Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהִשְׁקָה״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״וְהִשְׁקָהּ״! שֶׁאִם נִמְחֲקָה מְגִילָּה וְאוֹמֶרֶת ״אֵינִי שׁוֹתָה״ — מְעַרְעֲרִין אוֹתָהּ וּמַשְׁקִין אוֹתָהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Il fera boire » (Nombres 5, 24) à la sota (femme soupçonnée d'adultère) : que nous enseigne le verset ? N'est-il pas déjà dit : « Il la fera boire » (Nombres 5, 27) ? Cela enseigne que si le rouleau a été effacé et qu'elle dit : « Je ne boirai pas », on la contraint et on la fait boire contre son gré. Tels sont les propos de Rabbi Akiva.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״וְאַחַר יַשְׁקֶה״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״וְהִשְׁקָהּ״! אֶלָּא, לְאַחַר כׇּל מַעֲשִׂים כּוּלָּן הָאֲמוּרִין לְמַעְלָה. מַגִּיד שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים מְעַכְּבִין בָּהּ: עַד שֶׁלֹּא קָרַב הַקּוֹמֶץ, וְעַד שֶׁלֹּא נִמְחֲקָה מְגִילָּה, וְעַד שֶׁלֹּא תְּקַבֵּל עָלֶיהָ שְׁבוּעָה.Rabbi Chimon dit : « Et ensuite il fera boire » (Nombres 5, 26) : que nous enseigne le verset ? N'est-il pas déjà dit : « Il la fera boire » ? C'est plutôt qu'elle ne boit qu'après tous les actes mentionnés plus haut. Cela indique que trois choses sont indispensables pour elle : tant que la poignée n'a pas été offerte, tant que le rouleau n'a pas été effacé, et tant qu'elle n'a pas accepté sur elle le serment, elle ne boit pas.
- עַד שֶׁלֹּא קָרַב הַקּוֹמֶץ. רַבִּי שִׁמְעוֹן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: מַקְרִיב אֶת מִנְחָתָהּ וְאַחַר כָּךְ מַשְׁקָהּ.Tant que la poignée n'a pas été offerte : Rabbi Chimon suit sa propre opinion, car il dit qu'il offre son offrande de farine et la fait boire ensuite.
- עַד שֶׁלֹּא נִמְחֲקָה מְגִילָּה. אֶלָּא מַאי מַשְׁקֶה לַהּ? אָמַר רַב אָשֵׁי: לֹא נִצְרְכָה לְשֶׁרִישּׁוּמוֹ נִיכָּר.Tant que le rouleau n'a pas été effacé : Mais alors, que lui ferait-il boire ? Rav Achi a dit : Cela n'est nécessaire que dans le cas où sa trace est encore visible sur le parchemin : tant qu'il en reste une trace, elle ne boit pas.
- עַד שֶׁלֹּא תְּקַבֵּל עָלֶיהָ שְׁבוּעָה. מִישְׁתָּא הוּא דְּלָא שָׁתְיָא, הָא מִיכְתָּב כָּתְבִי לַהּ, וְהָאָמַר רָבָא: מְגִילַּת סוֹטָה שֶׁכְּתָבָהּ קוֹדֶם שֶׁתְּקַבֵּל עָלֶיהָ שְׁבוּעָה — לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם! כְּדִי נַסְבַהּ.Tant qu'elle n'a pas accepté sur elle le serment : c'est de boire qu'elle s'abstient avant le serment ; mais écrire, on l'écrit pour elle dès avant ! Or Rava n'a-t-il pas dit : Le rouleau de la sota qu'on a écrit avant qu'elle ait accepté sur elle le serment, on n'a rien fait ! Il l'a mentionné sans nécessité : en réalité, on n'écrit même pas le rouleau avant le serment, et l'on ne doit rien déduire de cette formulation.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? תְּלָתָא קְרָאֵי כְּתִיבִי: ״וְהִשְׁקָה״ קַמָּא, ״וְאַחַר יַשְׁקֶה״, ״וְהִשְׁקָהּ״ בָּתְרָא.Sur quoi divergent-ils, Rabbi Chimon et les Sages dans la Michna ? Trois versets sont écrits : le premier « Il fera boire » (Nombres 5, 24), « Et ensuite il fera boire » (Nombres 5, 26), et le dernier « Il la fera boire » (Nombres 5, 27).
