Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ נִשְׁבַּע לְבַטֵּל אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא בִּיטֵּל – פָּטוּר. לְקַיֵּים וְלֹא קִיֵּים – פָּטוּר; שֶׁהָיָה בַּדִּין שֶׁיְּהֵא חַיָּיב, כְּדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא.MICHNA : S'il a juré d'annuler la mitsva (commandement) et ne l'a pas annulée, il est patour (exempt). S'il a juré de l'accomplir et ne l'a pas accomplie, il est patour ; alors que selon le raisonnement il devrait être 'hayav (passible), d'après les paroles de Rabbi Yehouda ben Betéra.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא: מָה אִם הָרְשׁוּת, שֶׁאֵינוֹ מוּשְׁבָּע עָלָיו מֵהַר סִינַי – הֲרֵי הוּא חַיָּיב עָלָיו; מִצְוָה, שֶׁהוּא מוּשְׁבָּע עָלֶיהָ מֵהַר סִינַי – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא חַיָּיב עָלֶיהָ?!Rabbi Yehouda ben Betéra a dit : si pour une chose facultative, à propos de laquelle il n'est pas lié par serment depuis le mont Sinaï, il est passible, pour une mitsva, à propos de laquelle il est lié par serment depuis le mont Sinaï, n'est-il pas logique qu'il soit passible ?!
- אָמְרוּ לוֹ: לֹא אִם אָמַרְתָּ בִּשְׁבוּעַת הָרְשׁוּת – שֶׁכֵּן עָשָׂה בָּהּ לָאו כְּהֵן, תֹּאמַר בִּשְׁבוּעַת מִצְוָה – שֶׁלֹּא עָשָׂה בָּהּ לָאו כְּהֵן; שֶׁאִם נִשְׁבַּע לְבַטֵּל וְלֹא בִּיטֵּל – פָּטוּר.Ils lui ont dit : non ! Si tu as dit cela du serment sur une chose facultative, où la Torah a rendu le serment négatif semblable au positif, diras-tu la même chose du serment sur une mitsva, où elle n'a pas rendu le négatif semblable au positif ? Car s'il a juré d'annuler une mitsva et ne l'a pas annulée, il est patour.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: יָכוֹל נִשְׁבַּע לְבַטֵּל אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא בִּיטֵּל, יְהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מָה הֲטָבָה רְשׁוּת, אַף הֲרָעָה רְשׁוּת; אוֹצִיא נִשְׁבַּע לְבַטֵּל אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא בִּיטֵּל, שֶׁהוּא פָּטוּר.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on pourrait penser que s'il a juré d'annuler la mitsva et ne l'a pas annulée, il sera passible ? Le verset dit : « pour faire du mal ou pour faire du bien » (Lévitique 5, 4) : de même que faire du bien est facultatif, de même faire du mal est facultatif ; j'exclus celui qui a juré d'annuler la mitsva et ne l'a pas annulée : il est exempt.
- יָכוֹל נִשְׁבַּע לְקַיֵּים אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא קִיֵּים, שֶׁיְּהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מָה הֲרָעָה רְשׁוּת, אַף הֲטָבָה רְשׁוּת; אוֹצִיא נִשְׁבַּע לְקַיֵּים אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא קִיֵּים, שֶׁהוּא פָּטוּר.On pourrait penser que s'il a juré d'accomplir la mitsva et ne l'a pas accomplie, il sera passible ? Le verset dit : « pour faire du mal ou pour faire du bien » : de même que faire du mal est facultatif, de même faire du bien est facultatif ; j'exclus celui qui a juré d'accomplir la mitsva et ne l'a pas accomplie : il est exempt.
- יָכוֹל נִשְׁבַּע לְהָרַע לְעַצְמוֹ וְלֹא הָרַע – יָכוֹל יְהֵא פָּטוּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מָה הֲטָבָה רְשׁוּת, אַף הֲרָעָה רְשׁוּת; אָבִיא נִשְׁבַּע לְהָרַע לְעַצְמוֹ וְלֹא הֵרַע, שֶׁהָרְשׁוּת בְּיָדוֹ.On pourrait penser que s'il a juré de se faire du mal à lui-même et ne s'en est pas fait, on pourrait penser qu'il sera exempt ? Le verset dit : « pour faire du mal ou pour faire du bien » : de même que faire du bien est facultatif, de même faire du mal est facultatif ; j'inclus celui qui a juré de se faire du mal à lui-même et ne s'en est pas fait, car la faculté en est entre ses mains.
