Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בָּעֵינַן כָּנָף בִּשְׁעַת פְּתִיל — וְלֵיכָּא, קָא מַשְׁמַע לַן.il faut un seul coin au moment de passer le fil dans le trou, et il n'y en a pas ici, puisqu'il enfile dans deux coins à la fois. Il nous apprend donc que cela n'est pas un problème.
- מֵיתִיבִי: תְּלָאָן וְלֹא פָּסַק רָאשֵׁי חוּטִין שֶׁלָּהֶן — פְּסוּלִין. מַאי לָאו: פְּסוּלִין לְעוֹלָם, וּתְיוּבְתָּא דְּרַב? אָמַר לְךָ רַב: מַאי פְּסוּלִין — פְּסוּלִין עַד שֶׁיִּפָּסְקוּ. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: פְּסוּלִין לְעוֹלָם. וְכֵן אָמַר לֵוִי: פְּסוּלִין לְעוֹלָם. וְכֵן אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר שְׁמוּאֵל: פְּסוּלִין לְעוֹלָם.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : s'il les a suspendus sans couper les extrémités de leurs fils, ils sont invalides. N'est-ce pas qu'ils sont invalides pour toujours, et c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav ? Rav te répondra : Que signifie « invalides » ? Invalides jusqu'à ce qu'on les coupe. Mais Chmouel a dit : Invalides pour toujours. Et de même Lévi a dit : Invalides pour toujours. Et de même Rav Matna a dit au nom de Chmouel : Invalides pour toujours.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב מַתְנָה: בְּדִידִי הֲוָה עוֹבָדָא, וַאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, וַאֲמַר לִי: פְּסוּלִין לְעוֹלָם.Certains disent que Rav Matna a dit : Le cas s'est présenté à moi, je suis venu devant Mar Chmouel, et il m'a dit : Invalides pour toujours.
- מֵיתִיבִי: תְּלָאָן, וְאַחַר כָּךְ פָּסַק רָאשֵׁי חוּטִין שֶׁלָּהֶן פְּסוּלִין. וְעוֹד תַּנְיָא גַּבֵּי סוּכָּה: ״תַּעֲשֶׂה״ — וְלֹא מִן הֶעָשׂוּי. מִכָּאן אָמְרוּ: הִדְלָה עָלֶיהָ אֶת הַגֶּפֶן וְאֶת הַדַּלַּעַת וְאֶת הַקִּיסוֹס וְסִיכֵּךְ עַל גַּבָּן — פְּסוּלָה.On a objecté à l'avis de Rav : s'il les a suspendus et qu'ensuite il a coupé les extrémités de leurs fils, ils sont invalides. Et de plus, il a été enseigné au sujet de la soukka (cabane de la fête) : « Tu feras » (Deutéronome 16, 13), et non à partir de ce qui est déjà fait. De là ils ont dit : S'il a fait grimper au-dessus d'elle la vigne, la gourde ou le lierre, et qu'il a posé le skhakh (la toiture végétale) par-dessus, elle est invalide.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא בְּשֶׁלֹּא קְצָצָן, מַאי אִירְיָא מִשּׁוּם ״תַּעֲשֶׂה״ — וְלֹא מִן הֶעָשׂוּי? תִּיפּוֹק לֵיהּ דִּמְחוּבָּרִין נִינְהוּ! אֶלָּא בְּשֶׁקְּצָצָן, וְקָתָנֵי פְּסוּלָה, וּשְׁמַע מִינַּהּ דְּלָא אָמְרִינַן קְצִיצָתָן זוֹ הִיא עֲשִׂיָּיתָן, וּתְיוּבְתָּא דְּרַב!Quel est le cas ? Si l'on dit qu'il ne les a pas coupés, pourquoi à cause de « Tu feras », et non à partir de ce qui est déjà fait ? Qu'on le déduise de ce qu'ils sont rattachés au sol ! C'est donc qu'il les a coupés, et il est enseigné qu'elle est invalide. Déduis-en qu'on ne dit pas : leur coupe, c'est là leur confection, et c'est une teyouvta de Rav !
