Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּשַׁמְעֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר דְּקָאָמַר: הִיא הֶאֱכִילַתּוּ מַעֲדַנֵּי עוֹלָם — לְפִיכָךְ קׇרְבָּנָהּ מַאֲכַל בְּהֵמָה. אָמַר לוֹ: הָתִינַח עֲשִׁירָה, עֲנִיָּה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר! אֶלָּא: כְּשֵׁם שֶׁמַּעֲשֶׂיהָ מַעֲשֵׂה בְהֵמָה — כָּךְ קׇרְבָּנָהּ מַאֲכַל בְּהֵמָה.Pourquoi Rabban Gamliel a-t-il pris la parole ? Parce qu'il avait entendu Rabbi Méïr dire : Elle lui a fait manger, à son amant, les délices du monde ; c'est pourquoi son sacrifice est un aliment pour bêtes. Rabban Gamliel lui a dit : Cela convient pour une femme riche ; mais pour une pauvre, que peut-on dire ? Plutôt : de même que ses actes sont des actes de bête, ainsi son sacrifice est un aliment pour bêtes.
- מַתְנִי׳ הָיָה מֵבִיא פְּיָלִי שֶׁל חֶרֶס וְנוֹתֵן לְתוֹכָהּ חֲצִי לוֹג מַיִם מִן הַכִּיּוֹר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רְבִיעִית. כְּשֵׁם שֶׁמְּמַעֵט בַּכְּתָב, כָּךְ מְמַעֵט בַּמַּיִם.MICHNA : Le Cohen (prêtre) apportait une coupe d'argile et y versait un demi-log d'eau du bassin du Temple. Rabbi Yehouda dit : Un quart de log. De même qu'il réduit l'écrit, le texte inscrit sur le rouleau de la sota (femme soupçonnée d'adultère), ainsi il réduit l'eau.
- נִכְנַס לַהֵיכָל וּפָנָה לִימִינוֹ, וּמָקוֹם הָיָה שָׁם אַמָּה עַל אַמָּה, וְטַבְלָא שֶׁל שַׁיִשׁ, וְטַבַּעַת הָיְתָה קְבוּעָה בָּהּ כְּשֶׁהוּא מַגְבִּיהַּ, וְנוֹטֵל עָפָר מִתַּחְתֶּיהָ, וְנוֹתֵן כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה עַל הַמַּיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִן הֶעָפָר אֲשֶׁר יִהְיֶה בְּקַרְקַע הַמִּשְׁכָּן יִקַּח הַכֹּהֵן וְנָתַן אֶל הַמָּיִם״.Il entrait dans le Heikhal (le Sanctuaire) et tournait à sa droite. Et il y avait là un emplacement d'une coudée sur une coudée, et une dalle de marbre, et un anneau y était fixé ; lorsqu'il la soulevait, il prenait de la poussière de dessous et en mettait assez pour qu'elle soit visible sur l'eau, comme il est dit : « Et de la poussière qui sera sur le sol du Michkan (Tabernacle), le Cohen prendra et mettra dans l'eau » (Nombres 5, 17).
- גְּמָ׳ תָּנָא: פְּיָלִי שֶׁל חֶרֶס חֲדָשָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל? גָּמַר ״כְּלִי״ ״כְּלִי״ מִמְּצוֹרָע: מָה לְהַלָּן חֶרֶס חֲדָשָׁה — אַף כָּאן חֶרֶס חֲדָשָׁה.GUEMARA : Il a été enseigné : Il faut une coupe d'argile neuve ; telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Quelle est la raison de Rabbi Ichmaël ? Il déduit par guezéra chava (analogie textuelle) le mot « récipient » de la sota du mot « récipient » du lépreux : de même que là-bas il faut une argile neuve, ici aussi il faut une argile neuve.
- וְהָתָם מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וְשָׁחַט אֶת הַצִּפּוֹר הָאֶחָת אֶל כְּלִי חֶרֶשׂ עַל מַיִם חַיִּים״, מָה ״מַיִם חַיִּים״ — שֶׁלֹּא נֶעֶשְׂתָה בָּהֶן מְלָאכָה, אַף ״כְּלִי״ — שֶׁלֹּא נֶעֶשְׂתָה בּוֹ מְלָאכָה.Et là-bas, d'où le savons-nous ? Comme il est écrit : « Et il égorgera l'un des oiseaux dans un récipient d'argile, au-dessus d'une eau vive » (Lévitique 14, 5). De même que l'« eau vive » est celle avec laquelle aucun travail n'a été fait, de même le « récipient » doit être celui avec lequel aucun travail n'a été fait.
- אִי: מָה לְהַלָּן מַיִם חַיִּים, אַף כָּאן מַיִם חַיִּים?!La Guemara demande : Si c'est ainsi, de même que là-bas il faut une eau vive, ici aussi faudrait-il une eau vive ?!
- לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל הָכִי נָמֵי. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מֵי כִיּוֹר, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: מֵי מַעְיָין הֵן, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מִשְּׁאָר מֵימוֹת הֵן.La Guemara répond : Selon Rabbi Ichmaël, c'est effectivement ainsi, car Rabbi Yo'hanan a dit : Au sujet de l'eau du bassin, Rabbi Ichmaël dit : C'est de l'eau de source, et les Sages disent : Elle provient de toute autre eau.
