Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ שְׁבוּעַת הָעֵדוּת נוֹהֶגֶת בַּאֲנָשִׁים וְלֹא בְּנָשִׁים, בִּרְחוֹקִין וְלֹא בִּקְרוֹבִין, בִּכְשֵׁרִין וְלֹא בִּפְסוּלִין; וְאֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא בִּרְאוּיִן לְהָעִיד.MICHNA : Le serment de témoignage (par lequel on jure faussement ne connaître aucun témoignage en faveur d'autrui) s'applique aux hommes et non aux femmes, aux personnes éloignées des parties et non aux proches parents, aux personnes aptes à témoigner et non aux personnes inaptes en raison d'une faute ; et il ne s'applique qu'à ceux qui sont en état de témoigner.
- בִּפְנֵי בֵּית דִּין וְשֶׁלֹּא בִּפְנֵי בֵּית דִּין – מִפִּי עַצְמוֹ, וּמִפִּי אֲחֵרִים אֵין חַיָּיבִין עַד שֶׁיִּכְפְּרוּ בָּהֶן בְּבֵית דִּין. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין מִפִּי עַצְמוֹ וּבֵין מִפִּי אֲחֵרִים – אֵינָן חַיָּיבִין עַד שֶׁיִּכְפְּרוּ בָּהֶן בְּבֵית דִּין.Il s'applique devant un tribunal et hors d'un tribunal lorsque le témoin jure de sa propre bouche ; mais si le serment vient de la bouche d'autrui (on les a adjurés et ils n'ont fait que nier, sans prononcer eux-mêmes de serment), ils ne sont passibles que lorsqu'ils nient au tribunal. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Mais les Sages disent : Que ce soit de sa propre bouche ou de la bouche d'autrui, ils ne sont passibles que lorsqu'ils nient au tribunal.
- וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹן הַשְּׁבוּעָה, וְעַל שִׁגְגָתָהּ עִם זְדוֹן הָעֵדוּת, וְאֵינָן חַיָּיבִין עַל שִׁגְגָתָהּ. וּמָה הֵן חַיָּיבִין עַל זְדוֹן הַשְּׁבוּעָה? קׇרְבַּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד.Et ils sont passibles pour le serment prêté intentionnellement, et pour son inadvertance (ils ignorent que ce serment entraîne une offrande) jointe à l'intention quant au témoignage (ils savent qu'ils connaissent le témoignage) ; mais ils ne sont pas passibles pour son inadvertance seule, s'ils croient réellement ne rien savoir. Et de quoi sont-ils passibles pour le serment prêté intentionnellement ? D'une offrande olé veyored (« montante et descendante », dont la valeur varie selon les moyens de chacun).
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים״ – בְּעֵדִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר.GUEMARA : La Michna (enseignement des Tannaïm) exclut les femmes parce qu'elles sont inaptes à témoigner. D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et les deux hommes se tiendront » (Deutéronome 19, 17) : c'est des témoins que parle le verset ; il faut donc des hommes pour témoigner.
- אַתָּה אוֹמֵר בְּעֵדִים, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּבַעֲלֵי דִינִין? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אֲשֶׁר לָהֶם הָרִיב״ – הֲרֵי בַּעֲלֵי דִינִין אָמוּר; הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים״? בְּעֵדִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר. וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר: נֶאֱמַר כָּאן ״שְׁנֵי״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״שְׁנֵי״; מָה לְהַלָּן בְּעֵדִים, אַף כָּאן בְּעֵדִים.La baraïta poursuit : Tu dis qu'il s'agit des témoins, ou bien s'agit-il seulement des plaideurs ? Lorsqu'il dit : « Entre lesquels est le différend » (Deutéronome 19, 17), voilà que les plaideurs sont déjà mentionnés. Comment donc expliquer « Et les deux hommes se tiendront » ? C'est des témoins que parle le verset. Et si tu tiens à dire que cette preuve ne suffit pas, en voici une autre : il est dit ici « deux » et il est dit plus loin « deux » (« sur la parole de deux témoins », Deutéronome 19, 15) : de même que plus loin il s'agit de témoins, de même ici il s'agit de témoins.
