Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי.selon la méthode des inclusions et exclusions (ribouï oumiout).
- אִין, בְּעָלְמָא כְּלָלֵי וּפְרָטֵי דָּרֵישׁ; וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא – כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Améimar répond : Oui, en général il interprète selon les généralités et détails (kelal ouferat) ; et ici, pour le rachat du premier-né, la raison est conforme à ce qu'a enseigné le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël.
- דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״בְּמַיִם״ ״בַּמַּיִם״ שְׁנֵי פְּעָמִים – אֵין זֶה כְּלָל וּפְרָט, אֶלָּא רִיבָּה וּמִיעֵט.Car le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : à propos des poissons permis, le verset dit : « Voici ce que vous mangerez de tout ce qui est dans l'eau : tout ce qui a nageoires et écailles dans l'eau, dans les mers et dans les torrents » (Lévitique 11, 9). « Dans l'eau », « dans l'eau », deux fois, puis seulement les détails : ce n'est pas une généralité et un détail, mais une inclusion et une exclusion. De même, Rabbi (Yehouda HaNassi), pour le premier-né, où les deux termes généraux précèdent le détail, interprète ici par inclusion et exclusion.
- וְרַבָּנַן – אָמַר רָבִינָא, כִּדְאָמְרִי בְּמַעְרְבָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁתֵּי כְלָלוֹת הַסְּמוּכוֹת זֶה לָזֶה, הַטֵּל פְּרָט בֵּינֵיהֶן, וְדוּנֵם בִּכְלָל וּפְרָט.Et les Sages, pourquoi interprètent-ils ce verset en généralité et détail ? Ravina a dit : Comme on dit en Occident (en Erets Israël) : Partout où tu trouves deux généralités proches l'une de l'autre, suivies d'un détail, place le détail entre elles et interprète-les en généralité et détail, suivis d'une généralité.
- הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ רַבִּי כְּלָלֵי וּפְרָטֵי דָּרֵישׁ, בְּעַל כּוּרְחֵיךְ קַשְׁיָא שָׁבוּעוֹת! אֶלָּא בִּשְׁבוּעוֹת נָסֵיב אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.Maintenant que tu as dit que Rabbi interprète selon les généralités et détails, malgré toi les serments font difficulté, car leur règle est tirée d'une inclusion et d'une exclusion ! Mais plutôt, pour les serments, il l'a formulée selon Rabbi Akiva, et lui-même ne le pense pas.
- גּוּפָא – מִנַּיִן שֶׁאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל שֶׁיֵּשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וִידִיעָה בַּסּוֹף וְהֶעְלֵם בֵּינָתַיִם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנֶעְלַם״ ״וְנֶעְלַם״ שְׁנֵי פְּעָמִים. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Revenons au texte même de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) citée plus haut (4a) : D'où sait-on que l'on n'est passible du sacrifice à valeur variable que dans le cas où il y a connaissance au début, connaissance à la fin et oubli entre les deux ? Le verset dit : « Et cela fut caché », « et cela fut caché », deux fois (Lévitique 5, 2-3). Telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- רַבִּי אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וְנֶעְלַם״ – מִכְּלָל שֶׁיָּדַע, ״וְהוּא יָדַע״ – הֲרֵי כָּאן שְׁתֵּי יְדִיעוֹת. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנֶעְלַם״? לְחַיֵּיב עַל הֶעְלֵם טוּמְאָה וְעַל הֶעְלֵם מִקְדָּשׁ.Rabbi dit : Ce n'est pas nécessaire, car voici qu'il dit « Et cela fut caché » : on en déduit qu'il savait ; or il est dit aussi : « et il l'a su » : il y a donc ici deux connaissances. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « et cela fut caché » ? C'est pour rendre passible à la fois de l'oubli de l'impureté et de l'oubli du Temple.
