Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהַכֹּהֲנִים אוֹמְרִים: ״כַּפֵּר לְעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר פָּדִיתָ ה׳ וְאַל תִּתֵּן דָּם נָקִי בְּקֶרֶב עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל״. לֹא הָיוּ צְרִיכִין לוֹמַר ״וְנִכַּפֵּר לָהֶם הַדָּם״, אֶלָּא רוּחַ הַקּוֹדֶשׁ מְבַשַּׂרְתָּן: אֵימָתַי שֶׁתַּעֲשׂוּ כָּכָה — הַדָּם מִתְכַּפֵּר לָהֶם.Et les Cohanim disent : « Pardonne à Ton peuple Israël, que Tu as racheté, Hachem, et ne laisse pas de sang innocent au milieu de Ton peuple Israël » (Deutéronome 21, 8). Ils n'avaient pas besoin de dire « et le sang leur sera pardonné », mais l'Esprit saint leur annonce : Lorsque vous agirez ainsi, le sang vous sera pardonné.
- גְּמָ׳ וִיהֵא מוּם פּוֹסֵל בְּעֶגְלָה מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה פָּרָה שֶׁאֵין הַשָּׁנִים פּוֹסְלוֹת בָּהּ, מוּם פּוֹסֵל בָּהּ, עֶגְלָה שֶׁשָּׁנִים פּוֹסְלוֹת בָּהּ — אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא מוּם פּוֹסֵל בָּהּ! שָׁאנֵי הָתָם דְּאָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר אֵין בָּהּ מוּם״ — בָּהּ מוּם פּוֹסֵל, וְאֵין מוּם פּוֹסֵל בְּעֶגְלָה.GUEMARA : La Michna enseigne qu'un défaut ne disqualifie pas la génisse (égla aroufa). Mais qu'un défaut disqualifie la génisse par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ! Si la vache rousse (para adouma), que les années ne disqualifient pas, un défaut la disqualifie, la génisse, que les années disqualifient (elle doit avoir moins de deux ans), n'est-il pas logique qu'un défaut la disqualifie ? Là-bas, c'est différent, car le verset dit : « Qui n'a pas de défaut en elle (bah) » (Nombres 19, 2) : en elle, un défaut disqualifie, mais un défaut ne disqualifie pas la génisse.
- אֶלָּא מֵעַתָּה לֹא יְהוּ שְׁאָר עֲבוֹדוֹת פּוֹסְלוֹת בָּהּ.Mais alors, si « bah » empêche tout kal va'homer, les autres travaux ne devraient pas la disqualifier, la vache rousse, puisque seul le joug est écrit à son sujet et que le reste ne s'apprendrait que de la génisse.
- אַלְּמָה אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הִנִּיחַ עָלֶיהָ עוּדָּה שֶׁל שַׂקִּין — פְּסוּלָה, וּבְעֶגְלָה עַד שֶׁתִּמְשׁוֹךְ! שָׁאנֵי פָּרָה, דְּיָלְפִינַן ״עֹל״ ״עֹל״ מֵעֶגְלָה.Pourquoi donc Rav Yehouda a-t-il dit au nom de Rav : S'il a posé sur elle une botte de sacs, elle est disqualifiée, tandis que pour la génisse, elle ne l'est pas tant qu'elle n'a pas tiré la charge ? La vache est différente, car nous apprenons « joug » « joug » de la génisse (par guezéra chava, analogie textuelle).
- עֶגְלָה נָמֵי תֵּיתֵי ״עֹל״ ״עֹל״ מִפָּרָה! הָא מַיעֵט רַחֲמָנָא ״בָּהּ״.La Guemara objecte : Que la génisse aussi apprenne « joug » « joug » de la vache pour le défaut ! Le Miséricordieux l'a exclu par le mot « bah ».
- בְּעֶגְלָה נָמֵי כְּתִיב ״בָּהּ״! הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְמַעוֹטֵי קֳדָשִׁים, דְּלָא פָּסְלָה בְּהוּ עֲבוֹדָה. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא לֵיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר מֵעֶגְלָה: וּמָה עֶגְלָה שֶׁאֵין מוּם פּוֹסֵל בָּהּ — עֲבוֹדָה פּוֹסֶלֶת בָּהּ, קֳדָשִׁים שֶׁמּוּם פּוֹסֵל(ת) בָּהֶן — אֵינוֹ דִּין שֶׁעֲבוֹדָה פּוֹסֶלֶת בָּהֶן?Pour la génisse aussi, il est écrit « bah » ! Celui-là est nécessaire pour exclure les sacrifices, que le travail ne disqualifie pas. Il te serait venu à l'esprit de dire de le déduire par un kal va'homer de la génisse : si la génisse, qu'un défaut ne disqualifie pas, le travail la disqualifie, les sacrifices, qu'un défaut disqualifie, n'est-il pas logique que le travail les disqualifie ?