- מַאי ״אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא: מִדְּלָא כְּתִב ״וַאֲשֶׁר לָהֶם הָרִיב״– כּוּלֵּיהּ קְרָא בְּבַעֲלֵי דִינִין מִשְׁתַּעֵי; נֶאֱמַר כָּאן ״שְׁנֵי״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״שְׁנֵי״, מָה לְהַלָּן בְּעֵדִים אַף כָּאן בְּעֵדִים.Que signifie « Et si tu tiens à dire » ? Pourquoi la première preuve ne suffit-elle pas ? C'est que tu pourrais dire : Puisqu'il n'est pas écrit « et ceux entre lesquels est le différend » (avec un « et » qui marquerait le passage à un autre groupe), tout le verset parle des plaideurs. C'est pourquoi le Tanna ajoute : il est dit ici « deux » et il est dit plus loin « deux » : de même que plus loin il s'agit de témoins, de même ici il s'agit de témoins.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים״ – בְּעֵדִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּעֵדִים, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּבַעֲלֵי דִינִין? אָמְרַתְּ: וְכִי שְׁנַיִם בָּאִים לְדִין, שְׁלֹשָׁה אֵין בָּאִין לָדִין?! וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר: נֶאֱמַר כָּאן ״שְׁנֵי״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״שְׁנֵי״, מָה לְהַלָּן בְּעֵדִים, אַף כָּאן בְּעֵדִים.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Et les deux hommes se tiendront » : c'est des témoins que parle le verset. Tu dis qu'il s'agit des témoins, ou bien s'agit-il seulement des plaideurs ? Tu devrais dire que non, car s'il s'agissait de plaideurs, pourquoi préciser « deux » ? Est-ce que deux personnes viennent en justice et que trois ne viennent pas en justice ?! Et si tu tiens à dire que cette preuve ne suffit pas, en voici une autre : il est dit ici « deux » et il est dit plus loin « deux » : de même que plus loin il s'agit de témoins, de même ici il s'agit de témoins.
- מַאי ״אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא: בְּתוֹבֵעַ וְנִתְבָּע קָא מִשְׁתַּעֵי קְרָא; נֶאֱמַר כָּאן ״שְׁנֵי״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״שְׁנֵי״, מָה לְהַלָּן בְּעֵדִים אַף כָּאן בְּעֵדִים.Que signifie « Et si tu tiens à dire » ? C'est que tu pourrais dire : Même s'il peut y avoir plus de deux plaideurs, le verset parle du demandeur et du défendeur (deux camps). C'est pourquoi le Tanna ajoute : il est dit ici « deux » et il est dit plus loin « deux » : de même que plus loin il s'agit de témoins, de même ici il s'agit de témoins.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים״ – בְּעֵדִים הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּעֵדִים, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּבַעֲלֵי דִינִין? אָמְרַתְּ: וְכִי אֲנָשִׁים בָּאִין לַדִּין, נָשִׁים אֵין בָּאוֹת לַדִּין?! וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר: נֶאֱמַר כָּאן ״שְׁנֵי״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״שְׁנֵי״, מָה לְהַלָּן בְּעֵדִים אַף כָּאן בְּעֵדִים.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Et les deux hommes se tiendront » : c'est des témoins que parle le verset. Tu dis qu'il s'agit des témoins, ou bien s'agit-il seulement des plaideurs ? Tu devrais dire que non, car s'il s'agissait de plaideurs, pourquoi préciser « hommes » ? Est-ce que les hommes viennent en justice et que les femmes ne viennent pas en justice ?! Et si tu tiens à dire que cette preuve ne suffit pas, en voici une autre : il est dit ici « deux » et il est dit plus loin « deux » : de même que plus loin il s'agit de témoins, de même ici il s'agit de témoins.
