Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְהוּ: הֵזִיד בִּשְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן וְהִתְרוּ בּוֹ, מַהוּ? כֵּיוָן דְּחִידּוּשׁ הוּא – דִּבְכׇל הַתּוֹרָה לָא אַשְׁכְּחַן מֵזִיד דְּמַיְיתֵי קׇרְבָּן, וְהָכָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן – לָא שְׁנָא אַתְרוֹ בֵּיהּ וְלָא שְׁנָא לָא אַתְרוֹ בֵּיהּ? אוֹ דִּלְמָא, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ; אֲבָל הֵיכָא דְּאַתְרוֹ בֵּיהּ – מִילְקָא לָקֵי, קׇרְבָּן לָא מַיְיתֵי; אוֹ דִלְמָא, הָא וְהָא עָבְדִינַן.à eux : Si quelqu'un a prêté délibérément un serment du dépôt mensonger et qu'on l'a averti au préalable, quelle est la règle ? Puisque c'est une nouveauté – car dans toute la Torah nous ne trouvons pas de pécheur délibéré qui apporte un sacrifice, et ici il apporte un sacrifice –, n'y a-t-il pas de différence, qu'on l'ait averti ou qu'on ne l'ait pas averti ? Ou peut-être cela ne vaut-il que lorsqu'on ne l'a pas averti ; mais lorsqu'on l'a averti, il reçoit les coups de fouet et n'apporte pas de sacrifice ? Ou peut-être appliquons-nous l'un et l'autre ?
- אֲמַרוּ לֵיהּ, תְּנֵינָא: חֲמוּרָה הֵימֶנָּה שְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן, שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת וְעַל שִׁגְגָתָהּ אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים. מִדְּקָאָמַר לֵיהּ עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת – מִכְּלָל דְּאַתְרוֹ בֵּיהּ; וְקָאָמַר מַכּוֹת אִין, קׇרְבָּן לָא.Ils lui ont dit : Nous avons appris (dans une baraïta) : Plus grave que lui, que le serment de témoignage, est le serment du dépôt, car on est passible de coups de fouet pour sa version délibérée et, pour sa version par erreur, d'un acham (sacrifice de culpabilité) valant des chekalim d'argent. Puisqu'il lui dit que pour sa version délibérée il y a des coups de fouet, on en déduit qu'on l'a averti ; et il dit : des coups de fouet, oui, un sacrifice, non.
- וּמַאי חוּמְרָא? דְּנִיחָא לֵיהּ לְאִינִישׁ דְּמַיְיתֵי קׇרְבָּן וְלָא לִילְקֵי.Et quelle est la gravité de cela ? C'est qu'un homme préfère apporter un sacrifice plutôt que de recevoir des coups de fouet.
- אֲמַר לְהוּ רָבָא בַּר אִיתַּי: מַאן תָּנָא זְדוֹן שְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן לֹא נִיתַּן לְכַפָּרָה – רַבִּי שִׁמְעוֹן; אֲבָל לְרַבָּנַן – קׇרְבָּן נָמֵי מַיְיתֵי.Rava bar Itaï leur a dit : Qui est le Tanna selon lequel le serment du dépôt délibéré n'a pas été donné à l'expiation ? Rabbi Chimon ; mais selon les Sages, il apporte aussi un sacrifice.
- אֲמַר לְהוּ רַב כָּהֲנָא: בַּר מִינַּהּ דְּהַהִיא; דַּאֲנָא תָּנֵינָא לַהּ – וְהָכִי תָּנֵינָא לַהּ: אֶחָד זְדוֹנָהּ וְאֶחָד שִׁגְגָתָהּ, אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים. וּמַאי חוּמְרָא? דְּאִילּוּ הָתָם חַטָּאת בַּת דַּנְקָא, וְהָכָא אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים.Rav Kahana leur a dit : Laissez de côté celle-là, car c'est moi qui l'enseigne, et voici comment je l'enseigne : Qu'il soit délibéré ou par erreur, c'est un acham valant des chekalim d'argent. Et quelle est la gravité ? C'est que là-bas, pour le serment de témoignage, il suffit d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) valant un danka (un sixième de dinar), alors qu'ici c'est un acham valant des chekalim d'argent.