- רַבָּנַן סָבְרִי: ״וְהִשְׁקָה״ קַמָּא — לְגוּפוֹ, שֶׁמַּשְׁקֶה וְאַחַר כָּךְ מַקְרִיב אֶת מִנְחָתָהּ. ״וְאַחַר יַשְׁקֶה״ — מִיבְּעֵי לֵיהּ לְשֶׁרִישּׁוּמוֹ נִיכָּר. ״וְהִשְׁקָהּ״ בָּתְרָא — שֶׁאִם נִמְחֲקָה מְגִילָּה וְאוֹמֶרֶת ״אֵינִי שׁוֹתָה״, מְעַרְעֲרִין אוֹתָהּ וּמַשְׁקֶה אוֹתָהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ.Les Sages pensent que le premier « Il fera boire » vaut pour lui-même : il fait boire et offre ensuite son offrande de farine. « Et ensuite il fera boire » est nécessaire pour le cas où sa trace est visible : tant qu'elle l'est, il ne la fait pas boire. Le dernier « Il la fera boire » enseigne que si le rouleau a été effacé et qu'elle dit : « Je ne boirai pas », on la contraint et il la fait boire contre son gré.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: ״וְאַחַר יַשְׁקֶה״ — לְגוּפוֹ, שֶׁמַּקְרִיב אֶת מִנְחָתָהּ וְאַחַר כָּךְ מַשְׁקָהּ. ״וְהִשְׁקָה״ קַמָּא — שֶׁאִם הִשְׁקָהּ וְאַחַר כָּךְ הִקְרִיב אֶת מִנְחָתָהּ כְּשֵׁרָה. ״וְהִשְׁקָהּ״ בָּתְרָא — שֶׁאִם נִמְחֲקָה מְגִילָּה וְאָמְרָה ״אֵינִי שׁוֹתָה״, מְעַרְעֲרִין אוֹתָהּ וּמַשְׁקִין אוֹתָהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ.Et Rabbi Chimon pense que « Et ensuite il fera boire » vaut pour lui-même : il offre son offrande de farine et la fait boire ensuite. Le premier « Il fera boire » enseigne que s'il l'a fait boire et a ensuite offert son offrande de farine, elle est valable. Le dernier « Il la fera boire » enseigne que si le rouleau a été effacé et qu'elle a dit : « Je ne boirai pas », on la contraint et on la fait boire contre son gré.
- וְרַבָּנַן — בְּדִיעֲבַד לָא פָּתַח קְרָא.Et les Sages répondent à Rabbi Chimon : le verset ne commence pas par ce qui ne vaut qu'après coup ; le premier verset indique donc le moment normal.
- וְסָבַר רַבִּי עֲקִיבָא מַשְׁקִין אוֹתָהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ? וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כַּלְבּוֹס שֶׁל בַּרְזֶל מְטִילִין לְתוֹךְ פִּיהָ, שֶׁאִם נִמְחֲקָה מְגִילָּה וְאָמְרָה ״אֵינִי שׁוֹתָה״ — מְעַרְעֲרִין אוֹתָהּ וּמַשְׁקִין אוֹתָהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: כְּלוּם אָנוּ צְרִיכִין אֶלָּא לְבוֹדְקָהּ, וַהֲלֹא בְּדוּקָה וְעוֹמֶדֶת! אֶלָּא: עַד שֶׁלֹּא קָרַב הַקּוֹמֶץ — יְכוֹלָה לַחֲזוֹר בָּהּ, מִשֶּׁקָּרַב הַקּוֹמֶץ — אֵינָהּ יְכוֹלָה לַחֲזוֹר בָּהּ.Et Rabbi Akiva pense-t-il qu'on la fait boire contre son gré ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit : On lui met dans la bouche un crochet de fer, car si le rouleau a été effacé et qu'elle a dit : « Je ne boirai pas », on la contraint et on la fait boire contre son gré. Rabbi Akiva a dit : N'avons-nous besoin que de la mettre à l'épreuve ? Or elle est déjà éprouvée, puisque son refus équivaut à un aveu ! Il faut plutôt dire : tant que la poignée n'a pas été offerte, elle peut se rétracter ; une fois la poignée offerte, elle ne peut plus se rétracter.
- וְלִיטַעְמָיךְ, תִּיקְשֵׁי לָךְ הִיא גּוּפַהּ: מִשֶּׁקָּרַב הַקּוֹמֶץ אֵינָהּ יְכוֹלָה לַחֲזוֹר בָּהּ? וַהֲלֹא בְּדוּקָה וְעוֹמֶדֶת!Mais selon ton raisonnement, cela même te pose une difficulté : une fois la poignée offerte, elle ne peut plus se rétracter ? Or elle est déjà éprouvée !
- לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּקָהָדְרָא בַּהּ מֵחֲמַת רְתִיתָא, וְהָא — דְּקָהָדְרָא בָּהּ מֵחֲמַת בְּרִיּוּתָא.Ce n'est pas difficile : ici, où on la contraint, il s'agit du cas où elle se rétracte par tremblement de peur ; et là, où elle est tenue pour éprouvée, du cas où elle se rétracte en pleine santé, sans trembler.
- וְהָכִי קָאָמַר: כׇּל מֵחֲמַת בְּרִיּוּתָא — כְּלָל כְּלָל לָא שָׁתְיָא. מֵחֲמַת רְתִיתָא עַד שֶׁלֹּא קָרַב הַקּוֹמֶץ, דְּאַכַּתִּי לָא אִמְּחוּק מְגִילָּה, אִי נָמֵי אִמְּחוּק מְגִילָּה, דְּשֶׁלֹּא כְּדִין עֲבוּד כֹּהֲנִים דְּמַחֲקִי — מָצְיָ[א] הָדְרָא בָּהּ. מִשֶּׁקָּרַב הַקּוֹמֶץ, דִּבְדִין עֲבוּד כֹּהֲנִים דְּמָחֲקִי — לָא מָצֵי הָדְרָא בָּהּ.Et voici ce qu'il veut dire : dans tout cas où elle se rétracte en pleine santé, elle ne boit absolument pas. Si c'est par tremblement : tant que la poignée n'a pas été offerte, lorsque le rouleau n'a pas encore été effacé, ou même s'il a été effacé, car les Cohanim (prêtres) ont agi contrairement à la règle en l'effaçant, elle peut se rétracter. Une fois la poignée offerte, lorsque les Cohanim ont agi selon la règle en l'effaçant, elle ne peut plus se rétracter.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.