Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲפִילּוּ רַבָּנַן לָא פְּלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אֶלָּא בְּמִנְחַת חוֹטֵא שֶׁל כֹּהֲנִים, דְּבַת הַקְרָבָה הִיא. אֲבָל בְּהָא, אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.Et même nos Maîtres ne divergent de Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, qu'au sujet de la min'ha (offrande de farine) de pécheur des Cohanim (prêtres), car elle est apte à être offerte entièrement, sans prélèvement d'une poignée. Mais dans ce cas-ci, celui de la min'ha d'une sota (femme soupçonnée d'adultère) mariée à un Cohen, même nos Maîtres admettent que le reste est dispersé sur le lieu des cendres.
- בַּת יִשְׂרָאֵל הַנְּשׂוּאָה וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא — דְּאָמַר קְרָא: ״וְכׇל מִנְחַת כֹּהֵן כָּלִיל תִּהְיֶה לֹא תֵאָכֵל״. כֹּהֵן וְלֹא כֹּהֶנֶת.La Michna a enseigné : une fille d'Israël mariée à un Cohen, etc. : sa min'ha est brûlée, tandis que celle d'une fille de Cohen mariée à un Israélite est mangée. Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « Et toute min'ha d'un Cohen sera entièrement brûlée, elle ne sera pas mangée » (Lévitique 6, 16) : un Cohen, et non une Cohénèt (fille de Cohen).
- כֹּהֶנֶת מִתְחַלֶּלֶת, כֹּהֵן אֵין מִתְחַלֵּל. מְנָלַן — דְּאָמַר קְרָא: ״וְלֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ בְּעַמָּיו״. זַרְעוֹ מִתְחַלֵּל, וְהוּא אֵינוֹ מִתְחַלֵּל.Une Cohénèt peut être profanée, un Cohen n'est pas profané. D'où le savons-nous ? Car le verset dit : « Et il ne profanera pas sa descendance parmi son peuple » (Lévitique 21, 15) : sa descendance est profanée, mais lui n'est pas profané.
- כֹּהֶנֶת מִטַּמְּאָה כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — אָמַר קְרָא: ״אֱמֹר אֶל הַכֹּהֲנִים בְּנֵי אַהֲרֹן״. בְּנֵי אַהֲרֹן וְלֹא בְּנוֹת אַהֲרֹן.Une Cohénèt peut se rendre impure pour les morts, etc. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Parle aux Cohanim, fils d'Aharon » (Lévitique 21, 1) : les fils d'Aharon, et non les filles d'Aharon.
- כֹּהֵן אוֹכֵל בְּקׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים, דִּכְתִיב: ״כׇּל זָכָר בִּבְנֵי אַהֲרֹן יֹאכֲלֶנָּה״.Un Cohen mange des offrandes très saintes, car il est écrit : « Tout mâle parmi les enfants d'Aharon la mangera » (Lévitique 6, 11).
- וּמָה בֵּין אִישׁ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ״ — אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ. אִשָּׁה מִנַּיִן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהַצָּרוּעַ אֲשֶׁר בּוֹ״ — הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם,Et quelle différence y a-t-il entre l'homme et la femme, etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : il est dit : « un homme » lépreux (Lévitique 13, 44). Je n'ai là que l'homme ; d'où savons-nous que les lois du lépreux s'appliquent à la femme ? Lorsque le verset dit : « Et le lépreux en qui se trouve la plaie » (Lévitique 13, 45), alors que le sujet était déjà connu, il y a là deux personnes.
- אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ״ — לָעִנְיָן שֶׁלְּמַטָּה, אִישׁ פּוֹרֵעַ וְכוּ׳.S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « un homme » ? Pour le sujet qui est plus bas : l'homme laisse pousser ses cheveux et déchire ses vêtements, etc., et non la femme.
- הָאִישׁ מַדִּיר אֶת בְּנוֹ בְּנָזִיר, וְאֵין הָאִשָּׁה מַדֶּרֶת בְּנָהּ בְּנָזִיר. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר: הָאִישׁ מְגַלֵּחַ עַל נְזִירוּת אָבִיו, וְאֵין הָאִשָּׁה מְגַלַּחַת עַל נְזִירוּת אָבִיהָ. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר.L'homme peut vouer son fils comme nazir (naziréen), et la femme ne peut vouer son fils comme nazir. Rabbi Yo'hanan a dit : c'est une halakha transmise à Moché au Sinaï sur le nazir, et non une déduction du verset. L'homme se rase sur le naziréat de son père, et la femme ne se rase pas sur le naziréat de son père. Rabbi Yo'hanan a dit : c'est une halakha transmise à Moché au Sinaï sur le nazir.
- הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה מְקַדֶּשֶׁת אֶת בִּתָּהּ — דִּכְתִיב: ״אֶת בִּתִּי נָתַתִּי לָאִישׁ הַזֶּה״. הָאִישׁ מוֹכֵר אֶת בִּתּוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה מוֹכֶרֶת אֶת בִּתָּהּ — דִּכְתִיב: ״וְכִי יִמְכּוֹר אִישׁ אֶת בִּתּוֹ״.L'homme peut donner sa fille en mariage, et la femme ne peut donner sa fille en mariage, car il est écrit : « J'ai donné ma fille à cet homme » (Deutéronome 22, 16), ce que dit le père. L'homme peut vendre sa fille, et la femme ne peut vendre sa fille, car il est écrit : « Et si un homme vend sa fille » (Exode 21, 7).
- הָאִישׁ נִסְקָל עָרוֹם כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — ״וְרָגְמוּ אוֹתוֹ״. מַאי ״אוֹתוֹ״? אִילֵּימָא אוֹתוֹ וְלֹא אוֹתָהּ, וְהָכְתִיב ״וְהוֹצֵאתָ אֶת הָאִישׁ הַהוּא אוֹ אֶת הָאִשָּׁה הַהִיא״! אֶלָּא: אוֹתוֹ בְּלֹא כְּסוּתוֹ, וְלֹא אוֹתָהּ בְּלֹא כְּסוּתָהּ.L'homme est lapidé nu, etc. Quelle en est la raison ? « Et ils le lapideront » (Lévitique 24, 14). Que signifie « le » ? Si l'on dit : lui et non elle, c'est-à-dire que la femme n'est pas lapidée du tout, n'est-il pas écrit : « Tu feras sortir cet homme ou cette femme » (Deutéronome 17, 5) pour la lapidation ? Mais plutôt : lui, sans son vêtement ; et non elle, sans son vêtement.
- הָאִישׁ נִתְלֶה וְאֵין כּוּ׳. מַאי טַעְמָא — אָמַר קְרָא: ״וְתָלִיתָ אוֹתוֹ עַל עֵץ״, אוֹתוֹ וְלֹא אוֹתָהּ.L'homme est pendu et non la femme, etc. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Et tu le pendras à un arbre » (Deutéronome 21, 22) : lui et non elle.
- הָאִישׁ נִמְכָּר בִּגְנֵיבָתוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה נִמְכֶּרֶת בִּגְנֵיבָתָהּ. מַאי טַעְמָא, אָמַר קְרָא: ״וְנִמְכַּר בִּגְנֵיבָתוֹ״, בִּגְנֵיבָתוֹ וְלֹא בִּגְנֵיבָתָהּ.L'homme est vendu pour son vol, et la femme n'est pas vendue pour son vol. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Il sera vendu pour son vol » (Exode 22, 2) : pour son vol à lui, et non pour son vol à elle.
הֲדַרַן עֲלָךְ הָיָה נוֹטֵלNous reviendrons à toi, chapitre « Haya Notel ».- אֲרוּסָה וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם — לֹא שׁוֹתוֹת וְלֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲשֶׁר תִּשְׂטֶה אִשָּׁה תַּחַת אִישָׁהּ״, פְּרָט לַאֲרוּסָה וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם.Michna. Une fiancée et une chomérèt yavam (veuve en attente de son beau-frère, le yavam, pour le lévirat), qui se sont isolées avec un homme après avoir été mises en garde, ne boivent pas les eaux amères et ne perçoivent pas leur ketouba (somme du contrat de mariage), car elles se sont elles-mêmes rendues interdites. Elles ne boivent pas, car il est dit : « lorsqu'une femme s'égarera sous son mari » (Nombres 5, 29), ce qui exclut la fiancée et la chomérèt yavam, qui ne vivent pas encore sous leur mari.
- אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶתLa Michna énumère ensuite des cas d'unions interdites dès l'origine : une veuve mariée à un Cohen Gadol (grand prêtre), une divorcée ou une 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par le rite de la 'halitsa) mariée à un simple Cohen, une mamzérèt (née d'une union interdite)
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