Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵעֲבֵירוֹת שֶׁבְּיָדוֹ!… à cause des fautes qu'il a commises ! Selon lui, celui qui a volé une maison devrait donc retourner chez lui à cause de sa faute.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, כְּגוֹן דַּעֲבַד תְּשׁוּבָה וִיהַב דְּמֵי. אִי הָכִי, הָוֵה לֵיהּ לוֹקֵחַ וְלֶיהְדַּר! כֵּיוָן דְּמֵעִיקָּרָא בְּתוֹרַת גְּזֵילָה אֲתָא לִידֵיהּ — לָא.Réponse : Tu peux même dire que c'est conforme à Rabbi Yossé HaGuelili : il s'agit du cas où le voleur s'est repenti et a payé le prix de la maison. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il est désormais un acheteur, et qu'il retourne ! Réponse : Puisque, à l'origine, elle est arrivée entre ses mains à titre de vol, non, il ne retourne pas.
- ״וּמִי הָאִישׁ אֲשֶׁר נָטַע כֶּרֶם כּוּ׳״. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר נָטַע״ — אֵין לִי אֶלָּא נָטַע. לָקַח וְיָרַשׁ וְנִיתַּן לוֹ בְּמַתָּנָה, מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמִי הָאִישׁ אֲשֶׁר נָטַע״.« Et quel est l'homme qui a planté une vigne, etc. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Qui a planté » : je n'ai là que celui qui a planté. Celui qui a acheté, qui a hérité, ou à qui elle a été donnée en cadeau, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Et quel est l'homme qui a planté ».
- ״כֶּרֶם״ — אֵין לִי אֶלָּא כֶּרֶם, מִנַּיִן לְרַבּוֹת חֲמִשָּׁה אִילָנֵי מַאֲכָל וַאֲפִילּוּ מִשְּׁאָר מִינִין — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר נָטַע״. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה הַנּוֹטֵעַ אַרְבָּעָה אִילָנֵי מַאֲכָל וַחֲמִשָּׁה אִילָנֵי סְרָק, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֶּרֶם״.« Une vigne » : je n'ai là qu'une vigne. D'où savons-nous qu'il faut inclure cinq arbres fruitiers, même d'autres espèces ? Le verset enseigne : « Qui a planté ». On pourrait croire que j'inclus celui qui plante quatre arbres fruitiers ou cinq arbres stériles ; le verset enseigne : « Une vigne ».
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: ״כֶּרֶם״ כְּמַשְׁמָעוֹ. ״לֹא חִלֵּל״, ״וְלֹא חִלְּלוֹ״ — פְּרָט לְמַבְרִיךְ וּלְמַרְכִּיב. וְהָא אֲנַן תְּנַן: אֶחָד הַנּוֹטֵעַ וְאֶחָד הַמַּבְרִיךְ וְאֶחָד הַמַּרְכִּיב! אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּהַרְכָּבַת אִיסּוּר, כָּאן בְּהַרְכָּבַת הֶיתֵּר.Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : « Une vigne », au sens propre du mot. Il n'est pas écrit « n'a pas rendu profane » mais « et ne l'a pas rendue profane » : à l'exclusion de celui qui marcotte et de celui qui greffe. La Guemara objecte : Mais nous avons appris (dans la Michna) : Aussi bien celui qui plante que celui qui marcotte et que celui qui greffe ! Rabbi Zeira a dit au nom de Rav 'Hisda : Ce n'est pas difficile. Ici, la baraïta parle d'une greffe interdite ; là, la Michna parle d'une greffe permise.
- הַאי הַרְכָּבַת הֶיתֵּר הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא יַלְדָּה בְּיַלְדָּהּ — תִּיפּוֹק לֵיהּ דְּבָעֵי מֶיהְדָּר מִשּׁוּם יַלְדָּה רִאשׁוֹנָה! אֶלָּא יַלְדָּה בִּזְקֵינָה. וְהָאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: יַלְדָּה שֶׁסִּיבְּכָה בִּזְקֵינָה, בָּטְלָה יַלְדָּה בַּזְּקֵינָה, וְאֵין בָּהּ דִּין עׇרְלָה!Cette greffe permise, de quoi s'agit-il ? Si l'on dit : un jeune rameau greffé sur un jeune plant, il suffit de dire qu'il doit retourner à cause du premier jeune plant, sans que la greffe y soit pour rien ! Plutôt, il s'agit d'un jeune rameau greffé sur un vieil arbre. Mais Rabbi Abbahou n'a-t-il pas dit : Un jeune rameau qu'on a entrelacé à un vieil arbre, le jeune est annulé par rapport au vieux, et la loi de la orla (interdit des fruits des trois premières années) ne s'y applique pas !
