Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא קָיְימָא שְׁנִיָּה!Le second groupe subsiste pourtant et peut encore témoigner ! Quelle perte le premier a-t-il donc causée ?
- אָמַר רָבִינָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה שְׁנִיָּה בִּשְׁעַת כְּפִירַת רִאשׁוֹנָה קְרוֹבִין בִּנְשׁוֹתֵיהֶן, וּנְשׁוֹתֵיהֶן גּוֹסְסוֹת; מַהוּ דְּתֵימָא: רוֹב גּוֹסְסִים לְמִיתָה, קָא מַשְׁמַע לַן: הַשְׁתָּא מִיהָא לָא שְׁכֵיב.Ravina a dit : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où le second groupe, au moment de la négation du premier, était composé de parents par leurs épouses — ses deux témoins avaient épousé deux sœurs et ne pouvaient donc pas témoigner ensemble —, et leurs épouses étaient mourantes. Tu aurais pu dire : la plupart des mourants vont vers la mort, de sorte que le second groupe est déjà considéré comme apte ; il nous enseigne : pour l'instant du moins, elle n'est pas morte, et le premier groupe était donc le seul à pouvoir témoigner.
- מַתְנִי׳ ״מַשְׁבִּיעַ אֲנִי עֲלֵיכֶם, אִם לֹא תָבוֹאוּ וּתְעִידוּנִי שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיַד פְּלוֹנִי פִּקָּדוֹן וּתְשׂוּמֶת יָד וְגָזֵל וַאֲבֵידָה״; ״שְׁבוּעָה שֶׁאֵין אָנוּ יוֹדְעִין לָךְ עֵדוּת״ – אֵין חַיָּיבִין אֶלָּא אַחַת.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi). Si le demandeur dit aux témoins : « Je vous adjure, si vous ne venez pas témoigner pour moi que j'ai entre les mains d'untel un dépôt, un prêt, un bien volé et un objet perdu », et qu'ils répondent faussement : « Serment que nous ne connaissons pas de témoignage pour toi », ils ne sont passibles que d'un seul sacrifice.
- ״שְׁבוּעָה שֶׁאֵין אָנוּ יוֹדְעִין שֶׁיֵּשׁ לְךָ בְּיַד פְּלוֹנִי פִּקָּדוֹן וּתְשׂוּמֶת יָד וְגָזֵל וַאֲבֵידָה״ – חַיָּיבִין עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Mais s'ils répondent : « Serment que nous ne savons pas que tu as entre les mains d'untel un dépôt, un prêt, un bien volé et un objet perdu », ils sont passibles pour chacun et chacun de ces éléments, comme s'ils avaient juré séparément sur chacun.
- ״מַשְׁבִּיעַ אֲנִי עֲלֵיכֶם, אִם לֹא תָבוֹאוּ וְתָעִידוּ שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיַד פְּלוֹנִי פִּקָּדוֹן חִטִּין וּשְׂעוֹרִין וְכוּסְּמִין״; ״שְׁבוּעָה שֶׁאֵין אָנוּ יוֹדְעִין לְךָ עֵדוּת״ – אֵין חַיָּיבִין אֶלָּא אַחַת.S'il leur dit : « Je vous adjure, si vous ne venez pas témoigner que j'ai entre les mains d'untel un dépôt de blé, d'orge et d'épeautre », et qu'ils répondent : « Serment que nous ne connaissons pas de témoignage pour toi », ils ne sont passibles que d'un seul sacrifice.
- ״שְׁבוּעָה שֶׁאֵין אָנוּ יוֹדְעִין לְךָ עֵדוּת שֶׁיֵּשׁ לְךָ בְּיַד פְּלוֹנִי חִטִּין וּשְׂעוֹרִין וְכוּסְּמִין״ – חַיָּיבִין עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Mais s'ils répondent : « Serment que nous ne connaissons pas de témoignage pour toi que tu as entre les mains d'untel du blé, de l'orge et de l'épeautre », ils sont passibles pour chacun et chacun.
