Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמַחְלוֹקֶת בְּעֵדֵי סוֹטָה – בְּעֵדֵי סְתִירָה; מָר סָבַר: דָּבָר הַגּוֹרֵם לְמָמוֹן כְּמָמוֹן דָּמֵי – וְחַיָּיב, וּמָר סָבַר: לָאו כְּמָמוֹן דָּמֵי – וּפָטוּר.Et il y a divergence à propos des témoins de la sota (femme soupçonnée d'adultère), s'agissant des témoins d'isolement, qui attestent qu'elle s'est isolée avec l'homme désigné. Un Maître (Rabbi Élazar fils de Rabbi Chimon) pense qu'une chose qui cause une perte d'argent équivaut à de l'argent, et le témoin est passible ; et un Maître (les Sages) pense qu'elle n'équivaut pas à de l'argent, et il est exempt.
- הַכֹּל מוֹדִים בְּשֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה, הַכֹּל מוֹדִים בְּעֵד אֶחָד דְּרַבִּי אַבָּא.Il a encore été dit : tous reconnaissent à propos d'un témoin dont la partie adverse est suspecte quant au serment ; tous reconnaissent à propos du témoin unique de Rabbi Abba, c'est-à-dire d'un cas semblable à celui de Rabbi Abba.
- הַכֹּל מוֹדִים בְּשֶׁכְּנֶגְדּוֹ חָשׁוּד עַל הַשְּׁבוּעָה – דַּחֲשִׁיד מַאן? אִילֵימָא דַּחֲשִׁיד לֹוֶה, דְּאָמַר לֵיהּ מַלְוֶה: אִי אֲתֵית אַסְהֵדְתְּ לִי, הֲוָה מִשְׁתְּבַעְנָא וְשָׁקֵילְנָא; וְלֵימָא לֵיהּ: מִי יֵימַר דְּמִשְׁתְּבַעְתְּ?Tous reconnaissent à propos d'un témoin dont la partie adverse est suspecte quant au serment. La Guemara demande : qui est suspect ? Si l'on dit que l'emprunteur est suspect, de sorte que le prêteur dise au témoin : « Si tu étais venu témoigner pour moi, j'aurais juré et j'aurais pris mon dû », que le témoin lui dise donc : « Qui dit que tu aurais juré ? » Il n'est alors qu'une cause lointaine de la perte.
- אֶלָּא כְּגוֹן שֶׁשְּׁנֵיהֶן חֲשׁוּדֵין, דְּאָמַר מָר: חָזְרָה שְׁבוּעָה לַמְחוּיָּב לָהּ, וּמִתּוֹךְ שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לִישָּׁבַע – מְשַׁלֵּם.Mais il s'agit d'un cas où tous deux sont suspects, car le Maître a dit : le serment revient à celui qui en était tenu à l'origine, l'emprunteur, et puisqu'il ne peut pas jurer, il paie. Le témoin unique l'aurait donc directement obligé à payer.
- הַכֹּל מוֹדִים בְּעֵד אֶחָד דְּרַבִּי אַבָּא – דְּהָהוּא גַּבְרָא דַּחֲטַף נְסָכָא מֵחַבְרֵיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, הֲוָה יָתֵיב רַבִּי אַבָּא קַמֵּיהּ; אֲזַל אַיְיתִי חַד סָהֲדָא דְּמִיחְטָף חַטְפַהּ מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: ״אִין, חֲטַפִי – וְדִידִי חֲטַפִי״.Tous reconnaissent à propos du témoin unique de Rabbi Abba, c'est-à-dire ceci : un certain homme a arraché un lingot d'argent à son compagnon. Celui-ci est venu devant Rabbi Ami ; Rabbi Abba était assis devant lui. Il est allé amener un témoin unique attestant qu'il le lui avait arraché. L'autre lui a dit : « Oui, je l'ai arraché, mais c'est le mien que j'ai arraché. »
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הֵיכִי (לִדַיְּינֵי) [לִידַיְּינוּהּ] דַּיָּינֵי לְהַאי דִּינָא? לִישַׁלֵּם – לֵיכָּא תְּרֵי סָהֲדִי! לִיפְטְרֵיהּ – הָא אִיכָּא חַד סָהֲדָא דְּמִחְטָף חֲטַף! לִישְׁתְּבַע – כֵּיוָן דְּאָמַר ״אֵין, חֲטַפִי – וְדִידִי חֲטַפִי״, הָוֵה לֵיהּ כְּגַזְלָן! אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא: הָוֵה לֵיהּ מְחוּיָּב שְׁבוּעָה וְאֵינוֹ יָכוֹל לִישָּׁבַע, וְכׇל הַמְחוּיָּב שְׁבוּעָה וְאֵינוֹ יָכוֹל לִישָּׁבַע – מְשַׁלֵּם.Rabbi Ami a dit : comment les juges jugeront-ils cette cause ? Qu'il paie ? Il n'y a pas deux témoins ! Qu'on l'exempte ? Mais il y a un témoin qu'il l'a arraché ! Qu'il jure ? Puisqu'il a dit : « Oui, je l'ai arraché, mais c'est le mien que j'ai arraché », il est comme un voleur, qui ne peut pas prêter serment. Rabbi Abba lui a dit : il est tenu à un serment et ne peut pas jurer, et quiconque est tenu à un serment et ne peut pas jurer paie. Dans ce cas, le témoin unique oblige directement à payer ; s'il nie sous serment, il est donc passible.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַכֹּל מוֹדִים בְּעֵד מִיתָה שֶׁהוּא חַיָּיב, וְהַכֹּל מוֹדִים בְּעֵד מִיתָה שֶׁהוּא פָּטוּר.Rav Pappa a dit : tous reconnaissent à propos du témoin de décès qu'il est passible, et tous reconnaissent à propos du témoin de décès qu'il est exempt. Cela dépend du cas : voici lesquels.