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לְעוֹלָם יַלְדָּה בְּיַלְדָּה, וּכְגוֹן דִּנְטַע לְהָךְ קַמַּיְיתָא לִסְיָיג וּלְקוֹרוֹת. דִּתְנַן: הַנּוֹטֵעַ לִסְיָיג וּלְקוֹרוֹת — פָּטוּר מִן הָעׇרְלָה.Rabbi Yirmeya a dit : En réalité, il s'agit d'un jeune rameau greffé sur un jeune plant, dans le cas où il a planté le premier pour une clôture ou pour des poutres, de sorte qu'il ne retourne qu'à cause de la greffe. Car nous avons appris (Orla 1, 1) : Celui qui plante pour une clôture ou pour des poutres est exempté de la orla.
- וּמַאי שְׁנָא יַלְדָּה בִּזְקֵינָה דְּבָטְלָה, וּמַאי שְׁנָא יַלְדָּה בְּיַלְדָּה דְּלָא בָּטְלָה?La Guemara demande : En quoi le cas d'un jeune rameau sur un vieil arbre diffère-t-il, pour qu'il soit annulé, et en quoi le cas d'un jeune rameau sur un jeune plant diffère-t-il, pour qu'il ne soit pas annulé ?
- הָתָם אִי מִימְּלִיךְ עֲלַהּ — לָאו בַּת מֶיהְדָּר הִיא, הָכָא אִי מִימְּלִיךְ עֲלַהּ — בַּת מֶיהְדָּר הִיא [דְּהָא מֵעִיקָּרָא לְפֵירֵי קָיְימָא]. מִידֵּי דְּהָוֵה אַעָלוּ מֵאֵילֵיהֶן, דִּתְנַן: עָלוּ מֵאֵילֵיהֶן — חַיָּיבִין בְּעׇרְלָה.Réponse : Là, dans le cas du vieil arbre, même s'il change d'avis à son sujet, il ne peut pas redevenir un jeune plant ; ici, s'il change d'avis à son sujet, il peut y revenir et le destiner à ses fruits, [car dès l'origine il est destiné aux fruits]. C'est comme pour ceux qui ont poussé d'eux-mêmes, car nous avons appris (Orla 1, 2) : Ceux qui ont poussé d'eux-mêmes sont soumis à la orla.
- וְלוֹקְמַהּ בְּכֶרֶם שֶׁל שְׁנֵי שׁוּתָּפִין, דְּהַאי הָדַר אַדִּידֵיהּ וְהַאי הָדַר אַדִּידֵיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא, זֹאת אוֹמֶרֶת: כֶּרֶם שֶׁל שְׁנֵי שׁוּתָּפִין — אֵין חוֹזְרִין עָלָיו מֵעֶרְכֵי הַמִּלְחָמָה.La Guemara demande : Et qu'on l'applique à une vigne appartenant à deux associés, l'un retournant pour la sienne et l'autre pour la sienne ! Rav Pappa a dit : Cela revient à dire : Pour une vigne appartenant à deux associés, on ne retourne pas des rangs de la guerre.
- וּמַאי שְׁנָא מֵחֲמִשָּׁה אַחִין וּמֵת אֶחָד מֵהֶן בַּמִּלְחָמָה, דְּכוּלָּן חוֹזְרִין? הָתָם — כׇּל חַד וְחַד קָרֵינָא בֵּיהּ ״אִשְׁתּוֹ״, הָכָא — כׇּל חַד וְחַד לָא קָרֵינָא בַּיהּ ״כַּרְמוֹ״.La Guemara demande : En quoi cela diffère-t-il de cinq frères dont l'un est mort à la guerre, où tous retournent ? Réponse : Là, de chacun on peut dire « sa femme », car elle peut épouser n'importe lequel ; ici, de chacun on ne peut pas dire « sa vigne ».
