Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִי אִית בֵּיהּ עָוֹן בָּדְקִי לֵיהּ מַיָּא, כִּי אִית בֵּיהּ עָוֹן בְּדִידֵיהּ מִי בָּדְקִי לַהּ מַיָּא לְדִידַהּ? וְהָא תַּנְיָא: ״וְנִקָּה הָאִישׁ מֵעָוֹן וְהָאִשָּׁה הַהִיא תִּשָּׂא אֶת עֲוֹנָהּ״. בִּזְמַן שֶׁהָאִישׁ מְנוּקֶּה מֵעָוֹן — הַמַּיִם בּוֹדְקִין אֶת אִשְׁתּוֹ, אֵין הָאִישׁ מְנוּקֶּה מֵעָוֹן — אֵין הַמַּיִם בּוֹדְקִין אֶת אִשְׁתּוֹ!que s'il y a en lui une faute, les eaux l'éprouvent, c'est difficile : lorsqu'il y a en lui une faute, les eaux l'éprouvent-elles seulement, elle ? Or il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « L'homme sera net de faute, et cette femme portera sa faute » (Nombres 5, 31). Lorsque l'homme est net de faute, les eaux éprouvent sa femme ; si l'homme n'est pas net de faute, les eaux n'éprouvent pas sa femme !
- וְאֶלָּא לְבוֹעֵל, לִיתְנֵי כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא: כְּשֵׁם שֶׁאֲסוּרָה לַבַּעַל כָּךְ אֲסוּרָה לַבּוֹעֵל!Et si plutôt « lui » désigne l'amant, que la Michna enseigne comme elle l'enseigne dans sa dernière partie : « De même qu'elle est interdite au mari, de même elle est interdite à l'amant », en le nommant explicitement !
- לְעוֹלָם לַבּוֹעֵל, וְרֵישָׁא — אַיְּידֵי דִּתְנָא ״אוֹתָהּ״, תָּנֵי ״אוֹתוֹ״. סֵיפָא — אַיְּידֵי דִּתְנָא ״בַּעַל״, תְּנָא ״בּוֹעֵל״.En réalité, il s'agit bien de l'amant ; et dans la première partie, comme la Michna a enseigné « elle », elle a enseigné « lui » ; dans la dernière partie, comme elle a enseigné « mari », elle a enseigné « amant ».
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבָאוּ״ ״וּבָאוּ״. אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״בָּאוּ״ ״וּבָאוּ״ קָאָמַר, אוֹ ״וּבָאוּ״ ״וּבָאוּ״ קָאָמַר?La Michna a enseigné : « comme il est dit : “et elles entreront” “et elles entreront” ». Ils ont posé la question : dit-il « elles entreront » « et elles entreront » (baou, ouvaou), en interprétant le vav superflu, ou dit-il « et elles entreront » « et elles entreront », en interprétant la répétition ?
- תָּא שְׁמַע: כְּשֵׁם שֶׁאֲסוּרָה לַבַּעַל כָּךְ אֲסוּרָה לַבּוֹעֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״.Viens et entends une preuve : « De même qu'elle est interdite au mari, de même elle est interdite à l'amant, comme il est dit : “elle s'est souillée” “et elle s'est souillée” » : il s'agit donc d'interpréter le vav.
- וַעֲדַיִין תִּיבְּעֵי: ״נִטְמָאָה״ ״נִטְמָאָה״ קָאָמַר, אוֹ ״נִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״ קָאָמַר?Mais la question se pose encore sur ce point même : dit-il « elle s'est souillée » « elle s'est souillée », ou dit-il « elle s'est souillée » « et elle s'est souillée » ?
- תָּא שְׁמַע מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא, רַבִּי אוֹמֵר: שְׁנֵי פְּעָמִים הָאֲמוּרִין בַּפָּרָשָׁה ״וְנִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״ — אֶחָד לַבַּעַל וְאֶחָד לַבּוֹעֵל. מִכְּלָל דְּרַבִּי עֲקִיבָא וָוֵי קָדָרֵישׁ.Viens et entends une preuve de ce qui est enseigné à la fin : « Rabbi dit : les deux fois où il est dit dans la section “et elle s'est souillée” “et elle s'est souillée”, l'une est pour le mari et l'autre pour l'amant ». Il en ressort que Rabbi Akiva interprète les vav.
