Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמִנַּיִן לַעֲשׂוֹת אָלָה שֶׁאֵין עִמָּהּ שְׁבוּעָה כְּאָלָה שֶׁיֵּשׁ עִמָּהּ שְׁבוּעָה, וּשְׁבוּעָה שֶׁאֵין עִמָּהּ אָלָה כִּשְׁבוּעָה שֶׁיֵּשׁ עִמָּהּ אָלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְשָׁמְעָה קוֹל אָלָה״ – וְשָׁמְעָה אָלָה, וְשָׁמְעָה קוֹל.Et d'où déduit-on qu'il faut traiter une ala (imprécation) qui n'est pas accompagnée du mot « serment » comme une ala qui est accompagnée du mot « serment », et un serment qui n'est pas accompagné du mot ala comme un serment qui est accompagné du mot ala ? Le verset dit : « Et il entend la voix d'une ala » (Lévitique 5, 1). L'expression « la voix » est superflue, et on l'interprète ainsi : et il a entendu une ala, et il a entendu une voix, c'est-à-dire un simple serment.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מִנַּיִן לְ״אָלָה״ שֶׁהִיא שְׁבוּעָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּבֵא אֹתוֹ בְּאָלָה וְגוֹ׳״; וּכְתִיב: ״וְגַם בַּמֶּלֶךְ נְבוּכַדְנֶצַּר מָרָד אֲשֶׁר הִשְׁבִּיעוֹ בֵּאלֹהִים״.Rabbi Abahou a dit : D'où sait-on que l'ala est un serment ? Comme il est dit : « Et il l'a fait entrer dans une ala, etc. » (Ézéchiel 17, 13) ; et il est écrit à propos de Tsidkiyahou, le descendant royal dont parle ce verset : « Et il s'est aussi révolté contre le roi Nevoukhadnetsar, qui l'avait fait jurer par D.ieu » (II Chroniques 36, 13). L'ala est donc bien un serment.
- תָּנָא: ״אָרוּר״ – בּוֹ נִידּוּי, בּוֹ קְלָלָה, בּוֹ שְׁבוּעָה.Il a été enseigné : Le mot arour (« maudit ») comporte trois sens : il y a en lui une mise au ban, il y a en lui une malédiction, il y a en lui un serment.
- בּוֹ נִידּוּי – דִּכְתִיב: ״אוֹרוּ מֵרוֹז אָמַר מַלְאַךְ ה׳, אֹרוּ אָרוֹר יֹשְׁבֶיהָ״, וְאָמַר עוּלָּא: בְּאַרְבַּע מְאָה שִׁיפּוּרֵי שַׁמְּתֵיהּ בָּרָק לְמֵרוֹז.Il y a en lui une mise au ban, comme il est écrit : « Maudissez Méroz, a dit l'ange de Hachem ; maudissez, maudissez ses habitants » (Juges 5, 23), et Oula a dit : C'est au son de quatre cents chofarot que Barak a mis Méroz au ban.
- בּוֹ קְלָלָה – דִּכְתִיב: ״וְאֵלֶּה יַעַמְדוּ עַל הַקְּלָלָה״, וּכְתִיב: ״אָרוּר הָאִישׁ אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה פֶסֶל וְגוֹ׳״.Il y a en lui une malédiction, comme il est écrit : « Et ceux-ci se tiendront pour la malédiction » (Deutéronome 27, 13), et il est écrit dans cette même cérémonie : « Maudit [arour] soit l'homme qui fera une idole, etc. » (Deutéronome 27, 15).
- בּוֹ שְׁבוּעָה – דִּכְתִיב: ״וַיַּשְׁבַּע יְהוֹשֻׁעַ בָּעֵת הַהִיא לֵאמֹר, אָרוּר הָאִישׁ לִפְנֵי ה׳ וְגוֹ׳״. וְדִלְמָא תַּרְתֵּי עֲבַד לְהוּ – אַשְׁבְּעִינְהוּ וְלַיְיטִינְהוֹ?Il y a en lui un serment, comme il est écrit : « Et Yehochoua fit prêter serment en ce temps-là, en disant : Maudit [arour] soit l'homme devant Hachem, etc. » (Josué 6, 26). Mais peut-être leur a-t-il fait deux choses distinctes : il leur a fait prêter serment et il les a maudits, si bien que arour désignerait seulement la malédiction ?
