Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָכַל תְּאֵנִים וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְאַחַר כָּךְ אָכַל עֲנָבִים לְחוֹדַיְיהוּ – הָוְיָא לְהוּ עֲנָבִים חֲצִי שִׁיעוּר, וְאַחֲצִי שִׁיעוּר לָא מִיחַיַּיב קׇרְבָּן. הָכָא נָמֵי, כְּגוֹן דְּאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל עֶשֶׂר״, וְחָזַר וְאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל תֵּשַׁע״, וְאָכַל תֵּשַׁע וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְאַחַר כָּךְ אָכַל עֲשִׂירִית; הָוְיָא לַהּ עֲשִׂירִית חֲצִי שִׁיעוּר, וְאַחֲצִי שִׁיעוּר לָא מִיחַיַּיב.et qu'il a mangé des figues, a prélevé un sacrifice, puis a mangé des raisins seuls, il est exempt au titre du premier serment : les raisins sont pour eux un demi-chiour (une demi-quantité requise) du premier serment, et pour un demi-chiour on n'est pas passible d'un sacrifice. Ici aussi, c'est le cas où il a dit : « serment que je ne mangerai pas dix », et a dit à nouveau : « serment que je ne mangerai pas neuf », a mangé neuf, a prélevé un sacrifice, puis a mangé le dixième : le dixième est un demi-chiour, et pour un demi-chiour on n'est pas passible.
- מַתְנִי׳ אֵיזוֹ הִיא שְׁבוּעַת שָׁוְא? נִשְׁבַּע לְשַׁנּוֹת אֶת הַיָּדוּעַ לָאָדָם – אָמַר עַל הָעַמּוּד שֶׁל אֶבֶן שֶׁהוּא שֶׁל זָהָב, וְעַל הָאִישׁ שֶׁהוּא אִשָּׁה, וְעַל הָאִשָּׁה שֶׁהִיא אִישׁ;MICHNA : Qu'est-ce qu'un serment vain ? Lorsqu'on jure de changer ce qui est connu des hommes, c'est-à-dire de le nier : on a dit d'une colonne de pierre qu'elle est d'or, d'un homme qu'il est une femme, ou d'une femme qu'elle est un homme ;
- נִשְׁבַּע עַל דָּבָר שֶׁאִי אֶפְשָׁר לוֹ – ״אִם לֹא רָאִיתִי גָּמָל שֶׁפּוֹרֵחַ בָּאֲוִיר״ וְ״אִם לֹא רָאִיתִי נָחָשׁ כְּקוֹרַת בֵּית הַבַּד״;lorsqu'on jure sur une chose impossible : « si je n'ai pas vu un chameau voler dans les airs » ou « si je n'ai pas vu un serpent comme la poutre du pressoir » ;
- אָמַר לְעֵדִים: ״בּוֹאוּ וְהַעִידוּנִי״, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא נְעִידֶךָ״; נִשְׁבַּע לְבַטֵּל אֶת הַמִּצְוָה – שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת סוּכָּה וְשֶׁלֹּא לִיטּוֹל לוּלָב וְשֶׁלֹּא לְהַנִּיחַ תְּפִילִּין; זוֹ הִיא שְׁבוּעַת שָׁוְא, שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת וְעַל שִׁגְגָתָהּ פָּטוּר.s'il a dit à des témoins : « venez témoigner pour moi », et qu'ils ont répondu : « serment que nous ne témoignerons pas pour toi » ; ou lorsqu'on jure d'annuler une mitsva (commandement) : de ne pas faire de soukka (cabane de la fête), de ne pas prendre de loulav (branche de palmier) et de ne pas mettre de tefilin (phylactères). Tel est le serment vain, pour lequel on est passible de coups de fouet s'il est délibéré, et exempt s'il est fait par inadvertance.
- ״שְׁבוּעָה שֶׁאוֹכַל כִּכָּר זוֹ״, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״ – הָרִאשׁוֹנָה שְׁבוּעַת בִּיטּוּי, וְהַשְּׁנִיָּה שְׁבוּעַת שָׁוְא.S'il a dit : « serment que je mangerai ce pain », puis : « serment que je ne le mangerai pas », le premier est un chevouat bitouï (serment d'énoncé) et le second un serment vain, car il a juré de transgresser son premier serment.