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְעֶגְלָה שֶׁכֵּן שָׁנִים פּוֹסְלוֹת בָּהּ! אַטּוּ קֳדָשִׁים מִי לֵיכָּא דְּפָסְלִי בְּהוּ שָׁנִים? כִּי אִיצְטְרִיךְ קְרָא לְהָנָךְ קֳדָשִׁים דְּפָסְלִי בְּהוּ שָׁנִים.On peut réfuter ce kal va'homer : Qu'en est-il de la génisse, que les années disqualifient ? La Guemara répond : Est-ce à dire qu'il n'existe pas de sacrifices que les années disqualifient ? Le verset n'est nécessaire que pour ces sacrifices que les années disqualifient.
- וְקָדָשִׁים דְּלָא פָּסְלָה בְּהוּ עֲבוֹדָה מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא: ״עַוֶּרֶת אוֹ שָׁבוּר אוֹ חָרוּץ אוֹ יַבֶּלֶת אוֹ גָרָב אוֹ יַלֶּפֶת לֹא תַקְרִיבוּ אֵלֶּה לַה׳״, אֵלֶּה אִי אַתָּה מַקְרִיב, אֲבָל אַתָּה מַקְרִיב קֳדָשִׁים שֶׁנֶּעֶבְדָה בָּהֶן עֲבוֹדָה! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּעָבַד בָּהֶן עֲבוֹדַת הֶיתֵּר, אֲבָל עֲבוֹדַת אִיסּוּר אֵימָא לִיתַּסְרוּ, צְרִיכָא.Mais la règle selon laquelle le travail ne disqualifie pas les sacrifices se déduit-elle d'ici ? Elle se déduit de là-bas : « L'aveugle, ou le brisé, ou le mutilé, ou celui qui a une verrue, ou la gale, ou la teigne, vous n'offrirez pas ceux-là à Hachem » (Lévitique 22, 22) : ceux-là, tu ne les offres pas, mais tu offres des sacrifices avec lesquels on a travaillé ! C'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : Cela ne vaut que si l'on a effectué avec eux un travail permis, mais pour un travail interdit (par exemple un jour de Chabbat), dis qu'ils soient interdits. C'était donc nécessaire.
- וְהָא נָמֵי מֵהָכָא נָפְקָא — ״וּמִיַּד בֶּן נֵכָר לֹא תַקְרִיבוּ אֶת לֶחֶם אֱלֹהֵיכֶם מִכׇּל אֵלֶּה״, אֵלֶּה אִי אַתָּה מַקְרִיב, אֲבָל אַתָּה מַקְרִיב קֳדָשִׁים שֶׁנֶּעֶבְדָה בָּהֶן עֲבוֹדָה!La Guemara objecte : Mais cela aussi se déduit d'ici : « Et de la main d'un étranger, vous n'offrirez pas le pain de votre D.ieu de tous ceux-là » (Lévitique 22, 25) : ceux-là, tu ne les offres pas, mais tu offres des sacrifices avec lesquels on a travaillé !
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּעָבַד בָּהֶן כְּשֶׁהֵן חוּלִּין, אֲבָל עָבַד בָּהֶן כְּשֶׁהֵן קֳדָשִׁים — אֵימָא לִיתַּסְרוּ, צְרִיכָא.C'était nécessaire. Il te serait venu à l'esprit de dire : Cela ne vaut que si l'on a travaillé avec eux lorsqu'ils étaient profanes, mais si l'on a travaillé avec eux lorsqu'ils étaient consacrés, dis qu'ils soient interdits. C'était donc nécessaire.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הִנִּיחַ עָלֶיהָ עוּדָּה שֶׁל שַׂקִּין פְּסוּלָה, וּבְעֶגְלָה עַד שֶׁתִּמְשׁוֹךְ. מֵיתִיבִי: ״עֹל״, אֵין לִי אֶלָּא עוֹל, שְׁאָר עֲבוֹדוֹת מִנַּיִן? אָמַרְתָּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה עֶגְלָה שֶׁאֵין מוּם פּוֹסֵל בָּהּ, שְׁאָר עֲבוֹדוֹת פּוֹסְלוֹת בָּהּ, פָּרָה שֶׁמּוּם פּוֹסֵל בָּהּ — אֵינוֹ דִּין שֶׁשְּׁאָר עֲבוֹדוֹת פּוֹסְלִין בָּהּ?Revenons au sujet lui-même. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : S'il a posé sur elle une botte de sacs, elle est disqualifiée, tandis que pour la génisse, elle ne l'est pas tant qu'elle n'a pas tiré. On a objecté à partir d'une baraïta : « Joug » : je n'ai que le joug ; d'où sait-on que les autres travaux disqualifient la vache rousse ? Tu dis, par un kal va'homer : si la génisse, qu'un défaut ne disqualifie pas, les autres travaux la disqualifient, la vache, qu'un défaut disqualifie, n'est-il pas logique que les autres travaux la disqualifient ?
- וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר: נֶאֱמַר כָּאן ״עֹל״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״עֹל״. מָה לְהַלָּן שְׁאָר עֲבוֹדוֹת פּוֹסְלוֹת בָּהּ — אַף כָּאן שְׁאָר עֲבוֹדוֹת פּוֹסְלוֹת.Et si tu veux dire autre chose : Il est dit ici « joug » et il est dit plus loin « joug ». De même que là-bas, les autres travaux la disqualifient, de même ici, les autres travaux la disqualifient.
- מַאי ״אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְעֶגְלָה שֶׁכֵּן שָׁנִים פּוֹסְלוֹת בָּהּ. אִי נָמֵי: קֳדָשִׁים יוֹכִיחוּ, שֶׁמּוּם פּוֹסֵל בָּהֶן, וְאֵין עֲבוֹדָה פּוֹסֶלֶת בָּהֶן.Que signifie « et si tu veux dire » ? Et si tu disais qu'on peut réfuter : Qu'en est-il de la génisse, que les années disqualifient ? Ou encore : Les sacrifices le prouveront, qu'un défaut disqualifie et que le travail ne disqualifie pas.
- נֶאֱמַר כָּאן ״עֹל״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״עֹל״, מָה לְהַלָּן שְׁאָר עֲבוֹדוֹת — אַף כָּאן שְׁאָר עֲבוֹדוֹת. וּמִמָּקוֹם שֶׁבָּאתָה: מָה לְהַלָּן עַד שֶׁתִּמְשׁוֹךְ, אַף כָּאן עַד שֶׁתִּמְשׁוֹךְ!Il est dit ici « joug » et il est dit plus loin « joug » : de même que là-bas, les autres travaux disqualifient, de même ici, les autres travaux. La Guemara objecte à Rav : Et depuis l'endroit d'où tu viens (l'analogie même), de même que là-bas, pas avant qu'elle n'ait tiré, de même ici, pas avant qu'elle n'ait tiré !
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּאִיכָּא דְּמַיְיתֵי לַהּ מֵעֶגְלָה, אִיכָּא דְּמַיְיתֵי לַהּ מִגּוּפַהּ דְּפָרָה.La Guemara répond : C'est une machlokèt de Tannaïm : il y a celui qui l'apprend de la génisse, et il y a celui qui l'apprend de la vache elle-même.
- דְּתַנְיָא: ״עֹל״, אֵין לִי אֶלָּא עוֹל. שְׁאָר עֲבוֹדוֹת מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לֹא עָלָה עָלֶיהָ עֹל״ מִכׇּל מָקוֹם. אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֹל״ — עוֹל פּוֹסֵל בֵּין בִּשְׁעַת עֲבוֹדָה בֵּין שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת עֲבוֹדָה, שְׁאָר עֲבוֹדוֹת אֵין פּוֹסְלוֹת אֶלָּא בִּשְׁעַת עֲבוֹדָה.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Joug » : je n'ai que le joug. D'où sait-on les autres travaux ? C'est pourquoi le verset dit : « Sur laquelle n'est pas monté de joug » (Nombres 19, 2) : en tout cas. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « joug » ? Le joug disqualifie aussi bien au moment du travail qu'en dehors du moment du travail ; les autres travaux ne disqualifient qu'au moment du travail.
- וְאֵימָא: ״אֲשֶׁר לֹא עָלָה עָלֶיהָ״ — כָּלַל, ״עֹל״ — פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט, אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מָה שֶׁבַּפְּרָט: עוֹל אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא! ״אֲשֶׁר״ — רִבּוּיָא הוּא.La Guemara objecte : Et dis plutôt : « Sur laquelle n'est pas monté » est un général ; « joug » est un particulier. Un général et un particulier : le général ne comprend que ce qui est dans le particulier : le joug, oui ; autre chose, non ! « Laquelle » (acher) est une inclusion.