- ״מַשְׁבִּיעַ אֲנִי עֲלֵיכֶם, אִם לֹא תָבוֹאוּ וּתְעִידוּנִי שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיַד פְּלוֹנִי נֶזֶק, וַחֲצִי נֶזֶק, תַּשְׁלוּמֵי כֶּפֶל, וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה, וְשֶׁאָנַס אִישׁ פְּלוֹנִי אֶת בִּתִּי, וּפִתָּה אֶת בִּתִּי, וְשֶׁהִכַּנִי בְּנִי, וְשֶׁחָבַל בִּי חֲבֵירִי, וְשֶׁהִדְלִיק אֶת גְּדִישִׁי בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים״ – הֲרֵי אֵלּוּ חַיָּיבִין.S'il leur dit : « Je vous adjure, si vous ne venez pas témoigner pour moi que j'ai entre les mains d'untel le paiement d'un dommage, un demi-dommage (dû par le propriétaire d'un bœuf non réputé dangereux), le paiement du double (dû par le voleur), le paiement du quadruple et du quintuple (dû par le voleur qui a égorgé ou vendu un mouton ou un bœuf), et qu'untel a violé ma fille et a séduit ma fille, et que mon fils m'a frappé, et que mon compagnon m'a blessé, et qu'il a incendié ma meule de grain à Yom Kippour » — s'ils nient faussement, ceux-ci sont passibles.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַשְׁבִּיעַ עֵדֵי קְנָס, מַהוּ?Guemara. Ils ont posé la question : celui qui adjure des témoins d'une amende, somme fixée par la Torah à titre de peine, quelle est la règle ?
- אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּאָמַר: יָבוֹאוּ עֵדִים וְיָעִידוּ.Selon Rabbi Élazar fils de Rabbi Chimon, ne te pose pas la question, car il dit : même si le fautif a avoué, que les témoins viennent et témoignent, et il paiera. Le paiement dépend donc de leur témoignage, et s'ils nient, ils sont passibles.
- כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ – אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – פָּטוּר.Pose-toi la question selon les Sages, qui disent : celui qui avoue une amende, et qu'ensuite des témoins sont venus, est exempt. On parle d'un cas où le demandeur a adjuré les témoins avant cet aveu.
- וְרַבָּנַן דְּהָתָם, כְּמַאן סְבִירָא לְהוּ? אִילֵּימָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּהָכָא, הָא קָאָמַר: דָּבָר הַגּוֹרֵם לְמָמוֹן כְּמָמוֹן דָּמֵי!La Guemara précise : et les Sages de là-bas, selon qui pensent-ils ? Si l'on dit qu'ils pensent comme Rabbi Élazar fils de Rabbi Chimon d'ici (32a), il dit qu'une chose qui cause une perte d'argent équivaut à de l'argent ! Des témoins d'amende causent à tout le moins une perte d'argent : il n'y aurait donc pas de question.
- אֶלָּא כְּרַבָּנַן דְּהָכָא, דְּאָמְרִי: דָּבָר הַגּוֹרֵם לְמָמוֹן לָאו כְּמָמוֹן דָּמֵי. מַאי? כֵּיוָן דְּאִילּוּ מוֹדֶה מִיפְּטַר – לָאו מָמוֹנָא קָא כָפַר לֵיהּ; אוֹ דִלְמָא, הַשְׁתָּא מִיהָא לָא אוֹדִי?Mais ils pensent comme les Sages d'ici, qui disent qu'une chose qui cause une perte d'argent n'équivaut pas à de l'argent. Qu'en est-il ? Puisque s'il avouait, il serait exempté, ce n'est pas de l'argent qu'il nie ; ou peut-être : pour l'instant du moins, il n'a pas avoué, de sorte que c'est bien une affaire d'argent ?