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: בְּמַבְרִיךְ אִילָן בְּיָרָק, וְהַאי תַּנָּא הוּא דְּתַנְיָא: הַמַּבְרִיךְ אִילָן בְּיָרָק, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל מַתִּיר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בֶּן גַּמְדָּא אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ, וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : la Michna parle de celui qui marcotte un arbre sur un légume, et c'est conforme à ce Tanna, comme il a été enseigné : Celui qui marcotte un arbre sur un légume, Rabban Chimon ben Gamliel le permet au nom de Rabbi Yehouda ben Gamda, de Kfar Akko, et les Sages l'interdisent.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָא מַנִּי — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא. לָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הָתָם ״כֶּרֶם״ כְּמַשְׁמָעוֹ? הָכָא נָמֵי ״נָטַע״ כְּמַשְׁמָעוֹ: נוֹטֵעַ אִין, מַבְרִיךְ וּמַרְכִּיב לָא.Quand Rav Dimi est venu de terre d'Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : De qui est cet enseignement ? C'est de Rabbi Eliézer ben Yaakov. Rabbi Eliézer ben Yaakov n'a-t-il pas dit là : « Une vigne », au sens propre du mot ? Ici aussi, « a planté », au sens propre du mot : celui qui plante, oui ; celui qui marcotte ou qui greffe, non.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: יַלְדָּה פְּחוּתָה מִטֶּפַח — חַיֶּיבֶת בְּעׇרְלָה כׇּל שְׁנוֹתֶיהָ, דְּמִתְחַזְיָא כְּבַת שַׁתָּא. וְהָנֵי מִילֵּי שְׁתַּיִם כְּנֶגֶד שְׁתַּיִם וְאַחַת יוֹצְאָה זָנָב. אֲבָל כּוּלֵּיהּ כֶּרֶם — קָלָא אִית לֵיהּ.Quand Rav Dimi est venu, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov : Un jeune cep de moins d'un téfa'h (largeur de main) est soumis à la orla toutes ses années, par décret rabbinique, car il paraît n'avoir qu'un an. Et cela ne vaut que pour deux ceps face à deux et un qui sort en queue ; mais une vigne entière, cela se sait.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: מֵת תּוֹפֵס אַרְבַּע אַמּוֹת לִקְרִיאַת שְׁמַע, דִּכְתִיב: ״לֹעֵג לָרָשׁ חֵרֵף עֹשֵׂהוּ״.Quand Rav Dimi est venu, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov : Un mort occupe quatre coudées pour la lecture du Chema, qu'il est interdit de réciter dans cet espace, comme il est écrit : « Qui se moque du pauvre outrage son Créateur » (Proverbes 17, 5).
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: חוּרְגְּתָא הַגְּדֵילָה בֵּין הָאַחִין — אֲסוּרָה לִינָּשֵׂא לָאַחִין, דְּמִתְחַזְיָא כִּי אֲחָתַיְיהוּ. וְלָא הִיא, קָלָא אִית לַיהּ לְמִילְּתָא.Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov : La belle-fille qui a grandi parmi les frères (les fils de son beau-père, nés d'une autre femme) ne doit pas épouser l'un des frères, car elle paraît être leur sœur. La Guemara commente : Mais il n'en est rien : la chose se sait.
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה שֶׁעֲשָׂאָן בְּגוֹרֶן — הוּקְבְּעוּ לְמַעֲשֵׂר. אָמַר עוּלָּא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא בַּשָּׂדֶה, אֲבָל בָּעִיר — קָלָא אִית לֵיהּ לְמִלְּתָא.Et Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov : Le léket (glanures), la chikh'ha (gerbes oubliées) et la péa (coin du champ), dont on a fait une meule sur l'aire, sont devenus soumis au maasser (dîme). Oula a dit : Nous ne l'avons dit que dans les champs ; mais en ville, la chose se sait.
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: יַלְדָּה הַפְּחוּתָה מִטֶּפַח — אֵינָהּ מְקַדֶּשֶׁת אֶת הַזְּרָעִים. וְהָנֵי מִילֵּי שְׁתַּיִם כְּנֶגֶד שְׁתַּיִם וְאַחַת יוֹצְאָה זָנָב, אֲבָל (כולי) [כּוּלֵּיהּ] כֶּרֶם — מְקַדֵּישׁ.Et Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov : Un jeune cep de moins d'un téfa'h ne rend pas interdites les semences voisines. Et cela ne vaut que pour deux ceps face à deux et un qui sort en queue ; mais une vigne entière les rend interdites.
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב:Et Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan, au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov :
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