Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָאוֹמֶרֶת ״טְמֵאָה אֲנִי לָךְ״, וְשֶׁבָּאוּ לָהּ עֵדִים שֶׁהִיא טְמֵאָה, וְהָאוֹמֶרֶת ״אֵינִי שׁוֹתָה״, וְשֶׁבַּעְלָהּ אֵינוֹ רוֹצֶה לְהַשְׁקוֹתָהּ, וְשֶׁבַּעְלָהּ בָּא עָלֶיהָ בַּדֶּרֶךְ,Celle qui dit : « Je suis temé'a (souillée par l'adultère) pour toi », et qui est donc interdite à son mari ; et celle au sujet de laquelle sont venus des témoins attestant qu'elle est souillée ; et celle qui dit : « Je ne boirai pas » les eaux amères de la sota (femme soupçonnée d'adultère), même sans avouer sa faute ; et celle dont le mari s'est ravisé et ne veut pas la faire boire ; et celle dont le mari a eu des rapports avec elle en chemin vers le Temple,
- וְכׇל הַנְּשׂוּאוֹת לְכֹהֲנִים — מִנְחוֹתֵיהֶן נִשְׂרָפוֹת. בַּת יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּשֵּׂאת לְכֹהֵן — מִנְחָתָהּ נִשְׂרֶפֶת, וְכֹהֶנֶת שֶׁנִּשֵּׂאת לְיִשְׂרָאֵל — מִנְחָתָהּ נֶאֱכֶלֶת.et toutes celles qui sont mariées à des Cohanim (prêtres) : leurs min'hot (offrandes de farine) sont brûlées, car il est dit : « Toute offrande de farine d'un Cohen sera entièrement brûlée, elle ne sera pas mangée » (Lévitique 6, 16). Une fille d'Israël mariée à un Cohen : sa min'ha est brûlée ; et une Cohénèt (fille de Cohen) mariée à un Israélite : sa min'ha est mangée par les Cohanim.
- מָה בֵּין כֹּהֵן לְכֹהֶנֶת? מִנְחַת כֹּהֶנֶת נֶאֱכֶלֶת, וּמִנְחַת כֹּהֵן אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת. כֹּהֶנֶת מִתְחַלֶּלֶת, וְכֹהֵן אֵין מִתְחַלֵּל.La Michna pose une question générale : quelle différence y a-t-il entre un Cohen et une Cohénèt ? La min'ha d'une Cohénèt est mangée par les Cohanim, tandis que la min'ha d'un Cohen n'est pas mangée. Une Cohénèt peut être profanée, c'est-à-dire perdre son droit d'épouser un Cohen et de manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen) par une union qui lui est interdite, tandis qu'un Cohen n'est pas profané par une union interdite.
- כֹּהֶנֶת מִטַּמְּאָה לְמֵתִים, וְאֵין כֹּהֵן מִטַּמֵּא לְמֵתִים. כֹּהֵן אוֹכֵל בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְאֵין כֹּהֶנֶת אוֹכֶלֶת בְּקׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים.Une Cohénèt peut se rendre temé'a (impure) pour les morts, tandis qu'un Cohen ne peut se rendre tamé (impur) pour les morts, sauf pour ses sept proches parents. Un Cohen mange des offrandes très saintes, tandis qu'une Cohénèt ne mange pas des offrandes très saintes.
- מָה בֵּין אִישׁ לְאִשָּׁה: הָאִישׁ פּוֹרֵעַ וּפוֹרֵם, וְאֵין הָאִשָּׁה פּוֹרַעַת וּפוֹרֶמֶת. הָאִישׁ מַדִּיר אֶת בְּנוֹ בְּנָזִיר, וְאֵין הָאִשָּׁה מַדֶּרֶת בְּנָהּ בְּנָזִיר. הָאִישׁ מְגַלֵּחַ עַל נְזִירוּת אָבִיו, וְאֵין הָאִשָּׁה מְגַלַּחַת עַל נְזִירוּת אָבִיהָ.Quelle différence y a-t-il entre l'homme et la femme ? L'homme atteint de lèpre laisse pousser ses cheveux et déchire ses vêtements, tandis que la femme ne laisse pas pousser ses cheveux et ne déchire pas ses vêtements. L'homme peut vouer son fils mineur comme nazir (naziréen), le vœu l'obligeant même une fois adulte, tandis que la femme ne peut vouer son fils comme nazir. L'homme se rase au terme de son naziréat sur le naziréat de son père, c'est-à-dire avec les offrandes que son père, mort nazir, avait désignées pour le terme de son propre naziréat, tandis que la femme ne se rase pas sur le naziréat de son père.
- הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה מְקַדֶּשֶׁת אֶת בִּתָּהּ. הָאִישׁ מוֹכֵר אֶת בִּתּוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה מוֹכֶרֶת אֶת בִּתָּהּ. הָאִישׁ נִסְקָל עָרוֹם, וְאֵין הָאִשָּׁה נִסְקֶלֶת עֲרוּמָּה. הָאִישׁ נִתְלֶה, וְאֵין הָאִשָּׁה נִתְלֵית. הָאִישׁ נִמְכָּר בִּגְנֵיבָתוֹ, וְאֵין הָאִשָּׁה נִמְכֶּרֶת בִּגְנֵיבָתָהּ.L'homme peut donner sa fille en mariage tant qu'elle est mineure, tandis que la femme ne peut donner sa fille en mariage. L'homme peut vendre sa fille comme servante tant qu'elle est mineure, tandis que la femme ne peut vendre sa fille. L'homme est lapidé nu, tandis que la femme n'est pas lapidée nue. L'homme est pendu après sa lapidation, pour certaines fautes, tandis que la femme n'est pas pendue. L'homme est vendu pour son vol afin d'en payer la dette, tandis que la femme n'est pas vendue pour son vol.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל הַנְּשׂוּאוֹת לַכְּהוּנָּה מִנְחוֹתֵיהֶן נִשְׂרָפוֹת. כֵּיצַד? כֹּהֶנֶת לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית שֶׁנִּשֵּׂאת לְכֹהֵן — אֵין מִנְחָתָהּ נֶאֱכֶלֶת, מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֵלֶק בָּהּ. וְאֵינָהּ עוֹלָה כָּלִיל — מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ לָהּ חֵלֶק בָּהּ. אֶלָּא — הַקּוֹמֶץ קָרֵב בְּעַצְמוֹ, וְהַשִּׁירַיִם קְרֵיבִין בְּעַצְמָן.Guemara. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : toutes celles qui sont mariées dans la prêtrise, leurs min'hot sont brûlées. Comment cela ? Pour une Cohénèt, une fille de Lévi ou une Israélite mariée à un Cohen, sa min'ha n'est pas mangée, parce qu'il, son mari Cohen, y a une part : elle est donc traitée comme la min'ha d'un Cohen, qui n'est pas mangée. Mais elle ne monte pas entièrement sur l'autel sans prélèvement d'une poignée, comme la min'ha d'un Cohen, parce qu'elle, la femme, y a une part. Mais plutôt : la poignée est offerte à part, et le reste est offert à part.
- אִיקְּרִי כָּאן: כֹּל שֶׁהוּא מִמֶּנּוּ לָאִישִּׁים — הֲרֵי הוּא בְּ״בַל תַּקְטִירוּ״! אָמַר יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: דְּמַסֵּיק לְהוּ לְשׁוּם עֵצִים, כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לְרֵיחַ נִיחוֹחַ אִי אַתָּה מַעֲלֶה, אֲבָל אַתָּה מַעֲלֵיהוּ לְשׁוּם עֵצִים.La Guemara objecte : applique ici le principe selon lequel tout ce dont une partie va aux feux de l'autel tombe sous l'interdit « vous ne ferez pas fumer » (d'après Lévitique 2, 11) ! Or le reste de cette min'ha, après la poignée, est brûlé. Yehouda, fils de Rabbi Chimon ben Pazi, a dit : il s'agit d'un cas où le Cohen fait monter le reste à titre de bois pour le feu, et non comme offrande, conformément à Rabbi Eliézer. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Eliézer dit : ce qui ne peut être offert, « pour une odeur agréable » tu ne le fais pas monter, mais tu peux le faire monter à titre de bois.
- הָנִיחָא לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאִית לֵיהּ הַאי סְבָרָא, אֶלָּא לְרַבָּנַן דְּלֵית לְהוּ הַאי סְבָרָא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דְּעָבְדִי לְהוּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הַקּוֹמֶץ קָרֵב בְּעַצְמוֹ, וְהַשִּׁירַיִם מִתְפַּזְּרִים עַל בֵּית הַדֶּשֶׁן.Cela convient selon Rabbi Eliézer, qui adopte ce raisonnement ; mais selon nos Maîtres, qui n'adoptent pas ce raisonnement, que peut-on dire ? Comment fait-on du reste de cette min'ha ? La Guemara répond : on les traite, ces restes, conformément à Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, dit au sujet de la min'ha du pécheur Cohen : la poignée est offerte à part, et le reste est dispersé sur le lieu des cendres.
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