Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן נָמֵי לָא קַשְׁיָא. הָכָא טַעְמָא מַאי? מִשּׁוּם ״וְנִוַּסְּרוּ כׇּל הַנָּשִׁים״. הָתָם — אֵין לְךָ יִיסּוּר גָּדוֹל מִזֶּה.Les Rabbanan avec les Rabbanan non plus, ce n'est pas difficile. Ici, quelle est la raison pour laquelle on la découvre ? À cause de « Et toutes les femmes seront averties » (Ézéchiel 23, 48). Là-bas, pour la lapidation, tu n'as pas de plus grand avertissement que celui-là.
- וְכִי תֵּימָא לַעֲבֵיד בַּהּ תַּרְתֵּי — אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, אָמַר קְרָא: ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״ — בְּרוֹר לוֹ מִיתָה יָפָה.Et si tu dis : qu'on lui fasse les deux, la lapidation et l'humiliation ? Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : le verset dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19, 18) : choisis-lui une belle mort.
- לֵימָא דְּרַב נַחְמָן תַּנָּאֵי הִיא? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב נַחְמָן. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: בִּזְיוֹנֵיהּ עֲדִיף לֵיהּ טְפֵי מִצַּעְרָא דְגוּפֵיהּ, וּמָר סָבַר: צַעְרָא דְגוּפֵיהּ עֲדִיף לֵיהּ טְפֵי מִבִּזְיוֹנֵיהּ.Dirons-nous que l'enseignement de Rav Na'hman est une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Non, tous admettent celui de Rav Na'hman, et ici ils divergent sur ceci : l'un pense que éviter son avilissement lui importe plus que sa souffrance physique ; et l'autre pense qu'éviter sa souffrance physique lui importe plus que son avilissement.
- הָיְתָה מְכוּסָּה לְבָנִים וְכוּ׳. תָּנָא, אִם הָיוּ שְׁחוֹרִים נָאִים לָהּ — מְכַסִּין אוֹתָהּ בְּגָדִים מְכוֹעָרִים.« Si elle était couverte de blanc, etc. » Il a été enseigné : si le noir lui sied, on la couvre de vêtements laids.
- הָיוּ עָלֶיהָ כְּלֵי זָהָב וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא, הַשְׁתָּא נַוּוֹלֵי מְנַוֵּויל לַהּ, הָנֵי מִיבַּעְיָא? מַהוּ דְּתֵימָא: בְּהָנֵי אִית לַהּ בִּזָּיוֹן טְפֵי, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: שָׁלִיחַ עַרְטִיל וְסָיֵים מְסָאנֵי. קָא מַשְׁמַע לַן.« Si elle portait des bijoux d'or, etc. » C'est évident ! Maintenant qu'il l'enlaidit, faut-il encore enseigner cela ? Tu aurais pu dire : avec ceux-ci, elle a plus d'humiliation, comme disent les gens : « Dépouillé, nu, et chaussé de souliers. » Elle vient nous apprendre que non.
- וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל וְכוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא מֵרַב הוּנָא: חֶבֶל הַמִּצְרִי מַהוּ שֶׁיְּעַכֵּב בְּסוֹטָה? מִשּׁוּם שֶׁלֹּא יִשָּׁמְטוּ בְּגָדֶיהָ מֵעָלֶיהָ הוּא, וּבְצִלְצוֹל קָטָן נָמֵי סַגִּי, אוֹ דִילְמָא מִשּׁוּם דְּאָמַר מָר ״הִיא חָגְרָה לוֹ בְּצִלְצוֹל, לְפִיכָךְ כֹּהֵן מֵבִיא חֶבֶל הַמִּצְרִי וְקוֹשֵׁר לָהּ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ״ — מְעַכֵּב?« Ensuite il apporte une corde, etc. » Rabbi Abba a demandé à Rav Houna : la corde égyptienne est-elle indispensable pour la sota (femme soupçonnée d'adultère) ? Est-ce pour que ses vêtements ne tombent pas d'elle, et une petite ceinture (tsiltsoul) suffirait aussi ; ou bien, à cause de ce qu'a dit le Maître : « elle s'est ceinte pour lui d'un tsiltsoul, c'est pourquoi le Cohen apporte une corde égyptienne et l'attache au-dessus de ses seins », est-elle indispensable ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל הַמִּצְרִי וְקוֹשְׁרוֹ לָהּ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשָּׁמְטוּ בְּגָדֶיהָ מֵעָלֶיהָ.Il lui dit : vous l'avez enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Ensuite il apporte la corde égyptienne et la lui noue au-dessus des seins, afin que ses vêtements ne tombent pas d'elle. »
- וְכׇל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ יִרְאֶה וְכוּ׳. הָא גוּפָא קַשְׁיָא. אָמְרַתְּ: כָּל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ רוֹאֶה, אַלְמָא לָא שְׁנָא גַּבְרֵי וְלָא שְׁנָא נְשֵׁי, וַהֲדַר תָּנֵי: כׇּל הַנָּשִׁים מוּתָּרוֹת לִרְאוֹתָהּ: נָשִׁים — אִין, אֲנָשִׁים — לָא.« Et quiconque veut la regarder la regarde, etc. » Cela même est difficile : tu as dit : quiconque veut la regarder la regarde ; il apparaît donc qu'il n'y a pas de différence entre hommes et femmes. Et ensuite il est enseigné : toutes les femmes ont le droit de la regarder : des femmes, oui ; des hommes, non !
