Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי עֲשׂוּיָה בִּידֵי אָדָם.car voici qu'elle a été faite par la main de l'homme, et cette cloison est donc valable.
- אָמַר מָר. מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אָמְרוּ: אַף אֵין כּוֹתְבִין עָלָיו גִּיטֵּי נָשִׁים. מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי? דְּתַנְיָא: ״סֵפֶר״, אֵין לִי אֶלָּא סֵפֶר. מִנַּיִן לְרַבּוֹת כָּל דָּבָר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכָתַב לָהּ״ מִכׇּל מָקוֹם.Le Maître a dit (dans la baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : au nom de Rabbi Yossé HaGuelili, ils ont dit : on n'écrit pas non plus sur lui (un être vivant) d'actes de divorce pour des femmes. La Guemara demande : Quelle est la raison de Rabbi Yossé HaGuelili ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) à propos du verset « et il écrira pour elle un acte de rupture » (Deutéronome 24, 1) : « séfèr » (un écrit, un rouleau) : je n'ai là qu'un rouleau. D'où savons-nous qu'il faut inclure tout objet comme support valable de l'acte ? Le verset dit : « et il écrira pour elle », c'est-à-dire de toute façon, sur quelque support que ce soit.
- אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״סֵפֶר״? לוֹמַר לָךְ: מָה סֵפֶר דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ רוּחַ חַיִּים וְאֵינוֹ אוֹכֶל, אַף כׇּל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ רוּחַ חַיִּים וְאֵינוֹ אוֹכֶל.S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « séfèr » ? Pour te dire : de même qu'un rouleau est une chose qui n'a pas de souffle de vie et qui n'est pas un aliment, de même l'acte peut être écrit sur toute chose qui n'a pas de souffle de vie et qui n'est pas un aliment.
- וְרַבָּנַן? אִי כְּתַב ״בְּסֵפֶר״, כִּדְקָאָמְרַתְּ. הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״סֵפֶר״ — לִסְפִירַת דְּבָרִים בְּעָלְמָא הוּא דַּאֲתָא.Et les Rabbanan, qui valident un acte écrit sur un être vivant ou sur un aliment, comment comprennent-ils le verset ? Si le verset avait écrit « bessèfèr » (dans un rouleau), ce serait comme tu le dis. Maintenant qu'il est écrit « séfèr », c'est pour une simple énumération de faits (sefirat devarim) qu'il vient, sans rien exiger quant au support.
- וְרַבָּנַן: הַאי ״וְכָתַב״ מַאי דָּרְשִׁי בֵּיהּ? הָהוּא מִיבְּעֵי לְהוּ, בִּכְתִיבָה מִתְגָּרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מִתְגָּרֶשֶׁת בְּכֶסֶף. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִיתַּקַּשׁ יְצִיאָה לַהֲוָיָה, מָה הֲוָיָה בַּכֶּסֶף — אַף יְצִיאָה בְּכֶסֶף, קָא מַשְׁמַע לַן.Et les Rabbanan, ce mot « et il écrira », qu'en déduisent-ils ? Ils en ont besoin pour enseigner que c'est par un écrit qu'elle est divorcée, et qu'elle n'est pas divorcée par de l'argent. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque la sortie du mariage (le divorce) a été rapprochée de l'entrée dans le mariage (le verset juxtaposant « elle sortira… et elle sera à un autre homme »), alors de même que l'entrée se fait par de l'argent, de même la sortie se ferait par de l'argent. C'est pourquoi le verset nous enseigne le contraire.
- וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הַאי סְבָרָא מְנָא לֵיהּ? מִ״סֵּפֶר כְּרִיתוּת״ נָפְקָא לֵיהּ. סֵפֶר כּוֹרְתָהּ, וְאֵין דָּבָר אַחֵר כּוֹרְתָהּ.Et Rabbi Yossé HaGuelili, ce raisonnement, d'où le tire-t-il ? Il le déduit de « un acte de rupture » : c'est un acte qui la sépare de son mari, et rien d'autre ne la sépare.
- וְאִידַּךְ? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְדָבָר הַכּוֹרֵת בֵּינוֹ לְבֵינָהּ. כִּדְתַנְיָא: הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁלֹּא תִּשְׁתִּי יַיִן, וְעַל מְנָת שֶׁלֹּא תֵּלְכִי לְבֵית אָבִיךְ לְעוֹלָם — אֵין זֶה כְּרִיתוּת, כָּל שְׁלֹשִׁים יוֹם — הֲרֵי זֶה כְּרִיתוּת.Et l'autre avis (celui des Rabbanan) ? Il a besoin de ce passage pour enseigner que l'acte doit être une chose qui rompt tout lien entre lui et elle. Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : si un homme dit à sa femme : « Voici ton acte de divorce à condition que tu ne boives pas de vin », ou « à condition que tu n'ailles pas chez ton père, à jamais », ce n'est pas une rupture, et le divorce n'est pas valable. Mais s'il fixe la condition pour toute une période de trente jours, c'est une rupture.
