Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכֹל דְּדָמֵי לֵיהּ.et tout ce qui lui ressemble, c'est-à-dire tout serment manifestement faux.
- הָיָה אֶחָד מֵהֶן מְשַׂחֵק בְּקוּבְיָא. הָא תּוּ לְמָה לִי? תְּנָא פְּסוּלָא דְּאוֹרָיְיתָא, וְקָתָנֵי פְּסוּלָא דְּרַבָּנַן.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Si l'un d'eux était joueur de dés. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? Réponse : Il a enseigné une disqualification de la Torah, et il enseigne ensuite une disqualification d'ordre rabbinique.
- הָיוּ שְׁנֵיהֶן חֲשׁוּדִין. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: הֵיכִי תְּנַן? אֲמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא. הִלְכְתָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא.La Michna a enseigné : S'ils étaient tous deux suspects, le serment retourne à sa place, selon Rabbi Yossé ; Rabbi Méïr dit : Ils partagent. Rava a dit à Rav Na'hman : Comment avons-nous appris cela, qui dit quoi ? Il lui a dit : Je ne sais pas. Rava demanda : Quelle est la halakha (règle pratique) ? Il lui a dit : Je ne sais pas.
- אִיתְּמַר: אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי, אָמַר רַב נַחְמָן, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יַחְלוֹקוּ. וְכֵן תָּנֵי רַב זְבִיד בַּר אוֹשַׁעְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יַחְלוֹקוּ. אִיכָּא דְּאָמְרִי: תָּנֵי רַב זְבִיד אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יַחְלוֹקוּ. אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי: עֲבַד רַב נַחְמָן עוֹבָדָא – יַחְלוֹקוּ.Il a été dit par les Amoraïm : Rav Yossef bar Minyoumi a dit au nom de Rav Na'hman : Rabbi Yossé dit : Ils partagent. Et de même Rav Zevid bar Ochaya a enseigné : Rabbi Yossé dit : Ils partagent. Certains disent : Rav Zevid a enseigné au nom de Rabbi Ochaya : Rabbi Yossé dit : Ils partagent. Rav Yossef bar Minyoumi a dit : Rav Na'hman a jugé un cas réel : Ils partagent.
- חָזְרָה שְׁבוּעָה לִמְקוֹמָהּ. לְהֵיכָן חָזְרָה? אָמַר רַבִּי אַמֵּי, רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּבָבֶל אָמְרוּ: חָזְרָה שְׁבוּעָה לְסִינַי, רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל אָמְרוּ: חָזְרָה שְׁבוּעָה לַמְחוּיָּב לָהּ.Le serment est retourné à sa place. Où est-il retourné ? Rabbi Ami a dit : Nos Maîtres de Babylonie ont dit : Le serment est retourné au Sinaï, où D.ieu a fait jurer Israël d'observer la Torah, dont l'interdit de voler ; c'est Lui qui punira le coupable, et non le tribunal. Nos Maîtres de la terre d'Israël ont dit : Le serment est retourné à celui qui y était tenu, c'est-à-dire au défendeur ; et comme il ne peut pas jurer, il paie.
- אָמַר רַב פָּפָּא: רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּבָבֶל – רַב וּשְׁמוּאֵל, רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – רַבִּי אַבָּא. רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּבָבֶל רַב וּשְׁמוּאֵל – דִּתְנַן: וְכֵן הַיְּתוֹמִין, לֹא יִפָּרְעוּ אֶלָּא בִּשְׁבוּעָה. וְהָוֵינַן בַּהּ: מִמַּאן? אִילֵּימָא מִלֹּוֶה – אֲבוּהוֹן שָׁקֵיל בְּלָא שְׁבוּעָה, וְאִינְהוּ בִּשְׁבוּעָה?! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: וְכֵן הַיְּתוֹמִין מִן הַיְּתוֹמִין – לֹא יִפָּרְעוּ אֶלָּא בִּשְׁבוּעָה.Rav Pappa a dit : Nos Maîtres de Babylonie, ce sont Rav et Chmouel ; nos Maîtres de la terre d'Israël, c'est Rabbi Abba. Nos Maîtres de Babylonie, Rav et Chmouel, car nous avons appris dans la Michna : Et de même les orphelins ne se font payer que par serment. Et nous avons discuté à ce propos : De qui ? Si l'on dit de l'emprunteur : leur père prendrait sans serment, et eux par serment ?! Mais voici ce qu'il veut dire : Et de même les orphelins, des orphelins, ne se font payer que par serment.
- וְרַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁמֵּת מַלְוֶה בְּחַיֵּי לֹוֶה; אֲבָל מֵת לֹוֶה בְּחַיֵּי מַלְוֶה – כְּבָר נִתְחַיֵּיב מַלְוֶה לִבְנֵי לֹוֶה שְׁבוּעָה, וְאֵין אָדָם מוֹרִישׁ שְׁבוּעָה לְבָנָיו.Et Rav et Chmouel ont dit tous deux : Cela n'a été enseigné que si le prêteur est mort du vivant de l'emprunteur ; mais si l'emprunteur est mort du vivant du prêteur, le prêteur a déjà été tenu à un serment envers les fils de l'emprunteur, et un homme ne lègue pas un serment à ses fils. Il ressort de là que, pour Rav et Chmouel, lorsque le serment ne peut pas être prêté, il retourne au Sinaï, et le tribunal n'intervient pas.
- רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל רַבִּי אַבָּא – דְּהָהוּא גַּבְרָא דַּחֲטַף נְסָכָא מֵחַבְרֵיהּ; אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב אַמֵּי, יְתֵיב רַבִּי אַבָּא קַמֵּיהּ. אַיְיתִי חֲדָא סָהֲדָא דְּמִחְטָף חַטְפֵהּ מִינֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: ״אִין, חֲטַפִי – וְדִידִי חֲטַפִי״.Nos Maîtres de la terre d'Israël, Rabbi Abba, car un certain homme a arraché un lingot à son prochain. Il est venu devant Rabbi Ami, et Rabbi Abba siégeait devant lui. Il a amené un seul témoin qu'il l'avait bien arraché de lui. Il lui a dit : « Oui, je l'ai arraché, et c'est le mien que j'ai arraché. »
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הֵיכִי לִידַיְּינוּ דַּיָּינֵי לְהַאי דִּינָא? נֵימָא לֵיהּ ״זִיל שַׁלֵּים״ – לֵיכָּא תְּרֵי סָהֲדִי. נִפְטְרֵיהּ – אִיכָּא חַד סָהֲדָא. נֵימָא לֵיהּ ״זִיל אִישְׁתְּבַע״ – כֵּיוָן דְּאָמַר ״מִיחְטָף חֲטַפִי״, הָוֵה לֵיהּ כְּגַזְלָן.Rabbi Ami a dit : Comment les juges doivent-ils juger ce cas ? Dirons-nous : « Va payer » ? Il n'y a pas deux témoins. L'exempterons-nous ? Il y a un témoin. Lui dirons-nous : « Va jurer » ? Puisqu'il a dit : « Je l'ai arraché », il est comme un voleur, et on ne fait pas jurer un voleur.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא: הָוֵה מְחוּיָּב שְׁבוּעָה וְאֵין יָכוֹל לִישָּׁבַע, וְכׇל הַמְחוּיָּב שְׁבוּעָה וְאֵינוֹ יָכוֹל לִישָּׁבַע – מְשַׁלֵּם.Rabbi Abba lui a dit : Il est tenu à un serment et ne peut pas jurer ; et quiconque est tenu à un serment et ne peut pas jurer paie.
- אָמַר רָבָא: כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי אַבָּא מִסְתַּבְּרָא, דְּתָנֵי רַבִּי אַמֵּי: ״שְׁבֻעַת ה׳ תִּהְיֶה בֵּין שְׁנֵיהֶם״ – וְלֹא בֵּין הַיּוֹרְשִׁין. הֵיכִי דָּמֵי?Rava a dit : Il est raisonnable de suivre Rabbi Abba, car Rabbi Ami a enseigné : « Le serment de Hachem sera entre eux deux » (Exode 22, 10) – et non entre les héritiers. De quel cas s'agit-il ?
- אִילֵימָא דְּאָמַר לֵיהּ: ״מָנֶה לְאַבָּא בְּיַד אָבִיךָ״, וְאָמַר לֵיהּ: ״חַמְשִׁין אִית לֵיהּ וְחַמְשִׁין לֵית לֵיהּ״ – מָה לִי הוּא וּמָה לִי אֲבוּהָא?Si l'on dit qu'il lui a dit : « Cent dinars appartenant à mon père sont entre les mains de ton père », et qu'il lui a dit : « Il avait cinquante et il n'avait pas cinquante » : que m'importe lui, que m'importe son père ? Il affirme avec certitude et reconnaît une partie, il doit donc jurer comme son père.
- אֶלָּא לָאו דְּאָמַר לֵיהּ: ״מָנֶה לְאַבָּא בְּיַד אָבִיךָ״, אָמַר לֵיהּ: ״חַמְשִׁין יָדַעְנָא וְחַמְשִׁין לָא יָדַעְנָא״?N'est-ce pas plutôt qu'il lui a dit : « Cent dinars appartenant à mon père sont entre les mains de ton père », et qu'il lui a dit : « Cinquante, je le sais, et cinquante, je ne le sais pas » ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.