Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״בְּמַקְהֵלוֹת בָּרְכוּ אֱלֹהִים ה׳ מִמְּקוֹר יִשְׂרָאֵל״.« Dans les assemblées, bénissez D.ieu, Hachem, vous qui êtes de la source d'Israël » (Psaumes 68, 27) : même les enfants qui étaient dans la « source », c'est-à-dire dans le ventre de leur mère, ont béni D.ieu lorsqu'ils se sont rassemblés à la mer.
- וְהָא לָא חֲזוֹ? אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם: כָּרֵס נַעֲשָׂה לָהֶן כְּאַסְפַּקְלַרְיָא הַמְּאִירָה וְרָאוּ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Mais les fœtus ne voyaient pas ; comment ont-ils pu dire : « Voici mon D.ieu » ? Rabbi Tan'houm a dit : Le ventre de leur mère est devenu pour eux comme un miroir lumineux, et ils ont vu à travers lui.
- בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן הוּרְקָנוֹס שֶׁלֹּא עָבַד אִיּוֹב כּוּ׳. וְלִיחְזֵי הַאי ״לֹא״, אִי בְּלָמֶד אָלֶף כְּתִיב — ״לֹא״ הוּא, אִי בְּלָמֶד וָיו כְּתִיב — ״לוֹ״ הוּא?Ce jour-là, Rabbi Yehochoua ben Hourkanos a expliqué dans une drasha (interprétation d'un verset) que Iyov n'a servi le Saint, béni soit-Il, que par amour, etc., comme il est dit : « Même s'Il me tue, j'espérerai lo » (Job 13, 15), et la Michna a dit que le sens du mot lo reste indécis. La Guemara demande : Mais que l'on regarde ce mot lo : s'il est écrit lamed-alef, c'est « non » (je n'espérerai pas), et s'il est écrit lamed-vav, c'est « en Lui » (j'espérerai en Lui) ! Pourquoi y aurait-il un doute ?
- וְכׇל הֵיכָא דִּכְתִיב בְּלָמֶד אָלֶף, ״לֹא״ הוּא? אֶלָּא מֵעַתָּה ״בְּכׇל צָרָתָם לֹא צָר״, דִּכְתִיב בְּלָמֶד אָלֶף, הָכִי נָמֵי דְּ״לֹא״ הוּא?La Guemara réplique : Mais partout où ce mot est écrit lamed-alef, est-ce forcément « non » ? S'il en est ainsi, dans le verset : « Dans toute leur détresse, lo était en détresse » (Isaïe 63, 9), qui est écrit lamed-alef, est-ce donc aussi « non », c'est-à-dire que D.ieu n'a pas été affligé de leur détresse ?
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָכְתִיב ״וּמַלְאַךְ פָּנָיו הוֹשִׁיעָם״! אֶלָּא לָאו, מַשְׁמַע הָכִי וּמַשְׁמַע הָכִי.Et si tu réponds : c'est bien cela, mais n'est-il pas écrit à la suite de ce verset : « Et l'ange de Sa Face les a sauvés » ! Ce qui montre que D.ieu s'est soucié de leur détresse. Mais alors, n'est-il pas clair que le mot écrit lamed-alef peut signifier ceci et peut signifier cela ? C'est pourquoi la Michna a dû établir le sens par un autre verset.
- תַּנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: נֶאֱמַר ״יְרֵא אֱלֹהִים״ בְּאִיּוֹב, וְנֶאֱמַר ״יְרֵא אֱלֹהִים״ בְּאַבְרָהָם, מָה ״יְרֵא אֱלֹהִים״ הָאָמוּר בְּאַבְרָהָם — מֵאַהֲבָה, אַף ״יְרֵא אֱלֹהִים״ הָאָמוּר בְּאִיּוֹב — מֵאַהֲבָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr dit : Il est dit « craignant D.ieu » à propos de Iyov (Job 1, 1), et il est dit « craignant D.ieu » à propos d'Avraham (Genèse 22, 12). De même que le « craignant D.ieu » dit à propos d'Avraham signifie par amour, de même le « craignant D.ieu » dit à propos de Iyov signifie par amour.
