Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״וַיִּקְרָא בוֹ לִפְנֵי הָרְחוֹב אֲשֶׁר לִפְנֵי שַׁעַר הַמַּיִם״! אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּעֶזְרַת נָשִׁים.La lecture du Cohen Gadol avait donc lieu en dehors du parvis des Israélites ; or il est écrit au sujet d'Ezra : « Et il y lut devant la place qui est devant la porte des Eaux » (Néhémie 8, 3) ! Comment la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) peut-elle dire que la lecture se faisait dans le parvis ? Rav 'Hisda a dit : il s'agit, là aussi, du parvis des femmes.
- וְקוֹרֵא ״אַחֲרֵי מוֹת״ וְ״אַךְ בֶּעָשׂוֹר״. ורְמִינְהִי: מְדַלְּגִין בְּנָבִיא וְאֵין מְדַלְּגִין בַּתּוֹרָה!Il est enseigné dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) que le Cohen Gadol reçoit le rouleau et lit les sections « Après la mort » (Lévitique 16, 1) et « Mais le dix » (Lévitique 23, 27), qui ne se suivent pas : il saute donc d'une section à l'autre. Or une contradiction est soulevée à partir d'une Michna (Méguila 24a) : on saute des passages dans la lecture des Prophètes, mais on ne saute pas dans celle de la Torah !
- אָמַר אַבָּיֵי, לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בִּכְדֵי שֶׁיִּפְסוֹק הַתּוּרְגְּמָן, כָּאן — בִּכְדֵי שֶׁלֹּא יִפְסוֹק הַתּוּרְגְּמָן.Abayé a dit : ce n'est pas difficile. Ici, dans la Michna de Méguila, on interdit de sauter si la distance est telle que le traducteur s'arrêterait avant que l'on ait trouvé la suite ; là, dans notre Michna, on saute si la distance est assez courte pour que le traducteur ne s'arrête pas.
- וְהָא עֲלַהּ קָתָנֵי: מְדַלְּגִין בְּנָבִיא וְאֵין מְדַלְּגִין בַּתּוֹרָה. וְעַד כַּמָּה מְדַלְּגִין — עַד כְּדֵי שֶׁלֹּא יִפְסוֹק הַתּוּרְגְּמָן. מִכְלָל דְּבַתּוֹרָה כְּלָל כְּלָל לָא!La Guemara objecte : Mais voici qu'il est enseigné à ce sujet même, dans une baraïta : on saute dans la lecture des Prophètes, et on ne saute pas dans celle de la Torah. Et jusqu'à quelle distance saute-t-on dans les Prophètes ? Tant que le traducteur ne s'arrête pas avant la fin du déroulement. Il en ressort que dans la Torah, on ne saute pas du tout, du tout !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּעִנְיָן אֶחָד, כָּאן בִּשְׁנֵי עִנְיָינִין.Mais alors, Abayé a dit : ce n'est pas difficile. Ici, dans notre Michna, les deux sections traitent d'un même sujet, et l'on peut sauter ; là, dans la Michna de Méguila, elles traitent de deux sujets différents, et il est interdit de sauter.
- וְהָתַנְיָא: מְדַלְּגִין בַּתּוֹרָה בְּעִנְיָן אֶחָד, וּבְנָבִיא בִּשְׁנֵי עִנְיָינִין. וְכָאן וְכָאן בִּכְדֵי שֶׁלֹּא יִפְסוֹק הַתּוּרְגְּמָן.Et c'est bien ce qu'il a été enseigné dans une baraïta : on saute dans la Torah lorsqu'il s'agit d'un même sujet, et dans les Prophètes, même pour deux sujets différents. Et ici comme là, on ne saute que si le traducteur ne s'arrête pas avant la fin du déroulement.
- וְאֵין מְדַלְּגִין מִנָּבִיא לְנָבִיא. וּבְנָבִיא שֶׁל שְׁנֵים עָשָׂר מְדַלְּגִין, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְדַלֵּג מִסּוֹף הַסֵּפֶר לִתְחִילָּתוֹ.Et on ne saute pas d'un prophète à un autre prophète, même sur un même sujet. Mais dans le livre des Douze petits Prophètes, on saute, à condition de ne pas sauter de la fin du livre à son début.
