Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״כִּי יִתֵּן אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ״ – כְּלָל, ״כֶּסֶף אוֹ כֵּלִים״ – פְּרָט, ״לִשְׁמֹר״ – חָזַר וְכָלַל. כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל – אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט; מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ – דָּבָר הַמִּטַּלְטֵל וְגוּפוֹ מָמוֹן, אַף כׇּל דָּבָר הַמִּטַּלְטֵל וְגוּפוֹ מָמוֹן.« Si un homme donne à son prochain » (Exode 22, 6) est une règle générale ; « de l'argent ou des objets » est un détail ; « à garder » : il a repris la règle générale. Règle générale, détail, règle générale : tu ne déduis que ce qui ressemble au détail. De même que le détail mentionné est un bien mobilier dont la substance même a une valeur monétaire, de même tout bien mobilier dont la substance même a une valeur monétaire.
- יָצְאוּ קַרְקָעוֹת – שֶׁאֵין מְטַלְטְלִין; יָצְאוּ עֲבָדִים – שֶׁהוּקְּשׁוּ לְקַרְקָעוֹת; יָצְאוּ שְׁטָרוֹת – שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁמִּטַּלְטְלִין, אֵין גּוּפָן מָמוֹן; הֶקְדֵּשׁ – ״רֵעֵהוּ״ כְּתִיב.Sont exclus les terrains, qui ne sont pas mobiliers ; sont exclus les esclaves, qui sont comparés aux terrains ; sont exclus les actes qui, bien que mobiliers, n'ont pas de valeur monétaire par leur substance ; quant au hékdèch (trésor du Temple, biens consacrés), il est écrit : « son prochain ».
- נוֹשֵׂא שָׂכָר אֵינוֹ מְשַׁלֵּם. מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״כִּי יִתֵּן אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ״ – כְּלָל, ״חֲמוֹר אוֹ שׁוֹר אוֹ שֶׂה״ – פְּרָט, ״וְכׇל בְּהֵמָה לִשְׁמֹר״ – חָזַר וְכָלַל. כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל כּוּ׳, עַד הֶקְדֵּשׁ – ״רֵעֵהוּ״ כְּתִיב.La Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : « Le gardien salarié ne paie pas. » D'où le savons-nous ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Si un homme donne à son prochain » (Exode 22, 9) est une règle générale ; « un âne, un bœuf ou un agneau » est un détail ; « ou toute bête à garder » : il a repris la règle générale. Règle générale, détail, règle générale, etc., comme ci-dessus, jusqu'à : quant au hékdèch, il est écrit : « son prochain ».
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יֵשׁ דְּבָרִים שֶׁהֵן כְּקַרְקַע וְאֵינָן כְּקַרְקַע כּוּ׳. מִכְּלָל דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: כׇּל הַמְחוּבָּר לַקַּרְקַע אֵינוֹ כְּקַרְקַע?! אַדְּמִיפַּלְגִי בִּטְעוּנוֹת, לִיפַּלְגִי בִּסְרוּקוֹת!« Rabbi Méïr dit : Il y a des choses qui sont comme la terre et ne sont pas comme la terre », etc. La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) demande : Peut-on en déduire que Rabbi Méïr pense que tout ce qui est attaché à la terre n'est pas comme la terre ?! Au lieu de diverger sur des ceps chargés, qu'ils divergent sur des ceps dépouillés de leurs fruits !
- (אֶלָּא) אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: הָכָא בַּעֲנָבִים עוֹמְדוֹת לְהִבָּצֵר קָמִיפַּלְגִי; דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: כִּבְצוּרוֹת דָּמְיָין, וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא כִּבְצוּרוֹת דָּמְיָין.(Plutôt,) Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Ici, c'est sur des raisins prêts à être vendangés qu'ils divergent ; car Rabbi Méïr pense : Ils sont semblables à des raisins vendangés, et les Sages pensent : Ils ne sont pas semblables à des raisins vendangés.
