Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, וּבַת יִשְׂרָאֵל לְמַמְזֵר וּלְנָתִין — לֹא שׁוֹתוֹת וְלֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָה.et une netina (Guibéonite) mariée à un Israélite de lignée sans tache, et une fille d'Israël mariée à un mamzer (né d'une union interdite) ou à un natin (Guibéonite) : elles ne boivent pas les eaux amères et ne perçoivent pas leur ketouba (somme du contrat de mariage), car le rite de la sota (femme soupçonnée d'adultère) ne s'applique qu'aux unions permises.
- וְאֵלּוּ לֹא שׁוֹתוֹת וְלֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָה: הָאוֹמֶרֶת ״טְמֵאָה אֲנִי״, וְשֶׁבָּאוּ לָהּ עֵדִים שֶׁהִיא טְמֵאָה, וְהָאוֹמֶרֶת ״אֵינִי שׁוֹתָה״.Et celles-ci ne boivent pas et ne perçoivent pas de ketouba : celle qui dit : « Je suis temé'a » (souillée par l'adultère), et celle au sujet de laquelle sont venus des témoins attestant qu'elle est souillée, et celle qui dit : « Je ne boirai pas. »
- אָמַר בַּעְלָהּ ״אֵינִי מַשְׁקָהּ״, וְשֶׁבַּעְלָהּ בָּא עָלֶיהָ בַּדֶּרֶךְ — נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּה וְלֹא שׁוֹתוֹת.Si son mari a dit : « Je ne la ferai pas boire », et celle dont le mari a eu des rapports avec elle en chemin vers le Temple : elles perçoivent leur ketouba et ne boivent pas, car ce sont leurs maris qui sont cause qu'elles ne boivent pas.
- מֵתוּ בַּעְלֵיהֶן עַד שֶׁלֹּא שָׁתוּ, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּה וְלֹא שׁוֹתוֹת, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אוֹ שׁוֹתוֹת אוֹ לֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּתָן.Si leurs maris sont morts avant qu'elles aient bu, Beit Chamaï disent : elles perçoivent leur ketouba et ne boivent pas ; et Beit Hillel disent : ou bien elles boivent, ou bien elles ne perçoivent pas leur ketouba ; or elles ne peuvent plus boire, donc elles ne la perçoivent pas.
- מְעוּבֶּרֶת חֲבֵירוֹ וּמְנִיקַת חֲבֵירוֹ — לֹא שׁוֹתוֹת וְלֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָכוֹל הוּא לְהַפְרִישָׁהּ וּלְהַחְזִירָהּ לְאַחַר זְמַן.Celle qui est enceinte d'un autre et celle qui allaite l'enfant d'un autre au moment du mariage ne boivent pas et ne perçoivent pas de ketouba, car les Sages leur ont interdit de se marier durant vingt-quatre mois après la naissance et cette union est donc interdite : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : il peut se séparer d'elle et la reprendre après ce temps ; l'union est donc considérée comme permise.
- אַיְילוֹנִית וּזְקֵינָה, וְשֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לֵילֵד — לֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּה וְלֹא שׁוֹתוֹת. רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: יָכוֹל הוּא לִישָּׂא אִשָּׁה אַחֶרֶת וְלִפְרוֹת וְלִרְבּוֹת הֵימֶנָּה.L'aïlonit (femme stérile de naissance), la vieille et celle qui n'est pas apte à enfanter ne perçoivent pas de ketouba et ne boivent pas, car une telle union va à l'encontre de la mitsva (commandement) de procréer. Rabbi Élazar dit : il peut épouser une autre femme et procréer par elle ; l'union est donc permise et elles boivent.
- וּשְׁאָר כׇּל הַנָּשִׁים — אוֹ שׁוֹתוֹת אוֹ לֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּה. אֵשֶׁת כֹּהֵן שׁוֹתָה — וּמוּתֶּרֶת לְבַעְלָהּ. אֵשֶׁת סָרִיס שׁוֹתָה.Et toutes les autres femmes : ou bien elles boivent, ou bien elles ne perçoivent pas de ketouba. La femme d'un Cohen boit et, si elle est reconnue innocente, est permise à son mari. La femme d'un eunuque boit.
- עַל יְדֵי כׇּל עֲרָיוֹת מְקַנִּין, חוּץ מִן הַקָּטָן וּמִמִּי שֶׁאֵינוֹ אִישׁ.On peut mettre en garde au sujet de tous les hommes avec lesquels l'union est interdite, comme son père ou son frère, sauf au sujet du mineur et de celui qui n'est pas un homme, c'est-à-dire d'un animal.
