Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דּוּמָה, וְאַל יִשָּׂא בַּת דּוּמָה. שֶׁזּוֹ בָּאָה מִטִּיפָּה כְּשֵׁרָה, וְזוֹ בָּאָה מִטִּיפָּה פְּסוּלָה.…qu'un homme épouse une douma (femme dont l'inconduite présumée est sur toutes les lèvres), et qu'il n'épouse pas la fille d'une douma. Car celle-ci, la douma elle-même, vient d'une semence valable, tandis que celle-là, sa fille, vient d'une semence invalide, puisqu'elle est peut-être mamzérèt (née d'une union interdite).
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: יִשָּׂא אָדָם בַּת דּוּמָה, וְאַל יִשָּׂא דּוּמָה. שֶׁזּוֹ עוֹמֶדֶת בְּחֶזְקַת כַּשְׁרוּת, וְזוֹ אֵינָהּ עוֹמֶדֶת בְּחֶזְקַת כַּשְׁרוּת.Mais Rabbi Yo'hanan a dit : il vaut mieux qu'un homme épouse la fille d'une douma, et qu'il n'épouse pas une douma. Car celle-ci, la fille, se tient dans une présomption de vertu, tandis que celle-là, la douma, ne se tient pas dans une présomption de vertu.
- מֵיתִיבִי: נוֹשֵׂא אָדָם דּוּמָה! אָמַר רָבָא: וְתִסְבְּרָא נוֹשֵׂא לְכַתְּחִלָּה?! אֶלָּא: אִם נָשָׂא, תְּנִי נָמֵי: ״בַּת דּוּמָה״.On a objecté à Rabbi Yo'hanan à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un homme épouse une douma ! Rava a dit : et comment comprends-tu cela ? Que cet homme l'épouse d'emblée ?! Il est évident que ce n'est pas souhaitable. Plutôt, le texte est imprécis et il faut lire : s'il l'a épousée, elle lui reste permise ; et puisque l'on doit de toute façon le corriger, enseigne aussi : « la fille d'une douma ».
- וְהִלְכְתָא: יִשָּׂא אָדָם בַּת דּוּמָה, וְאַל יִשָּׂא דּוּמָה. דְּתָנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: אִשָּׁה מְזַנָּה — בָּנֶיהָ כְּשֵׁרִין, רוֹב בְּעִילוֹת אַחַר הַבַּעַל.Et la halakha (règle pratique) est : qu'un homme épouse la fille d'une douma, et qu'il n'épouse pas une douma. Car Rav Ta'halifa, le natif de l'Occident (la terre d'Israël), a enseigné devant Rabbi Abahou : si une femme mariée se débauche, ses enfants sont valables, car la plupart des rapports sont attribués au mari ; on présume donc que les enfants sont de lui, et la fille d'une douma n'est pas soupçonnée d'être mamzérèt.
- בָּעֵי רַב עַמְרָם: הָיְתָה פְּרוּצָה בְּיוֹתֵר, מַהוּ? אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין אִשָּׁה מִתְעַבֶּרֶת אֶלָּא סָמוּךְ לְוִוסְתָּהּ — לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּלָא יָדַע בַּהּ וְלָא מְנַטַּר לַהּ.Rav Amram a posé la question : si elle était extrêmement dévergondée, qu'en est-il ? Ses enfants restent-ils valables, alors qu'on ne peut plus attribuer la plupart des rapports au mari ? Selon celui qui dit qu'une femme ne conçoit qu'à proximité de ses règles, il n'y a pas lieu pour toi de poser la question, car le mari ne connaît pas ce moment d'elle et il ne la surveille pas ; ses enfants sont donc d'un statut douteux.
- כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ, אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין אִשָּׁה מִתְעַבֶּרֶת אֶלָּא סָמוּךְ לִטְבִילָתָהּ, מַאי? כֵּיוָן דְּיָדַע בָּהּ, נַטּוֹרֵי מְנַטַּר לָהּ, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דִּפְרוּצָה בְּיוֹתֵר — לָא? תֵּיקוּ.Là où il y a lieu pour toi de poser la question, c'est selon celui qui dit qu'une femme ne conçoit qu'à proximité de son immersion rituelle. Qu'en est-il ? Puisqu'il connaît ce moment d'elle, il la surveille certainement ce jour-là ; ou peut-être, puisqu'elle est extrêmement dévergondée, non : il ne parvient pas à la surveiller ? Tékou (la question reste en suspens).
