Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תֵּדַע, דְּקָא תָנֵי סֵיפָא: ״דִּינַר זָהָב לִי בְּיָדֶךָ״, ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא דִּינָר כֶּסֶף וּטְרֵיסִית וּפוּנְדְּיוֹן וּפְרוּטָה״ – חַיָּיב, שֶׁהַכֹּל מִין מַטְבֵּעַ [אַחַת] הֵן. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא שָׁוֶה – מִשּׁוּם הָכִי חַיָּיב; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דַּוְקָא – אַמַּאי חַיָּיב?Sache que la Michna (enseignement des Tannaïm) parle bien de la valeur, comme le soutient Rav, car elle enseigne dans sa dernière partie : si le demandeur dit : « J'ai un dinar d'or en ta possession », et que le défendeur répond : « Tu n'as en ma possession qu'un dinar d'argent, ou une térissit, ou un pondion, ou une perouta » (pièces de valeur décroissante), il est 'hayav (passible) du serment, car tous sont une seule espèce de monnaie. Si tu dis, certes, que la réclamation porte sur la valeur du dinar, c'est pour cela qu'il est passible, puisqu'il a reconnu une partie de cette valeur ; mais si tu dis que la réclamation porte précisément sur la pièce nommée, pourquoi est-il passible ? On lui a réclamé de l'or et il a reconnu de l'argent ou du cuivre !
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בְּשֶׁטְּעָנוֹ בְּדִינָר מַטְבְּעוֹת, וְקָא מַשְׁמַע לַן דִּפְרוּטָה בִּכְלַל מַטְבֵּעַ אִיתָא. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: שֶׁהַכֹּל מִין מַטְבֵּעַ אַחַת.La Guemara rejette cette preuve : Rabbi Élazar a dit : la Michna traite du cas où il lui a réclamé un dinar en pièces, c'est-à-dire des pièces de monnaie, et non un poids de métal, et elle nous enseigne que la perouta est incluse dans la catégorie de pièce de monnaie. C'est aussi ce qu'on déduit du texte, puisqu'elle enseigne : car tous sont une seule espèce de monnaie.
- וְרַב – שֶׁהַכֹּל דִּין מַטְבֵּעַ אַחַת.Et Rav, qui comprend que la réclamation porte sur la valeur, comment explique-t-il cette expression ? Il comprend : car toutes ces pièces sont soumises à une seule règle de monnaie (din, et non min, « espèce »).
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר – לֵימָא מִדְּסֵיפָא כִּשְׁמוּאֵל מְתָרֵץ, רֵישָׁא נָמֵי כִּשְׁמוּאֵל סְבִירָא לֵיהּ?Et Rabbi Élazar : dirons-nous que, puisqu'il explique la dernière partie de la Michna selon Chmouel (la réclamation porte sur l'objet précis), il pense aussi, pour la première partie, comme Chmouel ?
- לָא; סֵיפָא דַּוְקָא, דְּקָתָנֵי ״שֶׁהַכֹּל מִין מַטְבֵּעַ אַחַת״; וְרֵישָׁא – כְּרַב אוֹ כִּשְׁמוּאֵל.Non : la dernière partie s'entend précisément de l'objet nommé, puisqu'elle enseigne : « car tous sont une seule espèce de monnaie » ; mais la première partie peut se comprendre selon Rav ou selon Chmouel.
- תָּא שְׁמַע: ״דִּינַר זָהָב זָהוּב לִי בְּיָדֶךָ״, ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא דִּינַר כֶּסֶף״ – חַיָּיב. טַעְמָא דַּאֲמַר לֵיהּ ״זָהָב זָהוּב״, הָא סְתָמָא – שָׁוֶה קָאָמַר לֵיהּ!Viens et entends une preuve (d'une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si le demandeur dit : « J'ai un dinar d'or monnayé en ta possession », et que le défendeur répond : « Tu n'as en ma possession qu'un dinar d'argent », il est passible du serment. La raison est donc qu'il lui a dit « d'or monnayé » ; mais s'il avait parlé sans précision, c'est de la valeur qu'il lui aurait parlé !
- אָמַר רַב אָשֵׁי, הָכִי קָאָמַר: כׇּל הָאוֹמֵר ״דִּינַר זָהָב״, כְּאוֹמֵר ״דִּינַר זָהָב זָהוּב״ דָּמֵי.Rav Achi a dit : voici ce qu'elle veut dire : quiconque dit « un dinar d'or » est considéré comme celui qui dit « un dinar d'or monnayé ».
- תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא לְסַיּוֹעֵיהּ לְרַב: ״סֶלַע לִי בְּיָדֶךָ״, ״אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא סֶלַע חָסֵר שְׁתֵּי כֶּסֶף״ – חַיָּיב, ״חָסֵר מָעָה״ – פָּטוּר.Rabbi 'Hiya a enseigné une baraïta à l'appui de Rav : si le demandeur dit : « J'ai un séla (pièce de quatre dinars) en ta possession », et que le défendeur répond : « Tu n'as en ma possession qu'un séla moins deux ma'a d'argent », il est passible du serment ; s'il répond : « moins un ma'a », il est pattour (exempt). C'est donc bien la dénégation de deux ma'a qui est requise, comme le dit Rav.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּטַעֲנַת מַלְוֶה וְהוֹדָאַת לֹוֶה; אֲבָל טַעֲנַת מַלְוֶה וְהַעֲדָאַת עֵד אֶחָד, אֲפִילּוּ לֹא טְעָנוֹ אֶלָּא בִּפְרוּטָה – חַיָּיב.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit que Chmouel a dit : on n'a enseigné cette exigence d'un minimum de deux ma'a d'argent que dans le cas de la réclamation du prêteur et de l'aveu de l'emprunteur ; mais dans le cas de la réclamation du prêteur et du témoignage d'un seul témoin, même s'il ne lui a réclamé qu'une perouta, il est passible du serment.
- מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״לֹא יָקוּם עֵד אֶחָד בְּאִישׁ לְכׇל עָוֹן וּלְכׇל חַטָּאת״ – לְכׇל עָוֹן וּלְכׇל חַטָּאת הוּא דְּאֵינוֹ קָם, אֲבָל קָם הוּא לִשְׁבוּעָה. וְתַנְיָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁשְּׁנַיִם מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ מָמוֹן, עֵד אֶחָד מְחַיְּיבוֹ שְׁבוּעָה.Quelle est la raison ? Car il est écrit : « Un seul témoin ne se lèvera pas contre un homme pour toute faute et pour tout péché » (Deutéronome 19, 15) : c'est pour toute faute et pour tout péché qu'il ne se lève pas, mais il se lève pour le serment. Et il a été enseigné (dans une baraïta) : en tout lieu où deux témoins le rendent passible d'argent, un seul témoin le rend passible de serment. Or deux témoins le rendent passible même pour une perouta.
- וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: טְעָנוֹ חִטִּין וּשְׂעוֹרִין, וְהוֹדָה לוֹ בְּאֶחָד מֵהֶן – חַיָּיב.Et Rav Na'hman a dit que Chmouel a dit : s'il lui a réclamé du blé et de l'orge, et que l'autre lui a reconnu l'un des deux, il est passible du serment.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יִצְחָק: יִישַׁר, וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן. מִכְּלָל דִּפְלִיג עֲלֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ? אִיכָּא דְּאָמְרִי: מִישְׁהָא הֲוָה שָׁהֵי לֵיהּ וְשָׁתֵיק לֵיהּ, אִיכָּא דְאָמְרִי: מִישְׁתָּא הֲוָה שָׁתֵי לֵיהּ וּשְׁתֵיק לֵיהּ.Rabbi Yits'hak lui a dit : c'est bien dit, et ainsi a dit Rabbi Yo'hanan. La Guemara demande : faut-il en conclure que Rech Lakich est en désaccord avec lui, puisque seul Rabbi Yo'hanan est mentionné ? Certains disent : il s'attardait pour le laisser achever et gardait le silence ; d'autres disent : il était en train de boire et gardait le silence. On ne sait donc pas s'il a contesté.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: טְעָנוֹ חִטִּין וְהוֹדָה לוֹ בִּשְׂעוֹרִין – פָּטוּר. וְרַבָּן גַּמְלִיאֵל מְחַיֵּיב. טַעְמָא דִּטְעָנוֹ חִטִּין וְהוֹדָה לוֹ בִּשְׂעוֹרִין, הָא חִטִּין וּשְׂעוֹרִין וְהוֹדָה לוֹ בְּאֶחָד מֵהֶן – חַיָּיב!Dirons-nous que la Michna le soutient : s'il lui a réclamé du blé et que l'autre lui a reconnu de l'orge, il est exempt, et Rabban Gamliel le rend passible. La raison est donc qu'il lui a réclamé du blé et que l'autre lui a reconnu de l'orge ; mais s'il a réclamé du blé et de l'orge et que l'autre lui a reconnu l'un des deux, il est passible !
- לָא; הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ חִטִּין וּשְׂעוֹרִין נָמֵי פָּטוּר; וְהַאי דְּקָמִיפַּלְגִי בְּחִטִּין – לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל.Non : il en va de même, même s'il a réclamé du blé et de l'orge, il est exempt ; et s'ils divergent sur le seul blé, c'est pour te faire connaître la force de Rabban Gamliel, qui rend passible même dans ce cas.
- תָּא שְׁמַע: טְעָנוֹ כֵּלִים וְקַרְקָעוֹת; הוֹדָה בַּכֵּלִים וְכָפַר בַּקַּרְקָעוֹת, בְּקַרְקָעוֹת וְכָפַר בַּכֵּלִים – פָּטוּר.Viens et entends une preuve : s'il lui a réclamé des objets et des terres, et que l'autre a reconnu les objets et nié les terres, ou reconnu les terres et nié les objets, il est exempt.
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