- וְאֵלּוּ שֶׁבֵּית דִּין מְקַנִּין לָהֶן: מִי שֶׁנִּתְחָרֵשׁ בַּעְלָהּ, אוֹ נִשְׁתַּטָּה, אוֹ שֶׁהָיָה חָבוּשׁ בְּבֵית הָאֲסוּרִין. לֹא לְהַשְׁקוֹתָהּ אָמְרוּ, אֶלָּא לְפוֹסְלָהּ מִכְּתוּבָּתָהּ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף לְהַשְׁקוֹתָהּ. לִכְשֶׁיֵּצֵא בַּעְלָהּ מִבֵּית הָאֲסוּרִין יַשְׁקֶנָּה.Et voici celles à qui le tribunal adresse la mise en garde à la place du mari : celle dont le mari est devenu sourd-muet, ou a perdu la raison, ou était enfermé en prison. Ce n'est pas pour la faire boire qu'ils l'ont dit, mais pour la rendre inapte à sa ketouba. Rabbi Yossé dit : aussi pour la faire boire : lorsque son mari sortira de prison, il la fera boire.
- גְּמָ׳ מִישְׁתָּא הוּא דְּלָא שָׁתְיָיא, הָא קַנּוֹיֵ[י] מְקַנֵּי לַהּ: מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ״ — לְרַבּוֹת אֲרוּסָה וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם לְקִינּוּי.Guemara. C'est boire qu'elle ne boit pas, la fiancée ou la chomérèt yavam (veuve en attente de son beau-frère, le yavam) ; mais la mise en garde, il peut la lui adresser et, si elle l'enfreint, elle lui est interdite. D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Parle aux enfants d'Israël et tu diras » (Nombres 5, 12) : cela vient inclure la fiancée et la chomérèt yavam pour la mise en garde.
- וּמַתְנִיתִין מַנִּי — רַבִּי יוֹנָתָן הִיא. דְּתַנְיָא: ״תַּחַת אִישֵׁךְ״, פְּרָט לַאֲרוּסָה. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא אַף שׁוֹמֶרֶת יָבָם, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ אִישׁ״, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה.Et notre Michna, de qui est-elle ? Elle est de Rabbi Yonatan. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : « sous ton mari » (Nombres 5, 19) : cela exclut la fiancée. On pourrait penser que j'exclus aussi la chomérèt yavam ; l'enseignement dit : « tout homme » (Nombres 5, 12) (litt. « homme, homme »), expression qui l'inclut : telles sont les paroles de Rabbi Yochiya.
- רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: ״תַּחַת אִישֵׁךְ״ — פְּרָט לְשׁוֹמֶרֶת יָבָם. אוֹצִיא שׁוֹמֶרֶת יָבָם וְלֹא אוֹצִיא אֶת אֲרוּסָה, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר תִּשְׂטֶה אִשָּׁה תַּחַת אִישָׁהּ״ — פְּרָט לַאֲרוּסָה.Rabbi Yonatan dit : « sous ton mari » exclut la chomérèt yavam. J'exclurais la chomérèt yavam et je n'exclurais pas la fiancée ? L'enseignement dit : « lorsqu'une femme s'égarera sous son mari » (Nombres 5, 29) : cela exclut la fiancée.
- מָר אַלִּימָא לֵיהּ אֲרוּסָה, דְּקִידּוּשֵׁי דִּידֵיהּ, וְסוֹקְלִין עַל יָדוֹ.La Guemara explique la divergence : pour un Maître, Rabbi Yonatan, la fiancée a plus de force, car ce sont ses propres kiddouchin (acte d'engagement matrimonial), tandis que la chomérèt yavam lui vient par les kiddouchin de son frère ; et on lapide à cause de lui la fiancée adultère.
- וּמָר אַלִּימָא לֵיהּ שׁוֹמֶרֶת יָבָם, דְּלָא מְיחַסְּרָא מְסִירָה לְחוּפָּה.Et pour l'autre Maître, Rabbi Yochiya, la chomérèt yavam a plus de force, car il ne lui manque pas la remise à la 'houppa (dais nuptial) : la simple union achève le lévirat.
- וְרַבִּי יוֹנָתָן, הַאי ״אִישׁ אִישׁ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרַבּוֹת אֵשֶׁת חֵרֵשׁ, וְאֵשֶׁת שׁוֹטֶה, וְאֵשֶׁתLa Guemara demande : et Rabbi Yonatan, ce « tout homme », qu'en fait-il ? Il en a besoin pour inclure la femme d'un sourd-muet, la femme d'un insensé et la femme d'
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