- וְאִידָּךְ? מִ״כָּרֵת״ ״כְּרִיתוּת״ נָפְקָא. וְאִידַּךְ? ״כָּרֵת״ ״כְּרִיתוּת״ לָא דָּרְשִׁי.Et l'autre avis (celui de Rabbi Yossé HaGuelili) ? Il le déduit de ce que le verset emploie, au lieu de « karet », la forme plus longue « keritout », ce qui permet de tirer les deux enseignements. Et l'autre avis (celui des Rabbanan) ? Ils ne tirent aucune drasha (interprétation d'un verset) de « karet », « keritout ».
- מַתְנִי׳ הָעוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ בֵּין הָאִילָנוֹת וְהָאִילָנוֹת דְּפָנוֹת לָהּ — כְּשֵׁרָה.MICHNA : Celui qui fait sa soukka entre les arbres, de sorte que les arbres lui servent de parois, elle est valable.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: כׇּל מְחִיצָה שֶׁאֵינָהּ יְכוֹלָה לַעֲמוֹד בְּרוּחַ מְצוּיָה — אֵינָהּ מְחִיצָה.GUEMARA : Rav A'ha bar Yaakov a dit : Toute cloison qui ne peut pas tenir face à un vent ordinaire, mais que le vent fait aller et venir, n'est pas une cloison.
- תְּנַן: הָעוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ בֵּין הָאִילָנוֹת וְהָאִילָנוֹת דְּפָנוֹת לָהּ — כְּשֵׁרָה. וְהָא קָאָזֵיל וְאָתֵי! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּקָשִׁין.Nous avons appris (dans la Michna) : Celui qui fait sa soukka entre les arbres, de sorte que les arbres lui servent de parois, elle est valable. Mais voici qu'un arbre va et vient sous le vent ! De quoi s'agit-il ici ? D'arbres durs, vieux et épais, que le vent n'agite pas.
- וְהָאִיכָּא נוֹפוֹ! דְּעָבֵיד לֵיהּ בְּהוּצָא וְדַפְנָא. אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: נִיגְזַר דִּלְמָא אָתֵי לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בְּאִילָן, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais il y a ses branchages, que le vent agite ! Il s'agit du cas où il les a arrangés avec des palmes dures et du laurier, en les tressant pour que le vent ne les fasse plus bouger. S'il en est ainsi, que vient-on nous dire ? C'est évident ! Tu aurais pu dire : décrétons que cela est interdit, de peur qu'il n'en vienne à se servir de l'arbre pendant le Yom Tov (jour de fête) ; c'est pourquoi la Michna nous enseigne que ce n'est pas le cas.
- תָּא שְׁמַע: הָיָה שָׁם אִילָן אוֹ גָּדֵר אוֹ מְחִיצַת הַקָּנִים — נִידּוֹן מִשּׁוּם דְּיוֹמָד! הָתָם נָמֵי, מִשּׁוּם דְּעָבֵיד לֵיהּ בְּהוּצָא וְדַפְנָא.Viens et entends une preuve (au sujet des montants entourant un puits) : S'il y avait là un arbre, ou une clôture, ou une cloison de roseaux, cela est considéré comme un deyomed (double montant d'angle). Une cloison de roseaux, qui bouge au vent, est donc valable ! Là aussi, c'est parce qu'il l'a arrangée avec des palmes dures et du laurier.
- תָּא שְׁמַע: אִילָן הַמֵּיסֵךְ עַל הָאָרֶץ, אִם אֵין נוֹפוֹ גָּבוֹהַּ מִן הָאָרֶץ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — מְטַלְטְלִין תַּחְתָּיו. אַמַּאי, הָא קָא אָזֵיל וְאָתֵי? הָתָם נָמֵי, דְּעָבֵיד לֵיהּ בְּהוּצָא וְדַפְנָא.Viens et entends une preuve : Un arbre qui recouvre le sol de ses branches retombantes : si ses branchages ne sont pas à plus de trois tefa'him (largeurs de main) du sol, on transporte sous lui à Chabbat. Pourquoi, alors qu'ils vont et viennent sous le vent ? Là aussi, c'est qu'il les a arrangés avec des palmes dures et du laurier.
- אִי הָכִי, נִיטַּלְטֵל בְּכוּלֵּיהּ! אַלְּמָה אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹS'il en est ainsi, si l'enclos a été aménagé de main d'homme, qu'on transporte dans tout l'espace, quelle que soit sa taille ! Pourquoi donc Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a-t-il dit : on n'y transporte pas
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