Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַהוּ דְּתֵימָא: ״נִטְמָאָה״ ״נִטְמָאָה״ שְׁנֵי פְּעָמִים: אֶחָד לַבַּעַל וְאֶחָד לַבּוֹעֵל. הֵיכָא דְּקָא מִיתַּסְרָא בְּהָא זְנוּת, אֲבָל הָא הוֹאִיל וַאֲסוּרָה וְקָיְימָא, אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Il fallait le dire, car tu aurais pu dire : il est écrit « elle s'est rendue impure », « elle s'est rendue impure » (Nombres 5, 13-14), deux fois : une pour le mari et une pour l'amant. Le rituel de la sota (femme soupçonnée d'adultère) ne s'appliquerait donc que là où elle devient interdite à l'amant par cette inconduite ; mais celle-ci, puisqu'elle lui est déjà interdite par le lien de parenté, dis que non. Elle nous enseigne donc qu'on peut avertir même au sujet des proches interdits.
- חוּץ מִן הַקָּטָן וְכוּ׳. ״אִישׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא קָטָן וְשֶׁאֵינוֹ אִישׁ. לְמַעוֹטֵי מַאי? אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי שָׁחוּף, וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: שָׁחוּף מְקַנִּין עַל יָדוֹ, וּפוֹסֵל בִּתְרוּמָה!La Michna a dit : à l'exception du mineur, etc. Le Miséricordieux a dit « un homme » (Nombres 5, 13), et non un mineur, ni celui qui n'est pas un homme. Pour exclure quoi ? Si l'on dit : pour exclure le cha'houf (malade décharné, incapable d'achever l'acte), Chmouel n'a-t-il pas dit : on peut avertir au sujet d'un cha'houf, et il disqualifie la femme pour la terouma (prélèvement donné au Cohen) ?
- מְקַנִּין עַל יָדוֹ, פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: ״וְשָׁכַב אִישׁ אֹתָהּ שִׁכְבַת זֶרַע״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לָאו בַּר הָכִי הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן.On peut avertir à son sujet : c'est évident ! Il fallait le dire, car tu aurais pu dire : le Miséricordieux a dit : « un homme a couché avec elle, couche de semence » (Nombres 5, 13), et celui-ci n'en est pas capable. Il nous enseigne donc qu'on peut l'avertir.
- וּפוֹסֵל בִּתְרוּמָה. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: ״לֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא: דְּאִית לֵיהּ זֶרַע — לִיחַלֵּל, דְּלֵית לֵיהּ זֶרַע — לָא לִיחַלֵּל, קָא מַשְׁמַע לַן.Et il disqualifie pour la terouma : c'est évident ! Il fallait le dire, car tu aurais pu dire : le Miséricordieux a dit : « il ne profanera pas sa descendance » (Lévitique 21, 15) : celui qui a une descendance profane, celui qui n'a pas de descendance ne profane pas. Il nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- וְאֶלָּא לְמַעוֹטֵי נׇכְרִי? וְהָאָמַר רַב הַמְנוּנָא: נׇכְרִי מְקַנִּין עַל יָדוֹ וּפוֹסֵל בִּתְרוּמָה.Mais alors, pour exclure un non-Juif ? Rav Hamnouna n'a-t-il pas dit : on peut avertir au sujet d'un non-Juif, et il disqualifie pour la terouma ?
- מְקַנִּין עַל יָדוֹ — פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא ״נִטְמָאָה״ ״נִטְמָאָה״ שְׁתֵּי פְּעָמִים: אֶחָד לַבַּעַל וְאֶחָד לַבּוֹעֵל, הֵיכָא דְּקָמִיתַּסְרָא בְּהָא זְנוּת, אֲבָל הָא הוֹאִיל וַאֲסִירָא וְקָיְימָא, אֵימָא לָא, קָמַשְׁמַע לַן.On peut avertir à son sujet : c'est évident ! Il fallait le dire, car tu aurais pu dire : « elle s'est rendue impure », « elle s'est rendue impure », deux fois : une pour le mari et une pour l'amant, là où elle devient interdite par cette inconduite ; mais celle-ci, puisqu'elle lui est déjà interdite, dis que non. Il nous enseigne donc qu'on le peut.