- אֵין נִשְׁבָּעִין אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל כּוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דַּאֲמַר לֵיהּ ״בַּיִת״ סְתָם, אֲבָל אֲמַר לֵיהּ ״בַּיִת זֶה מָלֵא״ – יְדִיעָא טַעַנְתֵּיהּ.« On ne prête serment que sur ce qui se détermine par mesure et par poids », etc. Abayé a dit : On ne l'a enseigné que lorsqu'il lui a dit « une maison » sans préciser ; mais s'il lui a dit « cette maison pleine », sa réclamation est connue et définie, et le défendeur doit jurer.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי סֵיפָא: זֶה אוֹמֵר ״עַד הַזִּיז״ וְזֶה אוֹמֵר ״עַד הַחַלּוֹן״ – חַיָּיב; לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּ״בַיִת מָלֵא״, אֲבָל ״בַּיִת זֶה מָלֵא״ – חַיָּיב!Rava lui a dit : S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner à la fin : « Si l'un dit : Jusqu'à la saillie, et l'autre dit : Jusqu'à la fenêtre, il est obligé », qu'il distingue et enseigne dans le cas lui-même : En quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Pour « une maison pleine » ; mais pour « cette maison pleine », il est obligé !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּטְעָנֶנּוּ בְּדָבָר שֶׁבְּמִדָּה שֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן, וְיוֹדֶה לוֹ בְּדָבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן.Plutôt, Rava a dit : Il n'est jamais obligé au serment tant qu'il ne lui réclame pas une chose déterminée par mesure, poids ou nombre, et qu'il ne lui reconnaît pas une chose déterminée par mesure, poids ou nombre.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרָבָא: ״כּוֹר תְּבוּאָה לִי בְּיָדְךָ״, וְהַלָּה אוֹמֵר ״אֵין לְךָ בְּיָדִי״ – פָּטוּר. ״מְנוֹרָה גְּדוֹלָה יֵשׁ לִי בְּיָדְךָ״, ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא מְנוֹרָה קְטַנָּה״ – פָּטוּר. ״אֲזוֹרָה גְּדוֹלָה יֵשׁ לִי בְּיָדְךָ״, ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא אֲזוֹרָה קְטַנָּה״ – פָּטוּר.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rava : « J'ai un kor (mesure de capacité) de céréales chez toi », et l'autre dit : « Tu n'as rien chez moi » : il est exempt. « J'ai un grand chandelier chez toi » ; « Tu n'as chez moi qu'un petit chandelier » : il est exempt. « J'ai une grande ceinture chez toi » ; « Tu n'as chez moi qu'une petite ceinture » : il est exempt.
- אֲבָל אָמַר לוֹ: ״כּוֹר תְּבוּאָה יֵשׁ לִי בְּיָדְךָ״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא לֶתֶךְ״ – חַיָּיב. ״מְנוֹרָה בַּת עֶשֶׂר לִיטְרִין יֵשׁ לִי בְּיָדְךָ״, ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא בַּת חָמֵשׁ לִיטְרִין״ – חַיָּיב.Mais s'il lui a dit : « J'ai un kor de céréales chez toi », et que l'autre dit : « Tu n'as chez moi qu'un lètekh (demi-kor) », il est obligé. « J'ai un chandelier de dix litra chez toi » ; « Tu n'as chez moi qu'un chandelier de cinq litra » : il est obligé.
- כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּטְעָנֶנּוּ בְּדָבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן, וְיוֹדֶה לוֹ בְּדָבָר שֶׁבְּמִדָּה וְשֶׁבְּמִשְׁקָל וְשֶׁבְּמִנְיָן.La règle générale de la chose : Il n'est jamais obligé tant qu'il ne lui réclame pas une chose déterminée par mesure, par poids ou par nombre, et qu'il ne lui reconnaît pas une chose déterminée par mesure, par poids ou par nombre.
- ״כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לָאו לְאֵתוֹיֵי ״בַּיִת זֶה מָלֵא״?« La règle générale de la chose » : pour inclure quoi ? N'est-ce pas pour inclure « cette maison pleine » ?
- וּמַאי שְׁנָא מְנוֹרָה גְּדוֹלָה וּמְנוֹרָה קְטַנָּה? מַה שֶּׁטְּעָנוֹ לֹא הוֹדָה לוֹ, וּמַה שֶּׁהוֹדָה לוֹ לֹא טְעָנוֹ! אִי הָכִי, בַּת עֶשֶׂר בַּת חָמֵשׁ נָמֵי – מַה שֶּׁטְּעָנוֹ לֹא הוֹדָה לוֹ, וּמַה שֶּׁהוֹדָה לוֹ לֹא טְעָנוֹ!La Guemara analyse la baraïta : Et en quoi le cas du grand chandelier et du petit chandelier est-il différent ? Ce qu'il lui a réclamé, il ne l'a pas reconnu, et ce qu'il a reconnu, il ne le lui a pas réclamé ! S'il en est ainsi, pour le chandelier de dix et celui de cinq, de même : ce qu'il lui a réclamé, il ne l'a pas reconnu, et ce qu'il a reconnu, il ne le lui a pas réclamé !