- הַכֹּל מוֹדִים בְּעֵד מִיתָה שֶׁהוּא פָּטוּר – דַּאֲמַר לַהּ לְדִידַהּ וְלָא אֲמַר לְהוּ לְבֵית דִּין, דִּתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה ״מֵת בַּעְלִי״ – תִּנָּשֵׂא, ״מֵת בַּעְלִי״ – תִּתְיַבֵּם.Tous reconnaissent à propos du témoin de décès qu'il est exempt, dans le cas où il l'a dit à elle-même mais ne l'a pas dit au tribunal, et qu'il nie à présent ; car nous avons appris dans une Michna (Edouyot 1, 12) : la femme qui a dit : « Mon mari est mort » peut se remarier ; « Mon mari est mort » : elle peut contracter le lévirat. Sa négation ne lui fait donc rien perdre : elle peut témoigner elle-même et percevoir sa ketouba (contrat de mariage).
- הַכֹּל מוֹדִים בְּעֵד מִיתָה שֶׁהוּא חַיָּיב – דְּלָא אָמַר לְדִידַהּ וְלָא אֲמַר לְהוּ לְבֵית דִּין.Tous reconnaissent à propos du témoin de décès qu'il est passible, dans le cas où il ne l'a dit ni à elle-même ni au tribunal, car sa négation lui fait alors perdre sa ketouba.
- שְׁמַע מִינַּהּ: מַשְׁבִּיעַ עֵדֵי קַרְקַע חַיָּיב? דִּלְמָא דִּתְפִישָׂא מִטַּלְטְלֵי.La Guemara demande : déduis-en que celui qui adjure des témoins portant sur un terrain rend ceux-ci passibles ? En effet, la ketouba se perçoit sur les terrains du mari, et ce point est discuté (37b). Elle répond : non ; peut-être s'agit-il d'un cas où elle a saisi des biens meubles.
- כָּפַר אֶחָד וְהוֹדָה אֶחָד כּוּ׳. הַשְׁתָּא בְּזֶה אַחַר זֶה, דְּתַרְוַיְיהוּ קָא כָפְרִי – אָמְרַתְּ הָרִאשׁוֹן חַיָּיב וְהַשֵּׁנִי פָּטוּר; כָּפַר אֶחָד וְהוֹדָה אֶחָד מִיבַּעְיָא?!La Michna a enseigné : si l'un a nié et que l'autre a reconnu, etc., celui qui nie est passible. La Guemara demande : maintenant que dans le cas où ils nient l'un après l'autre, où tous deux nient, tu as dit : le premier est passible et le second est exempt, si l'un a nié et que l'autre a reconnu, faut-il le dire ?!
- לָא צְרִיכָא, כְּגוֹן שֶׁכָּפְרוּ שְׁנֵיהֶן, וְחָזַר אֶחָד מֵהֶן וְהוֹדָה בְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר; וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן – דְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר כְּדִיבּוּר דָּמֵי.La Guemara répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où tous deux ont nié, puis où l'un d'eux est revenu et a reconnu dans l'intervalle d'une parole ; et cela nous enseigne que ce qui se fait dans l'intervalle d'une parole équivaut à la parole elle-même.
- בִּשְׁלָמָא לְרַב חִסְדָּא, דְּמוֹקֵי לַהּ לְהָהוּא כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי – רֵישָׁא אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם, וְסֵיפָא אִיצְטְרִיךְ לְאַשְׁמוֹעִינַן דְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר כְּדִיבּוּר דָּמֵי. אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן – רֵישָׁא תּוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר, סֵיפָא תּוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר! תַּרְתֵּי לְמָה לִי?La Guemara demande : cela se comprend selon Rav 'Hisda, qui établit cet enseignement du cas « ensemble » selon Rabbi Yossé HaGuelili : la première partie nous apprend qu'il est possible de faire coïncider deux événements, et la dernière partie était nécessaire pour nous enseigner que ce qui se fait dans l'intervalle d'une parole équivaut à la parole. Mais selon Rabbi Yo'hanan, la première partie traite de l'intervalle d'une parole, la dernière partie traite de l'intervalle d'une parole : pourquoi ai-je besoin des deux ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי כְּפִירָה וּכְפִירָה, אֲבָל כְּפִירָה וְהוֹדָאָה – אֵימָא לָא; קָא מַשְׁמַע לַן.Elle répond : tu aurais pu dire : ces paroles ne valent que pour une négation suivie d'une négation, mais pour une négation suivie d'une reconnaissance, dis que non ; il nous enseigne donc que la règle vaut là aussi.
- הָיוּ שְׁתֵּי כִּיתֵּי עֵדִים, כָּפְרָה הָרִאשׁוֹנָה וְאַחַר כָּךְ כָּפְרָה הַשְּׁנִיָּה. בִּשְׁלָמָא שְׁנִיָּה תִּתְחַיֵּיב – דְּכָפְרָה לַהּ רִאשׁוֹנָה; אֶלָּא רִאשׁוֹנָה אַמַּאי?La Michna a enseigné : s'il y avait deux groupes de témoins, que le premier a nié et qu'ensuite le second a nié, tous deux sont passibles. La Guemara demande : on comprend que le second soit passible, puisque le premier avait nié et que tout dépendait de lui. Mais le premier, pourquoi est-il passible ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.