Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא – וְתִיפּוֹק לֵיהּ דִּשְׁבוּעָה גַּבֵּי מַלְוֶה!Guemara : À quel cas se rapporte la dernière phrase de la Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi), selon laquelle c'est le créancier qui jure ? Si l'on dit : à la fin de la Michna, où le débiteur prétend que le gage valait plus que le prêt, déduis-le simplement du fait que le serment incombe de toute façon au prêteur, qui y est le défendeur !
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אַרֵישָׁא. וְכֵן אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר רַב: אַרֵישָׁא. וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַרֵישָׁא.Chmouel a dit : À la première partie. Et de même Rabbi 'Hiya bar Rav a dit : À la première partie. Et de même Rabbi Yo'hanan a dit : À la première partie.
- מַאי רֵישָׁא? סֵיפָא דְּרֵישָׁא: ״סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו וְשֶׁקֶל הָיָה שָׁוֶה״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא כִּי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו וּשְׁלֹשָׁה דִּינָרִין הָיָה שָׁוֶה״ – חַיָּיב. דִּשְׁבוּעָה גַּבֵּי לֹוֶה הִיא, וְשַׁקְלוּהָ רַבָּנַן מִלֹּוֶה וְשַׁדְיוּהָ אַמַּלְוֶה.Quelle est cette première partie ? La fin de la première partie : « Je t'ai prêté un séla (pièce de quatre dinars) dessus et il valait un chékel (un demi-séla) », et l'autre dit : « Non, mais tu m'as prêté un séla dessus et il valait trois dinars » : il est obligé. Car le serment incombe à l'emprunteur, qui a fait un aveu partiel, et nos Maîtres l'ont retiré de l'emprunteur et l'ont imposé au prêteur.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמַר רַב אָשֵׁי דְּקַיְימָא לַן זֶה נִשְׁבָּע שֶׁאֵינָהּ בִּרְשׁוּתוֹ וְזֶה נִשְׁבָּע כַּמָּה שָׁוֶה – הָכִי קָאָמַר: מִי נִשְׁבָּע תְּחִלָּה? מִי שֶׁהַפִּקָּדוֹן אֶצְלוֹ. שֶׁמָּא יִשָּׁבַע זֶה, וְיוֹצִיא הַלָּה אֶת הַפִּקָּדוֹן.Et maintenant que Rav Achi a dit que nous tenons que celui-ci jure que le gage n'est pas en sa possession, et que celui-là jure combien il valait, voici ce qu'elle veut dire : Qui jure en premier ? Celui chez qui se trouvait le dépôt. De peur que celui-ci ne jure, et que l'autre ne produise le dépôt.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: הַאי מַאן דְּאוֹזְפֵיהּ אַלְפָּא זוּזֵי לְחַבְרֵיהּ, וּמַשְׁכֵּן לֵיהּ קַתָּא דְּמַגָּלָא; אֲבַד קַתָּא דְּמַגָּלָא – אֲבַד אַלְפָּא זוּזֵי. אֲבָל תַּרְתֵּי קַתָּאתֵי – לָא.Chmouel a dit : Celui qui a prêté mille zouz (dinars) à son prochain, et a reçu en gage le manche d'une faucille : si le manche de la faucille est perdu, il a perdu les mille zouz. Mais pour deux manches, non.
- וְרַב נַחְמָן אָמַר: אֲפִילּוּ תַּרְתֵּי קַתָּאתֵי: אֲבַד חֲדָא – אֲבַד חֲמֵשׁ מְאָה, אֲבַד אִידַּךְ – אֲבַד כּוּלֵּיהּ. אֲבָל קַתָּא וּנְסָכָא – לָא. נְהַרְדָּעֵי אָמְרִי: אֲפִילּוּ קַתָּא וּנְסָכָא: אֲבַד נְסָכָא – אֲבַד פַּלְגָא, אֲבַד קַתָּא – אֲבַד כּוּלֵּיהּ.Et Rav Na'hman a dit : Même pour deux manches : s'il en a perdu un, il a perdu cinq cents ; s'il a perdu l'autre, il a tout perdu. Mais pour un manche et un lingot d'argent, non. Les Sages de Nehardéa disent : Même pour un manche et un lingot : s'il a perdu le lingot, il a perdu la moitié ; s'il a perdu le manche, il a tout perdu.
- תְּנַן: ״סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו וְשֶׁקֶל הָיָה שָׁוֶה״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו וּשְׁלֹשָׁה דִּינָרִין הָיָה שָׁוֶה״ – חַיָּיב. לֵימָא לֵיהּ: ״הָא קַבֵּילְתֵּיהּ״!La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) objecte à Chmouel : Nous avons appris : « Je t'ai prêté un séla dessus et il valait un chékel », et l'autre dit : « Non, mais tu m'as prêté un séla dessus et il valait trois dinars » : il est obligé. Qu'il lui dise : « Tu l'as déjà reçu ! »
- מַתְנִיתִין בִּדְפָרֵישׁ, שְׁמוּאֵל בִּדְלָא פָּרֵישׁ.Elle répond : La Michna concerne le cas où il a explicité qu'il ne prenait le gage que pour sa valeur ; Chmouel, le cas où il n'a pas explicité.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ עַל הַמַּשְׁכּוֹן וְאָבַד הַמַּשְׁכּוֹן – יִשָּׁבַע וְיִטּוֹל אֶת מְעוֹתָיו. דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, יָכוֹל הוּא שֶׁיֹּאמַר לוֹ: כְּלוּם הִלְוִיתַנִי – אֶלָּא עַל הַמַּשְׁכּוֹן; אָבַד הַמַּשְׁכּוֹן, אָבְדוּ מְעוֹתֶיךָ.Dirons-nous que c'est comme une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Celui qui prête à son prochain sur gage, et le gage s'est perdu : il jurera et prendra son argent ; telles sont les paroles de Rabbi Eliézer. Rabbi Akiva dit : Il peut lui dire : « Ne m'as-tu pas prêté uniquement sur le gage ? Le gage est perdu, ton argent est perdu. »
- אֲבָל הַמַּלְוֶה אֶלֶף זוּז בִּשְׁטָר, וְהִנִּיחַ מַשְׁכּוֹן בְּיָדוֹ – דִּבְרֵי הַכֹּל: אָבַד הַמַּשְׁכּוֹן אָבְדוּ מְעוֹתָיו.Mais celui qui prête mille zouz par acte, et a laissé un gage entre ses mains, de l'avis de tous : si le gage est perdu, son argent est perdu.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּשָׁוֵי שִׁיעוּר זוּזֵי –La Guemara demande : Dans quel cas ? Si le gage valait le montant de l'argent prêté,
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