- וּפוֹסֵל בִּתְרוּמָה — פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר״ אָמַר רַחֲמָנָא: דְּבַר הֲוָיָה — אִין, דְּלָאו בַּר הֲוָיָה — לָא, קָמַשְׁמַע לַן דְּפָסֵיל מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן,Et il disqualifie pour la terouma : c'est évident ! Il fallait le dire, car tu aurais pu dire : le Miséricordieux a dit : « et la fille d'un Cohen, si elle est à un homme étranger » (Lévitique 22, 12) : celui qui est apte à un lien matrimonial, oui ; celui qui n'est pas apte à un lien matrimonial, non. Il nous enseigne donc qu'il disqualifie, d'après la parole de Rabbi Yo'hanan,
- דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מִנַּיִן לְנׇכְרִי וְעֶבֶד שֶׁבָּאוּ עַל הַכֹּהֶנֶת וְעַל הַלְּוִיָּיה וְעַל בַּת יִשְׂרָאֵל, שֶׁפְּסָלוּהָ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה״. מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַלְמְנוּת וְגֵירוּשִׁין בָּהּ, יָצְאוּ נׇכְרִי וְעֶבֶד, שֶׁאֵין לוֹ אַלְמְנוּת וְגֵירוּשִׁין בָּהּ.car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Ichmaël : d'où savons-nous qu'un non-Juif ou un esclave qui ont eu des relations avec une fille de Cohen, une fille de Lévi ou une fille d'Israël l'ont disqualifiée ? Comme il est dit : « et la fille d'un Cohen, si elle est veuve ou divorcée » (Lévitique 22, 13) : celui dont elle peut devenir veuve ou divorcée ne la disqualifie pas ; sont exclus le non-Juif et l'esclave, dont elle ne peut devenir ni veuve ni divorcée.
- וְאֶלָּא לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב פָּפָּא: לְמַעוֹטֵי בְּהֵמָה, דְּאֵין זְנוּת בִּבְהֵמָה.Mais alors, pour exclure quoi ? Rav Pappa a dit : pour exclure l'animal, car il n'y a pas d'inconduite avec un animal.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא מִפַּרְזִקְיָא לְרַב אָשֵׁי: מְנַָא הָא מִילְּתָא דַּאֲמוּר רַבָּנַן אֵין זְנוּת בִּבְהֵמָה, דִּכְתִיב: ״לֹא תָבִיא אֶתְנַן זוֹנָה וּמְחִיר כֶּלֶב וְגוֹ׳״.Rava de Parzakya a dit à Rav Achi : d'où vient cette chose qu'ont dite les Sages, qu'il n'y a pas d'inconduite avec un animal ? Il lui a répondu : comme il est écrit : « tu n'apporteras pas le salaire d'une prostituée ni le prix d'un chien, etc. » (Deutéronome 23, 19).
- וְתַנְיָא: אֶתְנַן כֶּלֶב וּמְחִיר זוֹנָה — מוּתָּרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גַּם שְׁנֵיהֶם״, שְׁנַיִם וְלֹא אַרְבָּעָה.Et il a été enseigné : à l'inverse, le salaire d'un chien et le prix d'une prostituée sont permis, comme il est dit : « tous deux aussi » (ibid.) : deux, et non quatre.
- וְאֶלָּא ״שִׁכְבַת זֶרַע״, לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״שִׁכְבַת זֶרַע״ — פְּרָט לְדָבָר אַחֵר.Mais alors, « couche de semence », pourquoi me faut-il ces mots, puisqu'on avertit au sujet du cha'houf ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné : « couche de semence » : à l'exclusion d'autre chose.
- מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: פְּרָט לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, ״מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה״ כְּתִיב!Qu'est-ce que « autre chose » ? Rav Chéchèt a dit : à l'exclusion de celui qui l'a avertie au sujet d'un acte contre nature. Rava lui a dit : contre nature ? Il est écrit : « les couches d'une femme » (Lévitique 18, 22) !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: פְּרָט לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ דֶּרֶךְ אֵבָרִים. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: פְּרִיצוּתָא בְּעָלְמָא הִיא, וּפְרִיצוּתָא מִי אָסַר רַחֲמָנָא.Mais Rava a dit : à l'exclusion de celui qui l'a avertie au sujet d'un contact par les membres. Abayé lui a dit : ce n'est qu'une simple impudeur, or le Miséricordieux a-t-il interdit la femme à son mari pour une impudeur ?
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: פְּרָט לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ בִּנְשִׁיקָה. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר הַעֲרָאָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה, אֲבָל נְשִׁיקָה — וְלֹא כְּלוּם הִיא, הַיְינוּ דְּאָתֵי קְרָא לְמַעוֹטֵי נְשִׁיקָה. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר הַעֲרָאָה זוֹ נְשִׁיקָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Mais Abayé a dit : à l'exclusion de celui qui l'a avertie au sujet de la nechika (simple contact extérieur, sans pénétration). On objecte : cela convient selon celui qui dit que la haaraa (phase initiale de l'acte) est l'introduction du gland, et que la nechika n'est rien ; c'est ainsi que le verset vient exclure la nechika. Mais selon celui qui dit que la haaraa est la nechika, que peut-on dire ?
- לְעוֹלָם — לְשֶׁקִּינֵּא לָהּ דֶּרֶךְ אֵבָרִים. וּמַהוּ דְּתֵימָא בִּקְפִידָא דְבַעַל תַּלְיָא רַחֲמָנָא, וּבַעַל הָא קָא קָפֵיד, קָמַשְׁמַע לַן.En vérité, il s'agit de celui qui l'a avertie au sujet d'un contact par les membres. Et tu aurais pu dire que le Miséricordieux a fait dépendre la chose de l'objection du mari, et le mari, lui, s'y oppose. Il nous enseigne donc que ce n'est pas un avertissement valable.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: יִשָּׂא אָדָםChmouel a dit : qu'un homme épouse
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