Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא גָּמְרִינַן רֹאשׁ חֹדֶשׁ מִדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים וְלָא פָּרְכִינַן; הָתָם – כַּפָּרָה מִיכְתָּב כְּתִיבָא, גַּלּוֹיֵי מִילְּתָא בְּעָלְמָא הוּא; אֲבָל הָכָא – אִיכָּא לְמֵימַר כּוּלַּהּ מִילְּתָא לָא גָּמְרִינַן!Mais nous apprenons bien la néoménie de Yom Kippour, et nous ne réfutons pas ! Ce n'est pas comparable : Là, pour la néoménie, l'expiation est écrite dans le verset, et ce n'est qu'une simple révélation d'une chose, qui en précise la portée. Mais ici, pour les fêtes, il faut dire que nous n'apprenons pas toute la chose d'un cas dont l'expiation est plus grande !
- אֶלָּא כִּדְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״; הָכָא נָמֵי ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״, וְאִיתַּקּוּשׁ שְׂעִירֵי רְגָלִים לִשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים; מַה שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים אֵינָן מְכַפְּרִין אֶלָּא עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף, אַף שְׂעִירֵי הָרְגָלִים אֵינָן מְכַפְּרִין אֶלָּא עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף.Mais cela s'apprend comme l'a dit Rabbi 'Hama fils de Rabbi 'Hanina : Le texte aurait pu dire « un bouc » et il dit « et un bouc ». Ici aussi : « un bouc », « et un bouc » ; et les boucs des fêtes ont été rapprochés des boucs des néoménies. De même que les boucs des néoménies n'expient que pour le cas où il n'y a eu connaissance ni au début ni à la fin, de même les boucs des fêtes n'expient que pour le cas où il n'y a eu connaissance ni au début ni à la fin.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: כִּי אָמַר רַבִּי יְהוּדָה עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף – הָנֵי מִילֵּי בְּחֵטְא שֶׁאֵין סוֹפוֹ לִיוָּדַע, אֲבָל חֵטְא שֶׁסּוֹפוֹ לִיוָּדַע – כְּמִי שֶׁיֵּשׁ יְדִיעָה בַּסּוֹף דָּמֵי, וְשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר; אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ חֵטְא שֶׁסּוֹפוֹ לִיוָּדַע – הַשְׁתָּא מִיהָא, חֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא ה׳ קָרֵינָא בֵּיהּ?Ils ont posé la question : Quand Rabbi Yehouda dit que ces boucs expient pour le cas où il n'y a eu connaissance ni au début ni à la fin, cela vaut-il seulement pour un péché qui ne finira pas par être connu, alors qu'un péché qui finira par être connu est comme celui où il y a connaissance à la fin, et le bouc offert à l'extérieur et Yom Kippour lui-même expient ? Ou peut-être, même pour un péché qui finira par être connu, maintenant du moins, nous l'appelons un péché que seul Hachem connaît, et ce sont les boucs des néoménies et des fêtes qui expient ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף, וְחֵטְא שֶׁסּוֹפוֹ לִיוָּדַע – שְׂעִירֵי הָרְגָלִים וּשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים מְכַפְּרִים. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Pour le cas où il n'y a eu connaissance ni au début ni à la fin, et pour un péché qui finira par être connu, les boucs des fêtes et les boucs des néoménies expient. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׂעִירֵי הָרְגָלִים מְכַפְּרִין, אֲבָל לֹא שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים וְכוּ׳.La Michna enseigne : Rabbi Chimon dit : Les boucs des fêtes expient pour le cas où il n'y a jamais eu connaissance, mais non les boucs des néoménies, etc.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אָמַר קְרָא: ״וְאֹתָהּ נָתַן לָכֶם לָשֵׂאת אֶת עֲוֹן הָעֵדָה״, וְהַאי קְרָא בְּשָׂעִיר דְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ כְּתִיב; וְיָלֵיף ״עָוֹן״–״עָוֹן״ מִצִּיץ – נֶאֱמַר כָּאן ״עֲוֹן״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״עֲוֹן״; מָה לְהַלָּן טוּמְאַת בָּשָׂר, אַף כָּאן טוּמְאַת בָּשָׂר.Rabbi Eléazar a dit au nom de Rabbi Ochaya : Quelle est la raison de Rabbi Chimon ? Le verset dit : « Et Il vous l'a donné pour porter la faute de l'assemblée » (Lévitique 10, 17), et ce verset est écrit à propos du bouc de la néoménie. Et il apprend sa portée par « faute », « faute », à partir du tsits (le frontal d'or du Grand Cohen) : il est dit ici « faute », et il est dit là-bas « faute » (Exode 28, 38). De même que là-bas il s'agit de l'impureté de la chair sainte, de même ici il s'agit de l'impureté de la chair.