- אָמַר לְךָ רַב: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּשַׁלְפִינְהוּ שַׁלּוֹפֵי, דְּלָא מִינַּכְרָא עֲשִׂיָּה דִּידְהוּ. מִכׇּל מָקוֹם, תְּלָאָן וְאַחַר כָּךְ פָּסַק, קַשְׁיָא לְרַב! קַשְׁיָא.Rav te répondra : De quoi s'agit-il ici ? Il les a arrachés de l'arbre, de sorte que leur confection n'est pas visible. En tout cas, « s'il les a suspendus et qu'ensuite il a coupé » est difficile pour Rav ! En effet, c'est difficile.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי. עָבַר וְלִיקְּטָן — פָּסוּל, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר יְהוֹצָדָק. וַחֲכָמִים מַכְשִׁירִין.Dirons-nous que c'est une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Quand les baies d'une branche de myrte sont plus nombreuses que ses feuilles, elle est invalide pour les quatre espèces, mais on peut en retirer pour la valider, sauf pendant la fête. S'il a transgressé et les a retirées pendant la fête, c'est invalide, selon Rabbi Chimon bar Yehotsadak. Et les Sages valident.
- סַבְרוּהָ דְּכוּלֵּי עָלְמָא לוּלָב צָרִיךְ אֶגֶד, וְיָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה. דִּכְתִיב גַּבֵּי סוּכָּה: ״תַּעֲשֶׂה״ — וְלֹא מִן הֶעָשׂוּי.Ils ont pensé que tous admettent que le loulav (branche de palmier) a besoin d'un lien, si bien qu'il y a là un acte de confection, et que nous déduisons le loulav de la soukka, car il est écrit au sujet de la soukka : « Tu feras », et non à partir de ce qui est déjà fait.
- מַאי לָאו, בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: דְּמַאן דְּמַכְשַׁיר סָבַר: אָמְרִינַן גַּבֵּי סוּכָּה קְצִיצָתָן זוֹ הִיא עֲשִׂיָּיתָן, וְגַבֵּי לוּלָב נָמֵי אָמְרִינַן לְקִיטָתָן זוֹ הִיא עֲשִׂיָּיתָן. וּמַאן דְּפָסֵיל סָבַר: לָא אָמְרִינַן גַּבֵּי סוּכָּה קְצִיצָתָן זוֹ הִיא עֲשִׂיָּיתָן, וְגַבֵּי לוּלָב נָמֵי לָא אָמְרִינַן לְקִיטָתָן זוֹ הִיא עֲשִׂיָּיתָן!N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : celui qui valide pense qu'au sujet de la soukka nous disons : leur coupe, c'est là leur confection, et au sujet du loulav aussi nous disons : leur cueillette, c'est là leur confection ; et celui qui invalide pense qu'au sujet de la soukka nous ne disons pas : leur coupe, c'est là leur confection, et au sujet du loulav non plus nous ne disons pas : leur cueillette, c'est là leur confection ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא אָמְרִינַן גַּבֵּי סוּכָּה קְצִיצָתָן זוֹ הִיא עֲשִׂיָּיתָן, וְהָכָא בְּמֵילַף לוּלָב מִסּוּכָּה קָמִיפַּלְגִי. מַאן דְּמַכְשַׁר סָבַר: לָא יָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה, וּמַאן דְּפָסֵיל סָבַר: יָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה.Non : tous admettent qu'au sujet de la soukka nous ne disons pas : leur coupe, c'est là leur confection, et ici ils divergent sur le fait de déduire le loulav de la soukka. Celui qui valide pense que nous ne déduisons pas le loulav de la soukka, et celui qui invalide pense que nous déduisons le loulav de la soukka.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: אִי סְבִירָא לַן דְּלוּלָב צָרִיךְ אֶגֶד, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּיָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: צָרִיךְ אֶגֶד, וּמַר סָבַר: אֵין צָרִיךְ אֶגֶד. וּבִפְלוּגְתָּא דְהָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: לוּלָב, בֵּין אָגוּד בֵּין שֶׁאֵינוֹ אָגוּד — כָּשֵׁר, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אָגוּד — כָּשֵׁר, שֶׁאֵינוֹ אָגוּד — פָּסוּל.Et si tu veux, dis : si nous pensions que le loulav a besoin d'un lien, tous seraient d'accord que nous déduisons le loulav de la soukka. Mais ici ils divergent sur ceci : l'un pense qu'il a besoin d'un lien, et l'autre pense qu'il n'a pas besoin d'un lien. Et c'est la divergence de ces Tannaïm, car il a été enseigné : Le loulav, lié ou non lié, est valide. Rabbi Yehouda dit : Lié, il est valide ; non lié, il est invalide.
- מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה? יָלֵיף ״לְקִיחָה״ ״לְקִיחָה״ מֵאֲגוּדַּת אֵזוֹב. כְּתִיב הָתָם: ״וּלְקַחְתֶּם אֲגוּדַּת אֵזוֹב״, וּכְתִיב הָכָא: ״וּלְקַחְתֶּם לָכֶם בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן״. מָה לְהַלָּן בַּאֲגוּדָּה, אַף כָּאן נָמֵי בַּאֲגוּדָּה. וְרַבָּנַן: ״לְקִיחָה״ מִ״לְּקִיחָה״ לָא יָלְפִינַן.Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Il déduit « prendre » de « prendre » du bouquet d'hysope, par une guezéra chava (analogie textuelle). Il est écrit là-bas : « Vous prendrez un bouquet d'hysope » (Exode 12, 22), et il est écrit ici : « Vous prendrez pour vous le premier jour » (Lévitique 23, 40). De même que là-bas c'est en bouquet, de même ici aussi c'est en bouquet. Et les Sages pensent : nous ne déduisons pas « prendre » de « prendre ».
- כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: לוּלָב מִצְוָה לְאוֹגְדוֹ, וְאִם לֹא אֲגָדוֹ — כָּשֵׁר. אִי רַבִּי יְהוּדָה, כִּי לֹא אֲגָדוֹ אַמַּאי כָּשֵׁר? אִי רַבָּנַן, אַמַּאי מִצְוָה? לְעוֹלָם רַבָּנַן הִיא, וּמִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״זֶה אֵלִי וְאַנְוֵהוּ״ — הִתְנָאֶה לְפָנָיו בְּמִצְוֹת.Selon qui est ce qui a été enseigné : Le loulav, c'est une mitsva (commandement) de le lier, et s'il ne l'a pas lié, il est valide ? Si c'est Rabbi Yehouda, s'il ne l'a pas lié, pourquoi est-il valide ? Si ce sont les Sages, pourquoi est-ce une mitsva ? C'est en réalité les Sages, et c'est parce qu'il est dit : « Celui-ci est mon D.ieu et je L'embellirai » (Exode 15, 2) : embellis-toi devant Lui par les mitsvot.
- זֶה הַכְּלָל: כׇּל דָּבָר שֶׁמְּקַבֵּל טוּמְאָה כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, אָמַר קְרָא: ״וְאֵד יַעֲלֶה מִן הָאָרֶץ״. מָה אֵד — דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה וְגִידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ, אַף סוּכָּה — דָּבָר שֶׁאֵין מְקַבֵּל טוּמְאָה וְגִידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ.Voici la règle : toute chose susceptible d'impureté, etc. D'où savons-nous cela ? Rech Lakich a dit : Le verset dit : « Et une vapeur montait de la terre » (Genèse 2, 6). De même que la vapeur est une chose qui n'est pas susceptible d'impureté et qui pousse de la terre, de même la soukka doit être faite d'une chose qui n'est pas susceptible d'impureté et qui pousse de la terre. Car la soukka rappelle les nuées de gloire qui entouraient les Bnei Israël au désert.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר עַנְנֵי כָבוֹד הָיוּ. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר סוּכּוֹת מַמָּשׁ עָשׂוּ לָהֶם, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דְּתַנְיָא: ״כִּי בַסּוּכּוֹת הוֹשַׁבְתִּי אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, עַנְנֵי כָבוֹד הָיוּ, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: סוּכּוֹת מַמָּשׁ עָשׂוּ לָהֶם. הָנִיחָא לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אֶלָּא לְרַבִּי עֲקִיבָא מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour celui qui dit que c'étaient des nuées de gloire. Mais pour celui qui dit qu'ils se firent de véritables soukkot, que peut-on dire ? Car il a été enseigné : « Car J'ai fait résider les Bnei Israël dans des soukkot » (Lévitique 23, 43) : c'étaient des nuées de gloire, selon Rabbi Eliézer. Rabbi Akiva dit : Ils se firent de véritables soukkot. Cela va bien pour Rabbi Eliézer, mais pour Rabbi Akiva, que peut-on dire ?
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר קְרָא: ״חַג הַסּוּכּוֹת תַּעֲשֶׂה לְךָ״, מַקִּישׁ סוּכָּה לַחֲגִיגָה. מָה חֲגִיגָה — דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה וְגִידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ, אַף סוּכָּה — דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה וְגִידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ.Quand Rav Dimi est venu de Terre d'Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Le verset dit : « Tu feras pour toi la fête de Soukkot » (Deutéronome 16, 13) : il rapproche la soukka de la 'haguiga (sacrifice de paix offert à la fête). De même que la 'haguiga est une chose qui n'est pas susceptible d'impureté et qui pousse de la terre, de même la soukka doit être faite d'une chose qui n'est pas susceptible d'impureté et qui pousse de la terre.
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