- תָּא שְׁמַע: ״מַשְׁבִּיעַ אֲנִי עֲלֵיכֶם, אִם לֹא תָבוֹאוּ וּתְעִידוּנִי שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיַד פְּלוֹנִי נֶזֶק וַחֲצִי נֶזֶק״. וְהָא חֲצִי נֶזֶק קְנָסָא הוּא! כְּמַאן דְּאָמַר פַּלְגָא נִזְקָא מָמוֹנָא.Viens et entends une preuve de la Michna : « Je vous adjure, si vous ne venez pas témoigner pour moi que j'ai entre les mains d'untel un dommage et un demi-dommage. » Or le demi-dommage est une amende ! La Guemara rejette : la Michna suit celui qui dit que le demi-dommage est de l'argent (une réparation et non une amende).
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר פַּלְגָא נִזְקָא מָמוֹנָא; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר קְנָסָא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? בַּחֲצִי נֶזֶק צְרוֹרוֹת, דְּהִלְכְתָא גְּמִירִי לַהּ דְּמָמוֹנָא הוּא.Cela va bien selon celui qui dit que le demi-dommage est de l'argent ; mais selon celui qui dit que c'est une amende, que peut-on dire ? On parle du demi-dommage des cailloux projetés par la patte d'un animal qui marche, dont ils ont appris par tradition de halakha (loi transmise à Moché au Sinaï) que c'est de l'argent.
- תָּא שְׁמַע: ״תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל״! מִשּׁוּם קַרְנָא.Viens et entends : « le paiement du double » ! C'est bien une amende. La Guemara répond : ils sont passibles à cause du principal, qui est une véritable dette d'argent.
- ״וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה״! מִשּׁוּם קַרְנָא.« Et le paiement du quadruple et du quintuple » ! Elle répond : à cause du principal.
- ״שֶׁאָנַס אִישׁ פְּלוֹנִי וּפִתָּה אֶת בִּתִּי״! מִשּׁוּם בּוֹשֶׁת וּפְגָם.« Qu'untel a violé et a séduit ma fille » ! N'est-ce pas l'amende de cinquante séla ? Elle répond : à cause de la honte et de la dépréciation, qui sont une réparation d'argent et non une amende.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? כּוּלַּהּ מָמוֹנָא הוּא! רֵישָׁא חֲדָא קָא מַשְׁמַע לַן, סֵיפָא חֲדָא קָא מַשְׁמַע לַן; רֵישָׁא חֲדָא קָא מַשְׁמַע לַן – דַּחֲצִי נֶזֶק צְרוֹרוֹת מָמוֹנָא הוּא.La Guemara demande : que nous enseigne-t-il alors ? Tout cela est de l'argent ! Elle répond : la première partie nous enseigne une chose, et la dernière partie nous enseigne une chose. La première partie nous enseigne une chose : que le demi-dommage des cailloux est de l'argent.
- סֵיפָא חֲדָא קָא מַשְׁמַע לַן – ״וְשֶׁהִדְלִיק אֶת גְּדִישִׁי בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים״. לְאַפּוֹקֵי מַאי? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה – דְּתַנְיָא: רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה הָיָה עוֹשֶׂה יוֹם הַכִּפּוּרִים כַּשַּׁבָּת לְתַשְׁלוּמִין, מָה שַׁבָּת כּוּ׳.La dernière partie nous enseigne une chose : « et qu'il a incendié ma meule de grain à Yom Kippour ». Pour exclure quoi ? Pour exclure l'avis de Rabbi Ne'hounia ben HaKana, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Ne'hounia ben HaKana considérait Yom Kippour comme le Chabbat pour les paiements : de même que le Chabbat, celui qui le profane est passible de mort et exempt de payer le dommage, etc., de même Yom Kippour. La Michna n'est pas de cet avis.
- תָּא שְׁמַע: ״מַשְׁבִּיעַ אֲנִי עֲלֵיכֶם, אִם לֹא תָבוֹאוּ וּתְעִידוּנִיViens et entends une preuve d'une baraïta : « Je vous adjure, si vous ne venez pas témoigner pour moi
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