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: הָכָא בִּמְנוֹרָה שֶׁל חֻלְיוֹת עָסְקִינַן, דְּקָא מוֹדֶה לֵיהּ מִינַּהּ.Rabbi Chmouel bar Rav Yits'hak a dit : Ici, nous traitons d'un chandelier à segments démontables, de sorte qu'il lui en reconnaît une partie.
- אִי הָכִי, אֲזוֹרָה נָמֵי נִיתְנֵי – וְלוֹקְמֵי בִּדְלַיְיפִי! אֶלָּא דְּלַיְיפִי לָא קָתָנֵי; הָכָא נָמֵי – בְּשֶׁל חֻלְיוֹת לָא קָתָנֵי!S'il en est ainsi, qu'elle enseigne aussi le cas d'une ceinture, et qu'on l'établisse pour une ceinture faite de morceaux joints ! Plutôt, elle n'enseigne pas le cas de morceaux joints ; ici aussi, elle n'enseigne pas le cas d'un chandelier à segments !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: שָׁאנֵי מְנוֹרָה, הוֹאִיל וְיָכוֹל לְגוֹרְרָהּ וּלְהַעֲמִידָהּ עַל חָמֵשׁ לִיטְרִין.Plutôt, Rabbi Abba bar Mémel a dit : Le chandelier est différent, car on peut le gratter et le réduire à cinq litra.
- מַתְנִי׳ הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ עַל הַמַּשְׁכּוֹן וְאָבַד הַמַּשְׁכּוֹן, אָמַר לוֹ: ״סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו וְשֶׁקֶל הָיָה שָׁוֶה״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא כִּי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו וְסֶלַע הָיָה שָׁוֶה״ – פָּטוּר.Michna : Celui qui prête à son prochain sur gage, et le gage s'est perdu chez le créancier. Il lui dit : « Je t'ai prêté un séla (pièce de quatre dinars) dessus, et il valait un chékel (un demi-séla) », et l'autre dit : « Non, mais tu m'as prêté un séla dessus et il valait un séla » : il est exempt.
- ״סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו, וְשֶׁקֶל הָיָה שָׁוֶה״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו, וּשְׁלֹשָׁה דִּינָרִים הָיָה שָׁוֶה״ – חַיָּיב.« Je t'ai prêté un séla dessus et il valait un chékel », et l'autre dit : « Non, mais tu m'as prêté un séla dessus et il valait trois dinars » : il est obligé au serment, car il s'agit d'un aveu partiel.
- ״סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו וּשְׁתַּיִם הָיָה שָׁוֶה״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו וְסֶלַע הָיָה שָׁוֶה״ – פָּטוּר. ״סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו וּשְׁתַּיִם הָיָה שָׁוֶה״, וְהַלָּה אוֹמֵר: ״לֹא כִי, אֶלָּא סֶלַע הִלְוִיתִיךָ עָלָיו וַחֲמִשָּׁה דִּינָרִים הָיָה שָׁוֶה״ – חַיָּיב.« Tu m'as prêté un séla dessus et il en valait deux », et l'autre dit : « Non, mais je t'ai prêté un séla dessus et il valait un séla » : il est exempt. « Tu m'as prêté un séla dessus et il en valait deux », et l'autre dit : « Non, mais je t'ai prêté un séla dessus et il valait cinq dinars » : il est obligé.
- וּמִי נִשְׁבָּע? מִי שֶׁהַפִּקָּדוֹן אֶצְלוֹ. שֶׁמָּא יִשָּׁבַע זֶה, וְיוֹצִיא הַלָּה אֶת הַפִּקָּדוֹן.Et qui jure ? Celui chez qui se trouvait le dépôt, c'est-à-dire le créancier. De peur que celui-ci ne jure, et que l'autre ne produise le dépôt.
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