Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? אֶלָּא לָאו בִּדְלָא שָׁוֵי שִׁיעוּר זוּזֵי – וּבְדִשְׁמוּאֵל קָא מִיפַּלְגִי?quelle est la raison de Rabbi Eliézer, qui tient que, malgré la perte du gage, le débiteur reste tenu de payer ? N'est-ce donc pas un cas où le gage ne valait pas le montant de l'argent prêté, et ainsi ils divergent au sujet de l'enseignement de Chmouel ? Rabbi Akiva suivrait Chmouel, selon qui la perte du gage annule toute la dette, et Rabbi Eliézer le rejetterait.
- לָא; בִּדְלָא שָׁוֵי – כּוּלֵּי עָלְמָא לֵית לְהוּ דִּשְׁמוּאֵל; וְהָכָא בִּדְשָׁוֵי שִׁיעוּר זוּזֵי, וּבִדְרַבִּי יִצְחָק קָא מִיפַּלְגִי – דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״.Non : dans le cas où le gage ne vaut pas le montant du prêt, tout le monde s'accorde à ne pas suivre l'avis de Chmouel ; et ici, il s'agit d'un cas où le gage vaut le montant de l'argent prêté, et ils divergent au sujet de l'avis de Rabbi Yits'hak. Car Rabbi Yits'hak a dit : D'où savons-nous qu'un créancier acquiert le gage et en est considéré comme propriétaire tant qu'il le détient ? Comme il est dit, au sujet du créancier qui rend le gage au débiteur pour son usage : « Et pour toi ce sera une justice » (Deutéronome 24, 13).
- אִם אֵינוֹ קוֹנֶה מַשְׁכּוֹן, צְדָקָה מִנַּיִן לוֹ? מִכָּאן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן.Rabbi Yits'hak en déduit : S'il n'acquiert pas le gage, d'où lui vient cette justice ? Si le gage ne lui appartenait pas, il ne renoncerait à rien de ce qui est à lui. De là nous apprenons qu'un créancier acquiert le gage. Rabbi Eliézer rejette cet avis : le créancier n'est qu'un gardien gratuit du gage, dispensé de payer en cas de vol ou de perte, et il peut donc réclamer toute la dette. Rabbi Akiva suit Rabbi Yits'hak : ayant acquis le gage, le créancier répond de sa perte et doit en déduire la valeur de la dette.
- לֵימָא דְּרַבִּי יִצְחָק תַּנָּאֵי הִיא? וְתִיסְבְּרָא?! אֵימוֹר דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק – שֶׁמִּשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַלְוָאָה; מִשְׁכְּנוֹ בִּשְׁעַת הַלְוָאָה מִי אָמַר?!La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Dirons-nous alors que l'avis de Rabbi Yits'hak est l'objet d'une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Et comment peux-tu le penser ? Admettons que Rabbi Yits'hak ait dit cela dans le cas où il a pris le gage hors du moment du prêt, c'est-à-dire plus tard, pour obtenir le remboursement, comme dans le contexte du verset. Mais dans le cas où il a pris le gage au moment du prêt, a-t-il dit que le créancier l'acquiert ?
- אֶלָּא מִשְׁכְּנוֹ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַלְוָאָתוֹ – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאִית לְהוּ דְּרַבִּי יִצְחָק. וְהָכָא – בְּמִשְׁכְּנוֹ בִּשְׁעַת הַלְוָאָתוֹ,Plutôt : lorsqu'il a pris le gage hors du moment de son prêt, tout le monde s'accorde et personne ne diverge : tous admettent l'avis de Rabbi Yits'hak. Et ici, la discussion entre Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva porte sur le cas où il a pris le gage au moment de son prêt,
- וּבְשׁוֹמֵר אֲבֵדָה קָמִיפַּלְגִי; דְּאִיתְּמַר: שׁוֹמֵר אֲבֵדָה – רַבָּה אָמַר: כְּשׁוֹמֵר חִנָּם,et ils divergent au sujet du gardien d'un objet perdu trouvé et non encore rendu. Car il a été dit (par les Amoraïm) : Le gardien d'un objet perdu, Rabba a dit : il est comme un gardien gratuit, dispensé de payer si l'objet est volé ou perdu,
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