- אֲכָלָהּ – עָבַר עַל שְׁבוּעַת שָׁוְא. לֹא אֲכָלָהּ – עָבַר עַל שְׁבוּעַת בִּיטּוּי.S'il l'a mangé, il a transgressé le serment vain ; s'il ne l'a pas mangé, il a transgressé le chevouat bitouï.
- גְּמָ׳ אָמַר עוּלָּא: וְהוּא שֶׁנִּיכָּר לִשְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם.GUEMARA : Oula a dit : ce serment est vain à condition que la chose soit reconnaissable par trois personnes.
- נִשְׁבַּע עַל דָּבָר שֶׁאִי אֶפְשָׁר לוֹ – ״אִם לֹא רָאִיתִי גָּמָל פּוֹרֵחַ בָּאֲוִיר״. ״שְׁבוּעָה שֶׁרָאִיתִי״ לָא קָאָמַר, מַאי ״אִם לֹא רָאִיתִי״? אַבָּיֵי אָמַר: תָּנֵי ״שְׁבוּעָה שֶׁרָאִיתִי״. רָבָא אָמַר: בְּאוֹמֵר ״יֵאָסְרוּ כׇּל פֵּירוֹת שֶׁבְּעוֹלָם עָלַי, אִם לֹא רָאִיתִי גָּמָל פּוֹרֵחַ בָּאֲוִיר״.La Michna enseigne : on jure sur une chose impossible : « si je n'ai pas vu un chameau voler dans les airs ». Elle ne dit pas : « serment que j'ai vu ». Que signifie « si je n'ai pas vu » ? Abayé a dit : enseigne : « serment que j'ai vu ». Rava a dit : il s'agit de celui qui dit : « que tous les fruits du monde me soient interdits si je n'ai pas vu un chameau voler dans les airs ».
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְדִלְמָא הַאי גַּבְרָא צִיפּוֹרָא רַבָּא חֲזִי, וְאַסֵּיק לֵיהּ שְׁמָא ״גַּמְלָא״, וְכִי קָא מִשְׁתְּבַע – אַדַּעְתֵּיהּ דִּידֵיהּ אִישְׁתְּבַע?Ravina a dit à Rav Achi : peut-être cet homme a-t-il vu un grand oiseau et lui a donné le nom de « chameau », et quand il a juré, c'est selon sa propre pensée qu'il a juré ?
- וְכִי תֵּימָא: בָּתַר פּוּמֵּיהּ אָזְלִינַן, וְלָא אָזְלִינַן בָּתַר דַּעְתֵּיהּ – וְהָא תַּנְיָא: כְּשֶׁמַּשְׁבִּיעִין אוֹתוֹ אוֹמְרִים לוֹ: ״הֱוֵי יוֹדֵעַ, שֶׁלֹּא עַל דַּעְתְּךָ אָנוּ מַשְׁבִּיעִין אוֹתְךָ, אֶלָּא עַל דַּעְתֵּנוּ וְעַל דַּעַת בֵּית דִּין״. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: דִּלְמָא אִיסְקוּנְדְּרֵי יְהַיב לֵיהּ וְאַסֵּיק לְהוּ ״זוּזֵי״, דְּכִי קָא מִשְׁתְּבַע – אַדַּעְתֵּיהּ דִּידֵיהּ קָא מִשְׁתְּבַע?Et si tu dis : nous suivons sa bouche et nous ne suivons pas sa pensée, n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : lorsqu'on lui fait prêter serment, on lui dit : « sache que ce n'est pas selon ta pensée que nous te faisons prêter serment, mais selon notre pensée et selon la pensée du tribunal » ? Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que nous disons : peut-être lui a-t-il donné des jetons (iskoundrei) et les appelle-t-il « zouz », de sorte que quand il jure, c'est selon sa propre pensée qu'il jure ?
- לָא, הָתָם מִשּׁוּם קַנְיָא דְּרָבָא.Non, là-bas c'est à cause du roseau de Rava : un débiteur remit à son créancier un roseau creux rempli de pièces, jura lui avoir rendu l'argent, puis reprit le roseau. Le tribunal avertit donc contre une telle ruse, mais on suit bien ce que dit la bouche.