- אִי מָה לְהַלָּן עוֹלִין, אַף כָּאן עוֹלִין?! ״עֲוֹן הָעֵדָה״ כְּתִיב.La Guemara demande : Si c'est ainsi, de même que là-bas il s'agit de ce qui monte sur l'autel, de même ici de ce qui monte sur l'autel ?! La Guemara répond : Il est écrit : « La faute de l'assemblée », c'est-à-dire une faute des personnes.
- מִכְּדֵי מִיגְמָר גָּמְרִי מֵהֲדָדֵי; נְכַפַּר דְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ אַדִּידֵיהּ וְאַדְּצִיץ – נָפְקָא מִינַּהּ לְהֵיכָא דְּנִשְׁבַּר הַצִּיץ! אָמַר קְרָא: ״עֲוֹן״ – עָוֹן אֶחָד הוּא נוֹשֵׂא, וְאֵין נוֹשֵׂא שְׁנֵי עֲוֹנוֹת.Puisqu'ils s'apprennent l'un de l'autre, que le bouc de la néoménie expie pour ce qui lui revient et pour ce qui revient au tsits, et la différence pratique concernera le cas où le tsits s'est brisé ! La Guemara répond : Le verset dit : « Faute » : il porte une seule faute, et il ne porte pas deux fautes.
- וּנְכַפַּר צִיץ אַדִּידֵיהּ וְאַדְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ – נָפְקָא מִינַּהּ לְטוּמְאָה דְּאֵירְעָה בֵּין זֶה לְזֶה! אָמַר קְרָא: ״אוֹתָהּ״ – אוֹתָהּ נוֹשֵׂא עָוֹן, וְאֵין אַחֶרֶת נוֹשֵׂא עָוֹן.Mais que le tsits expie pour ce qui lui revient et pour ce qui revient à la néoménie, et la différence pratique concernera l'impureté survenue entre celle-ci et celle-là ! La Guemara répond : Le verset dit : « Lui » (otah) : c'est lui qui porte la faute, et aucun autre ne porte la faute.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּתִיב הָכָא ״עֲוֹן הָעֵדָה״ – עֵדָה וְלֹא קָדָשִׁים, וְהָתָם כְּתִיב ״עֲוֹן הַקֳּדָשִׁים״ – קָדָשִׁים וְלֹא עֵדָה.Rav Achi a dit : Il est écrit ici « la faute de l'assemblée » : l'assemblée et non les choses saintes ; et il est écrit là-bas « la faute des choses saintes » : les choses saintes et non l'assemblée.
- אַשְׁכְּחַן שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים דִּמְכַפְּרִי עַל טָהוֹר שֶׁאָכַל אֶת הַטָּמֵא; שְׂעִירֵי רְגָלִים דִּמְכַפְּרִי עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף – מְנָלַן?La Guemara dit : Nous avons trouvé une source pour les boucs des néoménies, qui expient pour celui qui, étant pur, a mangé ce qui est impur. Pour les boucs des fêtes, qui expient pour le cas où il n'y a eu connaissance ni au début ni à la fin, d'où le savons-nous ?
- כִּדְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״, הָכָא נָמֵי ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״,La Guemara répond : Comme l'a dit Rabbi 'Hama fils de Rabbi 'Hanina : Le texte aurait pu dire « un bouc » et il dit « et un bouc ». Ici aussi : « un bouc », « et un bouc », ce qui enseigne que les boucs des fêtes ont une expiation semblable à celle du bouc de la néoménie.
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