- אָמַר אַבָּיֵי: תַּרְגְּמַהּ אֲנָשִׁים. אָמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא ״כָּל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ רוֹאֶה״ קָתָנֵי!Abayé a dit : interprète-la (la première clause) comme parlant d'hommes. Rava lui dit : mais il est enseigné : « quiconque veut la regarder la regarde » !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: כׇּל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּהּ רוֹאֶה, לָא שְׁנָא גַּבְרֵי וְלָא שְׁנָא נְשֵׁי. וְנָשִׁים חַיָּיבוֹת לִרְאוֹתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִוַּסְּרוּ כׇּל הַנָּשִׁים וְלֹא תַעֲשֶׂינָה כְּזִמַּתְכֶנָה״.Plutôt, Rava a dit : quiconque veut la regarder la regarde, il n'y a pas de différence entre hommes et femmes ; et les femmes sont obligées de la regarder, comme il est dit : « Et toutes les femmes seront averties et n'agiront pas selon votre impudicité » (Ézéchiel 23, 48).
- מַתְנִי׳ בְּמִדָּה שֶׁאָדָם מוֹדֵד — בָּהּ מוֹדְדִין לוֹ. הִיא קִשְּׁטָה אֶת עַצְמָהּ לַעֲבֵירָה — הַמָּקוֹם נִוְּולָהּ. הִיא גִּלְּתָה אֶת עַצְמָהּ לַעֲבֵירָה — הַמָּקוֹם גִּלָּה עָלֶיהָ. בַּיָּרֵךְ הִתְחִילָּה בַּעֲבֵירָה תְּחִילָּה וְאַחַר כָּךְ הַבֶּטֶן — לְפִיכָךְ תִּלְקֶה הַיָּרֵךְ תְּחִילָּה וְאַחַר כָּךְ הַבֶּטֶן, וּשְׁאָר כָּל הַגּוּף לֹא פָּלַט.MICHNA (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi). C'est avec la mesure dont l'homme mesure qu'on le mesure. Elle s'est parée pour la faute : l'Omniprésent l'a enlaidie. Elle s'est dévoilée pour la faute : l'Omniprésent a dévoilé sur elle sa honte. C'est par la cuisse qu'elle a commencé la faute, et ensuite le ventre ; c'est pourquoi la cuisse sera frappée d'abord et ensuite le ventre, et le reste du corps n'en réchappe pas.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף: אַף עַל גַּב דְּמִדָּה בְּטֵילָה, בַּמִּדָּה לֹא בָּטֵיל.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna). Rav Yossef a dit : bien que la mesure ait été abolie (les peines capitales du tribunal n'ont plus cours), « avec la mesure » n'a pas été aboli : le Ciel punit à la mesure de la faute.
- דְּאָמַר רַב יוֹסֵף, וְכֵן תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, אַף עַל פִּי שֶׁבָּטְלָה סַנְהֶדְרִי — אַרְבַּע מִיתוֹת לֹא בָּטְלוּ. וְהָא בָּטְלוּ?! אֶלָּא: דִּין אַרְבַּע מִיתוֹת לֹא בָּטְלוּ.Car Rav Yossef a dit, et de même Rabbi 'Hiya a enseigné : depuis le jour où le Temple a été détruit, bien que le Sanhédrin ait cessé, les quatre peines capitales n'ont pas cessé. Mais elles ont cessé ! Plutôt : le jugement des quatre peines capitales n'a pas cessé.
- מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב סְקִילָה — אוֹ נוֹפֵל מִן הַגָּג, אוֹ חַיָּה דּוֹרַסְתּוֹ. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב שְׂרֵיפָה — אוֹ נוֹפֵל בִּדְלֵיקָה, אוֹ נָחָשׁ מַכִּישׁוֹ. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב הֲרִיגָה — אוֹ נִמְסָר לַמַּלְכוּת, אוֹ לִיסְטִין בָּאִין עָלָיו. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב חֲנִיקָה — אוֹ טוֹבֵעַ בַּנָּהָר, אוֹ מֵת בִּסְרוֹנְכֵי.Celui qui s'est rendu passible de lapidation : ou bien il tombe du toit, ou bien une bête le déchire. Celui qui s'est rendu passible du feu : ou bien il tombe dans un incendie, ou bien un serpent le mord. Celui qui s'est rendu passible de l'épée : ou bien il est livré au pouvoir, ou bien des brigands viennent sur lui. Celui qui s'est rendu passible de la strangulation : ou bien il se noie dans le fleuve, ou bien il meurt de seronekhi (maladie de la gorge).
- תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁבְּמִדָּה שֶׁאָדָם מוֹדֵד בָּהּ מוֹדְדִין לוֹ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּסַאסְּאָה בְּשַׁלְּחָהּ תְּרִיבֶנָּה״.Il a été enseigné : Rabbi disait : (Rabbi Yehouda HaNassi) d'où savons-nous que c'est avec la mesure dont l'homme mesure qu'on le mesure ? Comme il est dit : « À pleine mesure (besassé'a), en la renvoyant, Tu la combattras » (Isaïe 27, 8).
- אֵין לִי אֶלָּא סְאָה, מִנַּיִן לְרַבּוֹת תַּרְקַב וַחֲצִי תַּרְקַב, קַב וַחֲצִי קַב, רוֹבַע וַחֲצִי רוֹבַע, תּוֹמֶן וְעוּכְלָא, מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי כׇּל סְאוֹן סֹאֵן בְּרַעַשׁ״.Je n'ai là que la séa (grande mesure, image d'une faute grave). D'où inclure le tarkav et le demi-tarkav, le kav et le demi-kav, le rova et le demi-rova, le tomen et le oukhla ? D'où le savons-nous ? Le verset dit : « Car toute chaussure (séon) chaussée avec fracas » (Isaïe 9, 4) ; séon est lu comme une petite séa.
- וּמִנַּיִן שֶׁכׇּל פְּרוּטָה וּפְרוּטָה מִצְטָרֶפֶת לְחֶשְׁבּוֹן גָּדוֹל — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַחַת לְאַחַת לִמְצֹא חֶשְׁבּוֹן״.Et d'où savons-nous que chaque perouta s'additionne pour un grand compte ? Le verset dit : « Une à une, pour trouver le compte » (Ecclésiaste 7, 27).
- וְכֵן מָצִינוּ בַּסּוֹטָה, שֶׁבַּמִּדָּה שֶׁמָּדְדָה — בָּהּ מָדְדוּ לָהּ: הִיא עָמְדָה עַל פֶּתַח בֵּיתָהּ לֵירָאוֹת לוֹ — לְפִיכָךְ כֹּהֵן מַעֲמִידָהּ עַל שַׁעַר נִקָּנוֹר וּמַרְאֶה קְלוֹנָהּ לַכֹּל. הִיא פָּרְסָה לוֹ סוּדָרִין נָאִין עַל רֹאשָׁהּ — לְפִיכָךְ כֹּהֵן נוֹטֵל כִּפָּה מֵעַל רֹאשָׁהּ וּמַנִּיחוֹ תַּחַת רַגְלֶיהָ. הִיא קִשְּׁטָה לוֹ פָּנֶיהָ — לְפִיכָךְEt ainsi trouvons-nous pour la sota, que c'est avec la mesure dont elle a mesuré qu'on l'a mesurée. Elle s'est tenue à la porte de sa maison pour se montrer à lui, son amant ; c'est pourquoi le Cohen la place à la Porte de Nikanor et montre sa honte à tous. Elle a étendu pour lui de beaux foulards sur sa tête ; c'est pourquoi le Cohen enlève la coiffe de sa tête et la pose sous ses pieds. Elle a paré pour lui son visage ; c'est pourquoi
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