- וְלִיגְמַר מִינַּהּ! דִּלְמָא דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ.Qu'il en déduise donc la réponse à sa question ! Peut-être s'agit-il d'un cas où on ne l'a pas averti.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא, תָּא שְׁמַע: אֵין חַיָּיבִין עַל שִׁגְגָתָהּ. מָה הֵן חַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ? אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים. מַאי, לָאו בִּדְאַתְרוֹ בֵּיהּ? הָכָא נָמֵי דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ.Autre version : Viens et entends (une preuve) : On n'est pas passible pour sa version par erreur. De quoi est-on passible pour sa version délibérée ? D'un acham valant des chekalim d'argent. N'est-ce pas un cas où on l'a averti ? Ici aussi, il s'agit d'un cas où on ne l'a pas averti.
- תָּא שְׁמַע: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בְּנָזִיר טָמֵא – שֶׁכֵּן לוֹקֶה; תֹּאמַר בִּשְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן – שֶׁאֵינוֹ לוֹקֶה?! מִדְּקָאָמַר לוֹקֶה – מִכְּלָל דְּאַתְרוֹ בֵּיהּ; וְקָאָמַר תֹּאמַר בִּשְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן שֶׁאֵינוֹ לוֹקֶה – אֲבָל קׇרְבָּן מַיְיתֵי!Viens et entends (une preuve) : Non ; si tu as dit cela du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) devenu impur, car il reçoit des coups de fouet, le diras-tu du serment du dépôt, où l'on ne reçoit pas de coups de fouet ? Puisqu'il dit qu'il reçoit des coups de fouet, on en déduit qu'on l'a averti ; et il dit : Le diras-tu du serment du dépôt, où l'on ne reçoit pas de coups de fouet ? Mais il apporte un sacrifice !
- מַאי אֵינוֹ לוֹקֶה – דְּאֵינוֹ נִפְטָר בְּמַלְקוֹת. מִכְּלָל דְּנָזִיר טָמֵא נִפְטָר בְּמַלְקוֹת?! הָא ״קׇרְבָּן״ כְּתִיב בֵּיהּ! הָתָם דְּמַיְיתֵי קׇרְבָּן כִּי הֵיכִי דְּתֵיחוּל עֲלֵיהּ נְזִירוּת בְּטׇהֳרָה.Que signifie « il ne reçoit pas de coups de fouet » ? Qu'il n'est pas quitte par les coups de fouet seuls. On en déduirait que le nazir impur est quitte par les coups de fouet ? Or, à son sujet, il est écrit « sacrifice » ! Réponse : Là, il apporte un sacrifice afin que le naziréat s'applique à lui en état de pureté, et non pour expier.
- אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַבָּה. אֲמַר לְהוּ: מִכְּלָל דְּכִי לָא אַתְרוֹ בֵּיהּ וְאִיכָּא עֵדִים – מִיחַיַּיב?! כְּפִירַת דְּבָרִים בְּעָלְמָא הוּא! אַלְמָא קָסָבַר רַבָּה: הַכּוֹפֵר בְּמָמוֹן שֶׁיֵּשׁ עָלָיו עֵדִים – פָּטוּר.Les Sages ont dit cela devant Rabba. Il leur a dit : On en déduirait que, lorsqu'on ne l'a pas averti et qu'il y a des témoins, il est passible ? Ce n'est qu'une simple dénégation verbale ! Puisque les témoins l'obligeront à payer, son serment ne change rien. On voit donc que Rabba est d'avis que celui qui nie une somme d'argent attestée par des témoins est exempt du sacrifice.
- אֲמַר לֵיהּ רַב חֲנִינָא לְרַבָּה, תַּנְיָא דִּמְסַיַּיע לָךְ: ״וְכִחֵשׁ בָּהּ״ – פְּרָט לְמוֹדֶה לְאֶחָד מִן הָאַחִין אוֹ לְאֶחָד מִן הַשּׁוּתָּפִין. ״וְנִשְׁבַּע עַל שָׁקֶר״ – פְּרָט לְלֹוֶה בִּשְׁטָר וּלְלֹוֶה בְּעֵדִים.Rav 'Hanina a dit à Rabba : Une baraïta t'appuie : « Et il aura menti à ce sujet » (Lévitique 5, 22) exclut celui qui avoue à l'un des frères ou à l'un des associés. « Et il aura juré faussement » (ibid.) exclut celui qui emprunte par un acte et celui qui emprunte devant témoins.