- מַאי ״אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא: אִשָּׁה לָאו אוֹרְחַהּ, מִשּׁוּם ״כׇּל כְּבוּדָּה בַת מֶלֶךְ פְּנִימָה״; נֶאֱמַר כָּאן ״שְׁנֵי״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״שְׁנֵי״, מָה לְהַלָּן בְּעֵדִים אַף כָּאן בְּעֵדִים.Que signifie « Et si tu tiens à dire » ? C'est que tu pourrais dire : Pour une femme, ce n'est pas l'usage de se présenter en justice, à cause de ce verset : « Toute la gloire de la fille du roi est à l'intérieur » (Psaumes 45, 14) ; le verset parlerait donc du cas habituel, celui d'hommes plaideurs. C'est pourquoi le Tanna ajoute : il est dit ici « deux » et il est dit plus loin « deux » : de même que plus loin il s'agit de témoins, de même ici il s'agit de témoins.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים״ – מִצְוָה לְבַעֲלֵי דִינִין שֶׁיַּעַמְדוּ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: שָׁמַעְתִּי שֶׁאִם רָצוּ לְהוֹשִׁיב אֶת שְׁנֵיהֶם – מוֹשִׁיבִין; אֵיזֶהוּ אָסוּר? שֶׁלֹּא יְהֵא אֶחָד עוֹמֵד וְאֶחָד יוֹשֵׁב, אֶחָד מְדַבֵּר כׇּל צָרְכּוֹ וְאֶחָד אוֹמֵר לוֹ ״קַצֵּר דְּבָרֶיךָ״.Nos Maîtres ont enseigné : « Et les deux hommes se tiendront » : c'est une mitsva (commandement) pour les plaideurs de se tenir debout. Rabbi Yehouda a dit : J'ai entendu que si les juges veulent les faire asseoir tous les deux, ils les font asseoir. Qu'est-ce qui est donc interdit ? Qu'il n'y ait pas l'un debout et l'autre assis, l'un qui dise tout ce dont il a besoin et l'autre à qui le juge dise : « Abrège tes paroles. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּצֶדֶק תִּשְׁפֹּט עֲמִיתֶךָ״ – שֶׁלֹּא יְהֵא אֶחָד יוֹשֵׁב וְאֶחָד עוֹמֵד, אֶחָד מְדַבֵּר כׇּל צָרְכּוֹ וְאֶחָד אוֹמֵר לוֹ: ״קַצֵּר דְּבָרֶיךָ״. דָּבָר אַחֵר: ״בְּצֶדֶק תִּשְׁפֹּט עֲמִיתֶךָ״ – הֱוֵי דָּן אֶת חֲבֵירְךָ לְכַף זְכוּת.Nos Maîtres ont enseigné : « Avec justice tu jugeras ton prochain » (Lévitique 19, 15) : qu'il n'y ait pas l'un assis et l'autre debout, l'un qui dise tout ce dont il a besoin et l'autre à qui le juge dise : « Abrège tes paroles. » Autre explication : « Avec justice tu jugeras ton prochain » : juge ton prochain du côté favorable.
- תָּנֵי רַב יוֹסֵף: ״בְּצֶדֶק תִּשְׁפֹּט עֲמִיתֶךָ״ – עִם שֶׁאִתְּךָ בְּתוֹרָה וּבְמִצְוֹת, הִשְׁתַּדֵּל לְדוּנוֹ יָפֶה.Rav Yossef a enseigné : « Avec justice tu jugeras ton prochain (amitekha) » : lis im chéitekha : celui qui est avec toi dans la Torah et les mitsvot, efforce-toi de le juger avec égards, comme la Guemara va l'expliquer.
- רַב עוּלָּא בְּרֵיהּ דְּרַב עִילַּאי הֲוָה לֵיהּ דִּינָא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן. שְׁלַח לֵיהּ רַב יוֹסֵף: עוּלָּא חֲבֵרֵנוּ עָמִית בְּתוֹרָה וּבְמִצְוֹת. אָמַר: לְמַאי שְׁלַח לִי? לְחַנּוֹפֵי לֵיהּ?! הֲדַר אָמַר: לְמִישְׁרֵא בְּתִיגְרֵיהּ,Rav Oulla, fils de Rav Ilaï, avait un procès devant Rav Na'hman. Rav Yossef lui envoya ce message : Oulla, notre ami, est un compagnon dans la Torah et les mitsvot. Rav Na'hman dit : Dans quel but me l'a-t-il envoyé ? Pour que je le flatte ?! Tout jugement doit être rendu avec droiture ! Puis il se ravisa et dit : C'est pour que j'ouvre l'audience par son litige, si d'autres affaires se présentent à moi en même temps,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.