- וְתַנְיָא נָמֵי גַּבֵּי עֶגְלָה כִּי הַאי גַוְונָא: ״עֹל״, אֵין לִי אֶלָּא עוֹל. שְׁאָר עֲבוֹדוֹת מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לֹא עֻבַּד בָּהּ״ מִכׇּל מָקוֹם. אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֹל״ — עוֹל פּוֹסֵל בֵּין בִּשְׁעַת עֲבוֹדָה בֵּין שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת עֲבוֹדָה, שְׁאָר עֲבוֹדוֹת אֵין פּוֹסְלוֹת אֶלָּא בִּשְׁעַת עֲבוֹדָה.Et il a aussi été enseigné à propos de la génisse de manière semblable : « Joug » : je n'ai que le joug. D'où sait-on les autres travaux ? C'est pourquoi le verset dit : « Avec laquelle on n'a pas travaillé » (Deutéronome 21, 3) : en tout cas. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « joug » ? Le joug disqualifie aussi bien au moment du travail qu'en dehors du moment du travail ; les autres travaux ne disqualifient qu'au moment du travail.
- וְאֵימָא: ״אֲשֶׁר לֹא עֻבַּד בָּהּ״ — כָּלַל, ״עֹל״ — פָּרַט. כְּלָל וּפְרָט, אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מָה שֶׁבַּפְּרָט: עוֹל — אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא! ״אֲשֶׁר״ — רִבּוּיָא הוּא.Et dis plutôt : « Avec laquelle on n'a pas travaillé » est un général ; « joug » est un particulier. Un général et un particulier : le général ne comprend que ce qui est dans le particulier : le joug, oui ; autre chose, non ! « Laquelle » (acher) est une inclusion.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, בְּעַי מִינֵּיהּ מֵרַבִּי יוֹחָנָן: מְשִׁיכַת עוֹל בְּכַמָּה? אָמַר לִי: כִּמְלֹא עוֹל. אִיבַּעְיָא לְהוּ: לְאׇרְכּוֹ אוֹ לְרׇחְבּוֹ? אֲמַר לְהוּ הַהוּא מֵרַבָּנַן וְרַבִּי יַעֲקֹב שְׁמֵיהּ: לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: מְשִׁיכַת עוֹל לְרׇחְבּוֹ טֶפַח.Rabbi Abahou a dit : J'ai demandé à Rabbi Yo'hanan : Le tirage du joug, qui disqualifie la génisse, de combien doit-il être ? Il m'a dit : De la mesure d'un joug. Ils ont posé la question : Selon sa longueur ou sa largeur ? L'un des Sages, nommé Rabbi Yaakov, leur a dit : Cela m'a été expliqué par Rabbi Yo'hanan lui-même : Le tirage du joug se mesure selon sa largeur, un téfa'h (une paume).
- וְלֵימָא טֶפַח? הָא קָא מַשְׁמַע לַן שִׁיעוּרָא דְּעוֹל — טֶפַח הָוֵי. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ — לְמִקָּח וּמִמְכָּר.Et qu'il dise simplement : un téfa'h ! Il nous enseigne que la mesure du joug est d'un téfa'h. Quelle en est la conséquence ? Pour l'achat et la vente.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן שָׁאוּל, מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה: הָבֵיא עֶגְלָה בְּנַחַל? אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: יָבֹא דָּבָר שֶׁלֹּא עָשָׂה פֵּירוֹת, וְיֵעָרֵף בִּמְקוֹם שֶׁאֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת, וִיכַפֵּר עַל מִי שֶׁלֹּא הִנִּיחוּ[הוּ] לַעֲשׂוֹת פֵּירוֹת. מַאי פֵּירוֹת? אִילֵימָא פְּרִיָּה וּרְבִיָּה — אֶלָּא מֵעַתָּה אַזָּקֵן וְאַסָּרִיס הָכִי נָמֵי דְּלָא עָרְפִינַן?! אֶלָּא מִצְוֹת.Rabbi Yo'hanan ben Chaoul a dit : Pourquoi la Torah a-t-elle dit d'apporter une génisse dans un ruisseau ? Le Saint, béni soit-Il, a dit : Que vienne ce qui n'a pas produit de fruits (une génisse qui n'a pas enfanté) et qu'on lui brise la nuque dans un lieu qui ne produit pas de fruits (un ruisseau au courant dur), et qu'elle expie pour celui qu'on n'a pas laissé produire de fruits. Que sont ces fruits ? Si l'on dit : engendrer et multiplier, mais alors, pour un vieillard ou pour un eunuque, ne brise-t-on pas non plus la nuque ?! Ce sont donc les mitsvot.
- וּמוֹרִידִין אוֹתָהּ אֶל נַחַל אֵיתָן. ״אֵיתָן״ כְּמַשְׁמָעוֹ, קָשֶׁה. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לְאֵיתָן שֶׁהוּא קָשֶׁה — שֶׁנֶּאֱמַר:Et ils la font descendre vers un ruisseau eitan. « Eitan » s'entend au sens propre : dur. Nos Maîtres ont enseigné : D'où sait-on qu'eitan signifie dur ? Comme il est dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.