Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַב יוֹסֵף אָמַר: כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי.et Rav Yossef a dit : il est comme un gardien salarié : occupé à la mitsva (commandement) de garder l'objet perdu, il est dispensé des autres mitsvot qui exigent une dépense, et l'argent ainsi épargné tient lieu de salaire. De même, garder un gage fait partie de la mitsva de prêter au nécessiteux. Ainsi, Rabbi Eliézer, pour qui le créancier réclame toute la dette malgré la perte du gage, suivrait Rabba, et Rabbi Akiva, pour qui il perd la valeur du gage, suivrait Rav Yossef.
- לֵימָא דְּרַב יוֹסֵף תַּנָּאֵי הִיא? לָא; בְּשׁוֹמֵר אֲבֵידָה – דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב יוֹסֵף; וְהָכָא בְּמַלְוֶה צָרִיךְ לְמַשְׁכּוֹן קָא מִיפַּלְגִי: מָר סָבַר מִצְוָה קָא עָבֵיד, וּמָר סָבַר לָאו מִצְוָה קָא עָבֵיד.La Guemara demande : Dirons-nous que l'avis de Rav Yossef est l'objet d'une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Non : pour le gardien d'un objet perdu, tout le monde admet l'avis de Rav Yossef. Et ici, ils divergent au sujet d'un prêteur qui a besoin du gage et s'en sert avec l'accord du débiteur, en déduisant de la dette le prix de cet usage. L'un, Rabbi Akiva, estime qu'il accomplit encore une mitsva, et il a donc le statut de gardien salarié ; et l'autre, Rabbi Eliézer, estime que, tirant profit du gage, il n'accomplit pas de mitsva, et il n'est donc qu'un gardien gratuit.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ עַל הַמַּשְׁכּוֹן וְנִכְנְסָה שְׁמִיטָּה, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה אֶלָּא פְּלַג – אֵינוֹ מְשַׁמֵּט. דִּבְרֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: אִם הָיָה מַשְׁכּוֹנוֹ כְּנֶגֶד חוֹבוֹ – אֵינוֹ מְשַׁמֵּט, וְאִם לָאו – מְשַׁמֵּט.La Guemara revient à l'enseignement de Chmouel, selon lequel la perte du gage annule la dette : Dirons-nous qu'il dépend d'une discussion entre Tannaïm ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Si quelqu'un prête à son prochain sur gage et que la chemita (septième année, qui annule les dettes) arrive, même si le gage ne vaut que la moitié du prêt, la chemita n'annule pas la dette : ce sont les paroles de Rabban Chimon ben Gamliel. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Si son gage correspond à sa dette, elle n'annule pas la dette ; et sinon, elle annule.
- מַאי ״אֵינוֹ מְשַׁמֵּט״ דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא? אִילֵימָא כְּנֶגְדּוֹ – מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא סָבַר: כְּנֶגְדּוֹ נָמֵי מְשַׁמֵּט?! אֶלָּא אַמַּאי תָּפֵיס מַשְׁכּוֹן?Que signifie « elle n'annule pas », que dit le premier Tanna, Rabban Chimon ben Gamliel ? Si l'on dit que cela vise la part correspondant au gage, le reste étant annulé, on en déduit par implication que Rabbi Yehouda HaNassi estime que même la part correspondante, elle l'annule. Mais alors, pourquoi le créancier a-t-il saisi un gage ?
- אֶלָּא לָאו כְּנֶגֶד כּוּלּוֹ – וּבְדִשְׁמוּאֵל קָא מִיפַּלְגִי?N'est-ce donc pas que Rabban Chimon ben Gamliel veut dire que la chemita n'annule rien, et que le gage vaut pour la totalité de la dette, et qu'ils divergent au sujet de l'enseignement de Chmouel ?
- לָא; לְעוֹלָם כְּנֶגְדּוֹ, וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי – תַּנָּא קַמָּא סָבַר: כְּנֶגְדּוֹ; וְרַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא סָבַר: כְּנֶגְדּוֹ נָמֵי מְשַׁמֵּט. וּדְקָא אָמְרַתְּ: לְמַאי תָּפֵיס לֵיהּ מַשְׁכּוֹן? לְזִכְרוֹן דְּבָרִים בְּעָלְמָא.Non : en réalité, il s'agit seulement de la part correspondant au gage, et voici sur quoi ils divergent : le premier Tanna estime que la chemita n'annule pas la part correspondante ; et Rabbi Yehouda HaNassi estime qu'elle annule même la part correspondante. Et quant à ce que tu as dit : Pourquoi a-t-il saisi un gage ? La réponse est : comme simple rappel de la dette.
- הֲדַרַן עֲלָךְ שְׁבוּעַת הַדַּיָּינִיןNous reviendrons à toi, « Le serment des juges » (fin du chapitre).