- אֶלָּא מֵהָכָא: ״וְאִישׁ יִשְׂרָאֵל נִגַּשׂ בַּיּוֹם הַהוּא, וַיֹּאֶל שָׁאוּל אֶת הָעָם לֵאמֹר, אָרוּר הָאִישׁ אֲשֶׁר יֹאכַל וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וִיהוֹנָתָן לֹא שָׁמַע בְּהַשְׁבִּיעַ אָבִיו אֶת הָעָם״. וְדִלְמָא הָכָא נָמֵי תַּרְתֵּי עֲבַד לְהוּ – אַשְׁבְּעִינְהוּ וְלַיְיטִינְהוֹ?Plutôt, on le déduit d'ici : « Et l'homme d'Israël fut accablé ce jour-là, et Chaoul fit jurer le peuple en disant : Maudit [arour] soit l'homme qui mangera, etc. » (I Samuel 14, 24), et il est écrit : « Mais Yehonatan n'avait pas entendu quand son père avait fait jurer le peuple » (I Samuel 14, 27). Mais peut-être, ici aussi, leur a-t-il fait deux choses : il leur a fait prêter serment et il les a maudits ?
- מִי כְּתִיב ״וְאָרוּר״?! הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, הָתָם נָמֵי לָא כְּתִיב ״וְאָרוּר״.Est-il donc écrit « et maudit » [véarour], avec la conjonction, ce qui indiquerait une action distincte du serment ? Il n'est pas écrit ainsi : arour est donc la formule même du serment. Maintenant que tu en es arrivé à cela, là-bas aussi, à propos de Yehochoua, il n'est pas écrit « et maudit », et arour y est donc aussi la formule du serment.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״אָמֵן״ – בּוֹ שְׁבוּעָה, בּוֹ קַבָּלַת דְּבָרִים, בּוֹ הַאֲמָנַת דְּבָרִים.Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Le mot « Amen » : il y a en lui un serment, il y a en lui une acceptation des paroles dites, il y a en lui une confirmation des paroles, le vœu qu'elles se réalisent.
- בּוֹ שְׁבוּעָה – דִּכְתִיב: ״וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן״.Il y a en lui un serment, comme il est écrit à propos de la femme soupçonnée d'adultère : « Et la femme dira : Amen, amen » (Nombres 5, 22).
- בּוֹ קַבָּלַת דְּבָרִים – דִּכְתִיב: ״אָרוּר אֲשֶׁר לֹא יָקִים אֶת דִּבְרֵי הַתּוֹרָה הַזֹּאת לַעֲשׂוֹת אוֹתָם, וְאָמַר כׇּל הָעָם אָמֵן״.Il y a en lui une acceptation des paroles, comme il est écrit : « Maudit soit celui qui ne maintiendra pas les paroles de cette Torah pour les accomplir, et tout le peuple dira : Amen » (Deutéronome 27, 26).
- בּוֹ הַאֲמָנַת דְּבָרִים – דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר יִרְמְיָה [הַנָּבִיא] (אֶל חֲנַנְיָהוּ), אָמֵן כֵּן יַעֲשֶׂה ה׳, יָקֵם ה׳ אֶת דְּבָרֶיךָ״.Il y a en lui une confirmation des paroles, comme il est écrit : « Et Yirmeyahou [le prophète] dit (à 'Hananiahou) : Amen, que Hachem fasse ainsi, que Hachem accomplisse tes paroles » (Jérémie 28, 6).
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: ״לָאו״ – שְׁבוּעָה, ״הֵן״ – שְׁבוּעָה. בִּשְׁלָמָא ״לָאו״ שְׁבוּעָה – דִּכְתִיב: ״וְלֹא יִהְיֶה עוֹד הַמַּיִם לְמַבּוּל״, וּכְתִיב: ״כִּי מֵי נֹחַ זֹאת לִי אֲשֶׁר נִשְׁבַּעְתִּי״. אֶלָּא ״הֵן״ שְׁבוּעָה – מְנָא לַן? סְבָרָא הוּא – מִדְּ״לָאו״ שְׁבוּעָה, ״הֵן״ נָמֵי שְׁבוּעָה.Rabbi Elazar a dit : « Non » est un serment, « oui » est un serment. Certes, que « non » soit un serment, c'est compréhensible, comme il est écrit : « Et les eaux ne deviendront plus un déluge » (Genèse 9, 15), et il est écrit : « Car ceci est pour Moi comme les eaux de Noa'h, alors que J'ai juré » (Isaïe 54, 9) : cette négation est donc appelée un serment. Mais que « oui » soit un serment, d'où le savons-nous ? C'est un raisonnement : puisque « non » est un serment, « oui » est aussi un serment.