- וְגוֹלֵל אֶת הַתּוֹרָה וּמַנִּיחָהּ בְּחֵיקוֹ כּוּ׳. וְכׇל כָּךְ לָמָּה — שֶׁלֹּא לְהוֹצִיא לַעַז עַל סֵפֶר תּוֹרָה.Il est enseigné dans la Michna : Et il roule la Torah et la pose sur sa poitrine, etc., et déclare qu'il est écrit là plus que ce qu'il vient de lire. Et pourquoi tout cela ? Afin de ne pas jeter le discrédit sur le rouleau de la Torah, pour qu'on ne pense pas que la section qu'il récite par cœur n'y figure pas.
- ״וּבֶעָשׂוֹר שֶׁבְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים קוֹרֵא עַל פֶּה״. וְלִיכְרְכֵיהּ לְסֵפֶר וְלִיקְרֵי! אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְפִי שֶׁאֵין גּוֹלְלִין סֵפֶר תּוֹרָה בַּצִּבּוּר.Il est dit dans la Michna : « Et le dix » du livre des Dénombrements, le Cohen Gadol le lit par cœur. La Guemara demande : Qu'il enroule donc le rouleau jusqu'à ce passage et qu'il le lise dans le texte ! Rav Houna bar Yehouda a dit au nom de Rav Chéchèt : parce qu'on n'enroule pas un rouleau de la Torah en public, par respect pour l'assemblée.
- וְלַיְתֵי סֵפֶר תּוֹרָה אַחֲרִינָא וְלִיקְרֵי! רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר: מִשּׁוּם פְּגָמוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: לְפִי שֶׁאֵין מְבָרְכִין בְּרָכָה שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה.Qu'on apporte donc un autre rouleau de la Torah déjà ouvert à ce passage, et qu'il y lise ! Rav Houna bar Yehouda a dit : on ne le fait pas à cause du discrédit du premier rouleau, car on penserait qu'on y a trouvé un défaut. Rabbi Chimon ben Lakich a dit : parce qu'on ne récite pas une bénédiction inutile, car il faudrait une nouvelle bénédiction sur le second rouleau.
- וּמִי חָיְישִׁינַן לִפְגָמָא? וְהָאָמַר רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: רֹאשׁ חֹדֶשׁ טֵבֵת שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת מֵבִיא שָׁלֹשׁ תּוֹרוֹת וְקוֹרֵא: אַחַת מֵעִנְיָינוֹ שֶׁל יוֹם, וְאַחַת שֶׁל רֹאשׁ חֹדֶשׁ, וְאַחַת בְּשֶׁל חֲנוּכָּה!La Guemara interroge l'opinion de Rav Houna bar Yehouda : Et craint-on vraiment le discrédit ? Mais voici que Rabbi Its'hak Nappa'ha a dit : lorsque Roch 'Hodech Tévèt, qui tombe toujours pendant 'Hanouka, tombe un Chabbat, on apporte trois rouleaux de la Torah et on lit : dans l'un, le sujet du jour (la section hebdomadaire), dans un autre, la lecture de Roch 'Hodech, et dans un autre, celle de 'Hanouka !
- תְּלָתָא גַּבְרֵי בִּתְלָתָא סִיפְרֵי — לֵיכָּא פְּגָמָא, חַד גַּבְרָא בִּתְרֵי סִיפְרֵי — אִיכָּא פְּגָמָא.La Guemara répond : Lorsque trois hommes lisent dans trois rouleaux, il n'y a pas de discrédit, car on suppose que chacun lit dans son propre rouleau ; mais lorsqu'un seul homme lit dans deux rouleaux, il y a discrédit.
- וּמְבָרֵךְ עָלֶיהָ שְׁמֹנֶה בְּרָכוֹת כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: [מְבָרְכִין] עַל הַתּוֹרָה כְּדֶרֶךְ שֶׁמְּבָרְכִין בְּבֵית הַכְּנֶסֶת, וְעַל הָעֲבוֹדָה, וְעַל הַהוֹדָאָה, וְעַל מְחִילַת עָוֹן — כְּתִיקְנָן. עַל הַמִּקְדָּשׁ בִּפְנֵי עַצְמוֹ, וְעַל הַכֹּהֲנִים בִּפְנֵי עַצְמָן, עַל יִשְׂרָאֵל בִּפְנֵי עַצְמָן, וְעַל יְרוּשָׁלַיִם בִּפְנֵי עַצְמָהּ.Il est enseigné dans la Michna : Et il récite sur la lecture huit bénédictions, etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : On bénit sur la Torah comme on bénit à la synagogue ; et sur le service du Temple, et sur l'action de grâce, et sur le pardon de la faute, selon leur forme instituée dans la Amida (la prière des dix-huit bénédictions). Puis sur le Temple séparément, et sur les Cohanim (prêtres) séparément, sur Israël séparément, et sur Jérusalem séparément.
