Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. זוֹ הִיא שְׁבוּעַת בִּיטּוּי, שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת, וְעַל שִׁגְגָתָהּ קׇרְבַּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד.il n'est passible que d'une seule faute, car le second serment n'ajoute aucun interdit au premier. Tel est le serment d'expression (chevouat bitouy, serment portant sur un acte formulé par la parole) pour lequel on est passible, s'il est transgressé sciemment, de coups de fouet (malkout), et, s'il est transgressé par erreur, d'un sacrifice à valeur variable (korban olé veyored, dont la nature dépend des moyens de celui qui l'apporte).
- ״זוֹ הִיא דְּחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת״ – אֲבָל ״אוֹכַל״ וְלֹא אָכַל, לָא לָקֵי!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) déduit de cette formulation : « C'est celui-ci pour lequel on est passible, s'il est transgressé sciemment, de coups de fouet ». Mais s'il a juré : « Je mangerai », et n'a pas mangé, il ne reçoit pas de coups de fouet ! C'est sans doute parce que la transgression ne comporte aucun acte, ce qui fonde la position de Rabbi Yo'hanan.
- מִכְּדִי הַאי סְתָמָא וְהַאי סְתָמָא; מַאי חָזֵי דְּעָבֵיד כִּי הַאי סְתָמָא? לֶעְבֵּיד כִּי הַאי סְתָמָא!La Guemara demande : Or, cette Michna (27b) est anonyme et cette autre Michna (2a) est anonyme elle aussi ; qu'a-t-il vu (Rabbi Yo'hanan) pour agir selon cette Michna anonyme ? Qu'il agisse selon l'autre Michna anonyme !
- וּלְטַעְמָיךְ – רַבִּי גּוּפֵיהּ, הֵיכִי סְתַם לַן הָכָא הָכִי וְהָכָא הָכִי?La Guemara ajoute : Et selon ton raisonnement, qui met les deux Michnayot sur le même plan, Rabbi (Yehouda HaNassi) lui-même, lorsqu'il a rédigé la Michna, comment a-t-il pu nous enseigner de façon anonyme ici ainsi, et là ainsi ? Ce serait une contradiction.
- אֶלָּא מֵעִיקָּרָא סָבַר לָאו שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה לוֹקִין עָלָיו, וְסַתְמַהּ, וַהֲדַר סָבַר אֵין לוֹקִין עָלָיו, וְסַתְמַהּ; וּמִשְׁנָה לֹא זָזָה מִמְּקוֹמָהּ.Mais c'est plutôt qu'au début, il estimait qu'un interdit (lav) sans acte entraîne les coups de fouet, et il l'a enseigné de façon anonyme ; puis il s'est ravisé et a estimé qu'il n'entraîne pas les coups de fouet, et il l'a enseigné de façon anonyme. Et il a laissé la première Michna telle quelle, car une Michna ne bouge pas de sa place : une fois apprise par les élèves, on ne la retire plus. C'est pourquoi Rabbi Yo'hanan a tranché selon la Michna la plus tardive (27b).
- בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא – כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וּלְמַלְקוֹת; מַרְאוֹת נְגָעִים – מַאי מַלְקוֹת אִיכָּא? בְּקוֹצֵץ בַּהַרְתּוֹ, וּכְרַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא; דְּאָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״הִשָּׁמֶר״, ״פֶּן״ וְ״אַל״ – אֵינוֹ אֶלָּא לֹא תַעֲשֶׂה.La Guemara précise : Comment as-tu établi la Michna ? Selon Rabbi Ichmaël, et pour les coups de fouet. Mais dans le cas parallèle des aspects de plaies (nega'im, affections de la peau dite tsaraat), quels coups de fouet y a-t-il ? On répond : Il s'agit de celui qui coupe sa tache blanche (baheret), conformément à ce qu'a dit Rabbi Avin au nom de Rabbi Iléa. Car Rabbi Avin a dit au nom de Rabbi Iléa : Partout où il est dit « garde-toi », « de peur que » ou « ne… pas », ce n'est rien d'autre qu'un interdit de la Torah. Or il est écrit : « Garde-toi de la plaie de tsaraat » (Deutéronome 24, 8), ce qui interdit d'enlever la tache, et celui qui le fait est passible des coups de fouet.
- יְצִיאוֹת שַׁבָּת, מַאי מַלְקוֹת אִיכָּא? לָאו שֶׁנִּיתַּן לְאַזְהָרַת מִיתַת בֵּית דִּין הוּא – וְכׇל לָאו שֶׁנִּיתַּן לְאַזְהָרַת מִיתַת בֵּית דִּין, אֵין לוֹקִין עָלָיו! מִשּׁוּם הָכִי קָא מוֹקֵימְנָא כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר: לָאו שֶׁנִּיתַּן לְאַזְהָרַת מִיתַת בֵּית דִין – לוֹקִין עָלָיו.La Guemara demande encore : Et dans le cas parallèle des sorties de Chabbat (le transport interdit d'un domaine à l'autre), quels coups de fouet y a-t-il ? C'est un interdit qui a été donné comme avertissement de la peine de mort du tribunal, et pour tout interdit donné comme avertissement de la peine de mort du tribunal, on ne reçoit pas de coups de fouet ! On répond : C'est pour cela que nous l'établissons selon Rabbi Ichmaël, qui dit : Pour un interdit donné comme avertissement de la peine de mort du tribunal, on reçoit les coups de fouet lorsque la mort n'est pas appliquée.