- אֲמַר לֵיהּ: אִי מִשּׁוּם הָא – לָא תְּסַיְּיעַן; בְּאוֹמֵר ״לָוִיתִי, וְלֹא לָוִיתִי בְּעֵדִים״, ״לָוִיתִי, וְלֹא לָוִיתִי בִּשְׁטָר״.Il lui a dit : Si c'est à cause de cela, tu ne m'appuies pas : il s'agit de celui qui dit : « J'ai emprunté, mais je n'ai pas emprunté devant témoins », ou « J'ai emprunté, mais je n'ai pas emprunté par un acte ».
- מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי ״וְכִחֵשׁ בָּהּ״ – פְּרָט לְמוֹדֶה לְאֶחָד מִן הָאַחִין אוֹ לְאֶחָד מִן הַשּׁוּתָּפִין. הַאי לְאֶחָד מִן הָאַחִין הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּאוֹדִי לֵיהּ בְּפַלְגָא דִּידֵיהּ – הָא אִיכָּא כְּפִירָה דְּאִידַּךְ! אֶלָּא לָאו דְּאָמְרִי לֵיהּ: מִתַּרְוֵינַן יְזַפְתְּ; וַאֲמַר לְהוּ: לָא, מֵחַד מִינַּיְיכוּ יְזַפִי – דְּהָוְיָא לֵיהּ כְּפִירַת דְּבָרִים בְּעָלְמָא? וּמִדְּרֵישָׁא כְּפִירַת דְּבָרִים – סֵיפָא נָמֵי כְּפִירַת דְּבָרִים.D'où le sais-tu ? De ce qu'il enseigne : « Et il aura menti à ce sujet » exclut celui qui avoue à l'un des frères ou à l'un des associés. Dans quel cas « à l'un des frères » ? Si l'on dit qu'il lui a avoué sa propre moitié, il reste la dénégation envers l'autre ! Ne s'agit-il pas plutôt de ce cas : ils lui ont dit : « Tu as emprunté à nous deux », et il leur a dit : « Non, j'ai emprunté à l'un de vous », ce qui est une simple dénégation verbale ? Et puisque le début de la baraïta traite d'une dénégation verbale, la fin aussi traite d'une dénégation verbale.
- (סִימָן – חוֹבָה; כִּיתּוֹת; דְּבַעַל הַבַּיִת; חוֹמֶר; נְזִירָא) תָּא שְׁמַע: אֵינוֹ חַיָּיב עַל שִׁגְגָתָהּ. וּמַהוּ חַיָּיב עַל זְדוֹנָהּ? אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים. מַאי, לָאו זְדוֹן עֵדִים? לָא, זְדוֹן עַצְמוֹ.(Moyen mnémotechnique : Obligation ; groupes ; du maître de maison ; gravité ; nazir.) Viens et entends (une preuve) : On n'est pas passible pour sa version par erreur. Et de quoi est-on passible pour sa version délibérée ? D'un acham valant des chekalim d'argent. N'est-ce pas un cas de délibération établie par des témoins ? Non, c'est sa propre délibération, qu'il avoue lui-même.
- תָּא שְׁמַע: הָיוּ שְׁתֵּי כִּתֵּי עֵדִים, כָּפְרָה הָרִאשׁוֹנָה וְאַחַר כָּךְ כָּפְרָה הַשְּׁנִיָּה – שְׁתֵּיהֶן חַיָּיבוֹת, מִפְּנֵי שֶׁיְּכוֹלָה עֵדוּת לְהִתְקַיֵּים בִּשְׁתֵּיהֶן. בִּשְׁלָמָא שְׁנִיָּה תִּחַיַּיב – דְּהָא כָּפְרָה לָהּ כַּת רִאשׁוֹנָה; אֶלָּא רִאשׁוֹנָה אַמַּאי מִיחַיְּיבָא?Viens et entends (une preuve) : S'il y avait deux groupes de témoins, que le premier a nié et qu'ensuite le second a nié, tous deux sont passibles, parce que le témoignage peut s'établir par l'un comme par l'autre. Certes, que le second soit passible, c'est compréhensible, puisque le premier groupe a déjà nié ; mais pourquoi le premier est-il passible ?
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