- וְאֵלּוּ שֶׁבֵּית דִּין כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״ — לְרַבּוֹת אֵשֶׁת חֵרֵשׁ, וְאֵשֶׁת שׁוֹטֶה, וְאֵשֶׁת שַׁעֲמוּם, וְשֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וְשֶׁהָיָה חָבוּשׁ בְּבֵית הָאֲסוּרִין — שֶׁבֵּית דִּין מְקַנִּין לָהֶן לְפוֹסְלָן מִכְּתוּבָּתָן.La Michna (24a) a enseigné : « Et voici celles à qui le tribunal adresse l'avertissement… etc. » Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : le verset aurait pu dire « un homme » ; que vient enseigner le verset en disant « tout homme » (ich ich) (Nombres 5, 12) ? C'est pour inclure la femme d'un sourd-muet, la femme d'un dément, la femme d'un homme égaré, celle dont le mari est parti pour un pays d'outre-mer, et celle dont le mari était enfermé en prison : le tribunal leur adresse un avertissement de jalousie afin de les priver de leur ketouba (somme due par contrat de mariage).
- יָכוֹל אַף לְהַשְׁקוֹתָן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהֵבִיא הָאִישׁ אֶת אִשְׁתּוֹ״. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף לְהַשְׁקוֹתָהּ, וְלִכְשֶׁיֵּצֵא בַּעְלָהּ מִבֵּית הָאֲסוּרִין יַשְׁקֶנָּה.On pourrait croire que cet avertissement vaut même pour leur faire boire les eaux amères ; c'est pourquoi le verset dit : « L'homme amènera sa femme au Cohen » (Nombres 5, 15) : seul l'avertissement du mari conduit à la boisson. Rabbi Yossé dit : l'avertissement du tribunal vaut même pour lui faire boire les eaux, et lorsque son mari sortira de prison, il la fera boire.
- בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי, רַבָּנַן סָבְרִי: בָּעֵינַן ״וְקִנֵּא ... וְהֵבִיא״, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: לָא בָּעֵינַן ״וְקִנֵּא ... וְהֵבִיא״.Sur quoi portent-ils leur divergence ? Nos Maîtres pensent : nous exigeons « il l'avertit… il l'amène » (Nombres 5, 14-15), c'est-à-dire que celui qui avertit soit celui qui amène ; et Rabbi Yossé pense : nous n'exigeons pas « il l'avertit… il l'amène » de la même personne.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר תִּשְׂטֶה אִשָּׁה תַּחַת אִישָׁהּ״, לְהַקִּישׁ אִישׁ לְאִשָּׁה וְאִשָּׁה לְאִישׁ. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּשֵׁם שֶׁאִם הוּא סוֹמֵא לֹא הָיָה מַשְׁקָהּ, דִּכְתִיב: ״וְנֶעְלַם מֵעֵינֵי אִישָׁהּ״, כָּךְ הִיא, אִם הָיְתָה סוֹמָא — לֹא הָיְתָה שׁוֹתָה. רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּשֵׁם שֶׁחִיגֶּרֶת וְגִידֶּמֶת לֹא הָיְתָה שׁוֹתָה, דִּכְתִיב:Nos Maîtres ont enseigné : le verset « lorsqu'une femme s'égare sous l'autorité de son mari » (Nombres 5, 29) sert à comparer l'homme à la femme et la femme à l'homme, par un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset). Pour quelle halakha ? Rav Chéchèt a dit : de même que s'il était aveugle il ne la faisait pas boire, comme il est écrit : « et que cela soit caché aux yeux de son mari » (Nombres 5, 13), ce qui suppose un mari capable de voir, de même elle, si elle était aveugle, elle ne buvait pas. Rav Achi a dit : de même qu'une boiteuse et une femme privée de mains ne buvaient pas, comme il est écrit :
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