- וְאַבְרָהָם גּוּפֵיהּ מְנָלַן — דִּכְתִיב ״זֶרַע אַבְרָהָם אֹהֲבִי״.Et pour Avraham lui-même, d'où le savons-nous ? Comme il est écrit : « La descendance d'Avraham, celui qui M'aime » (Isaïe 41, 8).
- מַאי אִיכָּא בֵּין עוֹשֶׂה מֵאַהֲבָה לְעוֹשֶׂה מִיִּרְאָה? אִיכָּא הָא דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: גָּדוֹל הָעוֹשֶׂה מֵאַהֲבָה יוֹתֵר מִן הָעוֹשֶׂה מִיִּרְאָה, שֶׁזֶּה תָּלוּי לְאֶלֶף דּוֹר. וְזֶה תָּלוּי לְאַלְפַּיִם דּוֹר.Quelle différence y a-t-il entre celui qui agit par amour et celui qui agit par crainte ? La Guemara répond : Il y a ce qui a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Elazar dit : Plus grand est celui qui agit par amour que celui qui agit par crainte, car pour celui-ci, son mérite demeure suspendu pour mille générations, et pour celui-là, il demeure suspendu pour deux mille générations.
- הָכָא כְּתִיב: ״לַאֲלָפִים לְאֹהֲבַי וּלְשֹׁמְרֵי מִצְוֹתָי״, וְהָתָם כְּתִיב: ״וּלְשֹׁמְרֵי מִצְוֹתָיו לְאֶלֶף דּוֹר״.En effet, ici il est écrit : « Pour des milliers de générations, pour ceux qui M'aiment et qui gardent Mes commandements » (Exode 20, 5), et là il est écrit : « Et pour ceux qui gardent Ses commandements, pour mille générations » (Deutéronome 7, 9).
- הָתָם נָמֵי כְּתִיב ״לְאֹהֲבָיו וּלְשֹׁמְרֵי מִצְוֹתָיו לְאֶלֶף דּוֹר״!La Guemara demande : Mais là aussi il est écrit : « Pour ceux qui L'aiment et pour ceux qui gardent Ses commandements, pour mille générations » ! Les deux catégories semblent donc mentionnées dans les deux versets.
- הַאי לְדִסְמִיךְ לֵיהּ וְהַאי לְדִסְמִיךְ לֵיהּ.La Guemara répond : Celui-ci se rapporte à ce qui lui est adjacent et celui-là à ce qui lui est adjacent : « mille générations » est adjacent à « ceux qui gardent Ses commandements », c'est-à-dire par crainte, tandis que « des milliers » est adjacent à « ceux qui M'aiment ».
- הָנְהוּ תְּרֵי תַּלְמִידֵי דַּהֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרָבָא, חַד אָמַר לֵיהּ אַקְרְיוּן בְּחֶלְמַאי: ״מָה רַב טוּבְךָ אֲשֶׁר צָפַנְתָּ לִּירֵאֶיךָ״, וְחַד אָמַר לֵיהּ: אַקְרְיוּן בְּחֶלְמַאי ״וְיִשְׂמְחוּ כׇל חוֹסֵי בָךְ לְעוֹלָם יְרַנֵּנוּ וְיַעְלְצוּ בְךָ אֹהֲבֵי שְׁמֶךָ״. אֲמַר לְהוּ: תַּרְוַיְיכוּ רַבָּנַן צַדִּיקֵי גְּמוּרֵי אַתּוּן. מָר מֵאַהֲבָה, וּמָר מִיִּרְאָה.Deux élèves étaient assis devant Rava. L'un lui a dit : On m'a fait lire dans mon rêve : « Comme est grand Ton bien que Tu as réservé à ceux qui Te craignent » (Psaumes 31, 20). Et l'autre lui a dit : On m'a fait lire dans mon rêve : « Tous ceux qui s'abritent en Toi se réjouiront, ils chanteront à jamais […] et ceux qui aiment Ton Nom exulteront en Toi » (Psaumes 5, 12). Rava leur a dit : Vous êtes tous deux, Maîtres, des justes parfaits, l'un sert D.ieu par amour et l'autre par crainte.