- וְהַשְּׁאָר תְּפִלָּה. תָּנוּ רַבָּנַן: הַשְּׁאָר תְּפִלָּה תְּחִנָּה רִנָּה וּבַקָּשָׁה שֶׁעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל צְרִיכִין לִיוּוֹשֵׁעַ. וְחוֹתֵם בְּשׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה. מִכָּאן וְאֵילָךְ — כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מֵבִיא סֵפֶר תּוֹרָה מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ וְקוֹרֵא בּוֹ. וְכׇל כָּךְ לָמָּה — כְּדֵי לְהַרְאוֹת חָזוּתוֹ לְרַבִּים.Il est enseigné dans la Michna : Et le reste est une prière. Nos Maîtres ont enseigné : le reste est une prière, une supplication, un chant et une demande, disant que Ton peuple Israël a besoin d'être sauvé. Et il conclut par « Béni sois-Tu, Hachem, qui entends la prière ». À partir de là, chacun apporte de chez lui un rouleau de la Torah et y lit. Et pourquoi tout cela ? Pour montrer sa beauté au public, par amour de la mitsva (commandement).
- מַתְנִי׳ פָּרָשַׁת הַמֶּלֶךְ כֵּיצַד? מוֹצָאֵי יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג, בַּשְּׁמִינִי בְּמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית, עוֹשִׂין לוֹ בִּימָה שֶׁל עֵץ בָּעֲזָרָה וְהוּא יוֹשֵׁב עָלֶיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִקֵּץ שֶׁבַע שָׁנִים בְּמֹעֵד וְגוֹ׳״.MICHNA : Comment se déroule la section du roi, lue par lui lors du rassemblement (Hakhel) ? À l'issue du premier jour de fête de la fête de Soukkot, dans la huitième année, à l'issue de la septième année, l'année de la Chemita, on lui dresse une estrade de bois dans le parvis du Temple, et il s'y assied, comme il est dit : « Au terme de sept ans, à l'époque, etc. » (Deutéronome 31, 10).
- חַזַּן הַכְּנֶסֶת נוֹטֵל סֵפֶר תּוֹרָה וְנוֹתְנָהּ לְרֹאשׁ הַכְּנֶסֶת, וְרֹאשׁ הַכְּנֶסֶת נוֹתְנָהּ לַסְּגָן, וְהַסְּגָן נוֹתְנָהּ לְכֹהֵן גָּדוֹל, וְכֹהֵן גָּדוֹל נוֹתְנָהּ לַמֶּלֶךְ. וְהַמֶּלֶךְ עוֹמֵד וּמְקַבֵּל, וְקוֹרֵא יוֹשֵׁב.Le 'hazan de l'assemblée (le préposé de la synagogue du mont du Temple) prend un rouleau de la Torah et le donne au chef de l'assemblée, et le chef de l'assemblée le donne au Ségan (l'adjoint du Cohen Gadol), et le Ségan le donne au Cohen Gadol, et le Cohen Gadol le donne au roi. Et le roi se lève et reçoit le rouleau, et il lit assis.
- אַגְרִיפַּס הַמֶּלֶךְ עָמַד וְקִבֵּל וְקָרָא עוֹמֵד, וְשִׁבְּחוּהוּ חֲכָמִים. וּכְשֶׁהִגִּיעַ לְ״לֹא תוּכַל לָתֵת עָלֶיךָ אִישׁ נׇכְרִי״, זָלְגוּ עֵינָיו דְּמָעוֹת. אָמְרוּ לוֹ: אַל תִּתְיָרֵא אַגְרִיפַּס, אָחִינוּ אָתָּה, אָחִינוּ אָתָּה!Le roi Agrippa se leva, reçut le rouleau et lut debout, et les Sages le louèrent. Et lorsqu'il arriva à « Tu ne pourras pas placer sur toi un homme étranger » (Deutéronome 17, 15), ses yeux versèrent des larmes, car il n'était pas d'origine juive. Ils lui dirent : Ne crains pas, Agrippa, tu es notre frère, tu es notre frère !