- אָמַר רָבָא: וְהוּא דְּאָמַר ״לָאו״ ״לָאו״ תְּרֵי זִימְנֵי, וְהוּא דְּאָמַר ״הֵן״ ״הֵן״ תְּרֵי זִימְנֵי; דִּכְתִיב: ״וְלֹא יִכָּרֵת כׇּל בָּשָׂר עוֹד מִמֵּי הַמַּבּוּל״, ״וְלֹא יִהְיֶה עוֹד הַמַּיִם לְמַבּוּל״; וּמִדְּ״לָאו״ תְּרֵי זִימְנֵי, ״הֵן״ נָמֵי תְּרֵי זִימְנֵי.Rava a dit : Et cela n'est vrai que s'il a dit « non, non », deux fois, et s'il a dit « oui, oui », deux fois ; comme il est écrit : « Et toute chair ne sera plus retranchée par les eaux du déluge » (Genèse 9, 11), et encore : « Et les eaux ne deviendront plus un déluge » (Genèse 9, 15). Et puisque « non » doit être dit deux fois, « oui » aussi doit être dit deux fois.
- הַמְקַלֵּל בְּכוּלָּן – חַיָּיב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.La Michna a enseigné : Celui qui maudit D.ieu par l'un de tous ces noms est passible de mort : ce sont les paroles de Rabbi Méïr ; et les Sages l'exemptent.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ [אִישׁ] כִּי יְקַלֵּל אֱלֹהָיו וְנָשָׂא חֶטְאוֹ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְנֹקֵב שֵׁם ה׳ מוֹת יוּמָת״! יָכוֹל לֹא יְהֵא חַיָּיב אֶלָּא עַל שֵׁם הַמְיוּחָד בִּלְבַד, מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הַכִּינּוּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ אִישׁ כִּי יְקַלֵּל אֱלֹהָיו וְגוֹ׳״ – מִכׇּל מָקוֹם. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַל שֵׁם מְיוּחָד בְּמִיתָה, וְעַל הַכִּינּוּיִין בְּאַזְהָרָה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Tout homme [ich ich] qui maudira son D.ieu portera son péché » (Lévitique 24, 15). Que vient enseigner ce verset ? N'est-il pas déjà dit : « Et celui qui blasphème le nom de Hachem sera mis à mort » (Lévitique 24, 16) ? On aurait pu penser qu'on n'est passible que pour le Nom propre seul. D'où inclut-on les autres appellations de D.ieu ? Le verset dit : « Tout homme qui maudira son D.ieu, etc. » : de quelque façon que ce soit. Ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Pour le Nom propre, c'est la peine de mort ; et pour les appellations, c'est un simple interdit.
- וְהַמְקַלֵּל אָבִיו וְאִמּוֹ וְכוּ׳. מַאן חֲכָמִים?La Michna a enseigné : Et celui qui maudit son père ou sa mère, etc. par l'un de ces noms est passible selon Rabbi Méïr, et les Sages l'exemptent. Qui sont ces Sages ?
- רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי. דְּתַנְיָא: רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי אוֹמֵר: ״בְּנׇקְבוֹ שֵׁם יוּמָת״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״שֵׁם״? לִימֵּד עַל הַמְקַלֵּל אָבִיו וְאִמּוֹ, שֶׁאֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיְּקַלְּלֵם בַּשֵּׁם.C'est Rabbi Mena'hem bar Yossé. Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Mena'hem bar Yossé dit : « Quand il blasphémera le Nom, il sera mis à mort » (Lévitique 24, 16). Pourquoi le verset dit-il « le Nom », alors que le début du verset l'a déjà mentionné ? Cela enseigne, à propos de celui qui maudit son père ou sa mère, qu'il n'est passible que s'il les maudit par le Nom propre.
- וְהַמְקַלֵּל עַצְמוֹ וַחֲבֵירוֹ כּוּ׳. אָמַר רַבִּי יַנַּאי: וְדִבְרֵי הַכֹּל.La Michna a enseigné : Et celui qui se maudit lui-même ou son prochain, etc. transgresse un interdit. Rabbi Yanaï a dit : Et ce sont les paroles de tous : même les Sages l'admettent.
- עַצְמוֹ – דִּכְתִיב: ״רַק הִשָּׁמֶר לְךָ וּשְׁמֹר נַפְשְׁךָ מְאֹד״ – כִּדְרַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעָא, דְּאָמַר: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״הִשָּׁמֶר״, ״פֶּן״ וְ״אַל״ – אֵינוֹ אֶלָּא לֹא תַעֲשֶׂה. וַחֲבֵירוֹ – דִּכְתִיב: ״לֹא תְקַלֵּל חֵרֵשׁ״.Lui-même : comme il est écrit : « Seulement, prends garde à toi et garde bien ton âme » (Deutéronome 4, 9), conformément à ce qu'a enseigné Rabbi Avin au nom de Rabbi Iléa, qui a dit : Partout où il est dit « prends garde », « de peur que » ou « ne… pas », ce n'est rien d'autre qu'une interdiction. Et son prochain : comme il est écrit : « Tu ne maudiras pas un sourd » (Lévitique 19, 14).