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לִמְצוֹרָע, שֶׁכֵּן טָעוּן עֵץ אֶרֶז וְאֵזוֹב וּשְׁנִי תוֹלָעַת!La Guemara demande : On peut réfuter cette analogie : que dire du lépreux, qui requiert du bois de cèdre, de l'hysope et de la laine écarlate ! Pourquoi cela s'appliquerait-il à la sota ?
- אָמַר רַבָּה, אָמַר קְרָא: ״בִּכְלִי חֶרֶס״, כְּלִי שֶׁאָמַרְתִּי לְךָ כְּבָר.Rabba a dit : Le verset dit : « Dans un récipient d'argile » (Nombres 5, 17), et non « il prendra un récipient » : le récipient dont Je t'ai déjà parlé, c'est-à-dire celui du lépreux.
- אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא נִתְאַכְּמוּ פָּנָיו, אֲבָל נִתְאַכְּמוּ פָּנָיו — פְּסוּלִין. מַאי טַעְמָא, דּוּמְיָא דְּמַיִם: מָה ״מַיִם״ — שֶׁלֹּא נִשְׁתַּנּוּ, אַף ״כְּלִי״ — שֶׁלֹּא נִשְׁתַּנָּה.Rava a dit : Même selon ceux qui ne requièrent pas de récipient neuf, ils n'ont enseigné cela que lorsque sa surface n'a pas noirci ; mais si sa surface a noirci, il est invalide. Quelle en est la raison ? C'est par analogie avec l'eau : de même que l'« eau » est celle qui n'a pas changé d'aspect, de même le « récipient » doit être celui qui n'a pas changé.
- בָּעֵי רָבָא: נִתְאַכְּמוּ וְהֶחְזִירָן לְתוֹךְ כִּבְשַׁן הָאֵשׁ וְנִתְלַבְּנוּ, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּאִידְּחוֹ אִידְּחוֹ, אוֹ דִילְמָא כֵּיוָן דַּהֲדוּר הֲדוּר?Rava a demandé : Si sa surface a noirci et qu'on l'a remis dans la fournaise et qu'elle a blanchi, qu'en est-il ? Disons-nous : Puisqu'il a été écarté, il est écarté définitivement, ou peut-être : Puisqu'il est revenu à son aspect, il est revenu à sa validité ?
- תָּא שְׁמַע, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: עֵץ אֶרֶז וְאֵזוֹב וּשְׁנִי תוֹלַעַת שֶׁהִפְשִׁיל בָּהֶן קוּפָּתוֹ לַאֲחוֹרָיו — פְּסוּלִין. וְהָא הָתָם הָדְרִי וּמִפַּשְׁטִי!Viens et entends une preuve : Rabbi Elazar dit : Le bois de cèdre, l'hysope et la laine écarlate avec lesquels il a noué son panier derrière lui sont invalides. Or là-bas, ils se redressent ! Et pourtant ils restent invalides : ce qui a été écarté reste écarté.
- הָתָם דְּאִיקְּלוּף אִיקְּלוֹפֵי.La Guemara répond : Là-bas, c'est qu'ils ont été véritablement pelés, et ils ne reviennent jamais à leur état premier.
- נִכְנַס לַהֵיכָל וּפָנָה לִימִינוֹ וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר מָר: כׇּל פִּינּוֹת שֶׁאַתָּה פּוֹנֶה לֹא יְהוּ אֶלָּא דֶּרֶךְ יָמִין.La Michna a enseigné : Il entrait dans le Heikhal et tournait à sa droite, etc. Quelle en est la raison ? Car le Maître a dit : Tous les détours que tu fais ne doivent se faire que par la droite.
- מָקוֹם הָיָה שָׁם אַמָּה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּמִן הֶעָפָר אֲשֶׁר יִהְיֶה״, יָכוֹל יְתַקֵּן מִבַּחוּץ וְיַכְנִיס.La Michna a enseigné : Il y avait là un emplacement d'une coudée, etc. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Et de la poussière qui sera » : on pourrait croire qu'il peut la préparer dehors et l'apporter à l'intérieur.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּקַרְקַע הַמִּשְׁכָּן״. אִי ״בְּקַרְקַע הַמִּשְׁכָּן״, יָכוֹל יַחְפּוֹר בְּקַרְדּוּמּוֹת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר יִהְיֶה״. הָא כֵּיצַד? יֵשׁ שָׁם — הָבֵא, אֵין שָׁם — תֵּן שָׁם.Le verset dit donc : « Sur le sol du Michkan. » Si c'était seulement « sur le sol du Michkan », on pourrait croire qu'il creuse à la hache ; le verset dit donc : « Qui sera. » Comment est-ce possible ? S'il y en a là, apporte-la ; s'il n'y en a pas là, mets-en là puis prends-la.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וּמִן הֶעָפָר אֲשֶׁר יִהְיֶה וְגוֹ׳״ — מְלַמֵּד שֶׁהָיָה מְתַקֵּן מִבַּחוּץ וּמַכְנִיס. ״בְּקַרְקַע הַמִּשְׁכָּן״, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: לְהָבִיא קַרְקַעIl a été enseigné dans une autre baraïta : « Et de la poussière qui sera, etc. » enseigne qu'il la préparait dehors et l'apportait à l'intérieur. « Sur le sol du Michkan » : Issi ben Yehouda dit : Cela vient pour inclure le sol
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