- יָכוֹל נִשְׁבַּע לְהָרַע לַאֲחֵרִים וְלֹא הֵרַע, שֶׁיְּהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מָה הֲטָבָה רְשׁוּת, אַף הֲרָעָה רְשׁוּת; אוֹצִיא נִשְׁבַּע לְהָרַע לַאֲחֵרִים וְלֹא הֵרַע, שֶׁאֵין הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ. מִנַּיִן לְרַבּוֹת הֲטָבַת אֲחֵרִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ לְהֵיטִיב״. וְאֵיזוֹ הִיא הֲרָעַת אֲחֵרִים? ״אַכֶּה אֶת פְּלוֹנִי וַאֲפַצֵּעַ אֶת מוֹחוֹ״.On pourrait penser que s'il a juré de faire du mal à autrui et ne l'a pas fait, il sera passible ? Le verset dit : « pour faire du mal ou pour faire du bien » : de même que faire du bien est facultatif, de même faire du mal est facultatif ; j'exclus celui qui a juré de faire du mal à autrui et ne l'a pas fait, car la faculté n'en est pas entre ses mains. D'où sait-on qu'il faut inclure le fait de faire du bien à autrui ? Le verset dit : « ou pour faire du bien ». Et quel est le mal fait à autrui ? « Je frapperai untel et je lui fendrai le crâne. »
- וּמִמַּאי דִּקְרָאֵי בִּדְבַר הָרְשׁוּת כְּתִיבִי? דִּלְמָא בִּדְבַר מִצְוָה כְּתִיבִי!La Guemara demande : et d'où sais-tu que ces versets sont écrits pour une chose facultative ? Peut-être sont-ils écrits pour une chose de mitsva !
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ; דְּבָעֵינַן הֲטָבָה דּוּמְיָא דַּהֲרָעָה, וַהֲרָעָה דּוּמְיָא דַּהֲטָבָה; דְּאַקֵּישׁ הֲרָעָה לַהֲטָבָה – מָה הֲטָבָה אֵינָהּ בְּבִיטּוּל מִצְוָה, אַף הֲרָעָה אֵינָהּ בְּבִיטּוּל מִצְוָה. הֲרָעָה גּוּפָהּ – הֲטָבָה הִיא.Cela ne peut te venir à l'esprit ; car il nous faut que le bien soit semblable au mal et le mal semblable au bien, puisque le verset a rapproché le mal du bien : de même que le bien ne consiste pas à annuler une mitsva, de même le mal ne consiste pas à annuler une mitsva. Mais alors le mal lui-même est un bien !
- וְאַקֵּישׁ הֲטָבָה לַהֲרָעָה – מָה הֲרָעָה אֵינָהּ בְּקִיּוּם מִצְוָה, אַף הֲטָבָה אֵינָהּ בְּקִיּוּם מִצְוָה. הֲטָבָה גּוּפַהּ – הֲרָעָה הִיא.Et le verset a rapproché le bien du mal : de même que le mal ne consiste pas à accomplir une mitsva, de même le bien ne consiste pas à accomplir une mitsva. Mais alors le bien lui-même est un mal !
- אִי הָכִי, בִּדְבַר הָרְשׁוּת נָמֵי לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ!On demande : s'il en est ainsi, même pour une chose facultative, tu ne le trouverais pas !
- אֶלָּא מִדְּאִיצְטְרִיךְ ״אוֹ״ לְרַבּוֹת הֲטָבַת אֲחֵרִים – שְׁמַע מִינַּהּ בִּדְבַר הָרְשׁוּת כְּתִיבִי. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בִּדְבַר מִצְוָה כְּתִיבִי; הַשְׁתָּא הֲרָעַת אֲחֵרִים אִיתְרַבַּי, הֲטָבַת אֲחֵרִים מִיבַּעְיָא?!Mais c'est du fait qu'il a fallu « ou » pour inclure le bien fait à autrui : déduis-en que ces versets sont écrits pour une chose facultative. Car s'il pouvait te venir à l'esprit qu'ils sont écrits pour une chose de mitsva : maintenant que le mal fait à autrui a été inclus, le bien fait à autrui serait-il nécessaire ?!
- וְהַאי ״אוֹ״ – מִיבְּעֵי לֵיהּ לְחַלֵּק! לְחַלֵּק לָא צְרִיךְ קְרָא.Mais ce « ou » lui est nécessaire pour séparer les cas ! On répond : pour séparer, il n'y a pas besoin de verset.
- הָנִיחָא לְרַבִּי יוֹנָתָן, אֶלָּא לְרַבִּי יֹאשִׁיָּה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour Rabbi Yonathan ; mais pour Rabbi Yochiya, que peut-on dire ?
- דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אֲשֶׁר יְקַלֵּל אֶת אָבִיו וְאֶת אִמּוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא אָבִיו וְאִמּוֹ; אָבִיו וְלֹא אִמּוֹ, אִמּוֹ וְלֹא אָבִיו – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אָבִיו וְאִמּוֹ קִלֵּל״ – אָבִיו קִלֵּל, אִמּוֹ קִלֵּל. דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Tout homme qui maudit son père et sa mère » (Lévitique 20, 9) : je n'ai appris que son père et sa mère ensemble ; son père et non sa mère, sa mère et non son père, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « son père et sa mère il a maudit » : il a maudit son père, il a maudit sa mère. Telles sont les paroles de Rabbi Yochiya.
- רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: מַשְׁמָע שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד וּמַשְׁמָע אֶחָד בִּפְנֵי עַצְמוֹ,Rabbi Yonathan dit : l'expression signifie tous deux ensemble et signifie chacun séparément,
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