- וְקוֹרֵא מִתְּחִילַּת ״אֵלֶּה הַדְּבָרִים״, עַד ״שְׁמַע״, וּ״שְׁמַע״, ״וְהָיָה אִם שָׁמֹעַ״, ״עַשֵּׂר תְּעַשֵּׂר״, ״כִּי תְכַלֶּה לַעְשֵׂר״, וּפָרָשַׁת הַמֶּלֶךְ, וּבְרָכוֹת וּקְלָלוֹת, עַד שֶׁגּוֹמֵר כׇּל הַפָּרָשָׁה.Et il lit depuis le début de « Voici les paroles » (Deutéronome 1, 1) jusqu'à « Écoute » (Deutéronome 6, 4), et « Écoute », « Et ce sera, si vous écoutez » (Deutéronome 11, 13), « Tu prélèveras la dîme » (Deutéronome 14, 22), « Lorsque tu auras achevé de prélever la dîme » (Deutéronome 26, 12), et la section du roi (Deutéronome 17, 14-20), et les bénédictions et malédictions (Deutéronome 28), jusqu'à ce qu'il termine toute la section.
- בְּרָכוֹת שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל מְבָרֵךְ אוֹתָן — הַמֶּלֶךְ מְבָרֵךְ אוֹתָן, אֶלָּא שֶׁנּוֹתֵן שֶׁל רְגָלִים תַּחַת מְחִילַת הֶעָוֹן.Les bénédictions que récite le Cohen Gadol, à Yom Kippour, le roi les récite aussi, sauf qu'il dit celle des fêtes de pèlerinage à la place de celle du pardon de la faute.
- גְּמָ׳ בַּשְּׁמִינִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֵימָא: בַּשְּׁמִינִית.GUEMARA : La Michna dit « dans la huitième ». « Le huitième » (jour de la fête), te vient-il à l'esprit ? La Michna vient de dire « à l'issue du premier jour » ! Dis plutôt : dans la huitième année du cycle.
- וְכׇל הָנֵי לְמָה לִי?Le verset dit : « Au terme de sept ans, à l'époque de l'année de Chemita, à la fête de Soukkot, lorsque tout Israël viendra… » (Deutéronome 31, 10-11). Et pourquoi ai-je besoin de tous ces détails ?
- צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״מִקֵּץ״ — הֲוָה אָמֵינָא נִימְנוֹ מֵהַשְׁתָּא, וְאַף עַל גַּב דְּלָא מִתְרְמֵי בִּשְׁמִיטָּה, כְּתַב רַחֲמָנָא ״שְׁמִטָּה״.Ils sont tous nécessaires, car si le Miséricordieux avait écrit seulement « Au terme » de sept ans, j'aurais dit : comptons à partir de maintenant, la quarantième année dans le désert, même si le rassemblement ne tombe pas lors d'une Chemita (année sabbatique) ; c'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « Chemita ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״שְׁמִטָּה״ — הֲוָה אָמֵינָא בְּסוֹף שְׁמִיטָּה, כְּתַב רַחֲמָנָא ״בְּמֹעֵד״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « Chemita », j'aurais dit : à la fin de la Chemita ; c'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « à l'époque » de la fête.
- וְאִי כְּתַב ״בְּמֹעֵד״ — הֲוָה אָמֵינָא מֵרֵישׁ שַׁתָּא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״בְּחַג הַסֻּכּוֹת״.Et s'il avait écrit seulement « à l'époque », j'aurais dit : dès le début de l'année, à Roch Hachana ; c'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « à la fête de Soukkot ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״בְּחַג הַסֻּכּוֹת״ — הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ יוֹם טוֹב אַחֲרוֹן, כְּתַב רַחֲמָנָא ״בְּבוֹא כׇל יִשְׂרָאֵל״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « à la fête de Soukkot », j'aurais dit : même le dernier jour de fête ; c'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « lorsque tout Israël viendra » (Deutéronome 31, 11),
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