- הָא לָאו הָכִי, קָיְימָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא?! קַשְׁיָא יְדִיעוֹת! לָאו אָמְרַתְּ: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא – וּלְמַלְקוּת? רַבִּי עֲקִיבָא נָמֵי – וּלְמַלְקוּת.La Guemara demande : Sinon, elle se tiendrait donc selon Rabbi Akiva ?! Mais alors les « connaissances » font difficulté ! Car Rabbi Akiva n'admet pas la passibilité pour l'oubli du caractère sacré du Temple ou de l'aliment, alors que la Michna l'admet. On répond : N'as-tu pas dit plus haut qu'elle est selon Rabbi Ichmaël, et pour les coups de fouet ? De même, on peut la dire également selon Rabbi Akiva, et pour les coups de fouet.
- אִי הָכִי, ״יְדִיעוֹת״?! ״הַתְרָאוֹת״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! הָא לָא קַשְׁיָא, תְּנִי ״יְדִיעוֹת דְּהַתְרָאוֹת״.La Guemara demande : S'il en est ainsi, pourquoi « connaissances » ?! Ce terme désigne ce qui suit un oubli ; le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) aurait dû dire « avertissements », condition des coups de fouet pour une faute délibérée ! On répond : Cela ne fait pas difficulté : enseigne « connaissances d'avertissements ».
- אִי הָכִי, ״שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע״?! תַּרְתֵּי הוּא דְּהָוְיָין! וְתוּ, ״אֶת שֶׁיֵּשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וִידִיעָה בַּסּוֹף וְהֶעְלֵם בֵּינָתַיִם״ – הַעֲלָמָה לְמַלְקוּת מַאי עֲבִידְתֵּיהּ? וְתוּ, ״הֲרֵי זֶה בְּעוֹלֶה וְיוֹרֵד״!S'il en est ainsi, pourquoi « deux qui sont quatre » ?! Ce sont seulement deux cas : l'impur qui entre au Temple et l'impur qui mange du sacré, l'homme averti connaissant forcément tous les aspects de sa faute. Et de plus, la Michna parle du cas « où il y a connaissance au début, connaissance à la fin et oubli entre les deux » : quel rapport entre l'oubli et les coups de fouet ? Et de plus, elle conclut : « Celui-ci est passible d'un sacrifice à valeur variable » ! La Michna ne parle donc pas des coups de fouet.
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: רַבִּי הִיא, וְנָסֵיב לַהּ אַלִּיבָּא דְתַנָּאֵי. בִּידִיעוֹת – נָסֵיב לַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, בִּשְׁבוּעוֹת – נָסֵיב לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא.Mais plutôt, Rav Yossef a dit : La Michna est de Rabbi (Yehouda HaNassi), et il l'a formulée selon divers Tannaïm. Concernant les connaissances de l'impureté du Temple et des saintetés, il l'a formulée selon Rabbi Ichmaël ; concernant les serments, il l'a formulée selon Rabbi Akiva.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתָא לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְאָמַר לִי: לָא תֵּימָא רַבִּי נָסֵיב לַהּ אַלִּיבָּא דְתַנָּאֵי – וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ;Rav Achi a dit : J'ai rapporté cet enseignement de Rav Yossef devant Rav Kahana, et il m'a dit : Ne dis pas que Rabbi l'a formulée selon divers Tannaïm sans le penser lui-même ;
- אֶלָּא רַבִּי טַעְמֵיהּ דְּנַפְשֵׁיהּ מְפָרֵשׁ, דְּתַנְיָא: מִנַּיִן שֶׁאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל שֶׁיֵּשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וִידִיעָה בַּסּוֹף וְהֶעְלֵם בֵּינָתַיִם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנֶעְלַם״ ״וְנֶעְלַם״ שְׁנֵי פְּעָמִים, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.mais Rabbi explique son propre raisonnement. Car il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : D'où sait-on que l'on n'est passible du sacrifice à valeur variable que dans le cas où il y a connaissance au début, connaissance à la fin et oubli entre les deux ? Le verset dit : « Et cela fut caché », « et cela fut caché », deux fois (Lévitique 5, 2-3). La première mention enseigne que l'homme doit avoir ignoré son état lors de la faute, la seconde qu'il doit l'avoir connu auparavant. Telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- רַבִּי אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר:La baraïta poursuit : Rabbi dit : Ce n'est pas nécessaire, car voici qu'il (le verset) dit :
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