- מַתְנִי׳ כׇּל הַנִּשְׁבָּעִין שֶׁבַּתּוֹרָה – נִשְׁבָּעִין וְלֹא מְשַׁלְּמִין. וְאֵלּוּ נִשְׁבָּעִין וְנוֹטְלִין: הַשָּׂכִיר, וְהַנִּגְזָל, וְהַנֶּחְבָּל, וְשֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה, וְחֶנְוָנִי עַל פִּנְקָסוֹ.Michna : Tous ceux qui jurent selon la Torah jurent et ne paient pas : selon la Torah, on ne jure que pour se dispenser de payer. Et voici ceux qui jurent et prennent, en vertu d'une institution des Sages, bien que le bien réclamé ne soit pas en leur possession : le salarié qui affirme n'avoir pas reçu son salaire, celui qui a été volé et réclame à son voleur, celui qui a été blessé et réclame à celui qui l'a blessé, celui dont l'adversaire est suspect au sujet du serment, et qui jure à sa place et se fait payer, et le boutiquier sur son registre.
- הַשָּׂכִיר – כֵּיצַד? אָמַר לוֹ: ״תֵּן לִי שְׂכָרִי שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדְךָ״; הוּא אוֹמֵר: ״נָתַתִּי״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא נָטַלְתִּי״ – הוּא נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁתְּהֵא שָׁם מִקְצָת הוֹדָאָה. כֵּיצַד? אָמַר לוֹ: ״תֵּן לִי שְׂכָרִי חֲמִשִּׁים דִּינָר שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדְךָ״, וְהוּא אוֹמֵר: ״הִתְקַבַּלְתָּ דִּינַר זָהָב״.Le salarié, comment ? Il lui a dit : « Donne-moi mon salaire que tu me dois. » L'un dit : « Je l'ai donné », et l'autre dit : « Je ne l'ai pas reçu » : le salarié jure et prend. Rabbi Yehouda dit : ce n'est possible que s'il y a un aveu partiel. Comment ? Il lui a dit : « Donne-moi mon salaire, cinquante dinars d'argent, que tu me dois », et l'autre dit : « Tu as reçu un dinar d'or », soit vingt-cinq dinars d'argent ; ayant reconnu devoir une partie, l'employeur laisse le salarié jurer et prendre le tout.
- נִגְזָל – כֵּיצַד? הָיוּ מְעִידִין אוֹתוֹ שֶׁנִּכְנַס לְבֵיתוֹ לְמַשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת; הוּא אוֹמֵר ״כֶּלְיִי נָטַלְתָּ״, וְהוּא אוֹמֵר ״לֹא נָטַלְתִּי״ – הוּא נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁתְּהֵא שָׁם מִקְצָת הוֹדָאָה. כֵּיצַד? אָמַר לוֹ ״שְׁנֵי כֵּלִים נָטַלְתָּ״, וְהוּא אוֹמֵר ״לֹא נָטַלְתִּי אֶלָּא אֶחָד״.Celui qui a été volé, comment ? Des témoins attestaient à son sujet qu'il était entré dans sa maison pour prendre un gage sans autorisation ; l'un dit : « Tu as pris mes objets », et l'autre dit : « Je ne les ai pas pris » : le demandeur jure et prend. Rabbi Yehouda dit : ce n'est possible que s'il y a un aveu partiel. Comment ? Il lui a dit : « Tu as pris deux objets », et l'autre dit : « Je n'en ai pris qu'un seul. »
- נֶחְבָּל – כֵּיצַד? הָיוּ מְעִידִים אוֹתוֹ שֶׁנִּכְנַס תַּחַת יָדוֹ שָׁלֵם וְיָצָא חָבוּל; וְאָמַר לוֹ: ״חָבַלְתָּ בִּי״, וְהוּא אוֹמֵר: ״לֹא חָבַלְתִּי״ – הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁתְּהֵא שָׁם מִקְצָת הוֹדָאָה. כֵּיצַד? אָמַר לוֹ: ״חָבַלְתָּ בִּי שְׁתַּיִם״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא חָבַלְתִּי בְּךָ אֶלָּא אֶחָת״.Celui qui a été blessé, comment ? Des témoins attestaient à son sujet qu'il était entré sous son autorité indemne et en était sorti blessé ; et il lui a dit : « Tu m'as blessé », et l'autre dit : « Je ne t'ai pas blessé » : celui-ci jure et prend. Rabbi Yehouda dit : ce n'est possible que s'il y a un aveu partiel. Comment ? Il lui a dit : « Tu m'as blessé deux fois », et l'autre dit : « Je ne t'ai blessé qu'une seule fois. »
- שֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה – כֵּיצַד?Celui dont l'adversaire est suspect au sujet du serment, comment ?
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