- תָּא שְׁמַע: וְכֵן מָצִינוּ כְּשֶׁהִשְׁבִּיעַ מֹשֶׁה אֶת יִשְׂרָאֵל, אָמַר לָהֶן: ״דְּעוּ שֶׁלֹּא עַל דַּעְתְּכֶם אֲנִי מַשְׁבִּיעַ אֶתְכֶם, אֶלָּא עַל דַּעַת הַמָּקוֹם וְעַל דַּעְתִּי״. וְאַמַּאי? לֵימָא לְהוּ: ״קַיִּימוּ מַאי דַּאֲמַר אֱלוֹהַּ״! לָאו מִשּׁוּם דְּמַסְּקִי אַדַּעְתַּיְיהוּ עֲבוֹדָה זָרָה?Viens et entends une preuve : de même, nous avons trouvé que lorsque Moché a fait prêter serment à Israël, il leur a dit : « sachez que ce n'est pas selon votre pensée que je vous fais prêter serment, mais selon la pensée de l'Omniprésent et selon ma pensée ». Et pourquoi ? Qu'il leur dise : « accomplissez ce qu'a dit D.ieu » ! N'est-ce pas parce qu'ils auraient pu penser en eux-mêmes à l'idolâtrie ? Cela montre que la pensée privée compte dans un serment.
- לָא; מִשּׁוּם דַּעֲבוֹדָה זָרָה נָמֵי אִיקְּרִי ״אֱלוֹהַּ״, דִּכְתִיב: ״אֱלֹהֵי כֶסֶף וֵאלֹהֵי זָהָב״.Non ; c'est parce que l'idolâtrie est aussi appelée « dieu », comme il est écrit : « des dieux d'argent et des dieux d'or » (Exode 20, 20) ; le mot lui-même était donc ambigu.
- וְלֵימָא לְהוּ: ״קַיִּימוּ תּוֹרָה״! חֲדָא תּוֹרָה. וְלֵימָא: ״קַיִּימוּ שְׁתֵּי תּוֹרוֹת״! ״תּוֹרַת חַטָּאת״ ״תּוֹרַת אָשָׁם״. ״קַיִּימוּ כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ״! עֲבוֹדָה זָרָה, דְּאָמַר מָר: חֲמוּרָה עֲבוֹדָה זָרָה, שֶׁכׇּל הַכּוֹפֵר בָּהּ כְּמוֹדֶה בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ.Mais qu'il leur dise : « accomplissez la Torah » ! On aurait pu comprendre une seule Torah, écrite ou orale. Et qu'il dise : « accomplissez les deux Torot » ! On aurait pu comprendre « la torah du sacrifice expiatoire » et « la torah du sacrifice de culpabilité » (Lévitique 6, 18 ; 7, 1). « Accomplissez toute la Torah entière » ! On aurait pu comprendre l'idolâtrie, car le Maître a dit : l'idolâtrie est si grave que quiconque la renie est comme celui qui reconnaît toute la Torah entière.
- וְלֵימָא לְהוּ: ״קַיִּימוּ מִצְוָה״! חֲדָא מִצְוָה. ״קַיִּימוּ מִצְוֹת!״ תַּרְתֵּי. ״כׇּל הַמִּצְוֹת כּוּלָּן״! מִצְוַת צִיצִית, דְּאָמַר מָר: שְׁקוּלָה מִצְוַת צִיצִית כְּנֶגֶד כׇּל הַמִּצְוֹת כּוּלָּן.Mais qu'il leur dise : « accomplissez la mitsva » ! On aurait pu comprendre une seule mitsva. « Accomplissez les mitsvot » ! On aurait pu comprendre deux. « Toutes les mitsvot entières » ! On aurait pu comprendre la mitsva des tsitsit (franges rituelles), car le Maître a dit : la mitsva des tsitsit équivaut à toutes les mitsvot entières.
- וְלֵימָא לְהוּ: ״קַיִּימוּ שֵׁשׁ מֵאוֹת וּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה מִצְוֹת״! וּלְטַעֲמֵיךְ, לֵימָא לְהוּ: ״עַל דַּעְתִּי״; ״עַל דַּעַת הַמָּקוֹם״ לְמָה לִי?Mais qu'il leur dise : « accomplissez les six cent treize mitsvot » ! Et selon ton raisonnement, qu'il leur dise seulement : « selon ma pensée » ; pourquoi ai-je besoin de « selon la pensée de l'Omniprésent » ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.