- הִלְכָּךְ לְרַבִּי עֲקִיבָא שִׁיתָּא קְרָאֵי כְּתִיבִי:Par conséquent, selon Rabbi Akiva, six versets sont écrits : les trois mentions de « et elles entreront » et, compté pour une autre, le vav de chacune :
- חַד לְצַוָּאָה דִּידַהּ, וְחַד לְצַוָּאָה דִּידֵיהּ.Un pour l'ordre la concernant, et un pour l'ordre le concernant, lui, l'amant.
- חַד לַעֲשִׂיָּיה דִּידַהּ, וְחַד לַעֲשִׂיָּיה דִּידֵיהּ.Un pour l'exécution la concernant, et un pour l'exécution le concernant.
- חַד לִידִיעָה דִּידַהּ, וְחַד לִידִיעָה דִּידֵיהּ.Un pour l'information la concernant, et un pour l'information le concernant.
- וְרַבִּי, תְּלָתָא קְרָאֵי כְּתִיבִי: חַד — לְצַוָּאָה, וְחַד — לַעֲשִׂיָּיה, וְחַד — לִידִיעָה.Mais pour Rabbi, trois versets sont écrits : un pour l'ordre, un pour l'exécution et un pour l'information, tous concernant la femme.
- וְרַבִּי, כְּשֵׁם שֶׁהַמַּיִם בּוֹדְקִין אוֹתָהּ כָּךְ בּוֹדְקִין אוֹתוֹ, מְנָא לֵיהּ?Et Rabbi, « de même que les eaux l'éprouvent, elle, de même elles l'éprouvent, lui », d'où le tire-t-il ?
- נָפְקָא לֵיהּ מִדְּתַנְיָא: ״לַצְבּוֹת בֶּטֶן וְלַנְפִּל יָרֵךְ״, בִּטְנוֹ וִירֵיכוֹ שֶׁל בּוֹעֵל. אַתָּה אוֹמֵר בִּטְנוֹ וִירֵיכוֹ שֶׁל בּוֹעֵל, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בִּטְנָהּ וִירֵיכָהּ שֶׁל נִבְעֶלֶת? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְצָבְתָה בִטְנָהּ וְנָפְלָה יְרֵכָהּ״, הֲרֵי בִּטְנָהּ וִירֵיכָהּ שֶׁל נִבְעֶלֶת אָמוּר, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״לַצְבּוֹת בֶּטֶן וְלַנְפִּל יָרֵךְ״ — בִּטְנוֹ וִירֵיכוֹ שֶׁל בּוֹעֵל.Il le tire de ce qui a été enseigné dans une baraïta : « pour faire enfler le ventre et faire tomber la cuisse » (Nombres 5, 22) : il s'agit du ventre et de la cuisse de l'amant. Tu dis : le ventre et la cuisse de l'amant ; ou bien ne s'agit-il que du ventre et de la cuisse de celle qui a eu le rapport ? Lorsqu'il dit : « son ventre enflera et sa cuisse tombera » (Nombres 5, 27), voici qu'il est question du ventre et de la cuisse de celle qui a eu le rapport. Comment donc réaliser « pour faire enfler le ventre et faire tomber la cuisse » ? Il s'agit du ventre et de la cuisse de l'amant.
- וְאִידַּךְ, הַהוּא דְּמוֹדַע לַהּ כֹּהֵן דְּבֶטֶן בְּרֵישָׁא וַהֲדַר יָרֵךְ, שֶׁלֹּא לְהוֹצִיא לַעַז עַל הַמַּיִם הַמָּרִים.Et l'autre, Rabbi Akiva ? Ce verset sert à ce que le Cohen lui fasse savoir que le ventre est atteint d'abord et la cuisse ensuite, afin de ne pas répandre de rumeur malveillante sur les eaux amères, puisque la malédiction mentionne d'abord la cuisse.
