation profane.
- וְהָעוֹסֵק בְּמִצְוָה פָּטוּר מִן הַמִּצְוָה מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״וַיְהִי אֲנָשִׁים אֲשֶׁר הָיוּ טְמֵאִים לְנֶפֶשׁ אָדָם וְגוֹ׳״ — אוֹתָם אֲנָשִׁים מִי הָיוּ? נוֹשְׂאֵי אֲרוֹנוֹ שֶׁל יוֹסֵף הָיוּ, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.Et le principe selon lequel celui qui s'occupe d'une mitsva est exempt d'une autre mitsva, est-ce d'ici qu'on le tire ? On le tire de là-bas, car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Il y eut des hommes qui étaient impurs par le contact d'un mort, etc. » (Nombres 9, 6). Ces hommes, qui étaient-ils ? C'étaient ceux qui portaient le cercueil de Yossef : telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili.
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