Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁיִּפְרוֹט לְךָ הַכָּתוּב ״יַחְדָּיו״.jusqu'à ce que le verset te précise « ensemble », comme dans « tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble » (Deutéronome 22, 10).
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יֹאשִׁיָּה; וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּדָרֵישׁ רִבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי, וְאִיַּיתַּר לֵיהּ ״אוֹ״ לְחַלֵּק.On répond : tu peux même dire selon Rabbi Yochiya ; et il pense comme Rabbi Akiva, qui interprète selon extensions et restrictions, et il lui reste le mot « ou » pour séparer.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בִּדְבַר הָרְשׁוּת כְּתִיב, מְמַעֵט דְּבַר מִצְוָה; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בִּדְבַר מִצְוָה כְּתִיב, מִמַּאי קָא מְמַעֵט?Si tu dis, d'accord, que c'est écrit pour une chose facultative, il exclut une chose de mitsva (commandement) ; mais si tu dis que c'est écrit pour une chose de mitsva, qu'exclut-il ?
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא: מָה אִם הָרְשׁוּת כּוּ׳. וְרַבָּנַן – שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא!La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Rabbi Yehouda ben Betéra a dit : si pour une chose facultative, etc. Et les Rabbanim ont bien parlé à Rabbi Yehouda ben Betéra !
- וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אָמַר לָךְ: אַטּוּ הֲטָבַת אֲחֵרִים – לָאו אַף עַל גַּב דְּלֵיתַהּ בִּכְלַל הֲרָעַת אֲחֵרִים, וְרַבִּי רַחֲמָנָא? הָכָא נָמֵי בְּקִיּוּם מִצְוָה – אַף עַל גַּב דְּלֵיתֵיהּ בְּבִיטּוּל מִצְוָה, רַבְּיֵיהּ רַחֲמָנָא.Et Rabbi Yehouda ben Betéra te dira : est-ce que le bien fait à autrui, bien qu'il ne soit pas compris dans le mal fait à autrui, le Miséricordieux ne l'a-t-Il pas inclus ? Ici aussi, pour l'accomplissement d'une mitsva, bien qu'il n'existe pas sous la forme de l'annulation d'une mitsva, le Miséricordieux l'a inclus.
- וְרַבָּנַן – הָתָם, אִיתֵיהּ בְּ״לֹא אֵיטִיב״; הָכָא מִי אִיתֵיהּ בְּ״לֹא אֲקַיֵּים״?!Et les Rabbanim répondent : là-bas, cela existe sous la forme « je ne ferai pas de bien » ; ici, cela existe-t-il sous la forme « je n'accomplirai pas » ?!
- מַתְנִי׳ ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל כִּכָּר זוֹ״; ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״; ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״; וַאֲכָלָהּ – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.MICHNA : « Serment que je ne mangerai pas cette miche » ; « Serment que je ne la mangerai pas » ; « Serment que je ne la mangerai pas » ; et il l'a mangée : il n'est passible qu'une seule fois.
- זוֹ הִיא שְׁבוּעַת בִּטּוּי – שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת, וְעַל שִׁגְגָתָהּ קׇרְבָּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד.Telle est la chevouat bitouï (serment sur une parole énoncée) : on est passible, pour l'avoir rompue délibérément, de coups de fouet, et pour l'avoir rompue par inadvertance, d'un sacrifice à valeur variable.
- שְׁבוּעַת שָׁוְא – חַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ מַכּוֹת, וְעַל שִׁגְגָתָהּ פָּטוּר.Pour le serment vain, on est passible, si c'est délibéré, de coups de fouet, et si c'est par inadvertance, on est exempt.
- גְּמָ׳ לְמָה לִי לְמִיתְנֵי ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״?GUEMARA : Pourquoi me faut-il enseigner « Serment que je ne mangerai pas », « Serment que je ne la mangerai pas » ?
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן: טַעְמָא דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״ וַהֲדַר אָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״ – דְּלָא מִיחַיַּיב אֶלָּא חֲדָא; אֲבָל אָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״ וַהֲדַר אָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״ – מִיחַיַּיב תַּרְתֵּי.Voici ce que cela nous enseigne : la raison en est qu'il a dit « que je ne mangerai pas », puis a dit « que je ne la mangerai pas » : il n'est passible qu'une fois ; mais s'il a dit « que je ne la mangerai pas », puis a dit « que je ne mangerai pas », il est passible deux fois.
- כִּדְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל כִּכָּר זוֹ״, כֵּיוָן שֶׁאָכַל מִמֶּנָּה כְּזַיִת – חַיָּיב. ״שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״ – אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיֹּאכַל אֶת כּוּלָּהּ.Comme Rava, car Rava a dit : « Serment que je ne mangerai pas cette miche » : dès qu'il en a mangé un kazayit (volume d'une olive), il est passible. « Que je ne la mangerai pas » : il n'est passible que lorsqu'il l'a mangée tout entière.
- ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״, וַאֲכָלָהּ – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת כּוּ׳. הָא תּוּ לְמָה לִי?La Michna a enseigné : « Serment que je ne la mangerai pas », et il l'a mangée : il n'est passible qu'une seule fois, etc. Pourquoi me faut-il encore ce dernier serment ?
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן: חִיּוּבָא הוּא דְּלֵיכָּא – הָא שְׁבוּעָה אִיכָּא; דְּאִי מַשְׁכַּחַת רַוְוחָא – חָיְילָא.Voici ce que cela nous enseigne : c'est la passibilité qui fait défaut, mais le serment existe ; de sorte que s'il trouve de la place, il s'applique.
- לְמַאי הִלְכְתָא? לְכִדְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: שֶׁאִם נִשְׁאַל עַל הָרִאשׁוֹנָה – עָלְתָה לוֹ שְׁנִיָּה תַּחְתֶּיהָ.Pour quelle halakha (règle pratique) ? Pour celle de Rava, car Rava a dit : s'il a demandé la levée du premier serment, le second vaut pour lui à sa place.
- לֵימָא מְסַיְּיעָא לֵיהּ: מִי שֶׁנָּדַר שְׁתֵּי נְזִירוֹת, וּמָנָה רִאשׁוֹנָה וְהִפְרִישׁ עָלֶיהָ קׇרְבָּן, וְאַחַר כָּךְ נִשְׁאַל עַל הָרִאשׁוֹנָה – עָלְתָה לוֹ שְׁנִיָּה בָּרִאשׁוֹנָה.Disons que cela le soutient : celui qui a fait vœu de deux nezirout (naziréats), a compté la première et a mis de côté un sacrifice pour elle, puis a demandé la levée de la première : la seconde lui a été comptée à la place de la première.
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם נְזִירוּת מִיהָא אִיתַאּ, דְּכִי מָנֵי לְרִאשׁוֹנָה, בָּעֵי מִיהְדָּר מִימְנָא לִשְׁנִיָּה בְּלָא שְׁאֵלָה. הָכָא, שְׁבוּעָה שְׁנִיָּה מִי אִיתַאּ כְּלָל?!Comment peut-on comparer ?! Là-bas, la nezirout existe en tout cas, car lorsqu'il a compté la première, il doit ensuite compter la seconde, sans demande de levée. Ici, le second serment existe-t-il seulement ?!
- אָמַר רָבָא: נִשְׁבַּע עַל כִּכָּר וַאֲכָלָהּ – אִם שִׁיֵּיר מִמֶּנָּה כְּזַיִת, נִשְׁאַל עָלֶיהָ; אֲכָלָהּ כּוּלָּהּ, אֵין נִשְׁאָל עָלֶיהָ.Rava a dit : s'il a juré sur une miche et l'a mangée : s'il en a laissé un kazayit, il peut demander la levée à son sujet ; s'il l'a mangée tout entière, il ne peut pas demander la levée à son sujet.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״ – מִכְּזַיִת קַמָּא עַבְדֵּיהּ לְאִיסּוּרֵיהּ! אִי דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכְלֶנָּה״ – מַאי אִירְיָא כְּזַיִת?Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : quel est le cas ? S'il a dit « que je ne mangerai pas », dès le premier kazayit il a commis son interdit ! S'il a dit « que je ne la mangerai pas », pourquoi précisément un kazayit ?
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