Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא – הָכָא הוּא דְּאִיכָּא דְּרָרָא דְמָמוֹנָא, אֲבָל הָתָם דְּלֵיכָּא דְּרָרָא דְמָמוֹנָא – לָא.Et celui qui l'enseigne sur la dernière partie pense : c'est ici qu'il y a une implication financière (derara demamona : le défendeur reconnaît un lien d'argent), mais là, où il n'y a pas d'implication financière, non, on ne fait pas prêter serment.
- מַאי אִיכָּא בֵּין שְׁבוּעָה דְּאוֹרָיְיתָא לִשְׁבוּעָה דְּרַבָּנַן? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ מֵיפָךְ שְׁבוּעָה – בִּדְאוֹרָיְיתָא לָא מַפְּכִינַן שְׁבוּעָה, בִּדְרַבָּנַן מַפְּכִינַן.Quelle différence y a-t-il entre un serment de la Torah et un serment rabbinique ? La différence entre eux est le renversement du serment : si le défendeur dit au demandeur : « Jure et prends », pour un serment de la Torah nous ne renversons pas le serment, pour un serment rabbinique nous le renversons.
- וּלְמָר בַּר רַב אָשֵׁי, דְּאָמַר בִּדְאוֹרָיְיתָא נָמֵי מַפְּכִינַן שְׁבוּעָה – מַאי אִיכָּא בֵּין דְּאוֹרָיְיתָא לִדְרַבָּנַן? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ מֵיחַת לְנִכְסֵיהּ – בִּדְאוֹרָיְיתָא נָחֲתִינַן לְנִכְסֵיהּ, בִּדְרַבָּנַן לָא נָחֲתִינַן לְנִכְסֵיהּ.Et selon Mar bar Rav Achi, qui dit que pour un serment de la Torah aussi nous renversons le serment, quelle différence y a-t-il entre celui de la Torah et le rabbinique ? La différence entre eux est le fait de descendre dans ses biens : s'il refuse de jurer, pour celui de la Torah nous descendons dans ses biens, pour le rabbinique nous ne descendons pas dans ses biens.
- וּלְרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר בִּדְרַבָּנַן נָמֵי נָחֲתִינַן לְנִכְסֵיהּ?Et selon Rabbi Yossé, qui dit que pour le rabbinique aussi nous descendons dans ses biens ?
- דִּתְנַן: מְצִיאַת חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, יֵשׁ בָּהֶם גָּזֵל מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גָּזֵל גָּמוּר. וְאָמַר רַב חִסְדָּא: גָּזֵל גָּמוּר – מִדִּבְרֵיהֶם. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְהוֹצִיאוֹ בְּדַיָּינִין. מַאי אִיכָּא בֵּין דְּאוֹרָיְיתָא לִדְרַבָּנַן?Car nous avons appris (Michna Guittin 59b) : la trouvaille d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur – la prendre constitue un vol à cause des voies de la paix ; Rabbi Yossé dit : c'est un vol véritable. Et Rav 'Hisda a dit : un vol véritable d'après leurs paroles (d'ordre rabbinique). Quelle est la conséquence ? De la lui reprendre par les juges. Selon lui donc, quelle différence y a-t-il entre celui de la Torah et le rabbinique ?
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה; בִּדְאוֹרָיְיתָא – שֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה, אָפְכִינַן לֵיהּ שְׁבוּעָה (וְשָׂמוּ) אַאִידַּךְ; בִּדְרַבָּנַן – תַּקַּנְתָּא הִיא, וְתַקַּנְתָּא לְתַקַּנְתָּא לָא עָבְדִינַן.La différence entre eux est le cas où celui qui lui fait face est suspect en matière de serment : pour celui de la Torah, si celui qui lui fait face est suspect en matière de serment, nous renversons le serment et le plaçons sur l'autre (le demandeur jure et prend) ; pour le rabbinique, c'est une institution, et nous ne faisons pas d'institution pour une institution.
- וּלְרַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמְרוּ בִּדְרַבָּנַן לָא נָחֲתִינַן לְנִכְסֵיהּ – מַאי עָבְדִינַן לֵיהּ? מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ.Et selon les Sages qui divergent de Rabbi Yossé, qui disent que pour le rabbinique nous ne descendons pas dans ses biens, que lui faisons-nous, s'il refuse de jurer ? Nous le mettons au ban.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הַאי נָקְטֵיהּ בְּכוּבְסֵיהּ דְּנִשְׁבְּקֵיהּ לִגְלִימֵיהּ הוּא! אֶלָּא מַאי עָבְדִינַן לֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ עַד דְּמָטֵי זְמַן נִגְדֵּיהּ, וְנָגְדִינַן לֵיהּ וְשָׁבְקִינַן לֵיהּ.Ravina a dit à Rav Achi : c'est le saisir par ses testicules pour qu'il abandonne son manteau ! Une telle contrainte équivaut à descendre dans ses biens. Alors que lui faisons-nous ? Il lui a dit : nous le mettons au ban jusqu'à ce qu'arrive le moment de le flageller (au bout de trente jours), puis nous le flagellons et nous le laissons.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַאי מַאן דְּאַפֵּיק שְׁטָרָא עַל חַבְרֵיהּ, וְאָמַר לֵיהּ: שְׁטָרָא פְּרִיעַ הוּא – אָמְרִינַן לֵיהּ: לָאו כֹּל כְּמִינָּךְ, זִיל שַׁלֵּים. וְאִם אָמַר: לִשְׁתְּבַע לִי, אָמְרִינַן לֵיהּ: אִשְׁתְּבַע לֵיהּ.Rav Pappa a dit : celui qui produit un acte contre son prochain, et que celui-ci lui dit : « L'acte est acquitté », nous lui disons : « Cela n'est pas en ton pouvoir, va payer. » Et s'il dit : « Qu'il me jure que je ne l'ai pas remboursé », nous disons au créancier : « Jure-lui. »
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וּמָה בֵּין זֶה לְפוֹגֵם אֶת שְׁטָרוֹ?Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : quelle différence entre celui-ci et celui qui entame sa créance ? (Celui qui reconnaît un paiement partiel ne perçoit le reste qu'avec un serment : pourquoi serait-il traité comme celui qui n'a rien reconnu ?)
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם, אַף עַל גַּב דְּלָא טָעֵין אִיהוּ – טָעֲנִינַן לֵיהּ אֲנַן; הָכָא, אָמְרִינַן לֵיהּ: זִיל שַׁלֵּים לֵיהּ, וְאִי טָעֵין וְאָמַר אִשְׁתְּבַע לִי – אָמְרִינַן לֵיהּ: זִיל אִשְׁתְּבַע לֵיהּ. וְאִי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן הוּא – לָא מַשְׁבְּעִינַן לֵיהּ.Il lui a dit : là, même s'il ne le réclame pas lui-même, c'est nous qui le réclamons pour lui ; ici, nous lui disons : « Va le payer », et s'il réclame en disant : « Qu'il me jure », nous lui disons : « Va, jure-lui. » Et si c'est un jeune érudit, nous ne lui faisons pas prêter serment.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן מַשְׁלַח גְּלִימָא דְּאִינָשֵׁי?! אֶלָּא לָא מִזְדַּקְקִינַן לֵיהּ לְדִינֵיהּ.Rav Yeimar a dit à Rav Achi : un jeune érudit dépouillerait-il les gens de leur manteau ? Plutôt, nous ne nous occupons pas de son affaire.
- ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״ כּוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ בְּעֵדִים – צָרִיךְ לְפוֹרְעוֹ בְּעֵדִים. כִּי אַמְרִיתַהּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר לִי, יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: ״פְּרַעְתִּיךָ בִּפְנֵי פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי, וְהָלְכוּ לָהֶם לִמְדִינַת הַיָּם״.« J'ai cent dinars en ta possession », etc. Rav Yehouda a dit que Rav Assi a dit : celui qui prête à son prochain devant témoins, celui-ci doit le rembourser devant témoins. Rav Yehouda poursuit : quand je l'ai dit devant Chmouel, il m'a dit : il peut lui dire : « Je t'ai remboursé devant Untel et Untel, et ils sont partis outre-mer. »
- תְּנַן: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״, אָמַר לוֹ ״הֵן״; לְמָחָר אָמַר לוֹ: ״תְּנֵהוּ לִי״, ״נְתַתִּיו לָךְ״ – פָּטוּר. וְהָא הָכָא, כֵּיוָן דְּתַבְעֵיהּ בְּעֵדִים – כְּמַאן דְּאוֹזְפֵיהּ בְּעֵדִים דָּמֵי, וְקָתָנֵי פָּטוּר!Nous avons appris : « J'ai cent dinars en ta possession », il lui a dit : « Oui » ; le lendemain il lui a dit : « Donne-les-moi », « Je te les ai donnés », il est pattour (exempt). Or ici, puisqu'il lui a réclamé devant témoins, c'est comme s'il lui avait prêté devant témoins, et elle enseigne qu'il est exempt !
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