- אָמַר מָר: ״וְנֶעְלַם״ – מִכְּלָל שֶׁיָּדַע. מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רָבָא: מִדְּלָא כְּתִיב ״וְהִיא עֲלוּמָה מִמֶּנּוּ״.Le Maître a dit : « Et cela fut caché » : on en déduit qu'il savait. D'où cela ressort-il ? Rava a dit : De ce qu'il n'est pas écrit : « Et cela lui est caché », qui aurait convenu s'il n'avait jamais su.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי סוֹטָה דִּכְתִיב: ״וְנֶעְלַם מֵעֵינֵי אִישָׁהּ״ – מִכְּלַל דְּהָוֵי יָדַע מֵעִיקָּרָא?! אִי הֲוָה יָדַע, מִי בָּדְקוּ לַהּ מַיָּא?Abayé lui a dit : Mais alors, à propos de la Sota (femme soupçonnée d'adultère), où il est écrit : « Et cela fut caché aux yeux de son mari » (Nombres 5, 13), on en déduirait qu'il savait au départ ?! S'il savait, les eaux amères l'éprouveraient-elles ?
- וְהָא תַּנְיָא: ״וְנִקָּה הָאִישׁ מֵעָוֹן וְהָאִשָּׁה הַהִוא תִּשָּׂא אֶת עֲוֹנָהּ״ – בִּזְמַן שֶׁהָאִישׁ מְנוּקֶּה מֵעָוֹן, הַמַּיִם בּוֹדְקִין אֶת אִשְׁתּוֹ; אֵין הָאִישׁ מְנוּקֶּה מֵעָוֹן, אֵין הַמַּיִם בּוֹדְקִין אֶת אִשְׁתּוֹ!Or il a été enseigné : « Cet homme sera net de faute, et cette femme portera sa faute » (Nombres 5, 31) : lorsque l'homme est net de faute, les eaux éprouvent sa femme ; lorsque l'homme n'est pas net de faute, les eaux n'éprouvent pas sa femme ! Or s'il savait qu'elle a fauté, il devait la répudier, et il ne serait donc pas net de faute.
- וְתוּ, גַּבֵּי תוֹרָה דִּכְתִיב: ״וְנֶעֶלְמָה מֵעֵינֵי כׇל חָי וּמֵעוֹף הַשָּׁמַיִם נִסְתָּרָה״ – מִכְּלָל דְּאִיכָּא דַּהֲוָה יָדַע בֵּיהּ? וְהָכְתִיב: ״לֹא יָדַע אֱנוֹשׁ עֶרְכָּהּ״!Et de plus, à propos de la Torah, il est écrit : « Elle a été cachée aux yeux de tout vivant, et aux oiseaux du ciel elle a été dissimulée » (Job 28, 21) : on en déduirait qu'il y a eu quelqu'un qui la connaissait ? Or il est écrit : « L'homme ne connaît pas sa valeur » ! (Job 28, 13).
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: קָסָבַר רַבִּי, יְדִיעַת בֵּית רַבּוֹ שְׁמָהּ יְדִיעָה.Mais plutôt, Abayé a dit : Rabbi estime que la connaissance acquise dans la maison de son maître s'appelle connaissance. Le verset n'indique pas qu'il a su être impur : il savait avoir touché une source d'impureté et, ayant appris dans son enfance que cela rend impur, cette connaissance suffit à le rendre passible du sacrifice.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אֶלָּא דְּקָתָנֵי ״אֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְיֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף״ – מִי אִיכָּא דְּלֵית לֵיהּ יְדִיעַת בֵּית רַבּוֹ? אָמַר לֵיהּ: אִין, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּתִינוֹק שֶׁנִּשְׁבָּה לְבֵין הַגּוֹיִם.Rav Pappa a dit à Abayé : Mais comment expliquer ce qui est enseigné dans la Michna : « Il n'y a pas de connaissance au début, mais il y a connaissance à la fin » : y a-t-il quelqu'un qui n'ait pas la connaissance de la maison de son maître ? Il lui a répondu : Oui, tu trouves ce cas chez l'enfant qui a été capturé parmi les nations.