הֲדַרַן עֲלָךְ כְּשֵׁם שֶׁהַמַּיִם
Nous reviendrons à toi, chapitre « Kechem chéhamayim »- מִי שֶׁקִּינֵּא לְאִשְׁתּוֹ וְנִסְתְּרָה, אֲפִילּוּ שָׁמַע מֵעוֹף הַפּוֹרֵחַ — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Celui qui a mis en garde sa femme de ne pas s'isoler avec un certain homme et qu'elle s'est isolée avec lui : même s'il l'a entendu d'un oiseau qui vole, c'est-à-dire de n'importe quelle source, il doit la renvoyer et lui donner sa ketouba (somme garantie par le contrat de mariage). Telles sont les paroles de Rabbi Eliézer.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּשְׂאוּ וְיִתְּנוּ בָּהּ מוֹזְרוֹת בַּלְּבָנָה.Rabbi Yehochoua dit : il ne la renvoie pas, jusqu'à ce que parlent d'elle les femmes qui filent au clair de lune, c'est-à-dire jusqu'à ce que sa conduite fasse l'objet de leurs commérages.
- אָמַר עֵד אֶחָד ״אֲנִי רְאִיתִיהָ שֶׁנִּטְמֵאת״ — לֹא הָיְתָה שׁוֹתָה. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ עֶבֶד אֲפִילּוּ שִׁפְחָה — הֲרֵי אֵלּוּ נֶאֱמָנִין אַף לְפוֹסְלָהּ מִכְּתוּבָּתָהּ.Si un seul témoin a dit : « Je l'ai vue se rendre impure », elle ne boit pas les eaux amères de la sota (femme soupçonnée d'adultère). Et non seulement cela, mais même un esclave, même une servante sont crus, même pour la priver de sa ketouba.
- חֲמוֹתָהּ וּבַת חֲמוֹתָהּ וְצָרָתָהּ וִיבִמְתָּהּ וּבַת בַּעְלָהּ — הֲרֵי אֵלּוּ נֶאֱמָנוֹת. וְלֹא לְפוֹסְלָהּ מִכְּתוּבָּתָהּ, אֶלָּא שֶׁלֹּא תִּשְׁתֶּה.Sa belle-mère, la fille de sa belle-mère, sa coépouse, sa belle-sœur (l'épouse du frère de son mari) et la fille de son mari sont crues, non pas pour la priver de sa ketouba, mais pour qu'elle ne boive pas.
- שֶׁהָיָה בַּדִּין: וּמָה אִם עֵדוּת רִאשׁוֹנָה, שֶׁאֵין אוֹסַרְתָּהּ אִיסּוּר עוֹלָם — אֵינָהּ מִתְקַיֶּימֶת בְּפָחוֹת מִשְּׁנַיִם, עֵדוּת אַחֲרוֹנָה, שֶׁאוֹסַרְתָּהּ אִיסּוּר עוֹלָם — אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא תִּתְקַיֵּים בְּפָחוֹת מִשְּׁנַיִם?Il fallait un verset pour permettre un seul témoin, car le raisonnement aurait été : Si le premier témoignage, celui de l'isolement, qui ne l'interdit pas d'un interdit perpétuel, puisqu'elle peut boire et redevenir permise, ne s'établit pas avec moins de deux témoins, le dernier témoignage, celui de l'impureté, qui l'interdit d'un interdit perpétuel, n'est-il pas logique qu'il ne s'établisse pas avec moins de deux témoins ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְעֵד אֵין בָּהּ״, כׇּל עֵדוּת שֶׁיֵּשׁ בָּהּ.C'est pourquoi le verset enseigne : « Et il n'y a pas de témoin contre elle » (Nombres 5, 13) : tout témoignage qu'il y a contre elle suffit.
- וְקַל וָחוֹמֶר לְעֵדוּת הָרִאשׁוֹנָה מֵעַתָּה: וּמָה אִםEt maintenant, un kal va'homer (raisonnement a fortiori) pour le premier témoignage, celui de l'isolement : si
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