- וְאִידַּךְ: אִם כֵּן, לִכְתּוֹב קְרָא ״בִּטְנָהּ וִירֵכָהּ״, מַאי ״בֶּטֶן״ וְ״יָרֵךְ״? שְׁמַע מִינַּהּ לְבוֹעֵל.Et l'autre, Rabbi ? S'il en était ainsi, le verset aurait dû écrire « son ventre et sa cuisse » ; pourquoi « le ventre » et « la cuisse » ? Déduis-en qu'il s'agit de l'amant.
- וְאֵימָא (כולי) [כּוּלֵּיהּ] לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? אִם כֵּן, לִכְתּוֹב ״בִּטְנוֹ״ וִ״ירֵכוֹ״. מַאי ״בֶּטֶן״ וְ״יָרֵךְ״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.Mais dis que tout le verset vient pour cela, pour l'amant ? S'il en était ainsi, il aurait dû écrire « son ventre » et « sa cuisse », au masculin ; pourquoi « le ventre » et « la cuisse » ? Déduis-en deux choses.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כָּךְ הָיָה דּוֹרֵשׁ זְכַרְיָה כּוּ׳.La Michna a enseigné : « Rabbi Yehochoua a dit : c'est ainsi qu'interprétait Zekharya, etc. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: שָׁלֹשׁ פְּעָמִים הָאֲמוּרִין בַּפָּרָשָׁה ״אִם נִטְמְאָה״, ״נִטְמָאָה״, ״וְנִטְמָאָה״, לָמָּה? אֶחָד לַבַּעַל, וְאֶחָד לַבּוֹעֵל, וְאֶחָד לִתְרוּמָה, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Nos Maîtres ont enseigné : les trois fois où il est dit dans la section « si elle s'est souillée », « elle s'est souillée », « et elle s'est souillée », pourquoi sont-elles nécessaires ? Une pour le mari, une pour l'amant, et une pour la terouma (prélèvement donné au Cohen), telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה גְּרוּשָׁה שֶׁמּוּתֶּרֶת לִתְרוּמָה — אֲסוּרָה לִכְהוּנָּה, זוֹ שֶׁאֲסוּרָה בִּתְרוּמָה — אֵינוֹ דִּין שֶׁאֲסוּרָה לִכְהוּנָּה?Rabbi Ichmaël a dit : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si une femme divorcée, qui est permise pour la terouma, lorsqu'elle est fille de Cohen, est interdite à la kehouna (au mariage avec un Cohen), celle-ci, qui est interdite pour la terouma, n'est-il pas logique qu'elle soit interdite à la kehouna ?
- מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהִיא נִטְמָאָה״, ״וְהִיא לֹא נִטְמָאָה״ — אִם נִטְמְאָה לָמָּה שׁוֹתָה? אִם לֹא נִטְמְאָה לָמָּה מַשְׁקָהּ? מַגִּיד לְךָ הַכָּתוּב שֶׁהַסָּפֵק אֲסוּרָה.Que vient enseigner le verset en disant « et elle s'est souillée » et « et elle ne s'est pas souillée » (Nombres 5, 14) ? Si elle s'est souillée, pourquoi boit-elle ? Si elle ne s'est pas souillée, pourquoi la fait-il boire ? Le verset t'indique que, dans le doute, elle est interdite.
- מִכָּאן אַתָּה דָּן לְשֶׁרֶץ: וּמָה סוֹטָה, שֶׁלֹּא עָשָׂה בָּהּ שׁוֹגֵג כְּמֵזִיד וְאוֹנֶס כְּרָצוֹן — עָשָׂה בָּהּ סָפֵק כְּוַדַּאי, שֶׁרֶץ, שֶׁעָשָׂה בּוֹ שׁוֹגֵג כְּמֵזִיד וְאוֹנֶס כְּרָצוֹן — אֵינוֹ דִּין שֶׁיַּעֲשֶׂה בּוֹ סָפֵקD'ici tu peux raisonner sur le reptile : si, pour la femme soupçonnée, où le texte n'a pas traité l'inadvertance comme l'intention, ni la contrainte comme le consentement, il a pourtant traité le doute comme la certitude, pour le reptile, où il a traité l'inadvertance comme l'intention et la contrainte comme le consentement, n'est-il pas logique qu'il traite le doute
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