- יְצִיאוֹת שַׁבָּת שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע. תְּנַן הָתָם: יְצִיאוֹת שַׁבָּת – שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע בִּפְנִים, וּשְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע בַּחוּץ. מַאי שְׁנָא הָכָא דִּתְנָא ״שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע״ וְתוּ לָא, וּמַאי שְׁנָא הָתָם דְּתָנֵי ״שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע בִּפְנִים וּשְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע בַּחוּץ״?« Les sorties de Chabbat sont deux qui sont quatre. » Nous avons appris là-bas (Chabbat 2a) : Les sorties de Chabbat sont deux qui sont quatre à l'intérieur, et deux qui sont quatre à l'extérieur. En quoi est-ce différent ici, où la Michna enseigne « deux qui sont quatre » et rien de plus, et en quoi est-ce différent là-bas, où elle enseigne « deux qui sont quatre à l'intérieur et deux qui sont quatre à l'extérieur » ?
- הָתָם דְּעִיקַּר שַׁבָּת הוּא, תָּנֵי אָבוֹת וְתוֹלָדוֹת. הָכָא דְּלָאו עִיקַּר שַׁבָּת הוּא – אָבוֹת תָּנֵי, וְתוֹלָדוֹת לָא תָּנֵי.On répond : Là-bas, où se trouve l'essentiel de Chabbat, il enseigne les catégories principales et les dérivées (avot et toladot). Ici, où ce n'est pas l'essentiel de Chabbat, il enseigne les catégories principales et n'enseigne pas les dérivées.
- אָבוֹת מַאי נִינְהוּ – יְצִיאוֹת; יְצִיאוֹת תַּרְתֵּי הָוְיָין!Quelles sont les catégories principales ? Les sorties d'un domaine privé vers le domaine public. Mais les sorties sont deux seulement, l'une par celui qui se tient au-dedans, l'autre par celui qui se tient au-dehors, et non quatre !
- וְכִי תֵּימָא: מֵהֶן לְחִיּוּב וּמֵהֶן לִפְטוּר; וְהָא דּוּמְיָא דְּמַרְאוֹת נְגָעִים קָתָנֵי – מָה הָתָם כּוּלְּהוּ לְחִיּוּבָא, אַף הָכָא כּוּלְּהוּ לְחִיּוּבָא!Et si tu dis : Certaines pour la passibilité et d'autres pour l'exemption ; mais la Michna les enseigne à l'image des aspects de plaies (nega'im) : de même que là-bas tous sont pour la passibilité, de même ici tous sont pour la passibilité !
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: הָתָם דְּעִיקַּר שַׁבָּת, תָּנֵי חִיּוּבֵי וּפְטוּרֵי; הָכָא, חִיּוּבֵי תָּנֵי וּפְטוּרֵי לָא תָּנֵי.Mais plutôt, Rav Pappa a dit : Là-bas, où se trouve l'essentiel de Chabbat, il enseigne les cas de passibilité et d'exemption ; ici, il enseigne les cas de passibilité et n'enseigne pas les cas d'exemption.
- חִיּוּבֵי מַאי נִינְהוּ – יְצִיאוֹת; יְצִיאוֹת תַּרְתֵּי הוּא דְּהָוְיָין! שְׁתַּיִם דְּהוֹצָאָה וּשְׁתַּיִם דְּהַכְנָסָה.Quels sont les cas de passibilité ? Les sorties. Or les sorties ne sont que deux ! On répond : Deux de sortie et deux d'entrée.
- וְהָא ״יְצִיאוֹת״ קָתָנֵי! אָמַר רַב אָשֵׁי: תַּנָּא, הַכְנָסָה נָמֵי ״הוֹצָאָה״ קָרֵי לַהּ. מִמַּאי?Mais la Michna enseigne « sorties » ! Rav Achi a dit : Le Tanna appelle aussi l'entrée « sortie ». D'où le sait-on ?
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