- ״יַכְּךָ ה׳ אֱלֹהִים״, וְכֵן ״יַכְּכָה אֱלֹהִים״ – זוֹ הִיא אָלָה הַכְּתוּבָה בַּתּוֹרָה. יָתֵיב רַב כָּהֲנָא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, וְיָתֵיב וְקָאָמַר הָא מַתְנִיתִין כְּדִתְנַן. אֲמַר לֵיהּ: כַּנֵּה.La Michna a enseigné : « Que Hachem D.ieu te frappe », et de même « Que D.ieu te frappe » : c'est là l'ala écrite dans la Torah. Rav Kahana était assis devant Rav Yehouda, et il était assis et récitait cette Michna telle que nous l'avons apprise. Il lui a dit : Emploie un euphémisme, dis « qu'Il le frappe » et non « qu'Il te frappe », pour ne pas paraître maudire ton maître.
- יָתֵיב הָהוּא מֵרַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: ״גַּם אֵל יִתׇּצְךָ לָנֶצַח, יַחְתְּךָ וְיִסָּחֲךָ מֵאֹהֶל, וְשֵׁרֶשְׁךָ מֵאֶרֶץ חַיִּים סֶלָה״. אֲמַר לֵיהּ: כַּנֵּה.Un des Sages était assis devant Rav Kahana, et il était assis et disait : « D.ieu aussi te brisera pour toujours, Il te saisira et t'arrachera de la tente, et Il te déracinera de la terre des vivants, séla » (Psaumes 52, 7). Il lui a dit : Emploie un euphémisme, dis « Il le brisera ».
- תַּרְתֵּי לְמָה לִי? מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי מַתְנִיתִין, אֲבָל בִּקְרָאֵי אֵימָא לָא מְכַנֵּינַן; קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi ai-je besoin de ces deux récits ? Tu aurais pu dire : Cela ne vaut que pour une Michna, mais pour des versets, dis que nous n'employons pas d'euphémisme ; il nous enseigne donc que si.
- ״אַל יַכְּךָ״, וִ״יבָרֶכְךָ״, וְ״יֵיטִיב לָךְ״ – רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.La Michna a enseigné : « Qu'Il ne te frappe pas », « Qu'Il te bénisse » et « Qu'Il te fasse du bien » : Rabbi Méïr déclare passible, et les Sages exemptent.
- וְהָא לֵית לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר מִכְּלָל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵן! אֵיפוֹךְ.Mais Rabbi Méïr n'admet pas le principe : « De la négation, tu entends l'affirmation » ! Il exige en effet qu'une condition soit formulée dans les deux sens. Inverse les opinions de la Michna.
- כִּי אֲתָא רַבִּי יִצְחָק, תְּנָא כְּדִתְנַן. אָמַר רַב יוֹסֵף: הַשְׁתָּא דַּאֲנַן תְּנַן הָכִי, וְכִי אֲתָא רַבִּי יִצְחָק תָּנֵי הָכִי, שְׁמַע מִינַּהּ דַּוְקָא תְּנַן.Quand Rabbi Its'hak est venu de la terre d'Israël, il a enseigné la Michna telle que nous l'avons apprise. Rav Yossef a dit : Maintenant que nous l'avons apprise ainsi, et que Rabbi Its'hak, quand il est venu, l'a enseignée ainsi, déduis-en que nous l'avons apprise précisément sous cette forme, et il ne faut pas l'inverser.
- אֶלָּא קַשְׁיָא! כִּי לֵית לֵיהּ – בְּמָמוֹנָא; אֲבָל בְּאִיסּוּרָא אִית לֵיהּ.Mais alors, la difficulté demeure ! Réponse : Quand il n'admet pas ce principe, c'est en matière d'argent ; mais en matière d'interdit, il l'admet.
- הֲרֵי סוֹטָה – דְּאִיסּוּרָא הוּא,Mais voici la sota (la femme soupçonnée d'adultère), qui relève de l'interdit,
- וְאָמַר רַבִּי תַּנְחוּם בַּר חֲכִינַאי: ״הִנָּקִי״ כְּתִיב; טַעְמָא דִּכְתִיב ״הִנָּקִי״, הָא לָאו הָכִי – מִכְּלַל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵן לָא אָמְרִינַן!et Rabbi Tan'houm bar 'Hakhinaï a dit : Il est écrit « hinnaki » (« sois innocentée », Nombres 5, 19) sans la lettre yod, à lire aussi 'hinnaki, « sois étranglée ». La raison pour laquelle on en déduit le châtiment, c'est qu'il est écrit « hinnaki » ; sinon, nous n'aurions pas dit : « De la négation, tu entends l'affirmation » ! Rabbi Méïr ne l'admet donc pas même en matière d'interdit.
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